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Des partis et des syndicats autonomes dénoncent

Publié le 06/01/2018, par dans Non classé.

Plusieurs partis et syndicats ont dénoncé la violente répression du rassemblement des médecins résidents mercredi au CHU Mustapha Pacha, à Alger.
Dans une déclaration signée par son Premier secrétaire, Mohamed Hadj Djilani, le FFS s’élève contre cette énième atteinte aux libertés. « Des médecins ont été sauvagement agressés et matraqués, et des blessés ont été enregistrés.

Ceci est une provocation de plus, ceci est une provocation de trop ! Le Front des forces socialistes dénonce avec force le musellement des libertés de manifestation et d’expression, l’empêchement des marches pacifiques et la répression systématique des manifestants», écrit M. Hadj Djilani. Le plus vieux parti de l’opposition exige « la levée de toutes les restrictions touchant au droit à l’expression, au droit à la manifestation, au droit aux rassemblements pacifiques, au droit d’avoir des droits».

Exprimant sa totale solidarité avec les forces revendicatrices, le FFS incite les médecins résidents à la lucidité et à la vigilance et réitère son appel aux pouvoirs publics pour ouvrir des négociations avec tous les partenaires sociaux. Pour le parti du défunt Hocine Aït Ahmed, « le respect des droits de l’homme, le droit de manifester pacifiquement et le droit de revendiquer sont des principes fondamentaux d’un Etat de droit». Le RCD a, quant à lui, réagi à travers son aile jeunesse. Dans un communiqué, la Jeunesse libre de ce parti s’est élevée contre cet acte de répression empêchant une marche de médecins résidents à Alger. « L’interdiction des manifestations publiques, en vigueur depuis 2001 dans la capitale, ne suffit pas, le pouvoir réprime toute voix discordante sur les lieux de travail et dans les universités.

Dans ce cas de figure, si les futurs médecins ont choisi d’alerter la rue, c’est parce que les portes du dialogue ont été fermées malgré toutes les démarches des protestataires», relève la Jeunesse libre du RCD. Elle souligne que « devant la dégradation avancée du système de santé et des conditions de travail des personnels, le ministre de la Santé, qui disserte dans les médias et devant les commissions de l’Assemblée sur les normes internationales dans le domaine, pour oser des comparaisons frauduleuses, déclare ne pas disposer de prérogatives pour répondre aux revendications des médecins résidents».

La Jeunesse libre du RCD dénonce ainsi « cette attitude de la tutelle ainsi que le recours à la violence et la répression subie par les médecins résidents». Elle condamne « l’interdiction et l’empêchement des manifestations pacifiques et réitère son soutien aux luttes pacifiques de toutes les catégories sociales pour défendre leurs droits et exprimer leurs revendications».

Plusieurs syndicats autonomes ont dénoncé la répression de l’action de protestation des médecins résidents. Le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) a exprimé sa « profonde inquiétude devant les dérapages graves» constatés dans la gestion des forces de l’ordre de la protestation des médecins résidents. Le SNPSP appelle à l’intervention des plus hautes autorités du pays pour que le dialogue soit rétabli avec les représentants légitimes des médecins résidents loin de toute surenchère.

De son côté la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), dirigée par Me Nourredine Benissad, a vivement dénoncé cette répression exercée à l’encontre des médecins. La LADDH souligne que les droits de manifestation, de rassemblement et d’expression pacifiques sont consacrés par la Constitution et les différentes conventions internationales relatives aux droits civils et politiques ratifiées par l’Algérie.

Cette organisation de défense des droits de l’homme rappelle également « les droits reconnus à toute personne de jouir de conditions de travail justes et favorables à une existence décente, à la dignité, à s’organiser et à revendiquer, tels que contenus dans le Pacte international sur les droits sociaux, économiques et culturels ratifié par l’Algérie».

Pour la LADDH, la solution sécuritaire et de répression ne peut se substituer à des réponses politiques, économiques et sociales. Elle appelle ainsi les autorités à privilégier la voie démocratique par le dialogue et la concertation et à être à l’écoute de la société. Se solidarisant avec les médecins résidents, la LADDH précise que cette démarche est rappelée par les lois de la République, notamment les dispositions sur les conflits de travail. Lire la suite

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