formats

Des médicaments vitaux manquent dans les pharmacies

Publié le 08/02/2017, par dans Non classé.

Près de 200 Dénominations communes internationales (DCI) sont actuellement en rupture de stock dans les pharmacies, et plus d’une centaine connaissent déjà des tensions.
L’éternel problème d’approvisionnement en médicaments refait surface et les tensions sur certains produits sont déjà enregistrées dans les pharmacies. Près de 200 dénominations communes internationales (DCI) sont actuellement en rupture de stock dans les pharmacies et plus d’une centaine connaissent déjà des tensions. Une situation engendrée par la non-délivrance des programmes à l’importation censés être délivrés par la direction générale de la pharmacie au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière au plus tard au mois de décembre de chaque année.

Un retard qui serait lié, selon certaines indiscrétions, à la révision de toutes les quantités des commandes faites par les importateurs. « Dans un premier temps, on a exigé de nous de se limiter aux quantités importées l’année dernière et sans, bien sûr, les avenants que nous n’avons pu avoir qu’en cette fin d’année 2016. Puis, une autre décision est venue de la direction de la pharmacie faisant obligation de réduire de 50% les quantités des produits. Les programmes sont encore non signés et nous attendons dans le flou total.

On ne sait plus à quel saint se vouer», se plaignent les importateurs. « Les programmes à l’importation n’ont pas encore été signés en totalité et nous ne pouvons donc toujours pas lancer nos commandes à nos fournisseurs, ce qui nous laisse entrevoir des ruptures de stocks sur certains produits», signale un producteur-importateur.

Et de relever : « Cette situation est d’autant plus ubuesque du fait que l’autorité ne nous délivre pas de programmes, tandis que des structures publiques nous mettent en demeure pour la livraison de références, certains médicaments que nous ne pouvons importer, faute de programmes.» Et d’ajouter : « Depuis plus de dix ans, nous avons proposé maintes solutions pour encadrer le secteur afin de protéger les intérêts des Algériens et de l’Algérie, malheureusement nous continuons à baigner dans un environnement réglementaire dépassé et déficient, principal responsable de ces situations inacceptables.

Encore une fois, la santé des Algériens est trop précieuse pour être gérée par improvisation et approximation.» Cette stratégie adoptée par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière depuis plus de deux années avait pour objectif de réduire la facture à l’importation. Paradoxalement, les dernières statistiques communiquées par le Centre national de l’informatique et des statistiques (CNIS) des Douanes affichent une nette augmentation de cette facture.

Une situation des plus inquiétantes sur la prise en charge des malades, puisqu’une longue liste de médicaments vitaux est déjà en rupture. Le ministère de la Santé, notamment la direction de la pharmacie, a été maintes fois saisi par les opérateurs de la pharmacie, dont l’UNOP, le Snapo et l’Association des distributeurs, mais en vain. Où est l’Agence nationale du médicament, dont le rôle est de réguler le marché et assurer la disponibilité des médicaments ?
Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Home Non classé Des médicaments vitaux manquent dans les pharmacies
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair