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Des manifestations interdites à Alger, encadrées ailleurs

Publié le 09/12/2017, par dans Non classé.

A la mosquée Les Croyants à Belouizdad, dès la fin de la prière du vendredi, quelques fidèles ont tenté d’organiser une marche vers le centre-ville pour protester contre la décision américaine de reconnaître Al Qods comme capitale d’Israël.
Rapidement, les forces de l’ordre stationnées dans les artères adjacentes se sont déployées pour disperser les fidèles et procéder à des arrestations. Au commissariat du 7e arrondissement, nous avons vu deux manifestants en qamis emmenés dans deux véhicules de police par des agents en civil, sous le regard de quelques badauds. Dans d’autres quartiers de la capitale, la même tentative de regroupement et de marche a été empêchée par les forces de l’ordre. Au niveau du siège du MSP situé près du boulevard des Martyrs, des fidèles qui tentaient de rejoindre l’artère principale ont été « dispersés par un imposant cordon de police», rapporte un témoin.

Très tôt hier matin, un important dispositif sécuritaire a été mis en place dans les rues d’Alger en ce vendredi de prière et les principales artères de la capitale étaient quadrillées par les forces de l’ordre. A la place du 1er Mai, de nombreux véhicules de police étaient positionnés près du commissariat du 8e arrondissement et des éléments des forces de l’ordre, talkie-walkie à la main, empêchaient tout regroupement des citoyens, même quand cela n’avait rien à voir avec la manifestation. Au niveau d’autres wilayas, les autorités ont préféré encadrer les manifestations « pacifiques». Sur le site d’Ennahar, plusieurs vidéos de regroupements de citoyens à Constantine, Médéa, El Bayadh et Sidi Bel Abbès ont été mises en ligne. A chaque fois, on y voyait des citoyens arborant le drapeau palestinien et des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Al Qods capitale de la Palestine ou encore  » Al Qods musulmane».

Le régime algérien qui interdit tout regroupement dans la capitale depuis le décret signé en 2001 par Ali Benflis, alors Premier ministre du président Bouteflika, ne veut pas prendre de risque de devoir gérer des débordements et une récupération politique alors que la situation économique est délicate et que la mouvance islamique proche de Ali Benhadj, ancien n°2 du FIS dissous, tente de remobiliser ses troupes. Au mois de juin, dans une mosquée de Bachdjarrah et à la fin de la prière des tarawih, une foule de plusieurs centaines de personnes, conduite par Ali Benhadj, a tenu un rassemblement politique scandant des slogans chers à l’ex-FIS.

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