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Des imams dans les gradins, si la nécessité le dicte

Publié le 17/04/2018, par dans Non classé.

Ce qui a été relayé par les réseaux sociaux et des sites d’information a été confirmé, hier, par le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs.
Le département de Mohamed Aïssa va s’impliquer dans la lutte contre la violence dans les stades. En déplacement à Constantine à la faveur de la célébration de Youm El Ilm, le ministre a annoncé la disponibilité des imams à prêcher la bonne parole dans les gradins, si nécessaire, ou dans les mosquées avoisinantes : « Si les walis ou les responsables du secteur estiment que la présence des imams est d’un apport efficace dans les stades, je les mets à leur disposition.»

Face à l’incapacité des pouvoirs publics à juguler ce phénomène et à mettre le holà aux dérapages qui émaillent les compétitions footballistiques, l’imam prendra le relais.

Le discours religieux se substituera désormais à l’autorité de l’Etat ! A partir de la tribune de l’université Emir Abdelkader, le ministre a, lors de son allocution d’ouverture du colloque « Enjeux de l’information religieuse et ses perspectives», émis le vœu que les chaînes de télévision publiques et privées se soumettent à une charte d’honneur pour ne pas laisser la porte ouverte à l’importation des idées radicales.

Il a mis encore une fois en garde contre un discours contemporain véhiculé via les chaînes satellitaires empreint d’idéologies et d’extrémisme. « Nous vivons une époque envahie par la technologie qui facilite la diffusion du discours radical», a-t-il rappelé, imputant cette situation à la globalisation à laquelle il est difficile de se soustraire.

Selon lui, les réseaux sociaux sont d’une dangerosité inégalable de par la vitesse et la facilité de distillation des idéologies, l’annihilation des identités et l’émergence des sectarismes religieux. « Nous ne produisons que 5% de toute cette matière diffusée sur le Net ; donc nous ne disposons d’aucune autorité de régulation ou d’intervention», a-t-il fait remarquer, insistant sur les conséquences qui en découlent, faute de pouvoir trier ce flux d’informations, pas toujours utilisées à bon escient.

Et de reconnaître l’impuissance de renverser la vapeur, sauf en remettant au centre du débat religieux le référent national et l’islam médian. Un débat qu’il incombe à l’élite de s’en emparer afin de faire barrage aux prédicateurs de tout acabit. Mohamed Aïssa annoncera, par ailleurs, l’arrivée prochaine de « deux groupes d’experts issus des Etats-Unis et du Sénégal pour s’instruire de l’expérience algérienne en matière de lutte contre la violence et l’extrémisme». Lire la suite

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