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Des «harrakine» aux éléments du génie de combat

Publié le 20/09/2017, par dans Non classé.

« Le repérage a été effectué sur 25 km. La zone a été assainie», signale Abdelouahab Benothmane, officier du génie militaire, en marge de la cérémonie de destruction du dernier stock de mines antipersonnel au polygone central de l’Air de la 1re RM à Hassi Bahbah (Djelfa).
Des mines antipersonnel continuent à être découvertes dans plusieurs endroits du territoire algérien. Des éléments du génie de combat de l’armée en désamorcent régulièrement. Il y a trois mois, une mine a été découverte lors de travaux menés par l’entreprise Kahrakif, filiale du groupe Sonelgaz, dans la wilaya de Naâma.

« Le repérage a été effectué sur 25 km. La zone a été assainie», signale Abdelouahab Benothmane, officier du génie militaire, en marge de la cérémonie de destruction du dernier stock de mines antipersonnel au polygone central de l’Air de la 1re RM à Hassi Bahbah (Djelfa).

Selon l’officier, si tout le long des lignes Challe et Morice, aux frontières est et ouest du pays, les opérations ont été menées à leur terme, le génie de l’ANP continue de découvrir et de détruire périodiquement ces engins de la mort, puisque l’armée française qui a installé quelque 11 millions de mines pour empêcher les combattants de l’ALN d’approvisionner en armes les maquis de l’intérieur, a miné également d’autres parties du territoire national, comme les abords des casernes. L’officier considère que les plans remis par la France le 20 octobre 2007, soit 45 années après la fin de la guerre, n’ont pas été d’un grand apport, puisque les éléments de l’ANP ont lancé dès l’indépendance des opérations.

Menées au début par des anciens moudjahidine, appelés « harrakine», les opérations de déminage, explique A. Benothmane, n’ont pas attendu ces plans pour être menées à leur terme, évitant ainsi aux populations bien des drames. L’APN s’est dotée des moyens et des effectifs nécessaires pour déminer les régions frontalières. Une école du génie, installée à Béjaïa, a hérité des missions des premiers « harrakine», qui eux-mêmes essayaient de franchir les lignes installées sur les frontières est et ouest.

Tâche ardue mais pas impossible

« En dépit de la nature complexe du relief de certaines régions et nonobstant le déplacement des mines, dû aux facteurs climatiques, notamment l’érosion des terres, la mission de lutte contre ce fléau, confiée aux unités du génie de combat de l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de Libération Nationale, a été achevée le 1er décembre 2016 avec professionnalisme et sans aucun incident, conformément aux standards internationaux de déminage, soit quatre mois avant l’échéance fixée à mon pays, dans le cadre de la Convention d’Ottawa», s’est réjoui Gaïd Salah qui a présidé la cérémonie de destruction des mines détenues par l’APN, rendant à l’occasion un hommage appuyé aux éléments de l’ANP.

Le travail mené essentiellement jusqu’à l’année 1988 devait être repris de plus belle par les éléments du génie militaire quelques années après, les groupes terroristes ayant placé des mines pour empêcher les déplacements des éléments de l’armée, durant la décennie 1990.

L’officier du génie, A. Benothmane, ne s’étendant pas sur cette période (nombre des mines et de victimes), signale que ses collègues démineurs, toujours aux premières lignes du combat, avaient une mission : la destruction des mines placées par les terroristes et la protection des populations. Le dernier stock réservé à des fins d’instruction a été détruit, lundi, lors d’une cérémonie organisée au polygone central de l’Air de Hassi Bahbah : mise à feu de 18 fours contenant des mines (5970) de diverses formes.

L’officier, qui signale le bon classement de l’Algérie dans les opérations de déminage, comme le recommande la Convention d’Ottawa, ratifiée en 2000, précise que l’armée algérienne peut faire bénéficier de son expérience les pays amis de l’Algérie. Présent à la cérémonie de Hassi Bahbah, Thomas Hajnoczi, président désigné de l’Assemblée des Etats parties à la Convention, fera l’éloge du travail mené par l’Algérie. Lire la suite

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