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Des étudiants en grève de la faim

Publié le 07/02/2017, par dans Non classé.

Dix-huit jours après leur entrée en grève illimitée, les étudiants ont décidé d’aller plus loin pour se faire entendre. Quatre d’entre eux ont entamé une grève de la faim, dimanche. Deux autres ont rejoint le mouvement hier. Ils refusent de se nourrir et occupent l’école nuit et jour.
Une grève à chaque rentrée universitaire. L’Ecole des beaux-arts d’Alger semble faire face à une crise profonde qui dure et déconcerte les étudiants, de génération en génération. Ils multiplient les actions de contestation, année après année. Ils réclament l’ouverture de leur école, une meilleure gestion administrative et un contenu pédagogique plus adapté.

Après celui très médiatisé en 2015 (le mouvement Infidjart), cette année encore, un mouvement de contestation a pris forme. Des étudiants occupent l’école nuit et jour depuis près d’un mois. Ils réclament qu’on écoute leurs revendications. « On s’est heurtés à une situation des plus critiques, et l’éventualité d’une action forte et individuelle s’offre comme étant notre dernier recours face à l’inaction de nos responsables, et en réponse aux événements qui se sont enchaînés au fil de ces quatre semaines de grève», écrivent-ils dans un communiqué de presse qu’ils ont pris soin de déposer dans plusieurs rédactions d’Alger.

A l’origine de leur ras-le-bol, une date de rentrée plusieurs fois retardée, des problèmes pédagogiques, les mauvaises conditions de prise en charge des étudiants internes, la fermeture de la bibliothèque, entre autres. Dix-huit jours après leur entrée en grève illimitée, les étudiants ont décidé d’aller plus loin pour se faire entendre.

Quatre d’entre eux ont entamé une grève de la faim, dimanche. Deux autres ont rejoint le mouvement hier. Ils refusent de se nourrir et occupent l’école nuit et jour. Pour ces jeunes artistes en devenir, c’est l’ultime recours pour sortir l’école de la crise dans laquelle elle se trouve. Ils espèrent être écoutés, enfin. Contactée hier, la direction de l’établissement n’a pas donné suite à notre appel.

Bras de fer avec la direction

Le 18 novembre dernier, ils avaient entamé un mouvement de contestation — arrêt des cours, occupation de l’école en bloquant l’accès au corps enseignant. Ils exigeaient une ouverture de dialogue qu’ils n’ont toujours pas eue. Ils dénoncent les mesures répressives auxquelles ils font face depuis : « Les services n’étant plus bloqués, ils entament de ce fait un travail à l’encontre de l’étudiant, nous privant d’abord du transport assuré entre l’école et l’hébergement provisoire.

Pour émettre ensuite des directives nous empêchant d’avoir accès à la documentation ou au service de scolarité. Exprimant clairement une volonté de nous décourager et d’isoler les étudiants occupants. Notre troisième semaine de grève fut marquée par une interdiction d’accès à l’école, voire même d’en sortir. Utilisant comme prétexte un accès réservé aux détenteurs de carte estudiantine, en contradiction avec notre contexte en vue d’une rentrée qui n’a pas été mené à terme et à l’inaccessibilité du service délivrant cette dernière.»

Pour sortir de l’impasse, les étudiants réclament une rencontre avec le ministre de la Culture et la création d’un conseil pédagogique et un dialogue avec la tutelle. Mahrez, 19 ans ; Mohamed, 21 ans ; Tarek, 23 ans ; Merouan, 19 ans ; Abdelghani, 19 ans ; Abderrahmane, 28 ans n’ont rien mangé depuis près de 72 heures et se disent déterminés à poursuivre leur grève de la faim.
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