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«Des diplomates algériens mis sur écoute» par les services britanniques

Publié le 09/12/2016, par dans Non classé.

Entre 2008 et 2011, une vingtaine de pays africains ont été placés sur écoute par les services secrets britanniques (GCHQ -Government Communications Headquarters).
Les premières cibles : des chefs d’Etat, des chefs de gouvernement, des ministres, des conseillers, des opposants, des militaires, des chefs rebelles, des hommes d’affaires et des ONG. Et l’Algérie y figure avec ses diplomates. L’information a été révélée hier par le journal français Le Monde en se basant sur des archives Snowden (l’ancien consultant américain de l’Agence nationale de sécurité (NSA). Pour le cas de l’Algérie, la mise sous écoute concernerait particulièrement, selon les données publiées, « l’ambassade d’Algérie à Riyad, Arabie Saoudite».

Le GCHQ s’est intéressé aux ambassades, à Riyad, en Arabie Saoudite, d’Erythrée, de Guinée et du Soudan. Autres détails : « Certains dirigeants africains, ainsi que des élites politiques et économiques, des mouvements rebelles, les télécoms, ainsi que les organisations internationales qui y opèrent ont été la cible d’écoutes à grande échelle» des services secrets américains et britanniques.

Dans l’édition d’aujourd’hui, dont l’information a été révélée hier sur son site, le quotidien français précise « avoir examiné, en collaboration avec le site internet The Intercept, dépositaire des millions de pièces des archives divulguées par Edward Snowden, des documents prouvant que l’Afrique et les télécoms ont été placés par Londres et Washington sous surveillance massive – comme d’autres pays».

Depuis plus de trois ans, Edward Snowden a fait de fracassantes révélations appuyées par des archives qu’il avait extraites. Il s’est réfugié en Russie et il continue à fournir des informations capitales sur l’incommensurable collecte de données de la NSA et du britannique GCHQ. Par ailleurs, le GCHQ, relève toujours la même source, a intercepté « les échanges entre le président kényan Mwai Kibaki, ses principaux conseillers et son Premier ministre, Raila Odinga, en mars 2009.

Même chose en Angola, en République démocratique du Congo, au Nigeria, au Ghana, en Sierra Leone, au Togo, en Guinée-Conakry et au Soudan. « Si les services secrets britanniques privilégient les interceptions massives en Afrique anglophone, ils ne s’interdisent pas de lorgner le pré carré français», ajoute le journal.

Ainsi, le ministère français des Affaires étrangères, la direction de la coopération internationale et du développement, des ambassades de France sur le continent, des diplomates mais aussi des ONG comme Médecins sans frontières et des grands groupes comme Total ou Thalès ont été mis sous surveillance. Contacté par nos soins et au moment où nous mettons sous presse, le ministère des Affaires étrangères n’a toujours pas réagi à cette information.
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