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Des chefs de centre d’examen pointés du doigt

Publié le 10/06/2018, par dans Non classé.

La rencontre, jeudi, entre représentants du ministère de l’Education nationale et des syndicats et associations de parents d’élèves a été l’occasion de saisir la ministre sur ces dysfonctionnements.
Les relevés de notes de l’examen de fin du cycle primaire ont révélé un dysfonctionnement dans le système d’organisation. Des parents d’élèves et des enseignants pointent du doigt des chefs d’établissement où se sont déroulées les épreuves, le 23 mai dernier.

Des directeurs d’établissement sont accusés de tricherie, avec l’écriture des réponses sur le tableau dans certains cas et, dans d’autres cas, le remplacement des copies des réponses des élèves, accusent plusieurs associations regroupées dans l’Organisation nationale des parents d’élèves ou syndicats d’enseignants.

Les cas de tricherie n’auraient pas été possibles sans la complicité des enseignants affectés à la surveillance des épreuves, indiquent des représentants des parents d’élèves.

Un lien direct est fait avec le nombre élevé de candidats (dépassant les 10 000) ayant obtenu une moyenne record de 10 sur 10, ce qui est jugé « excessif compte tenu de la production écrite dans laquelle l’élève ne peut pas avoir une note complète», témoignent des enseignants, surpris des notes d’élèves ayant habituellement des difficultés dans certains matières, comme les mathématiques et le français, mais qui ont obtenu la moyenne de 10…

Même si l’impact des notes est sans grande importance sur le passage de l’élève qui tient compte de l’évaluation continue en cas d’échec, le ministère de l’Education nationale est saisi de la question. La rencontre, jeudi, entre le ministère et les représentants des syndicats et associations des parents d’élèves a été l’occasion d’évoquer ces cas.

Pour le ministère de l’Education, « l’évaluation du déroulement et les résultats des examens tiendra compte de tous les éléments. Le ministère réagira en fonction de la situation». Pour des représentants des enseignants, le ministère de tutelle doit se pencher sur les modalités d’organisation de cet examen.

« Les pratiques douteuses de certains responsables ont des retombées néfastes sur le rendement des élèves dès la première année moyenne avec un taux d’échec de 30%», souligne Boualem Amoura du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef). Ce syndicat propose une réorganisation pour les trois examens nationaux dans des centres d’examen fermés pour éviter les retards et la fuite des sujets.

Les directeurs d’établissement ainsi que les enseignants devraient être affectés à d’autres centres pour plus de transparence, propose M. Amoura.

Il est à rappeler que le taux de réussite à cet examen a été de 87,25%, alors que le taux de passage en première année moyenne est de 96,40%. Selon le ministère de l’Education nationale, le nombre d’élèves qui ont eu une moyenne de 10/10 est de 10 351. 797 812 élèves étaient inscrits aux épreuves de l’examen de fin de cycle primaire, soit 4,8% de plus que l’année dernière (760 652 élèves).
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