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Des biens communaux bradés et d’autres non recensés

Publié le 07/12/2016, par dans Non classé.

En mars dernier, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales a reproché aux élus locaux « d’avoir perdu de vue les règles de bonne gestion de leur patrimoine et n’ont pas su tirer tous les revenus que celui-ci est susceptible de leur procurer».
Si ce grief est valable pour certains, il est injustifié pour d’autres. « L’exécutif actuel a moins d’un an à la tête de l’Assemblée. Nous avons hérité d’une situation catastrophique. Cela fait plusieurs mois que nous avons désigné un expert pour identifier nos biens. La mission s’est avérée très difficile. On a découvert que la quasi-totalité des locataires des locaux commerciaux de la commune n’ont pas payé leur loyer depuis plus de 15 ans. Nous avons plus de 50 millions à recouvrer et il y a des commerçants qui ont plus de 800 000 DA de dettes», a précisé le président de la commission financière à l’APC de Boumerdès.

Auparavant, les locataires payaient 4600 DA/mois, mais l’APC a augmenté récemment le prix à 6000 DA. Un montant qui reste dérisoire, puisque la plupart des commerces ont été sous-loués à coups de millions. On a appris que des élus de partis politiques au pouvoir avaient refusé d’augmenter le prix pour des considérations purement électoralistes. Ce qui dénote du manque de sensibilisation et le peu d’intérêt qu’ils portent aux nouvelles orientations du gouvernement.

Ce genre de problème est signalé dans la quasi-totalité des communes du pays. A Naciria plus de 200 propriétaires de locaux commerciaux ne se sont pas acquittés depuis 15 ans des frais de loyer fixés à 600 DA/mois. Ici et partout ailleurs de nombreuses entreprises ne payent pas les taxes des ordures ou les droits des plaques de direction et des panneaux publicitaires implantés sans autorisation dans différents endroits de la ville. « C’est la faute du trésorier communal. Nous, les élus, ne pouvons qu’émettre des mises en demeure.

Pas plus. Par ailleurs nous ne pouvons pas réquisitionner la force publique pour exécuter nos décisions», justifie M. Oubraham, vice-président de l’APC. A Boumerdès, en plus des locaux bradés, d’importantes surfaces et des terrasses de café et de pizzerias sont occupées sans contrepartie. Le manque à gagner généré à la commune par ce phénomène est estimé à plus de 400 millions/an. Pour remédier à cette situation, l’APC a entamé des démarches pour louer 14 parkings à des prix variant entre 60 000 et 90 000 DA/an.

Les élus locaux ont décidé également que l’exploitation des terrasses de café, des pizzerias et des surfaces cédées par le passé à des privés soit désormais payante en fixant le prix à 50 DA pour une table et quatre chaises. Pour peu qu’elles soient appliquées, ces décisions pourraient générer des dividendes financiers très importants pour la municipalité. Lire la suite

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