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Des associations contestent le rapport du département d’Etat US

Publié le 04/07/2016, par dans Non classé.

L’Algérie est classée dans la catégorie 3, qui regroupe les pays qui « ne se conforment pas pleinement aux normes minimales pour l’élimination de la traite de personnes et ne font pas d’effort pour atteindre cet objectif».
Le dernier rapport du département d’Etat américain « ne reflète pas parfaitement la réalité en Algérie», estime Abderrahmane Arrar, président du réseau de protection des enfants, Nada. L’Algérie est classée dans la catégorie 3 qui regroupe les pays qui « ne se conforment pas pleinement aux normes minimales pour l’élimination de la traite des personnes et ne font pas d’effort pour atteindre cet objectif». Dans une déclaration à El Watan, M. Arrar souligne qu’il ne s’agit pas de la traite de personnes. « Il s’agit plutôt de situation de non-droit et qui a certes ses conséquences sur certaines catégories de migrants clandestins citées dans ledit rapport.»

Pour le président de Nada, « il y a effectivement un travail à faire concernant le changement des mentalités et de la sensibilisation» concernant l’application des textes de loi existants et qui visent à garantir une protection et une prise en charge de ces personnes en situation de précarité. « Les textes de loi sont là, mais il faut des mécanismes permettant une application stricte sur le terrain», explique M. Arrar.

Pour lui, « on n’est pas en situation de traite de personnes, bien que des situations d’exploitation peuvent être dénoncées. Il faut que l’Etat intervienne pour la concrétisation des textes avec des mécanismes d’application». La Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) et le Croissant-Rouge algérien (CRA) ont, de leur côté, exprimé hier leur désapprobation et leur opposition au contenu du rapport. Le rapport américain « ne correspond à aucune réalité».

Dans une déclaration à l’Aps, le président de la CNCPPDH, Me Farouk Ksentini, s’est dit « outré par un rapport fabriqué de toutes pièces (…), qui n’a pour seul objectif que celui de tenter de nuire à la réputation de l’Algérie». « Je conteste catégoriquement les accusations et les allégations contenues dans ce rapport qui n’a absolument aucune valeur, ni juridique ni documentaire», a-t-il expliqué. Pour Me Farouk Ksentini, « ledit rapport discrédite ses auteurs qui ont commis de graves accusations à l’égard de l’Algérie sans prendre le soin de la vérification préalable».

La présidente du CRA, Saïda Benhabylès, a déclaré que le rapport en question constitue « une attaque gratuite, non seulement contre la politique de l’Algérie dans l’humanitaire mais aussi contre le CRA et les efforts qu’il consent pour accomplir dignement sa mission». Elle a estimé que le rapport est aussi « une insulte et une attaque contre le peuple algérien et sa culture qui puise ses racines dans des valeurs ancestrales faites de solidarité et de respect de la dignité humaine».

Mme Benhabylès s’interroge, à cet effet, sur les visées de ce rapport qui intervient au moment où, dit-elle, « se manifestent des reconnaissances de la part des concernés pour le travail accompli par l’Algérie» en faveur notamment des migrants de nationalité africaine. Dans une déclaration à l’APS, Mme Benhabylès se demande « sur quelles bases et sur quelles sources d’information ont travaillé les rédacteurs de ce rapport, d’autant plus qu’un représentant de l’ambassade des Etats-Unis à Alger a tenu une séance de travail au niveau du centre d’accueil des migrants à Tamanrasset», a ajouté Mme Benhabylès.

Ce représentant de l’ambassade américaine a lui-même constaté, relève la présidente du CRA, que « le centre dispose de toutes les structures nécessaires pour la prise en charge des ressortissants», ajoutant que « lui-même nous a félicités pour le travail accompli après avoir constaté et s’être informé de tous les détails relatifs à la prise en charge des concernés». Pour Mme Benhabylès, « ce rapport nous rappelle la période où l’Algérie faisait face au terrorisme et où, de l’autre côté de la Méditerranée, on posait la question du ‘‘qui tue qui ? ». Manifestement, c’est le même scénario et nous nous demandons à qui profite cet amalgame». Lire la suite

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