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Déficitaire, la SNTF ne sera pas privatisée

Publié le 14/12/2015, par dans Non classé.

La Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) est déficitaire, mais il est hors de question d’ouvrir son capital au privé», a déclaré, hier, le ministre des Transports, Boudjemaâ Talai, lors de son passage à la Chaîne 3 de la Radio algérienne dans le cadre de l’émission l’Invité de la rédaction.
Il explique justement cette situation de crise par la fraude massive dont fait l’objet l’entreprise, rendant ainsi ses recettes incapables de suffire aux énormes charges. « De facto, l’Etat est sommé d’augmenter la subvention qui est arrivée cette année à 7 milliards de dinars. Une somme qui pèse lourd sur le budget de l’Etat», dit-il en se contredisant et se retenant difficilement de dévoiler le montant réel des pertes de la SNTF. Un montant qui, même s’il est confirmé par la situation de déficit de cette entreprise publique et les propos contradictoires du premier responsable du secteur, reste entouré d’opacité et considéré comme un secret d’Etat.

Le ministre confie clairement que la SNTF ne dispose pas, actuellement, de moyens pour répondre à la demande des voyageurs en matière d’ouverture de nouvelles lignes, encore moins l’acquisition de nouveaux autorails. Néanmoins, 2300 km de voie ferrée sont en chantier. Pour le ministre, il serait aberrant de différer des projets déjà lancés.

Ces nouvelles lignes, dont la réception est programmée en 2016 et 2017, verront le lancement de nouvelles motrices qui permettront de faire passer de 80 à 160 jusqu’à 220 km/h la vitesse des trains. « L’achèvement et la réception de ces projets sont aujourd’hui la priorité du secteur. Les autres projets qui viendront seront lancés par ordre de priorité et par possibilité de financement», ajoute-t-il. Dans ce sens, il déclare que l’interconnexion des régions du Grand Sud n’est pas impossible, mais est une question de volonté de l’Etat de la faire et de sa place dans la liste des priorités du secteur.

Selon les propos de M. Talai, l’objectif n’est pas d’avoir une voie ferrée en boucle reliant le Nord au Sud et l’Est à l’Ouest, mais plutôt d’avoir un réseau national avec une rocade Est-Ouest, une autre pour les Hauts-Plateaux avec des pénétrantes puis une autre pour les régions du Sud et du Grand Sud. Pour ce qui est du transport de marchandises — essentiellement des carburants et des matières premières — sa rentabilité ne représente que 5% des recettes de la SNTF. Le ministre explique cette situation par la faiblesse de la demande. Lire la suite

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