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Crédit à la consommation : Les banques publiques à la traîne

Publié le 10/07/2016, par dans Non classé.

Opérationnel depuis janvier 2016, le crédit à la consommation des biens produits en Algérie n’a toujours pas atteint sa vitesse de croisière au niveau des banques publiques, alors que les banques privées semblent avoir déjà attiré un nombre appréciable de clients.
C’est ce qu’a observé l’APS à travers un constat fait auprès des responsables de banques publiques, dont la plupart prétendent que la procédure à suivre pour l’attribution de ces crédits n’est toujours pas fixée. Selon le conseiller clientèle d’une agence d’une banque publique, « aucune directive n’a été transmise quant à la prise en charge des dossiers des crédits à la consommation, excepté les documents relatifs aux taux d’intérêt applicables», ce qui empêche, à ce jour, toute possibilité de « fournir des informations aux postulants désireux contracter ce crédit». Et de préciser : « La Banque d’Algérie nous a transmis les documents concernant le taux d’intérêt, mais nous attendons toujours les instructions sur les démarches à suivre.»

Alors que l’Association des banques et établissements financiers (ABEF) affirme que la Centrale des risques des entreprises et ménages (CREM) fonctionne depuis quelques mois déjà, des agences bancaires publiques disent bizarrement attendre l’installation de cet organe, mais aussi « la publication de la liste des documents à fournir pour la constitution du dossier, ainsi que le simulateur de crédit», souligne la même source, qui relève la non-mise en place de ce dispositif « même dans les rares cas où certains établissements bancaires publics disposent déjà des formulaires de demande et de la liste des pièces constitutives du dossier».

En revanche, l’opération d’octroi du crédit à la consommation dans les banques privées « se déroule dans de bonnes conditions». Selon un représentant d’une banque qui a lancé ce produit dès février dernier, le nombre des demandes d’information (simulations de crédit) est déjà de 5000 pour plus de 2,2 milliards de dinars.

Ces demandes concernent notamment « les produits blancs, bruns et le mobilier (lave-linge, réfrigérateurs, fours, téléviseurs, chaînes hi-fi, etc.), représentant 93% des crédits sollicités, tandis que le reste (7%) concerne l’automobile», ajoute la même source. Dans une autre banque privée, pas moins de 2200 crédits à la consommation ont été accordés pour l’achat de véhicules. Quant aux taux d’intérêt, ils ont été fixés entre 6% et 8% au niveau des banques publiques et à 10% par les banques étrangères, avec des délais de remboursement oscillant entre 6 mois et 5 ans en fonction du montant du prêt octroyé.

Il convient de rappeler que les conditions et les modalités du crédit à la consommation aux ménages ont été fixées par un décret exécutif datant de mai 2015, qui précise que le crédit concerne « les biens fabriqués par des entreprises exerçant une activité de production sur le territoire national et qui produisent ou assemblent des biens destinés à la vente aux particuliers». Le montant du crédit n’est pas plafonné par la loi ; il dépend des revenus du demandeur, à condition que le remboursement ne dépasse pas 30% du salaire net mensuel sur une période allant de trois mois à 5 ans. Lire la suite

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