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Constantine: la fête de la distillation enveloppe la ville des odeurs des bigaradiers et des rosiers

Publié le 26/04/2019, par dans Non classé.

CONSTANTINE- La fête annuelle de la distillation de l’eau de rose et de fleur d’oranger, une tradition intemporelle à Constantine, bat son plein depuis quelques jours et enveloppe le centre-ville d’une odeur suave et enivrante des premiers « boutons » de bigaradiers et de rosiers.

Patrimoine immatériel jalousement préservé, la distillation d’eau de rose et fleur d’oranger, marquant la reviviscence de la nature dans l’antique Cirta, a donné lieu à des expositions et des salons dédiés aux plantes et aux fleurs et à des opérations de distillation « on live » aux allés Benboulaïd, à proximité du jardin Benacer, au cœur de la ville du Vieux Rocher, qui foisonne tant de curieux que de clients.

Installant son alambic dans un stand de cette exposition, l’artisane Louisa affirme que le marché de la distillation de l’eau de rose et de fleurs d’oranger à Constantine « ne s’est jamais bien portée comme ces dernières années ».

« J’ai beaucoup de commandes à honorer et des clients de Constantine et des villes limitrophes », s’empresse-t-elle à dire, attestant que le salon annuel de la distillation « dope » les affaires des artisans et horticulteurs.

Opération délicate, la distillation d’eau de rose et de fleur d’oranger requiert la maitrise de « certaines astuces » pour obtenir un authentique « rass el qettar » (essence de l’eau de rose), s’accordent à dire des distillateurs.

Cette année encore, une « kouba » (mesure représentant le contenu d’un tamis) de fleurs d’orangers est cédée entre 2 000 et 2.500 DA, tandis que le prix de la même mesure de feuilles de roses oscille entre 3 000 et 3.600 DA.

Les bigaradiers et les rosiers de la vallée de Hamme-Bouziane demeurent les plus prisés à Constantine, même s’ils sont souvent cédés plus cher.

A la maison de la culture Malek Haddad, la distillation de l’eau de rose et de fleurs d’oranger est également fêtée à travers une belle exposition mettant avant un savoir-faire et un savoir vivre séculaire de l’antique Cirta.

Des dinandiers exposent des alambics de différentes dimensions et perpétuent un métier en voie de disparition alors que des vanniers aux mains habiles proposent des fiasques enveloppés en osier, l’indispensable « meguelfa » pour préserver des années durant l’incomparable odeur de l’eau de rose et des fleurs d’oranger.

A Malek-Haddad, c’est également l’occasion de revisiter l’art culinaire d’une cité bimillénaire, où l’eau de fleurs d’oranger et de rose est très présente dans sa gastronomie locale.

En véritables artistes, des chefs offrent aux visiteurs des moments de plaisir et d’émotion uniques, renouvelés à chaque dégustation de makroud, t’charek, taminet el louz ou encore r’fiss, de m’chelouech, et Shbah Essafra, autant de petits délices parfumés au « ma z’har » (eau de fleur d’oranger) et eau de rose.

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