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Commerce extérieur : La Banque d’Algérie serre encore les boulons

Publié le 24/06/2016, par dans Non classé.

A travers une note publiée la semaine dernière, la Banque d’Algérie impose désormais aux opérateurs qui exportent leurs produits de régler leurs factures d’importation de matière première avec « les propres avoirs de l’entreprise logés dans le compte en devises de l’entreprise personne morale».
Ces opérateurs algériens exportateurs percevaient, avant la publication de cette note, 50% des montants de leurs factures d’exportation en devises et l’autre moitié en dinars. Le règlement des factures d’importation des matières premières importées se faisait en dinars convertibles, ce qui n’est plus possible depuis le 14 juin. Dorénavant, le règlement se fera avec les avoirs de l’entreprise. « Cette loi est positive pour les exportateurs qui sont déjà en activité et ont des devises sur leurs comptes car, désormais, ils n’auront plus besoin d’autorisation de domiciliation, dont la délivrance exige entre un mois et 40 jours.

L’opérateur payera directement avec ses devises, ce qui représente un gain de temps considérable», explique Ali Bey Nasri, président de l’Association des exportateurs algériens (Anexal). Mais pour les opérateurs qui se lancent dans l’exportation, cette note ne les arrange pas trop, car ils ne disposent pas de devises dans les comptes. « Nous avons demandé à la Banque d’Algérie de leur faciliter les choses, au moins pour la période du démarrage de leur activité, sinon, ils seront bloqués», ajoute Ali Bey Nasri.

Mais les exportateurs ne partagent pas tous l’avis du président de l’Anexal, car pour eux, « la Banque d’Algérie garde déjà 50% de leurs recettes en devises». « Nous avons des frais à l’extérieur que nous réglons avec les 50% que nous percevons, car pour commercialiser son produit à l‘étranger, il faut dégager des fonds pour le marketing», regrette cet importateur activant dans l’agroalimentaire. Cette note intervient dans un contexte particulier où le gouvernement utilise tous les moyens pour renflouer les caisses de l’Etat en devises et minimiser les dépenses après les dizaines de milliards en dollars perdus deux ans en raison de la chute drastique des recettes pétrolières.

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