formats

Commerce à Boumerdès : Le HACCP présenté aux opérateurs économiques

Publié le 08/12/2017, par dans Non classé.

Depuis octobre dernier, le ministère du Commerce, en vertu du décret exécutif 17-140 du 11 avril 2017 fixant les conditions d’hygiène et de salubrité des produits destinés à la consommation, fait obligation aux opérateurs économiques et aux commerçants d’appliquer le HACCP (Hazard Analysis and Critical Control Points).
La maison de la culture Rachid Mimouni de Boumerdès a abrité, avant-hier, une journée d’information sur ce thème à l’intention d’opérateurs économiques. Il s’agit d’un « ensemble d’actions et de procédures écrites à mettre en place au niveau des établissements pour évaluer les dangers et identifier les points critiques qui menacent la salubrité et la sécurité des denrées alimentaires dans le but de les maîtriser».

Le domaine d’application de ce système remonte jusqu’aux conditions de production en passant par les circonstances de stockage, de transport et la distribution pour aboutir à la commercialisation. Le Dr Benakmoum Ameur de l’université M’hamed Bougara de Boumerdès l’a expliqué comme « un système qui repose sur des mécanismes de prévision et de prévention des dangers biologiques, chimiques et physiques, plutôt que sur l’inspection des produits finis».

Le contrôle doit, donc, identifier et analyser les dangers associés aux différents stades du processus de fabrication. Il doit également définir les moyens nécessaires pour maîtriser ses dangers et s’assurer que ces moyens sont mis en oeuvre de façon effective et efficace. Bref, désormais, les opérateurs économiques ont pour obligation de se conformer au HACCP en répondant aux exigences de moyens, de sécurité, d’autocontrôle et de traçabilité.

Fraude

Il est évident que cette nouvelle réglementation, qui existait sans être obligatoire, est un outil de compétitivité indispensable pour des entreprises qui veulent se conformer à des normes internationales avant de prétendre conquérir un quelconque marché. Toutefois, des opérateurs économiques se déchaînent contre « la situation d’un marché algérien totalement écartelé entre le formel et l’informel». Un autre déclare, outré : « Il faut d’abord mettre fin à la concurrence déloyale.

La justice économique doit commencer par des représentants de l’Etat faisant leur travail équitablement avec tout le monde.» Il nous cite ce pain dit « amélioré» et vendu à 10 DA la demi-baguette au su et au vu de la direction du commerce de la wilaya. « En quoi est-ce amélioré pour le même pain à la farine qu’un autre ? J’ai le droit de savoir.

Alors pourquoi ce sont toujours les mêmes qui respectent la églementation alors que d’autres restent impunis ?» Les chiffres ne démentent pas ce citoyen. Bien au contraire. La directrice du commerce a reconnu la saisie de 1000 tonnes de produits non conformes et de 1 million de dinars de fraude fiscale au cours de cette année jusqu’au mois de septembre dernier.

« Et encore, ce n’est que la face apparente de l’iceberg», commente une personne présente dans la salle. Autant dire que les tentatives de mettre sur les rails le commerce en Algérie resteront vaines devant les tentacules de la pieuvre de l’informel. Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Home Non classé Commerce à Boumerdès : Le HACCP présenté aux opérateurs économiques
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair