formats

Commémoration à Annaba

Publié le 30/06/2016, par dans Non classé.

Amoindris cette année par quelques disparitions, mais renforcés par la présence du sénateur Bachir Chebli, les mêmes fidèles à la mémoire du président Mohamed Boudiaf se sont recueillis au Palais de la culture, hier, sur le lieu même où, il y a 24 années, avait été assassiné Tayeb El Watani. Vingt-quatre années après, on impose toujours la clandestinité à ce grand homme qui, par son passage de quelques mois à la tête du pays, a marqué éternellement les esprits.

Les Algériens et surtout les Annabis sont encore dans l’attente de la vérité sur ce crime « présidentiel» où ce drame, télévisé en direct, n’a toujours pas livré tous ses secrets. C’est toujours avec cette même question à l’esprit que ceux qui, hier, ont déposé une gerbe de fleurs devant la stèle de Mohamed Boudiaf au Palais de la culture de Annaba, baptisé en son nom, continuent à entretenir la mémoire. Qualifié de « poète de feu Mohamed Boudiaf», Salah Chaâbane Chaouch était également au rendez-vous cette année. Il a récité à l’assistance, sous un soleil de plomb, un émouvant poème dédié à la mémoire du défunt le Président. N’ayant toujours pas la conscience tranquille, le système confirme son hypocrisie à travers ses contradictions.

En effet, en novembre 2015, la stèle commémorative, représentant le buste de Mohamed Boudiaf, a été remplacée par une œuvre de qualité meilleure. « Pour lui rendre honneur, le wali de Annaba m’a instruit à l’effet de procéder à la rénovation de la stèle commémorative du président Mohamed Boudiaf», avait révélé à El Watan, Merabet Farid, le maire de la ville de Annaba. Mieux encore, une enveloppe de sept millions de dinars, amputée au budget de la wilaya, a été dégagée pour assurer le financement de l’opération.

Bien qu’il ait été, pour la première fois, absent de cette commémoration, Me Hechaichia Hmaïda, membre fondateur de la Fondation Mohamed Boudiaf, a estimé que « cette initiative est louable d’autant plus qu’elle vient de mettre un terme à la clandestinité de ce grand homme qu’était Mohamed Boudiaf. Mais cette clandestinité ne doit plus être adoptée, désormais, face à l’un des révolutionnaires de la première heure pour l’indépendance de l’Algérie et ancien président du Haut Conseil de l’Etat (HCE)».

Mais le wali de Annaba en a voulu autrement. Il a préféré, comme toujours, assister à la session de l’APW plutôt que de rendre hommage à une référence du nationalisme contemporain. Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Home Non classé Commémoration à Annaba
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair