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Comme un air de liberté sur la place du 1er Novembre

Publié le 09/07/2016, par dans Non classé.

Hier vers 16h, comme un parfum de liberté flottait à Oran, sur la place du 1er Novembre. Ils étaient près de 150 à s’être rassemblés sur le perron du théâtre Abdelkader Alloula pour dire « non» à l’arbitraire et à la répression.
Ce rassemblement, se voulant artistique et pacifique, avait pour revendication la libération immédiate de Mehdi Benaïssa, directeur de la chaîne de télévision KBC, ainsi que de Ryad Hartouf et Nedjaï Nora, incarcérés depuis déjà une quinzaine de jours à Alger. Plus d’une centaine de manifestants — jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, militants politiques, journalistes, artistes ou citoyens — ont répondu présent pour dire « non» au retour de la dictature en Algérie.

Quelques-uns étaient venus de loin, certains avaient fait le déplacement depuis la capitale, tenant coûte que coûte à être présents à ce rendez-vous avec la liberté. Sadek Democratoz, le chanteur rebelle, était parmi les manifestants. Il n’a pas résisté à l’envie de gratter sa guitare, déclamant des chants de son répertoire parlant de démocratie et de liberté.

Les manifestants arboraient des pancartes où était inscrit « Libérez la parole», « Non à l’injustice, non à la censure», « La liberté d’expression est un droit». Beaucoup d’ailleurs ont marqué leur affiliation au nouveau mouvement qui vient de se créer et qui a pour nom « Qûm !» (lève-toi).
Quant aux slogans « coup-de-poing», ils visaient les décisionnaires de cette politique de répression et de musellement : « Liberté d’expression ! A bas la répression !», « Houria lil watan», « Djazaïr hourra démocratia»…

Le dispositif policier s’est fait, quant à lui, très discret. Beaucoup de badauds se sont arrêtés, curieux de savoir pourquoi tous ces gens manifestaient. Pour l’anecdote, certains véhicules, en passant près du lieu du rassemblement, n’ont pas hésité à klaxonner spontanément en guise de soutien.

Un observateur averti nous a déclaré en marge de la manifestation : « Certes, 150 manifestants, c’est un chiffre dérisoire par rapport à une ville comme Oran, mais n’oubliez pas que lors des dernières manifestations à caractère politique, le nombre ne dépassait pas les 30 personnes. C’est dire que les consciences s’éveillent. Ce nombre augmentera de plus en plus à mesure que la mobilisation continue.»
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