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Ces sommes mirobolantes que génère le trafic de drogue

Publié le 11/06/2018, par dans Non classé.

La drogue rapporte 243 milliards d’euros par an. Pour avoir un ordre de grandeur, disons que si les trafiquants de drogue étaient un pays, leur PIB les classerait au 21e rang mondial, juste derrière la Suède, bien loin de l’Algérie dont le PIB est de 156 milliards de dollars.
Des chiffres qui donnent le vertige quand on sait que seuls 42% de la production mondiale de cocaïne sont saisis (23% de celle d’héroïne) selon l’ONU. Et cela ne semble pas près de s’arrêter. Selon le rapport annuel de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) publié en juin 2017, la production de cocaïne est en hausse avec un trafic et des saisies d’un niveau record.

La consommation de cocaïne semble en hausse aux Etats-Unis comme en Europe où « l’analyse des eaux usées de certaines villes signale une augmentation de la consommation de cocaïne de 30% ou plus entre 2011 et 2016.»

Par ailleurs, l’ONUDC rapporte dans son rapport annuel une hausse de 30% en 2016 de la production d’opium par rapport à 2015, notamment grâce à une forte amélioration des rendements en Afghanistan. La production mondiale d’opium a atteint 6380 tonnes en 2016, soit 20% de moins qu’en 2014 mais au niveau de la moyenne des cinq dernières années.

En termes de production, l’Afghanistan a gardé sa position de premier producteur et cultivateur d’opium au monde (soit 75% de la production illicite globale en 2012). La surface soumise à la culture de pavot à opium était de 236,32 ha, soit 11% de plus qu’en 2011. Avec une production de cocaïne et d’opium en augmentation, un développement des drogues de synthèse, une hausse de la mortalité liée aux opiacés, notamment aux Etats-Unis, « le marché mondial des drogues prospère et se diversifie», constate l’ONUDC.

Quelque 250 millions de personnes, soit 5% de la population adulte mondiale, auraient consommé des drogues au moins une fois en 2015. Environ un quart des décès liés à la drogue dans le monde ont lieu aux Etats-Unis, majoritairement liés aux opiacés, les overdoses ayant plus que triplé entre 1999 et 2015, passant de 16 849 à 52 404 par an.

En 2014, la vente de drogues aurait représenté entre un cinquième et un tiers des revenus des groupes criminels transnationaux. En 2015, environ 40% des saisies mondiales d’héroïne et de morphine ont eu lieu dans des pays situés sur la « route des Balkans», premier itinéraire du trafic d’opiacés, mais une voie alternative contournant la Turquie, traversant les pays du Caucase pour rejoindre l’Ukraine et la Roumanie « semble gagner en importance».

Des groupes armés non étatiques et terroristes tirent aussi profit du commerce de drogue, souligne le rapport, citant les taliban en Afghanistan — sur le territoire desquels se situent 85% des cultures de pavot à opium — le groupe djihadiste nigérian Boko Haram et Al Qaîda au Maghreb islamique. L’ONUDC estime qu’en 2016, le commerce afghan illicite des opiacés a rapporté aux groupes armés environ 150 millions de dollars sous forme d' »impôt» sur la culture du pavot et sur le trafic d’opiacés.
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