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Ces salaires qui frisent l’indécence

Publié le 15/11/2016, par dans Non classé.

Le tableau des salaires des joueurs de Ligue 1 permet une visibilité sur la politique salariale adoptée par les clubs.
Sur les 343 footballeurs professionnels enregistrés au niveau de la Ligue de football professionnel (LFP), 99 joueurs qui représentent 29% de l’effectif global perçoivent un salaire inférieur à un million de dinars. 79 joueurs (23%) ont un salaire qui se situe entre 1 000 000 et 1 500 000 dinars.

72 footballeurs (21%) ont un salaire compris entre 1,5 million et 2 millions de dinars. 43 joueurs (13%) émargent à un salaire situé entre 2 millions et 2,5 millions de dinars. 29 joueurs (8%) touchent entre 2,5 million et 3 millions de dinars. Les joueurs professionnels qui ont un salaire de 3 millions et plus sont au nombre de 22 (6%).

Les 22 joueurs les mieux payés du championnat sont issus de trois clubs : 10 portent les couleurs du CS Constantine, 7 jouent à l’ES Sétif et 3 au MC Alger. Ces trois clubs ont la plus grande masse salariale de la Ligue 1. L’USM Alger et le CR Belouizdad comptent chacun un joueur avec un salaire de 3 millions de dinars et plus.

Au rayon des joueurs salariés à moins d’un million de dinars (99 joueurs, soit 29%), c’est le CA Batna qui possède le plus fort contingent avec 15 joueurs, suivi de l’O Médéa (13), USMH (12), NAHD (10), RC Relizane (9), ES Sétif (8), DRB Tadjenant, MC Oran et JS Saoura (5), CRB et MOB, JSK et USMBA (3), USMA(2), CSC (1). Le MCA n’a pas de joueur qui émarge à moins d’un million de dinars.

Dans la seconde tranche, 1 000 000- 1 500 000 DA, ils sont 79 joueurs représentant 23% de l’effectif de la Ligue 1. C’est le ventre mou avec celui de 1,5 million à 2 millions de dinars (72 joueurs représentant 21% de l’effectif total). Plus on avance dans les salaires, plus le nombre de joueurs et le taux se réduisent. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a 22 joueurs qui émargent à 3 millions de dinars et plus mensuellement et qu’aucun de ces footballeurs très bien rétribués n’est titulaire en équipe nationale.

Mieux encore, le CSC compte le plus de joueurs qui ont un salaire égal ou supérieur à 3 millions de dinars, mais aucun ne figurait sur la liste des joueurs locaux retenus pour le dernier stage à Sidi Moussa, dirigé par Neghiz et Milovan Rajevac. Ce qui montre toute l’aberration d’un système construit sur de mauvaises bases et où la logique est toujours absente. La grille des salaires défie toutes les normes du football professionnel.

Des joueurs surévalués, des salaires faramineux, des dirigeants dépensiers, dépendant des subventions, avec un train de vie sans commune mesure avec les possibilités et ressources financières, sans projet ni ligne de conduite adaptée au contexte, des sociétés qui ne génèrent aucun bénéfice lié à leur activité, un déficit qui se creuse d’année en année, une situation de faillite irrémédiable, couverte par la complicité de commissaires aux comptes…

Des ingrédients d’une banqueroute annoncée mais retardée pour on ne sait quelle motivation.
Pendant ce temps, dans les établissements hospitaliers, des médecins s’échinent à sauver des vies ; à l’école et à l’université, des enseignants et des professeurs prodiguent le savoir ; dans les usines des travailleurs triment du matin au soir pour un salaire de misère. Quelque chose ne tourne pas rond dans l’Algérie et son football.
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