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Céréaliculture : Rendement désastreux à Tiaret

Publié le 01/09/2016, par dans Non classé.

Cette année, alors qu’on tablait sur une production de plus de 6 millions de quintaux comme la saison écoulée, seuls 2,7 millions de quintaux ont été moissonnés.
Avec 1 118 669 quintaux, toutes variétés de céréales confondues, engrangés par les trois coopératives (CCLS de Tiaret, Frenda et Mahdia) au 31 août 2016, et la clôture officielle de la campagne moissons-battages, sur une production totale estimée à 2 741 000 q, la wilaya vient d’enregistrer l’une de ses plus faibles productions de ces cinq dernières années. Par là même, elle fait baisser le taux national à son plus bas niveau, puisqu’elle contribuait à hauteur de 12% à la production nationale.

« La situation est directement imputée à la gelée noire tardive enregistrée les 1er, 2 et 3 mai 2016», a déclaré, quelque peu dépité, Abdi Larbi, président de la Chambre d’agriculture. « Avant cette date, les céréales présentaient de belles caractéristiques et tenaient bon, mais tout a basculé au lendemain de cette calamité naturelle», renchérit le directeur, K. Yazid. Pouvait-on faire mieux au-delà des aspects liés au climat, à la pluviométrie et indubitablement aux aspects techniques pourtant bien expliqués aux 30 000 agriculteurs d’une région qui recèle 704 000 hectares de surface agricole utile dont 340 000 ha ont été emblavés ? Cette année, alors qu’on tablait sur une production de plus de 6 millions de quintaux comme la saison écoulée, seuls 2,7 millions de quintaux ont été moissonnés.

Les avis des agriculteurs rencontrés dans les travées de la Chambre étaient partagés. Si l’un d’eux, excédé, relève « des incompréhensions, voire des malentendus concernant l’octroi de kits asperseurs destinés à l’irrigation d’appoint», le président fait savoir « qu’en dépit de la disponibilité des kits, l’eau reste indisponible dans les zones potentielles à hauts rendements céréaliers, à l’exemple des régions de Rahouia, Oued Lili, Sidi Hosni et Mechraa Sfa».

En zones intermédiaires et au sud de la wilaya, où l’eau est disponible, les surfaces cultivables restent faibles par rapport aux régions nord. Avec seulement 13 000 hectares en irrigué, l’on ne pouvait espérer hausser la production. La disponibilité de l’eau est d’une brûlante actualité d’autant que les pouvoirs publics disent destiner le barrage de Benkhadda à l’agriculture, une fois que l’eau de mer dessalée arrivera dans les robinets. Un projet sur lequel repose toute la problématique future du développement. Les responsables en sont-ils conscients ou ne font-ils que dans la politique spectacle en ressassant les chiffres ? Bons ou mauvais.

Dans le bureau du directeur de la Chambre d’agriculture, transformé en tribune, les langues se délient et convergent sur la politique agricole jusque-là suivie. Une politique où beaucoup reste à dire mais aussi à faire pour soustraire la terre aux caprices du temps et des hommes.
La campagne moissons-battages a été presque invisible cette année. Dans l’ordre, il y a eu 901 987 q de blé dur engrangés et le reste des 1 118 669 q se partagent entre l’orge, le blé tendre et l’avoine.

Globalement, les cadres du secteur tablent sur le renforcement de l’hydraulique agricole et l’élargissement des superficies irriguées par la mobilisation et la diversification des ressources hydriques (petits barrages et retenues collinaires). Certaines infrastructures n’existent, hélas, que sur le papier. Là, le président de la Chambre se lâche et trouve « irréaliste l’idée d’un club des céréaliculteurs qui réalisent un rendement de 50 quintaux à l’hectare, car rares sont nos fellahs qui ont pu faire de tels scores dans les meilleures saisons agricoles». Lire la suite

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