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«Celui qui ne vote pas, il n’a qu’à s’en prendre à lui-même»

Publié le 13/04/2017, par dans Non classé.

C’est à Tazmalt, une ville située à 80 kilomètres au sud de Béjaïa, que le leader du Mouvement populaire algérien (MPA) a décidé de rencontrer la population de cette région.
Le choix n’est pas fortuit pour Amara Benyounès, car son parti souffre d’un déficit de représentativité en kabylie. Afin d’assurer un siège dans la wilaya de Béjaïa, le président du MPA a misé sur la controversée personne de Smail Mira, maire de Tazmalt et tête de liste MPA. Le concerné a fini par déposer ses bagages de transhumance politique chez le MPA après son passage au FLN, au RPR, le parti qui lui a permis de briguer un mandat de député en 2007, puis au RND.

Du haut de la benne d’un camion semi-remorque faisant office de scène, Amara Benyounès a axé son discours sur la jeunesse. Il a appelé celle-ci à participer massivement lors des prochaines élections législatives. « Je comprends la colère des jeunes de cette région qui sont lésés en matière d’emploi et de loisirs, mais la meilleure façon de faire entendre sa voix est l’urne et non pas les coupures de route, les grèves ou les pneus brûlés.»

Pour convaincre, le patron du MPA a abordé la période de 2001 où il a puisé des retombées économiques néfastes sur la région et sur la vie sociale sans pour autant nier le rôle de ces événements dans le sursaut politique qu’ils ont induits. Et ce, avant d’exhorter les jeunes Kabyles à s’aligner sur les mêmes préoccupations socio-économiques des autres jeunes d’Algérie et de juguler les appels à la violence.

Cette voie d’expression, qui est la violence, dit-il, « a rebuté beaucoup d’investisseurs qui se sont, pourtant, bousculés afin de s’installer dans cette wilaya». Car, explique-il, « le changement ou le développement a besoin d’un climat serein, de la paix et de la stabilité sociale». Il a promis, également, si ses candidats sont élus, de faire aboutir des projets gelés, comme le CHU de Béjaïa, qui demeure une priorité.

Sur le dossier de tamazight, l’orateur reconnaît qu' »il reste encore beaucoup de travail à faire afin de le promouvoir et de le généraliser».
Revenant à l’épisode où il a été accusé d’avoir inondé le marché avec de la boisson alcoolisée quand il était ministre du Commerce, Amara Benyounès pointe du doigt « les islamistes qui utilisent la religion à des fins politiques». Or, insiste-t-il, il ne peut pas y avoir une réponse politique ou religieuse aux problèmes économiques que connaît le pays, et la Kabylie en particulier.

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