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23e Sila: « L’Algérie vue par les orientalistes russes », un ouvrage signé Abdelaziz Boubakir 

Publié le 10/11/2018, par dans Non classé.

Alger- L’écrivain Abdelaziz Boubakir présente à travers son dernier ouvrage, « L’Algérie vue par les orientalistes russes », un guide en langue arabe à l’attention des chercheurs et spécialistes des relations algéro-russes, et des études russes sur l’Algérie.

Dans cet opus de 100 pages, fraîchement publié chez Mim édition Algérie à l’occasion du 23é Sila, l’auteur livre la quintessence des écrits russes sur l’Algérie à travers sa littérature, sa sociologie et son économie, dans un style concis, direct et sans fioritures.

Dès le premier chapitre de son guide, qui en compte sept, Boubakir avertit que l’Algérie -comme objet d’études sur le monde arabe- apparaît au XVIIe siècle dans les récits de voyage d’auteurs russes. Il cite, en exemple, « L’Algérie des temps modernes », un livre de de Modeste Bagdanovitch paru en 1849 et « L’Algérie » d’ Alexander Kouropatkine (1877). Ces auteurs, souligne-t-il, étaient des militaires de haut rang, dont l’un avait assumé les fonctions de ministre de la Guerre.

Dans le deuxième chapitre, l’écrivain affirme que contrairement aux récits français et allemands, les écrits de voyageurs russes sur l’Algérie demeurent méconnus, quittant rarement les rayons de bibliothèques de Moscou et Saint-Pétersbourg. Et évoque, parmi ces ouvrages ignorés des chercheurs algériens, le « Récit du voyageur inconnu » dont la date, rapporte Boubakir, remonte à 1674.

L’écrivain réserve un chapitre à part aux écrits russes consacrés à L’Emir Abdelkader pour monter l’intérêt précoce des auteurs Russes pour cette figure dont le stature a suscité la curiosité d’écrivains. Dès 1847, L’Emir fera l’objet de nombreux écrits dont sa biographie parue dans la série « La vie des célébrités «  », vingt ans plus tard.

Dans la partie consacrée à la critique russe de la littérature algérienne, Boubakir avance que cette dernière a commencé par se faire connaître en Russie grâce aux £uvres de Dib, Mammeri, K. Yacine, Benhaddouga et Ouattar, outre les contributions de Abou El Kacem Saadallah dans la presse locale.

A ses yeux, le mérite revient au critique Victor Balashov, « le premier, en Russie, à avoir dirigé les regards d’un (premier) noyau de chercheurs et d’étudiants vers la littérature algérienne. Les nombreux ouvrages et articles de presse de Balashov, assure l’auteur , « ont permis à la littérature algérienne de faire son entrée dans l’ « L’Encyclopédie abrégée de la littérature ».

« La critique russe, affirme Boubakir, considère la littérature algérienne, arabophone ou francophone soit–elle, comme une » et voit dans ce bilinguisme la preuve de l’existence d’une « conscience collective multiforme ».

Pour les Russes, affirme l’auteur du guide, cette littérature résolument algérienne, d’où sont exclus les auteurs d’origine française et les algérianistes, est « une contribution inestimable à la lutte du peuple algérien ».

Dans un autre chapitre intitulé « A propos de la traduction (au Russe) des oeuvres littéraires algériennes », Boubakir poursuit le développement de ce thème et atteste que Dib demeure l’auteur le plus traduit à travers « La Grande Maison », « L’Incendie », « Le Métier à tisser » -qui complète sa trilogie-Algérie-, « Au Café », son recueil de nouvelles, entre autres oeuvres du grand romancier.

Si Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun et Malek Haddad ont été successivement traduits à la langue russe, celle-ci ne s’intéressera vraiment à la littérature algérienne en Arabe qu’à partir de 1966, avec la traduction de Tahar Ouettar et à sa suite Rachid Boudjedra.

Le guide consacre également toute une section à un des plus éminents spécialistes des études algériennes en Russie, l’orientaliste Robert Land.

Outre un ouvrage collectif, cet auteur a signé pas moins de dix-neuf livres sur l’Algérie, rappelle son auteur.

Pour clore son ouvrage, Boubakir propose une nomenclature des études prospectives russo-soviétiques sur l’Algérie au XIXe et XXe siècle ayant pour objet la littérature, la sociologie, la politique, l’histoire, l’économie, parmi d’autres disciplines.

Universitaire et critique littéraire, Abdelaziz Boubakir s’est distingué par ses nombreuses contributions dans la presse et sa présence sur la scène culturelle algérienne.

Spécialiste des relations algéro-russes, il a notamment traduit du russe « L’intelligentsia maghrébine » de Vladimir Maximenko.

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23e Sila: « L’Algérie vue par les orientalistes russes », un ouvrage signé Abdelaziz Boubakir 

Publié le 10/11/2018, par dans Non classé.
23e Sila:

Alger- L’écrivain Abdelaziz Boubakir présente à travers son dernier ouvrage, « L’Algérie vue par les orientalistes russes », un guide en langue arabe à l’attention des chercheurs et spécialistes des relations algéro-russes, et des études russes sur l’Algérie.

Dans cet opus de 100 pages, fraîchement publié chez Mim édition Algérie à l’occasion du 23é Sila, l’auteur livre la quintessence des écrits russes sur l’Algérie à travers sa littérature, sa sociologie et son économie, dans un style concis, direct et sans fioritures.

Dès le premier chapitre de son guide, qui en compte sept, Boubakir avertit que l’Algérie -comme objet d’études sur le monde arabe- apparaît au XVIIe siècle dans les récits de voyage d’auteurs russes. Il cite, en exemple, « L’Algérie des temps modernes », un livre de de Modeste Bagdanovitch paru en 1849 et « L’Algérie » d’ Alexander Kouropatkine (1877). Ces auteurs, souligne-t-il, étaient des militaires de haut rang, dont l’un avait assumé les fonctions de ministre de la Guerre.

Dans le deuxième chapitre, l’écrivain affirme que contrairement aux récits français et allemands, les écrits de voyageurs russes sur l’Algérie demeurent méconnus, quittant rarement les rayons de bibliothèques de Moscou et Saint-Pétersbourg. Et évoque, parmi ces ouvrages ignorés des chercheurs algériens, le « Récit du voyageur inconnu » dont la date, rapporte Boubakir, remonte à 1674.

L’écrivain réserve un chapitre à part aux écrits russes consacrés à L’Emir Abdelkader pour monter l’intérêt précoce des auteurs Russes pour cette figure dont le stature a suscité la curiosité d’écrivains. Dès 1847, L’Emir fera l’objet de nombreux écrits dont sa biographie parue dans la série « La vie des célébrités «  », vingt ans plus tard.

Dans la partie consacrée à la critique russe de la littérature algérienne, Boubakir avance que cette dernière a commencé par se faire connaître en Russie grâce aux £uvres de Dib, Mammeri, K. Yacine, Benhaddouga et Ouattar, outre les contributions de Abou El Kacem Saadallah dans la presse locale.

A ses yeux, le mérite revient au critique Victor Balashov, « le premier, en Russie, à avoir dirigé les regards d’un (premier) noyau de chercheurs et d’étudiants vers la littérature algérienne. Les nombreux ouvrages et articles de presse de Balashov, assure l’auteur , « ont permis à la littérature algérienne de faire son entrée dans l’ « L’Encyclopédie abrégée de la littérature ».

« La critique russe, affirme Boubakir, considère la littérature algérienne, arabophone ou francophone soit–elle, comme une » et voit dans ce bilinguisme la preuve de l’existence d’une « conscience collective multiforme ».

Pour les Russes, affirme l’auteur du guide, cette littérature résolument algérienne, d’où sont exclus les auteurs d’origine française et les algérianistes, est « une contribution inestimable à la lutte du peuple algérien ».

Dans un autre chapitre intitulé « A propos de la traduction (au Russe) des oeuvres littéraires algériennes », Boubakir poursuit le développement de ce thème et atteste que Dib demeure l’auteur le plus traduit à travers « La Grande Maison », « L’Incendie », « Le Métier à tisser » -qui complète sa trilogie-Algérie-, « Au Café », son recueil de nouvelles, entre autres oeuvres du grand romancier.

Si Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun et Malek Haddad ont été successivement traduits à la langue russe, celle-ci ne s’intéressera vraiment à la littérature algérienne en Arabe qu’à partir de 1966, avec la traduction de Tahar Ouettar et à sa suite Rachid Boudjedra.

Le guide consacre également toute une section à un des plus éminents spécialistes des études algériennes en Russie, l’orientaliste Robert Land.

Outre un ouvrage collectif, cet auteur a signé pas moins de dix-neuf livres sur l’Algérie, rappelle son auteur.

Pour clore son ouvrage, Boubakir propose une nomenclature des études prospectives russo-soviétiques sur l’Algérie au XIXe et XXe siècle ayant pour objet la littérature, la sociologie, la politique, l’histoire, l’économie, parmi d’autres disciplines.

Universitaire et critique littéraire, Abdelaziz Boubakir s’est distingué par ses nombreuses contributions dans la presse et sa présence sur la scène culturelle algérienne.

Spécialiste des relations algéro-russes, il a notamment traduit du russe « L’intelligentsia maghrébine » de Vladimir Maximenko.

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SILA 23: le monde de l’édition ne distingue pas entre homme et femme 

Publié le 10/11/2018, par dans Non classé.
SILA 23: le monde de l'édition ne distingue pas entre homme et femme

ALGER- Plusieurs femmes propriétaires de maisons d’édition participant à la 23ème édition du Salon international du livre d’Alger (Sila) ont été unanimes à affirmer l’inexistence de disparités entre hommes et femmes dans leur domaine, affirmant que c’est « la qualité du texte qui s’impose dans ce sens ».

Ces femmes approchées par l’APS en marge du Sila 23 ont affirmé que « la femme est bien intégrée » dans cette activité qui était auparavant exclusivement réservée aux hommes.

En ce qui concerne « le statut de la femme » dans le monde de l’édition, la directrice de la maison d’édition « Bohima » a indiqué qu’il n’y avait pas de différence entre homme et femme en matière de travail.


Lire aussi: L’édition algérienne: entre maisons généralistes et éditeurs spécialisés


Cependant, « une légère disparité » est constatée au niveau de la sensibilité et la tendance à certains sujets, a dit Samia Zennadi, qui gère, avec son mari, la maison d’édition « APIC », depuis 2003, ajoutant que « bien que mon entreprise affiche un intérêt pour la littérature africaine et les ouvrages pour jeunes auteurs, je suis personnellement solidaire avec les écrits féminins ».

Pour sa part, Mme Samira Ben Driss qui a accédé au monde de l’édition après une carrière passée dans la presse, a partagé le même intérêt aux écrits de la femme.

Présence: faible dans l’édition et inexistante dans l’imprimerie

Même si la femme a pu s’imposer dans ce domaine en dépit d’un faible taux (1/20 seulement du nombre global des éditeurs en Algérie), elle reste néanmoins absente dans les autres métiers relatifs à l’industrie du livre, à l’instar de l’imprimerie.

« Contrairement à l’édition qui accepte la présence féminine, les autres métiers demeurent des métiers d’homme par excellence », nous confie Nassima Belguendouz.

Pour ce qui est des obstacles professionnels qui entravent l’édition, les éditrices sont unanimes à dire que la distribution constitue « le spectre » de l’édition en Algérie.

Les entreprises publiques, notamment éducatives sont réticentes quant à l’achat des livres eu égard au manque d’espaces, d’exposition, particulièrement les librairies qui doivent assurer le livre au lecteur tout au long de l’année, selon elles.

Pour Selma Hellal, ces problèmes sont dus au monopole qu’avait auparavant le secteur public sur la distribution, à la gestion des librairies ainsi qu’aux répercussions de la décennie noire sur cette activité, à l’instar des autres secteurs de la culture.

Les éditrices ont tenu à poser le problème de la traduction qui est coûteuse pour l’éditeur.

Par ailleurs, elles ont salué les initiatives personnelles, le rôle des associations et les efforts des cafés littéraires qui tentent « d’alléger la pression due au manque de distribution à travers l’ouverture d’espaces de rencontres entre éditeurs et lecteurs ».

Le SILA constitue le seul espace de rencontre avec le lecteur, a précisé Samia Zennadi, propriétaire de la maison d’édition APIC.

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Ouargla: l’épopée « Novembre le livret de l’éternité » présentée au public

Publié le 09/11/2018, par dans Non classé.

OUARGLA – Le public ouargli a suivi jeudi soir avec intérêt la présentation de l’œuvre artistique « Novembre, le livret de l’éternité », une dramaturgie accompagnée de chants et de danses chorégraphiques, initiée dans le cadre de célébration du 64ème anniversaire du déclenchement de la Révolution du 1er novembre 1954.

La fresque retrace les luttes du peuple algérien à travers l’Histoire jusqu’à l’ère de la construction et de l’édification, à travers un spectacle mêlant musique, chant et chorégraphie, qui n’ont pas laissé indifférente l’assistance, notamment les jeunes.

L’œuvre d’un peu plus d’une heure, avec la participation d’une centaine d’artistes, a amené le public à revisiter des pans de l’historie du peuple algérien, depuis son poids stratégique ayant attisé les convoitises des puissances coloniales, à la phase coloniale française, les résistances populaires nationales puis la guerre de libération et l’Indépendance du pays.

Elle a également traité des souffrances du peuple algérien durant la décennie noire (années 90) puis de la Charte de la paix et de réconciliation nationale initiée par le président de la République Abdelaziz Bouteflika, et ayant permis de tourner une douloureuse page et restauré la paix et la stabilité du pays.

Le réalisateur adjoint de cette œuvre artistique, Kaci Aissa Ahcène, a mis l’accent sur l’association d’artistes de différentes régions du pays pour les besoins de cette œuvre qui traduit l’amour de la patrie et la fidélité aux énormes sacrifices consentis pour elle.

Pour Khadidja Rahmani, chargée du département marketing et communication de l’Office national de la culture et l’information (ONCI), « Novembre, le livret de l’éternité » est un message destiné aux jeunes pour la poursuite du parcours de l’édifice et de la construction et la fierté de l’Histoire du pays.

Sa présentation à Ouargla, après son lancement à Alger, sera suivie par des productions dans d’autres villes du pays, notamment Constantine et Oran, a-t-elle ajouté.

L’épopée « Novembre, le livret de l’éternité » a été présentée à la salle omnisports de la commune de Rouissat (Ouargla), en présence des autorités de la wilaya, à leur tête le wali Abdelkader Djellaoui, et du directeur général de l’ONCI, Lakhdar Bentourki.

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23e SILA: public nombreux et prix élevé des ouvrages

Publié le 09/11/2018, par dans Non classé.
23e SILA: public nombreux et prix élevé des ouvrages

ALGER – Le 23e Salon international du livre d’Alger (SILA), qui prend fin samedi soir, aura connu comme chaque année une grande affluence du public, alors même que les prix des ouvrages proposés étaient sensiblement plus élevés comparativement aux précédentes éditions du salon.

Les stands accueillant quelque mille éditeurs entre algériens et étrangers auront connu une grande affluence du public, intéressé par les ouvrages spécialisés, surtout le livre technique, malgré les prix affichés. Un nombre important d’ouvrages, importés ou publiés en Algérie, ont vu leur prix considérablement augmenté, jusqu’à 70% pour certaines anciennes publications exposées de nouveau cette année, a-t-on constaté.

Comme à l’accoutumée, les vacances d’automne auront permis à un grand nombre d’élèves de visiter le salon ou de prendre part à des excursions organisées par des écoles et associations de villes de l’intérieur de l’Algérie.


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Les visiteurs du salon ont également été relativement nombreux cette année à assister aux différentes rencontres thématiques organisées en marge de l’exposition du SILA comme la rencontre animée par l’écrivain chinois Mo Yan, lauréat du prix Nobel de littérature en 2012, celle de l’universitaire Ahmed Djebbar ou encore la conférence animée par Khaled Bentounes, un dignitaire soufi.

La Chine, invité d’honneur de cette édition a pris part au salon avec une délégation de 150 hommes de lettres et de culture dont le Nobel de littérature qui a été décoré, à cette occasion, de la Médaille de l’Ordre du mérite national « Athir », décernée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

Le programme des estrades dédiées aux écrivains étrangers, a été boudé par les visiteurs qui lui ont préféré les séances dédicaces, occasion pour de nombreux lecteurs de rencontrer leurs auteurs. Aussi y avait-t-il foule chez les éditeurs de Waciny Laredj, Amine Zaoui, Kamel Daoud ou encore de Yasmina Khadra, comme dans les stands de maisons qui ont parié sur de plus jeunes plumes.

Les éditeurs étrangers spécialisés dans la littérature anglo-saxonne et le livre technique étranger ont, comme chaque année, fait le plein des visiteurs de ce 23e SILA.


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Le SILA 2018 semble aussi avoir été stimulé par une dynamique éditoriale notable qui s’est traduite par un grand nombre de nouvelles publications littéraires, des premières expériences d’écriture pour la plupart, éditées pour à l’occasion et dont il faudra confirmer la qualité.

Le salon a également accordé des espaces à différentes institutions du secteur de la Culture à l’exemple du Théâtre national algérien, de l’Office national des droits d’auteurs et droits voisins (ONDA), ou encore à des centres de recherches scientifiques du ministère qui se sont limités à exposer leurs publications.

Ce SILA a également connu quelques couacs: insuffisances en matière de signalisation des stands, horaires de fermeture du centre de presse, et irrégularité dans la distribution de la gazette quotidienne du salon.

Une promotion aléatoire

Journalistes spécialisés et observateurs du salon confient ne connaître qu’ « une vingtaine d’éditeurs réguliers » algériens sur les 271 participants.

Selon eux, la majorité des maisons d’édition restent « inconnues de la presse nationale », alors que les quelques éditeurs réguliers accusent, majoritairement, de sérieux retards dans la promotion de leurs nouveautés, imprimées généralement « à quelques jour de ce rendez-vous ».


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Exception faite de quelques rares éditeurs, les maisons d’édition négligent d’intégrer, disent-ils, les médias nationaux à la promotion de leurs publications, en prévoyant un quota destiné à la presse « à distribuer avant l’ouverture du salon ». Aussi, constate-t-ils, des éditeurs « comptent davantage sur la notoriété de certains auteurs lors des séances de dédicaces », ne s’occupant de la promotion de leurs livres qu’après le salon, alors que « d’autres n’y accordent aucune importance ».

La dimension professionnelle du salon -une opportunité pour les éditeurs dans la tradition des marchés du livre à travers le monde- était complètement occulté lors de cette édition.

Les participants s’étaient focalisés sur la vente, disent-ils, alors que l’organisateur n’avait qu’une rencontre formelle entre éditeurs algériens et chinois à proposer au programme.

Le 23 SILA ferme ses portes samedi, après 12 jours d’exposition.

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Hommage à Alger à Zerrouk Mokdad, un des maîtres de la musique andalouse

Publié le 09/11/2018, par dans Non classé.
Hommage à Alger à Zerrouk Mokdad, un des maîtres de la musique andalouse

ALGER – Un bel hommage a été rendu jeudi soir à Alger, au musicien violoniste et chef d’orchestre, Zerrouk Mokdad, un des maîtres de la musique andalouse, dans une ambiance conviviale.

Le public peu nombreux de l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh a réussi à créer de belles atmosphères festives lors de cette soirée organisée par l’association de musique andalouse « Mezghenna », en hommage au maestro, Zerrouk Mokdad, un des plus anciens musiciens-formateurs et maître du genre.

Un riche programme rendu en deux parties par une quarantaine d’instrumentistes de différentes tranches d’âge, dont une vingtaine de musiciennes, dirigés successivement par Kamel Belkhodja, au violon alto, puis par le pianiste Karim Semmar, pour la deuxième partie, a embarqué l’assistance dans une randonnée onirique aux deux escales, « Nouba Mezdj : M’djenba-Dil » et « Aroubi-Hawzi ».

L’Ensemble « Mezghenna », qui compte dans ses rangs, les jeunes sœurs Yahiaoui, Rania Yasmine (8 ans) et Melissa (10 ans), ainsi que Amir Benmerad (12 ans), a aligné une dizaine de voix entre ténors et sopranos, qui ont conduit, deux heures durant, les deux volets du programme dans ses différentes variations modales et déclinaisons rythmiques.

Devant un public attentionné qui a soutenu chaque soliste avec des youyous et des applaudissements nourris, les interprètes aux voix présentes, Amine Zaïba, Faïza Boucheboub, Amel et Hamid Belkhodja (un des pionniers de l’association), Djidjiga et Nihad Djatout et Soraya Laras, ont brillamment conduit « Nouba Mezdj : M’djenba-Dil » sous l’impulsion du geste passionné de Kamel Belkhodja.

Parmi les pièces entonnées lors de cette première partie, « Tahya bikoum koullou ardin », « Hob el Hossane », « Ya badie el djamal wal’ maâna », « Malakni el hawa kahrane », « Rimoun ramatni bi siham el hadaqi » et « Ya toura in kanet taâoudou ayyamouna ».

La deuxième partie, conduite par Karim Semmar, a concerné le programme aroubi et hawzi rendu, 30 mn durant, par les voix pures et étoffées du ténor Toufik Meziane, Meriem Aziez et Doha Semri qui a particulièrement séduit l’assistance avec un timbre cristallin, à la tessiture large.

Les pièces, « Lemta ya men hwit saber nestenna », »Lik nechki b’kesset hali », « Ched b’yeddi weksed biya », « Rimoun nadhratni choughiftou biha » et « Keddek yesbi errouh ou laâkel », ont été interprétées dans un élan festif, incitant le public au relâchement.

A l’issue du spectacle et en présence du directeur de l’Opéra d’Alger, Noureddine Saoudi, le président de l’association de musique andalouse, « Mezghenna », Abderrahmane Benachour, a remis à Zerrouk Mokdad, le trophée de l’association et quelques cadeaux honorifiques sous les applaudissements et les youyous du public qui a savouré tous les instants du concert dans la délectation.

Né en 1944 à Blida, Cheikh Zerrouk Mokdad a été imprégné par cette musique savante dès son jeune âge, jusqu’en 1964, où il s’inscrit au conservatoire d´Alger dans la classe du regretté Cheikh Abdelkrim Dali, avant d’intégrer, quelques mois plus tard, l´association El-Djazaïria El-Mossilia.

Croisant sur son parcours plusieurs maîtres du genre, à l’instar de, Abdelkrim Mehamsadji, Mohamed et Omar Bensemman, Zoubir Karkachi, Aziouz Hammachi, et Hamidou Djaïdir, Zerrouk Mokdad rejoindra, en 1968, l’Orchestre de la Radio Télévision Algérienne (RTA), avec qui, il signera ses premiers enregistrements.

Nommé à la tête de l’Orchestre de la radio algérienne de 2000 à 2006, année où il prit sa retraite, Cheikh Zerrouk Mokdad sera rappelé pour diriger l’Ensemble régional d’Alger de musique andalouse, fonction qu’il assure à ce jour, avec autant de rigueur et de dévouement.

Fondé en 1999, l’association de musique andalouse « Mezghenna » se fixe pour objectif, la sauvegarde et la transmission du patrimoine andalou aux jeunes générations, ainsi que la mise en valeur du travail des maîtres qui ont contribué à entretenir l’élan de cette musique savante, à l’instar des hommages rendus en 2018, à Rezki Harbit et Hamid Belkhodja.

Comptant quatre CD de noubas à son actif, Zidène, M’Djenba, Dil et Sika, l’association « Mezghenna » cherche à produire deux nouvelles noubas, « Maya » et « Raml el maya », dont les travaux d’enregistrement « sont finalisés », selon son président.

Le concert de musique marquant l’hommage rendu au Cheikh Zerrouk Mokdad a été organisé en collaboration avec l’Opéra d’Alger.

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