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Le coup de canif

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.

Retournement de situation brusque et étonnant. En ce mardi matin, il règne une ambiance tranquille au palais Docteur Saâdane. Rien n’indique que le palais allait changer de locataire.
Le Premier ministre en exercice, Abdelmadjid Tebboune, qui a repris son activité la veille, affiche une « sérénité imperturbable» malgré la campagne politico-médiatique dont il a fait l’objet pendant qu’il était en vacances. Droit dans ses bottes pour préparer la rentrée politique et sociale. Au menu de son agenda, l’organisation de la tripartite qui devrait se dérouler dans la vallée du M’zab le 23 septembre prochain. Des propositions étaient déjà sur le bureau du Premier ministre. « Il n’est ni affecté ni fragilisé.

Il reprend son travail avec la même détermination pour appliquer son plan d’action tel qu’adopté en Conseil des ministres et voté par le Parlement avec le cap de moraliser la vie publique», assurait, hier matin, une source gouvernementale. Il n’en demeure pas moins que le comportement de certains de ses ministres l’agace. A en croire des sources concordantes, la sortie et le discours du ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, lors de son déplacement à Tamanrasset, ont été mal appréciés. « Il (Bedoui) se voyait déjà à la place du chef», commente-t-on au palais du gouvernement.

Le locataire du palais Docteur Saâdane n’entend pas se laisser détourner de la mission pour laquelle il a été nommé. Il se refuse à la résignation, ne montre aucun signe de faiblesse qui laisserait présager un recul sur les mesures prises pour « rationaliser les dépenses publiques». Dans son entourage, on assure que l’homme « n’a de compte à régler avec personne, encorne moins faire dans le harcèlement des hommes d’affaires.

C’est le gouvernement qui subit le harcèlement de certains milieux d’affaires», cingle-t-on.
Abdelmadjid Tebboune, qui avait inauguré sa prise de fonction avec comme ligne de travail « la séparation de l’argent de la politique» aura soulevé non sans violence des réactions épidermiques des milieux d’affaires, dont les connexions avec les centres de décisions politiques ont atteint des niveaux inquiétants.

Une imbrication encombrante pour l’Etat dont les attributions se trouvent malmenées. Pas si évident de tracer une ligne de démarcation. En demandant des comptes aux hommes d’affaires, structurés pour l’essentiel au sien du Forum des chefs d’entreprise, Abdelmadjid Tebboune savait pertinemment qu’il allait se heurter à une farouche résistance tant les intérêts accumulés étaient énormes. Pis, une confrontation directe allait s’organiser.

Le patron du FCE et le secrétaire général de la central syndicale coalisés mènent la « guerre» au Premier ministre et ne jurent que par le départ de leur adversaire. Le Premier ministre est vertement défié et sa tête est « mise à prix». Les partis de la coalition gouvernementale (FLN, RND, TAJ, MPA) affichent un curieux silence qui trahit un manque de solidarité gouvernementale. Un partage de rôle dont l’objectif est d’isoler le Premier ministre pour mieux le contenir dans un premier temps. Pour pouvoir faire face, Abdelmadjid Tebboune ne cesse de rappeler qu’il tire sa légitimité du Président qui l’a chargé de la mission de diriger le gouvernement avec un plan d’action validé par le Conseil des ministres et adopté par les deux Chambres du Parlement.

« Le Premier ministre a un contrat moral avec le président de la République et il applique à la lettre ses orientations, celle notamment d’éviter au pays une violente crise économique. Avec le rétrécissement des recettes pétrolières, il fallait que l’Etat cherche des alternatives, réduire la facture des importations, recouvrer ses créances et veiller au respect des délais de réalisation des projets structurants.» S’il a rapidement perdu des appuis au sein de certaines factions du pouvoir, il a néanmoins gagné des soutiens au sein de l’opinion. Mais cette popularité devient paradoxalement handicapante car « soupçonneuse» du point de vue du régime qui ne tolère aucune autre légitimité en dehors de celle qu’il octroie. La surréaliste scène lors des obsèques de l’ancien chef de gouvernement, Redha Malek, a donné le départ à de nouveaux assauts contre M. Tebboune.

Son déplacement en France, sa rencontre avec son homologue Edouard Philippe, et enfin ses vacances ont fait l’objet des spéculations les plus folles et d’attaques virulentes venues des cercles mêmes du pouvoir sur fond de surexploitation « d’une lettre de recadrage de la Présidence». S’arc-boutant sur la « confiance» du chef de l’Etat dont il tient la « légitimité de son action», Abdelmadjid Tebboune, avec le calme propre aux gens du Sud, entend poursuivre son action avec sa propre méthode qui semble déranger sérieusement.

Dans son entourage, on susurre que « toute tentative de bloquer le gouvernement dans son travail serait un putsch contre la légitimité». A contre-courant de l' »opinion» dominante des milieux d’affaires et de leurs relais politiques à l’intérieur des appareils de l’Etat, celui qui était jusqu’à hier midi encore Premier ministre affiche une attitude de « confiance et près à affronter la tempête de la rentrée sociale», d’autant que l’agenda politique national n’autorise pas un changement de gouvernement.

Peut-être un excès de confiance, une assurance exagérée dans un régime politique où rien n’est définitivement acquis. Encore plus avec une présidence de la République totalement imprévisible. M. Tebboune le vérifiera à ses dépens. Il n’a pas eu le temps de bien digérer son déjeuner ni le loisir de finir son 80e jour à la tête du gouvernement.

A 14h33, une ligne d’une dépêche de l’APS l’achève : « Le président Bouteflika met fin aux fonctions du Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, et nomme Ahmed Ouyahia à sa place», tombe tel un couperet. Une exécution en plein vol. Un coup de canif dans le dos d’un « serviteur de l’Etat loyal». Un limogeage inélégant qui valide manifestement la thèse selon laquelle c’est l’argent qui décide et qui commande. « On ne peut pas faire mieux pour déstabiliser un pays», commente sous couvert de l’anonymat un leader politique. Une victoire des milieux d’affaires, non pas sur Tebboune mais contre l’Etat.

Ahmed Ouyahia, l’homme aux sept vies et qui bat ainsi tous les record au sein du gouvernement depuis Liamine Zeroual, est rappelé aux commandes du gouvernement. Un éternel retour. Un risque de polarisation certaine au sein de la société tant l’homme est connu pour sa « capacité» à tout assumer.

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Le ressortissant algérien est originaire de Blida

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.

Il aura fallu plus de 24 heures pour que le décès du ressortissant algérien dans l’attaque terroriste perpétrée dans la soirée de dimanche à lundi contre un restaurant à Ouagadougou (capitale burkinabè) soit confirmé (hier mardi) par le ministère des Affaires étrangères.
La victime, 41 ans, s’appelle Billal Difallah, originaire de Blida et vivant au Canada depuis plusieurs années. Cet Algéro-canadien, vétérinaire de profession, était au Burkina Faso depuis presqu’une année, et ce, dans le cadre d’une mission humanitaire « du programme Uniterra, du Centre d’étude et de coopération internationale (CECI) et de l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC)», lit-on sur le site internet du média canadien Radio Canada. « Il était très dévoué et apprécié tant par ses coéquipiers que par les partenaires auprès de qui il intervenait. A notre connaissance, il a toujours fait preuve d’un comportement exemplaire», a tenu à commenter à la même source Fatimata Lankoande, coordonnatrice du programme de coopération volontaire Uniterra au Burkina Faso, pour l’EUMC et le CECI. L’un de ses frères devait regagner hier Ouagadougou pour les besoins du rapatriement. « Son rapatriement peut avoir lieu dans une semaine, dix jours… Bref, on n’en sait absolument rien pour le moment», témoigne avec beaucoup de courage un frère à la victime rencontré devant l’entrée principale de la maison familiale. Lire la suite

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Le syndicat des médecins libéraux dénonce une «mesure dangereuse»

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.

Incompréhension. Depuis l’instauration d’un système de gardes médicales pour les praticiens du secteur libéral (médecins généralistes, chirurgiens-dentistes, laboratoires d’analyses, cabinets d’imagerie), il y a à peine dix jours, la confusion gagne les médecins concernés.
Le service de garde doit être assuré de « 16h jusqu’au lendemain 8h pour les jours ouvrables, de 8h à 20h et de 20h à 8h du matin les jours fériés et les week-ends», prévoit l’instruction adressée à toutes les directions de wilaya du pays, le 5 août. « Les listes des gardes mensuelles nominatives doivent être établies par les directeurs de la santé et de la population avant le 20 de chaque mois pour le mois suivant et être portée à la connaissance de tous les citoyens», ajoute le texte.

Acculés, les praticiens du secteur privé n’ont eu d’autre choix que de s’y soumettre, non sans mécontentement. Et pour cause, l’instruction n’explique pas les conditions dans lesquelles ces gardes doivent être assurées.

Dans un communiqué rendu public hier, le Syndicat national des médecins libéraux exprime son incompréhension et ses craintes : « Cette décision louable par son principe a été prise avec une célérité incompréhensible, sans aucunement associer à la réflexion le représentant naturel des médecins libéraux, le Syndicat national des médecins libéraux, qui n’a même pas été destinataire de la circulaire envoyée aux directeurs de la santé des wilayas.

Des listes de garde ont été établies et transmises aux concernés le jour même de leur garde. Aucun document définissant la mission du médecin durant sa garde n’a été envoyé.» Cette circulaire, qui intervient dans un moment de crise et de tensions, fait suite à la dramatique affaire de la jeune femme décédée à Djelfa après avoir accouché d’un bébé mort-né dans une voiture, le mois dernier. Elle a été ballottée d’un hôpital à un autre, le personnel médical ayant refusé son admission, faute de personnels et de moyens.

Comme pour répondre aux questions de fond que pose cette affaire concernant l’état de déliquescent de notre système de santé, cette circulaire semble avoir pour but de désengorger un secteur public saturé. A en croire les professionnels du secteur, loin de régler les problèmes posés par l’affaire de Djelfa, elle ne fera qu’en créer d’autres.

Le médecin libéral « n’est ni préparé ni équipé pour gérer l’urgence»

« Le médecin libéral de cabinet n’est nullement préparé ni équipé pour gérer l’urgence puisque des gestes médicaux simples, comme faire une injection ou placer une perfusion lui sont formellement interdits», signale le syndicat, précisant qu’une « véritable urgence risque de s’aggraver en transitant par un cabinet médical au lieu d’aller directement au service des urgences de l’hôpital eu égard au temps perdu».
Il rappelle que le traitement d’une urgence nécessite une structure pluridisciplinaire à même de prendre en charge de manière optimale un malade sans avoir à le déplacer sans arrêt, ce que le cabinet médical ne peut offrir.

« Qu’en est-il de la sécurité du médecin de garde, seul dans son cabinet en pleine nuit ?» se demande le Dr Ould Rouis, secrétaire général du syndicat, en commentant le communiqué rendu public hier pour alerter l’opinion publique sur une cascade d’autres questions importantes non prises en charge par la circulaire.

« Et lorsque ce médecin est une femme ?» « En cas d’urgence dépassant les compétences et les moyens du médecin, quels sont les dispositifs mis à sa disposition pour assurer la continuité des soins et le transfert médicalisé vers un milieu spécialisé ? Qui assumera la responsabilité pénale en cas de complications ou de décès d’une urgence au cabinet ?» peut-on encore y lire.

Autant de questions que le syndicat souhaite discuter avec la tutelle. Il a d’ailleurs formulé une demande d’audience au ministère il y a une semaine pour clarifier les missions et les conditions d’application de ce système de garde instauré à la hâte. Sans réponse.
Pourtant, pour le syndicat, cette mesure est estimée dangereuse autant pour les médecins que pour les patients.

« Nous sommes face à un choix, prendre le risque d’ouvrir nos cabinets en pleine nuit et faire face à l’insécurité tout en étant incapables de gérer l’urgence parce que nous ne sommes pas équipés pour… et celui de refuser de le faire et d’encourir des sanctions», explique le Dr Benbraham Mustapha, président du syndicat. Pour lui, soumettre les médecins à ce choix est une véritable offense.
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Les Tunisiens ralentissent le flux des passagers

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.

On pensait avoir tout vu à la frontière et ne plus le revoir avec l’instauration, côté algérien, de la formule « autopassage» avec laquelle les passagers effectuent les formalités de police et de douane sans quitter leur véhicule.
Une formule qui a aussi l’avantage de discipliner les passagers puisqu’ils sont traités selon l’ordre d’arrivée de leur véhicule dans la file. Autre avantage et non des moindres, il limite considérablement les passe-droits et les pratiques qui vont avec. « On n’a jamais vu ça au poste d’Om Teboul, c’est inouï. Nous allons frôler les 20 000 passages aujourd’hui, alors qu’au plus fort de cette saison, nous pensions avoir atteint un record en juillet avec un pic 10 000 passages», nous déclare d’emblée le commissaire Ouadfel Azzedine, chef du poste frontalier terrestre d’Om Teboul, le plus important du Maghreb où chaque année transitent plus de 400 000 passagers.

« Cette année, contrairement à l’année passée, ce ne sont pas les moyens qui manquent ni les effectifs. Nous avons 14 box et les ordinateurs tournent 24h/24. Le goulot d’étranglement est de l’autre côté où les services tunisiens n’arrivent pas à suivre la cadence», nous explique encore le commissaire qui, avec ses hommes, organise la cohue créée par les véhicules qui se sont agglutinés à l’entrée du poste tunisien, oriente les automobilistes qui se garent vers la tranchée pare-feu qui sépare les deux postes. Le 15 août, un autre pic de passagers. Il est tout juste midi et il fait 36° sur les hauteurs du Djebel Haddada où sont perchés, face à face, les postes frontaliers algérien et tunisien.

Avant d’y arriver, sur la route qui y mène, il y a un flux incessant qui tranche avec le calme habituel de cette magnifique région où la forêt et la mer apparaissent et s’effacent entre deux virages. « On ne dort plus, nous disent les riverains d’Om Teboul et de Haddada, c’est le va-et-vient toute la nuit, mais ça rapporte un peu car tous les jeunes se sont mis au change parallèle. Il y a des équipes de jour et de nuit», nous raconte Amir, un cambiste qui vend 1 Dinar tunisien (DT) pour 70 DA. Et, nouveauté cette année, au retour on vous reprend les DT qui restent ; donc, fini cette crainte d’échanger des DT en trop et ne pas quoi savoir quoi en faire par la suite. « Les Tunisiens qui viennent faire leurs emplettes chez nous les reprennent contre des DA qu’ils ont en trop. Bref, les cambistes d’Om Teboul font ce que n’a pas réussi à faire l’Union du Maghreb.

Le DT n’a pas varié même avec le regain d’affluence de cette semaine, nous dit encore Amir, et il est moins cher que l’année dernière à la même époque où il s’échangeait à 78 DA.» La route monte, monte et puis dans le dernier virage, stupéfaction ! La chaîne des voitures commence à 2 km du poste que l’on aperçoit au sommet. Nous arrivons malgré tout à passer en expliquant aux automobilistes sur les nerfs à cause de l’attente sous la chaleur et qui nous jettent des regards furieux que nous sommes là pour des motifs professionnels et pas pour aller en vacances.

Certains demandent même à voir la carte. « J’attends dans la file depuis 8h et cela fait trois heures (il était 11h) que j’attends devant les box car on dit que c’est bloqué devant, chez les Tunisiens», se plaint un chef de famille venu tôt de Skikda. Un habitué qui avoue être pris de court par cette affluence hors du commun. « Ça passait parfaitement bien en juin et en juillet, c’est certainement à cause du 15 août, ceux qui partent en vacances croisent ceux qui reviennent», ajoute-t-il.

Le poste algérien est pratiquement désert depuis que les formalités se font à partir des voitures. Nous traversons la frontière pour aller jeter un coup d’œil du côté du poste tunisien. Difficile de passer même à pied, les voitures sont pare-chocs contre pare-chocs et il faudra que les agents de la PAF algérienne interviennent et envoient les véhicules se garer dans la tranchée pare-feu. « Maintenant, ce n’est plus la foule et le désordre qu’il faut gérer, mais c’est devenu une question de sécurité des personnes», nous dit un responsable. A l’intérieur du poste, c’est la foire d’empoigne.

Les gens sont agglutinés tout le long du guichet. « Ils ne sont que 2 ou 3 derrière le comptoir pour le gros de la troupe et les autres sont à l’extérieur, ils prennent les passeports dans lesquels on a glissé un billet de 100 DT», se plaint un vacancier de Sétif qui dit qu’il a vu le manège et que c’est comme cela qu’on s’explique que certains passent beaucoup plus vite. Il est vrai que les agents tunisiens traînent cette triste réputation, mais comme nous l’explique un douanier algérien, « on disait ça de nous aussi, mais depuis qu’il y a l’autopassage, on n’en parle plus. Que les Tunisiens fassent vite la même chose, ça nous aidera autant qu’à eux. L’année dernière, c’est 1 million de touristes algériens qui se sont rendus en Tunisie.

Ça vaut quand même la peine de leur offrir quelques box et un système informatisé.» Du 30 juillet au 13 août, 148 202 ressortissants algériens ont traversé la frontière par les deux postes d’El Kala (Om Teboul et El Aïoun) et à 14h, le 15 juillet, la douane enregistrait pour les deux postes également le passage du 51 881e véhicule avec la nouvelle formule électronique. Des vacanciers venus de toutes les régions d’Algérie : Oran, Sidi Bel Abbès, Tlemcen, Ghardaïa, Adrar, Tindouf, et bien entendu tout le Centre et l’Est du pays. Des familles et des groupes de personnes qui avouent aller rechercher en tout premier lieu la tranquillité, puis la propreté et la qualité du service.

« Oui, s’accordent-ils à dire, l’Algérie est belle et elle a des atouts que n’a pas la Tunisie, mais on ne fait pas de tourisme qu’avec des paysages qui, par ailleurs, ne sont pas sauvegardés parce qu’ils sont de plus en plus dégradés et défigurés.» Les groupes de Lire la suite

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« Thakafat » publie des lettres privées de moudjahidine

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.

ALGER- Les correspondance de moudjahidine pendant la guerre de libération nationale ont publiés dans le deuxième numéro de la revue « Thakafat », parue récemment, qui met en lumière la dimension humaine de ces militants plus connus pour leurs faits d’armes et leur engagement politique.

La revue propose des textes intitulés « Correspondances d’avant l’indépendance: lettres de révolution… lettres d’amour » révélant l’attachement de ces militants à leurs proches, « des rapports empreints d’affection, d’amour, et d’impatience de retrouver les siens », lit-on en ouverture.

Parmi ces documents à valeur historique incontestable, les lettres de Hassiba Ben Bouali adressée à ces parents le 15 septembre 1957, 23 jours avant sa mort, ou encore celle du colonel Lotfi, Ben Ali Boudghene de son vrai nom, datée du 16 mars 1960, peu de temps avant qu’il ne tombe au champ d’honneur à tout juste 26 ans.

Dans cette missive le colonel Lotfi exhorte sa femme à « faire preuve de beaucoup de courage et de patience (…) et au nom de (leur) amour de veiller sur (leur) fils ainsi que sur son éducation (…) ce que son père n’aura pas pu faire parce que la vie ne lui aura pas accordé assez de temps », écrit-il rémonitoirement.

Autre correspondance proposée, celle de Ahmed Zabana qui témoigne de l’amour porté par ce grand militant à ses parents et frères, autant qu’à l’Algérie. La lettre écrite en prison (Barberousse, actuellement Serkadji) date du 19 mars 1956, trois mois avant que Zabana ne soit guillotiné.

Ces correspondances épistolaires révèlent le dévouement de ces hommes et femmes et toute la tendresse qu’ils portaient à leurs proches, malgré les lourdes responsabilités qui étaient les leurs et la rigueur militante qu’ils se sont imposées. Rédigées aux derniers jours de leur vie, elles éclairent d’un jour nouveau la personnalité de ces combattants, souvent dépeints dans les livres d’histoire comme des héros désincarnés.

La revue « Thakafat », dont le premier numéro est paru en juin dernier, aborde également d’autres sujets sur l’histoire, la littérature, la musique et le théâtre, entre autres.

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« Imzad » et « Raina Raï » en concert à Alger

Publié le 16/08/2017, par dans Non classé.

ALGER- Une soirée dédiée à la fusion musicale entre le raï, les musiques traditionnelles touareg et des genres universels contemporains a été animée dans la nuit de mardi à mercredi à Alger par les groupes « Imzad » et « Raina Raï », qui ont enchanté le public algérois.

Organisée par l’Office national pour la culture et l’information (Onci) cette soirée a drainé un public assez nombreux au théâtre de plein air du Casif.

Proposant du bon son de blues du désert alliant poésie tamasheq et rythmes targui, le groupe « Imzad » a très vite séduit son public par l’authenticité de son répertoire et l’énergie que dégage cette fusion ainsi que par la puissance des percussions.

Mené par le chanteur et guitariste Bey Ag Alhousseyni, le groupe a repris des titres de ses albums « Ed’dounia » et « Oulh N’Ahaggar » (le coeur de l’Ahaggar) dont « Tisnante Nayetma » et « Zinezgoumegh » portés par les rythmes combinés du djambé et de la batterie.

En plus de s’inscrire dans l’exploration des musiques et poésies de l’Ahaggar et de proposer un son particulier et propre à la région, les « Imzad » s’ouvrent à des styles comme le reggae et la folk en introduisant le saxophone et la batterie et des jeux de guitare occidentaux.

En seconde partie de soirée, la fusion des musiques targuies a cédé la scène aux pionniers de la fusion raI, le groupe « Raina RaI » qui a remis au gout du jour un répertoire qui n’a pas pris une ride même si certains titres datent de plus de trente ans.

Mené par le guitariste de talent Lotfi Attar, le band qui regroupe depuis quelques années ses fondateurs, a reproduit sur la scène du Casif les plus grands succès du groupe à l’image de « Zghaida », « Taila » et « Zina », qui avaient marqué le public algérien.

Apportant de nouveaux arrangements à ces tubes, le « guitare hero » algérien continue sa recherche musicale afin de préserver et raviver l’authenticité du raï tout en s’inscrivant dans la même fusion explorant les oeuvres des plus grands guitaristes.

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