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Remise des prix de l’artisanat à 5 artisans de différentes wilayas du pays

Publié le 18/10/2017, par dans Non classé.

ALGER – Les prix de l’artisanat ont été décernés, mardi à Alger, à cinq artisans issus de différentes wilayas du pays dans le cadre du concours national du meilleur produit artisanal et artistique authentique.

Le premier prix a été remis à Messaouda Kellaa Eddam de la wilaya de Ghardaïa, qui a innové dans le tissage d’un tapis en laine artisanal, tandis qu’un prix similaire a été remis à Messaoud Lachehab de Constantine, artisan spécialiste en dinanderie pour un service en cuivre rouge.

Maalemi Messaoud de Tizi Ouzou a reçu un prix pour des objets d’art réalisés à base d’argile, de plâtre, de pierre et de verre.

Un autre prix a été décerné à Abdelkrim Remima de Bejaia, ayant innové dans la fabrication d’œuvres d’art à partir de matériaux naturels recyclés.

Nadjat Tidjani de la wilaya d’Ouargla a obtenu quant à elle un prix pour la confection d’un manteau de laine et d’une robe portant les symboles du Tassili.

Le ministre du tourisme et de l’artisanat, Hassan Mermouri a affirmé, à cet égard, que cette cérémonie « consacre le savoir-faire, la créativité, le sacrifice et l’abnégation dans la réalisation des objets d’art et encourage l’esprit de compétition chez les artisans en vue de développer l’artisanat et de le promouvoir sur les marchés national et international ».

Pour valoriser le haut niveau des artisans algériens dans les différentes spécialités, le ministre a décidé cette année, et pour la première fois depuis la création de ce prix en 2003, de remettre un prix à un seul lauréat pour chaque spécialité, à la demande des artisans, à savoir les œuvres d’art en argile, métal, bois, laine, tissu et cuir, pour une meilleure évaluation des travaux des artisans, l’élargissement de la participation, le développement de l’artisanat et le respect des normes internationales en matière de qualité.

M. Mermouri a indiqué que la « richesse du patrimoine culturel et civilisationnel a contribué à la diversification des métiers de l’artisant que l’Etat œuvre à préserver à travers les différentes formes de soutien accordées aux artisans en vue d’augmenter leurs capacités de production, leur compétitivité et les aider à s’adapter aux mutations sociales, économiques et technologiques ».

Le ministre a rappelé les « programmes lancés pour la promotion des entreprises artisanales en matière de gestion de la qualité selon des procès étudiés qui se sont matérialisées par la « protection de la propriété intellectuelle dans le secteur, la gestion de la qualité selon les normes ISO 9001 concernant les entreprises artisanales et l’exploitation des technologies modernes en matière d’offre, de promotion et de commercialisation ». Il a, dans ce sens, mis en exergue la « détermination du secteur à élaborer une nouvelle approche pour atteindre la qualité des produits dans le domaine de l’artisanat ».

L’objectif est de faire du secteur de l’artisanat une source de développement génératrice de richesses et d’emplois conformément à la vision judicieuse du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui a conféré un nouvel élan au secteur de l’artisanat, a soutenu M. Mermouri.

Le ministre a saisi cette occasion pour appeler les artisans « à persévérer et à travailler en collectivité à travers leurs créations et innovations en vue de s’ouvrir aux marchés internationaux de manière à contribuer au développement et à la promotion de l’artisanat sur le double plans local et international ».

Des attestations ont été remis, à la clôture de la cérémonie, aux membres du jury de sélection qui ont travaillé avec professionnalisme et n’ont ménagé aucun effort pour choisir les lauréats en toute transparence et objectivité.

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Premier ministère : La communication par le démenti

Publié le 18/10/2017, par dans Non classé.

Le site électronique du Premier ministère a écarté, hier, l’idée d’un remaniement du gouvernement.
Le Premier ministère réagit vite et dément les rumeurs évoquant « un remaniement ministériel devant intervenir après les élections locales du mois de novembre prochain». Diffusées sur les réseaux sociaux avant d’être reprises par certains sites d’information, ces rumeurs annonçaient des changements à la tête de certains départements ministériels stratégiques.

« A la différence de ce que rapportent certaines sources, il n’existe aucun projet de restructuration du gouvernement, tout comme il n’y a, pour le moment, aucun projet de remaniement ministériel», précisent les services du Premier ministère dans un post sur la page Twitter du gouvernement. Le message posté, hier en fin de matinée, a été repris par plusieurs médias, dont l’APS qui n’est plus, visiblement, l’organe officiel du gouvernement. En effet, depuis son retour au gouvernement, Ahmed Ouyahia a adopté une autre « méthode de communication».

Le locataire du palais du Docteur Saadane multiplie des messages via le site internet du Premier ministère qui lui sert, apparemment, de moyen pour polémiquer à distance avec les acteurs politiques qui critiquent les choix de son gouvernement. Le démenti d’hier vise à mettre un terme à la rumeur qui risque de déstabiliser son gouvernement.

Car cette dernière commençait à prendre de l’ampleur et freine l’élan des ministres concernés qui se fient aux rumeurs et attendent l’annonce de leur départ, au lieu de se concentrer sur leurs missions. Ces derniers, connaissant les méthodes peu claires de désignation et de limogeage des membres du gouvernement, donnent du crédit aux rumeurs.

Absence d’un porte-parole du gouvernement

Cette nouvelle méthode de communication a été inaugurée il y a plusieurs semaines déjà. Voulant une médiatisation de ses actions, le Premier ministre intervient souvent sur internet à travers des messages courts pour donner un éclaircissement ou répondre à une polémique. Outre le démenti concernant le remaniement du gouvernement, Ahmed Ouyahia a engagé, sur le site internet officiel du Premier ministère, dans la polémique avec les acteurs politiques qui critiquent certaines de ses décisions.

Sa première réaction a concerné l’annonce du projet de révision de la loi sur les hydrocarbures devant intervenir en 2018. « L’annonce de la révision de la loi sur les hydrocarbures a ouvert la voie à de nombreuses spéculations. Il est donc utile de préciser que cette révision ne portera sur aucune question de souveraineté, y compris la règle 51/49 dans les partenariats avec l’étranger.

Attendez donc la sortie du projet de loi avant de le commenter», demande le Premier ministre dans un texte posté sur le site en question. Ahmed Ouyahia met aussi les points sur les « i» en ce qui concerne l’exploitation du gaz de schiste, en qualifiant d' »agitateurs» ceux qui critiquent cette option. « L’annonce de la relance du projet d’exploitation du gaz de schiste a réveillé les agitateurs politiques qui tentent de manipuler la population, notamment du sud du pays. Il est donc utile de rappeler que la reprise des tests sera accompagnée d’explications envers l’opinion et de dialogue avec la population des régions concernées», écrit-il dans un autre texte.

Et d’ajouter : « Rien ne sera entrepris en mettant en danger la santé des Algériens. Mais rien n’empêchera l’Algérie d’exploiter ses richesses au profit des Algériens.» A travers cette méthode, le Premier ministre tente de combler un déficit de communication de la part du gouvernement en raison, notamment, de l’absence d’un porte-parole. Mais cette « nouvelle communication» s’avère boiteuse, d’autant plus que les services du Premier ministère ne donnent pas suffisamment de détails sur les questions objet de polémique. Lire la suite

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Saâd Benkhelif d’El Watan primé

Publié le 18/10/2017, par dans Non classé.

Avant-hier, dans la soirée, l’opérateur de téléphonie mobile Ooredoo a organisé la cérémonie de remise des prix du concours Média Star, qui est cette année à sa 11e édition.
Ce concours, qui concerne toutes les catégories du travail journalistique, à savoir les articles écrits, radiophoniques, télévisuels ou encore diffusé via la Toile et l’illustration de presse, attire chaque année des milliers de participants. Parmi les lauréats de cette nouvelle édition, figure le caricaturiste d’El Watan, Saâd Benkhelif, pour sa caricature intitulée « Un pas vers l’économie numérique» publiée dans l’édition du 4 octobre 2016.

Saâd, qui a raflé la 2e place et un prix de 300 000 DA, s’est dit touché par cette distinction à laquelle il ne s’attendait pas. Le 3e prix a été attribué à Selma Manai du quotidien Michouar Elsyasi pour sa caricature sur l’isolement social. Pour la catégorie presse écrite, 6 nominés ont été retenus, dont la journaliste d’El Watan, Naïma Djekhar, titulaire du 1er prix de cette même catégorie dans l’édition de ce prix de l’année passée. Les lauréats sont : Mouna Lamouri, du quotidien El Mouatin, en 1re place pour son article « Les personnes âgées investissent le monde du smartphone, la 4G réduit les inégalités intergénérationnelles», le journaliste Mustapha Bestami, du quotidien El Khabar, en 2e place, pour son article « Les agriculteurs misent sur le numérique pour développer leur activité» et enfin, en dernière place, le journaliste d’Ennahar, Aftis Zaïdi, pour son article « Le Hadj du Viber et de Facebook en 2016».

Les mêmes prix ont été également décernés à trois lauréats de chaque autre catégorie, à savoir la production télévisuelle, radiophonique et média électronique. Le jury, cette année, a été présidé par l’ex-ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi, et a regroupé un cocktail de personnalités médiatiques. Contrairement aux autres éditions, aucune personnalité de la scène journalistique n’a été honorée cette année.

Selon Ramdane Djazaïri, directeur opérationnel des relations publiques et des médias, depuis le lancement de ce prix, 1260 journalistes professionnels ont participé, dont une centaine primée. Ce sont également plus de 60 personnalités de divers horizons professionnels qui ont été honorées pour leur engagement et leur contribution dans le domaine des médias, des TIC, de la culture et du sport. Lire la suite

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Tiguentourine : Qui a financé les terroristes ?

Publié le 18/10/2017, par dans Non classé.

La chambre d’accusation près la cour d’Alger examinera aujourd’hui l’affaire liée à l’attaque sanglante menée par un groupe de terroristes, en janvier 2013, contre le complexe gazier de Tiguentourine.
Les avocats des quatre accusés poursuivis dans le cadre de l’attaque contre le complexe gazier de Tiguentourine, en janvier 2013, qui avait fait 27 morts parmi les otages, auront du mal à plaider la cause de leurs mandants devant la chambre d’accusation près la cour d’Alger, qui va statuer aujourd’hui sur leur sort.

L’affaire, rappelons-le, remonte à la matinée du mercredi 16 janvier 2013, où une colonne de quatre véhicules tout-terrain, transportant une trentaine de terroristes puissamment armés, a traversé la frontière algéro-libyenne, et s’est s’emparée du complexe gazier de Tiguentourine, situé à 40 km de In Amenas, et a pris en otage les 800 travailleurs, dont 130 Occidentaux, qui s’y trouvaient. Mise au pied du mur, l’Algérie subit d’énormes pressions pour empêcher toute intervention militaire de ses troupes.

Elle ouvre les négociations avec le groupe Al Moulathamoune (les enturbannés) que dirige Mokhtar Belmokhtar. Quarante-huit heures plus tard, les forces spéciales de l’ANP donnent l’assaut qui se solde par l’élimination de 29 membres du commando, l’arrestation de trois autres (un quatrième plusieurs mois après) et la mort de 37 otages.

L’enquête judiciaire est confiée au pôle pénal spécialisé d’Alger qui clôture le dossier plus de quatre ans plus tard, en retenant plusieurs chefs d’accusation contre les quatre présumés terroristes en détention et une dizaine d’autres en fuite, dont l’émir de la phalange Al Moulathamoune, Mokhtar Belmokhtar, reconnu comme le planificateur et l’organisateur de l’opération.

La préparation de cet acte terroriste a duré, selon l’enquête, près de 5 mois durant lesquels de nombreux chefs terroristes activant aussi bien au nord du Mali qu’en Libye ont été consultés pour avoir leur avis et, parmi eux, Abdelhakim Belhadj, membre du conseil militaire libyen. Abdelkader Derouiche, un des membres du commando en détention, révèle avoir été choisi pour son profil de « combattant» mais aussi pour ses connaissances en langue anglaise. Universitaire oranais âgé de 33 ans, connu sous le pseudonyme d’Abou Al Barra, il raconte les détails de l’opération.

En 2010, il abandonne son commerce à Bordj Badji Mokhtar, pour rejoindre Belmokhtar, dans les monts de Tigharghar, au nord du Mali. Après des mois d’entraînement militaire, Belmokhtar l’envoie à Oran, pour constituer une cellule, chargée d’enlever des employés étrangers travaillant pour une société de transport.

Avec son frère Lahcène, le groupe est vite créé, avec sept éléments, mais il ne fait pas long feu. Les membres de cette cellule sont arrêtés, y compris Lahcène, mais Abdelkader échappe au coup de filet des services de sécurité. Il retourne au nord du Mali. En tant que « cadre» du groupe de Belmokhtar, il assiste à la plupart des réunions qu’organise son émir.

Selon lui, l’idée d’un assaut contre une usine de gaz a été soufflée à l’oreille de Belmokhtar, alors qu’il se trouvait en Libye, par un de ses proches éléments, un certain Bouamama. Ce dernier était en contact permanent avec un chauffeur du complexe gazier, qui lui fournissait toutes les informations sur la base de vie et les travailleurs étrangers qui y exerçaient. Durant trois mois, Belmokhtar entouré par des terroristes de plusieurs nationalités, notamment des Tunisiens et des Egyptiens, étudie l’opération dont l’objectif principal était d’enlever les travailleurs européens et d’en faire une monnaie d’échange.

Pour mieux mûrir l’opération, il se rend au nord du Mali. La situation n’est plus ce qu’elle était depuis son départ en Libye. Tigharghar, Gao et Tombouctou tombent entre les mains du groupe terroriste Mujao (Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest), connu par les plus avertis comme étant une création des services marocains.

Ses actions sont dirigées exclusivement contre l’Algérie. Belmokhtar fait état de son projet aux chefs du groupe et l’idée les intéresse. Ils mettent à sa disposition des armes et une section d’une quinzaine d’éléments des plus aguerris qui vont l’accompagner en Libye pour terminer l’organisation de l’attaque.

Sur place, dans son campement non loin de Tripoli, Belmokhtar ne va pas tarder à clôturer la liste du commando. Le Nigérien Abderrahmane Toudji, et l’Egyptien Abou Loubaba, dit aussi Abou Bakr Al Misri, quelques-uns de ses proches collaborateurs, lui proposent une liste de 45 membres de différentes nationalités, dont des Egyptiens, des Tunisiens, des Libyens appartenant au groupe Ançar Acharia, et deux Canadiens, bien entraînés et prêts à l’action.

Il n’en retient que 14, pour compléter le groupe, constitué désormais de 30 éléments (9 Tunisiens, 8 Egyptiens, 5 Algériens, 2 Canadiens, 2 Nigériens, 2 Libyens, 1 Malien et 1 Mauritanien), bien armés, auxquels s’est joint le guide, un certain Zeid, fils du terroriste Bouamama. Le commandement de l’opération est confié à Abderrahmane Toudji, Abdellah Al Canadi (le Canadien) et Abdelkader Ettounsi (Tunisien), et Tahar Bencheneb (Algérien), tous tués lors de l’assaut.

Le mystère de Abdelkrim Belhadj

A bord de 4 véhicules de type 4×4, le commando prend la route de Tiguentourine, le 14 janvier 2013, pour arriver au complexe gazier à l’aube du 16 janvier. Au cours des trois jours de voyage, le contact avec Belmokhtar n’a pas cessé, grâce aux téléphones satellitaires dont disposent de nombreux membres du groupe. Cette version des faits est confirmée par Kerroumi Bouziane, dit Redouane, arrêté lors de l’opération, alors âgé d’à peine 22 ans.

Natif d’Adrar, il a rallié Belmokhtar, sur insistance d’un de ses amis, un certain Moussa, avant de se retrouver dans les camps d’entraînement de Belmokhtar, dans la région de Gao, puis en Libye. Il avait été désigné pour faire partie du commando, alors qu’il était au nord du Mali, sans pour autant être mis au courant de la cible ni de la date de l’exécution de l’opération. Le troisième terroriste arrêté est un ressortissant tunisien, âgé de 32 ans, du nom de Laaroussi Edarbali. Natif de Seriana en Tunisie, il a séjourné plusieurs fois en Libye avant de tenter de rejoindre ses compatriotes en Syrie, enrôlés dans les rangs des « djihadistes».

Les réseaux devant concrétiser son projet, l’ont abandonné en cours de route. Il décide alors de retourner en Lire la suite

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«A force de la triturer et de la modifier, on a fini par banaliser la Constitution»

Publié le 18/10/2017, par dans Non classé.

Le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), Nourredine Benissad, dresse un bilan très peu reluisant de la situation des droits de l’homme dans le pays. Il craint une dégradation de la situation en raison de la crise économique et le recours, par le gouvernement, à des politiques d’austérité. Le premier responsable de la LADDH s’exprime aussi sur l’élimination des candidatures aux locales du 23 novembre prochain en appelant la justice à les rétablir, surtout que l’administration a agi sur la base de rapports secrets des services de sécurité.
– L’année 2017 tirant pratiquement à sa fin, quel bilan faites-vous de la situation des droits de l’homme durant cet exercice ?

On peut mesurer le climat des droits de l’homme au degré de la démocratisation d’une société. Plus une société est démocratique, plus les droits se portent mieux. En Algérie, nous étions sous état d’urgence de droit et nous sommes passés sous état d’urgence de fait.

Les libertés sont malmenées au quotidien : l’année 2017 a été marquée par des interdictions, des restrictions et des atteintes de toute nature aux droits de l’homme : poursuites judiciaires engagées et emprisonnement à l’encontre de défenseurs des droits de l’homme, de blogueurs, de donneurs d’alerte, pour avoir exprimé des opinions, de simples citoyens pour avoir exercé leur culte ainsi que d’innombrables restrictions à la liberté de création, d’opinion, de manifestations culturelles, de rassemblements pacifiques, notamment des familles de disparus, et de réunions publiques organisées par divers acteurs politiques, intellectuels, culturels, syndicaux ou associatifs.

Les associations qui activent dans les domaines des droits de l’homme ou périphériques et qui tiennent à leur indépendance sont privées du fameux sésame de l’administration, en l’occurrence l’agrément, pour les empêcher de travailler. Nous avons également vécu une campagne odieuse contre les migrants.

– Pourtant la nouvelle Constitution a été présentée comme une « révolution démocratique pour le pays»…

La nouvelle Constitution, comme vous dites, est en fait des amendements apportés à la précédente Constitution. A force de la triturer et de la modifier, on a fini par la banaliser et lui enlever toute sa valeur en tant que norme suprême qui s’impose à tous. A force aussi de renvoyer certaines dispositions à des lois organiques ou ordinaires et qui n’ont pas encore vu le jour, on a créé un vide constitutionnel pour empêcher les citoyens d’exercer leurs droits fondamentaux.

La Constitution, c’est un ensemble de règles juridiques encadrées par les lois organiques ou ordinaires qui garantissent le respect des droits des citoyens et consacrent le principe de la séparation des pouvoirs, ainsi que l’indépendance de la justice et du Conseil constitutionnel.

Au moins pour ces deux règles, nous sommes loin des normes internationales. La mise sous tutelle du pouvoir exécutif des deux entités citées les empêche de jouer leur rôle de protecteurs des libertés et de la Constitution en « produisant» notamment de la jurisprudence qui réaffirme l’inviolabilité irrévocable des droits fondamentaux.

– Depuis quelques mois, le gouvernement développe un discours alarmiste sur la situation financière du pays. L’Exécutif s’apprête à revoir la politique des subventions et il pourrait même procéder à des compressions d’effectifs dans la Fonction publique. Selon vous, y a-t-il un danger sur les droits socioéconomiques des Algériens ?

Il n’échappe à personne que les mesures d’austérité, et il y a plusieurs exemples dans le monde, auront de graves conséquences sur le plan humain, notamment de plus en plus de chômage pour plus longtemps et l’amplification du phénomène de paupérisation de pans entiers de la société. Je pense au chômage des jeunes, aux retraités, au travail des enfants, à l’esclavage domestique, à la prostitution, à la drogue… et donc à une atteinte à l’ensemble des droits sociaux et économiques qui toucheront de nombreux groupes sociaux, particulièrement les plus vulnérables.

La grande pauvreté peut aller de pair avec une augmentation des traitements inhumains et dégradants. Il est évident qu’en temps de crise, les droits de l’homme sont malmenés et il s’agit pour nous d’alerter sur les risques et les dangers qui pèsent sur le tissu social. La ligue se tiendra toujours du côté des plus faibles.

– Le monde vient de commémorer la Journée mondiale contre la peine de mort. La LADDH fait partie des organisations plaidant pour l’abolition de cette peine. Quelles sont les actions que vous comptez mener en vue de réaliser cet objectif ?

La peine de mort est une peine cruelle, inhumaine et dégradante. Aucune personne, aucun Etat ne peut réparer un crime par un crime. Si c’est Dieu qui donne la vie, il n’y a que Dieu qui peut l’ôter. Les crimes commis contre les enfants restent des crimes abominables et condamnables. La législation pénale est déjà trop dure pour les crimes contre les enfants.

Il faut savoir et il faut le marteler, les abolitionnistes n’encouragent pas l’impunité contre les crimes mais travaillent à substituer la peine de mort par une peine plus « humaine», comme la prison à perpétuité ou à vie. Le criminel aura tout le temps, le restant de sa vie, de réfléchir aux crimes qu’il a commis et à s’amender.

Le crime est consubstantiel à la nature humaine, il a toujours existé depuis que le monde est monde. Les statistiques au niveau international montrent que là où des Etats appliquent la peine de mort, les crimes n’ont pas diminué, et là où la majorité des pays ont aboli la peine de mort, les crimes n’ont pas augmenté. C’est pour dire que le maintien ou le rétablissement de la peine de mort n’est pas la solution. Il faut s’attaquer aux causes de la violence et des crimes dans notre société et mener des politiques publiques à même d’apporter des solutions.

Le respect de la personne humaine, de la tolérance, des idéaux de la paix, de la sacralisation de la dignité humaine dès l’école, dans les foyers, dans les médias, etc., amènent à une société où la vie humaine est respectée. Nous avons, avec d’autres associations, créé une coalition contre la peine de mort. Elle en est à ses débuts, mais la loi sur les associations n’encourage pas à mener un Lire la suite

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«Il y a dysfonctionnement dans les statuts des travailleurs»

Publié le 18/10/2017, par dans Non classé.

– Qu’est-ce qui explique, selon vous, le manque de surveillants ou autres personnels au niveau des établissements scolaires ?

Plusieurs opérations de recrutement d’adjoints de l’éducation ont été menées ces dernières années, après un blocage des recrutements ayant duré longtemps. Le manque en personnels d’encadrement administratif n’est pas lié au recrutement, mais aux dysfonctionnements du statut des travailleurs du secteur gérant la carrière des différentes catégories du personnel. L’adjoint de l’éducation, ou le surveillant, est un poste en voie d’extinction.

Les surveillants partis à la retraite ne sont pas donc remplacés. Ce poste est remplacé par le superviseur d’éducation auquel incombent les tâches du surveillant. Or, après plusieurs années de service et de concours, le superviseur peut prétendre au poste de superviseur principal, puis conseiller d’éducation et non au poste de surveillant général qui lui est une des options d’aboutissement de la carrière des enseignants.

– Le poste de surveillant général est-il peu convoité ?

Le poste de surveillant général, qui devrait être l’aboutissement de la carrière de superviseur, n’est pas aussi attractif pour les enseignants qui préfèrent embrasser d’autres carrières de directeurs d’établissement ou inspecteurs, plus avantageuses en salaire et moins contraignantes. C’est ce qui explique le manque d’encadrement.

Dans la wilaya de Tizi Ouzou, 121 établissements sont sans surveillant général, au niveau national, nous en avons recensé 1500 ! Au niveau de ces établissements, l’administration fait appel aux superviseurs qui assurent ce poste comme « faisant fonction de». Ce sont là toutes les contradictions du statut que nous ne cessons de dénoncer depuis des années et que la tutelle continue d’ignorer, en cherchant d’autres solutions de rafistolage !

A cela s’ajoute la mauvaise répartition de la ressource disponible avec une mauvaise distribution des postes budgétaires. Dans certains établissements, le manque de superviseur est signalé de manière récurrente, notamment avec le départ massif à la retraite, alors que d’autres sont dotés des effectifs nécessaires après les derniers recrutements effectués.

– Quelles sont les raisons des difficultés de gestion des classes et des récréations dans certains établissements, qui se manifestent souvent par des actes de violence ?

A mon avis, il y a un besoin qui s’exprime en matière de formation des effectifs aux tâches réelles qui les attendent.
Le rôle de superviseur de l’éducation varie entre le maintien de l’ordre au niveau de l’établissement et la gestion d’une classe durant l’absence d’un enseignants. Les superviseurs doivent également être attentifs à l’état des élèves, à déceler ceux en détresse et à effectuer des tâches administratives.

Le superviseur est également appelé à intervenir en cas de difficulté de maîtrise de la classe par l’enseignant.
Actuellement, des candidats reçus au dernier concours sont convoqués directement, sans aucune formation, et cela engendre des situations de violence dans les établissements, difficiles à maîtriser. Les superviseurs se retrouvent livrés à eux-mêmes. Lire la suite

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