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La LADDH appelle à la levée des restrictions sur les libertés

Publié le 11/12/2017, par dans Non classé.

Les années se suivent, mais la question des droits de l’homme n’évolue toujours pas en Algérie.
C’est le constat que font, chaque année, les militants et les activistes à l’occasion de la célébration de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Relevant la contradiction entre les textes de loi en vigueur dans le pays et la pratique, les organisations nationales appellent les autorités à respecter les engagements internationaux de l’Algérie. « Notre Constitution ainsi que les conventions internationales relatives aux droits de l’homme garantissent les libertés collectives et individuelles.

L’Etat doit s’en tenir à ses engagements et mettre en œuvre des politiques publiques pour promouvoir les droits de l’homme. Les Algériens sont appelés à les exercer pacifiquement malgré les restrictions et la répression», affirme le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), Noureddine Benissad, dans un communiqué rendu public hier. Précisant que les droits de l’homme sont un patrimoine de l’humanité, il appelle les autorités « à lever toutes les restrictions» empêchant l’exercice de toutes les libertés. « Les autorités doivent lever toutes les restrictions et apporter la protection légale pour permettre l’exercice pacifique de manifester, de se rassembler, de s’organiser, d’avoir une opinion et de s’exprimer, de créer, d’entreprendre, d’investir, du culte», ajoute-t-il.

La LADDH, précise son président, appelle à cet effet à la libération, à l’élargissement et à l’arrêt des poursuites à l’encontre de toutes les personnes ayant exercé leurs droits politiques : opinion, expression ou culte. Dans la foulée, Noureddine Benissad appelle aussi à la protection des droits économiques, sociaux et culturels. « Il est du devoir de l’Etat d’assurer la justice sociale, de repartir équitablement la richesse nationale, de protéger les personnes les plus vulnérables de la société et d’organiser la solidarité nationale (retraités, handicapés, enfants, notamment mineurs contraints au travail, femmes mères ou seules, chômeurs)», lit-on dans le même communiqué.

La LADDH demande aussi la mise en place rapide de tous les instruments et tous les mécanismes prévus par la Constitution en vue de promouvoir la langue maternelle tamazight, la prise en charge des jeunes tentés par l’émigration clandestine et la consécration de l’égalité hommes-femmes. Le président de la LADDH condamne aussi « la décision du président Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël en violation du droit international et des conventions internationales relatives aux droits de l’homme».

Outre la LADDH, plusieurs organisations ont célébré cette occasion à leur manière. C’est le cas du Collectif des familles des disparus qui a tenté, dans la matinée d’hier, d’organiser un rassemblement devant le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) à Alger. Brandissant des pancartes sur lesquelles sont transcrits des slogans demandant « s’il y a des droits de l’homme en Algérie», les membres de ce collectif ont été empêchés de se rapprocher du siège du CNDH.
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Le RCD nous écrit

Publié le 11/12/2017, par dans Non classé.

Que les partis du pouvoir soient contre tamazight, ce n’est pas un fait nouveau. Ils l’ont été et ils le sont toujours. Mais que le PT, le Hamas et le parti de Djaballah, qui ont depuis toujours considéré cette langue ancestrale comme une fabrication coloniale, veulent se faire passer pour ses défenseurs aujourd’hui. Au RCD, nous refusons tout marchandage de la cause amazighe. Notre position est très claire et notre combat pour la langue amazighe est jalonné par les sacrifices quotidiens de nos militants. L’officialisation effective de la langue amazighe est un préalable pour que notre pays puisse se réconcilier enfin avec son identité. Nous parlons d’une officialisation effective pour la distinguer du leurre introduit dans la récente et énième Constitution algérienne. La véritable officialisation pour laquelle nous militons est celle qui fera de tamazight une langue des institutions, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Le soi-disant amendement proposé ne vise la création d’aucun fonds, ni impôt pour la promotion de notre langue. Proposer que tamazight soit introduite uniquement dans l’enseignement et d’une manière graduelle est un objectif qui est très loin des aspirations des militants de cette cause que nous sommes. Pis encore, proposer un tel article dans le cadre d’une loi de finances anti-peuple que nous avons rejetée dans sa globalité (une loi de finances rejetée d’ailleurs par le PT, le Hamas et le parti de Djaballah) renseigne sur la grossière manipulation qui vise à provoquer, encore une fois, les régions berbérophones, et particulièrement la Kabylie. Cela intervient, faudrait-il le souligner, après avoir cherché en vain un soulèvement par l’élimination arbitraire de plusieurs candidatures de militants lors des élections locales passées. C’est en tout cas, la traduction sur le terrain de « la guerre clanique au sein du pouvoir qui dit son nom». Il appartient à tous les militants d’être vigilants et la lutte pour tamazight continue.

Le chargé de la communication au RCD Lire la suite

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Le RPK appelle à «éviter une impasse»

Publié le 11/12/2017, par dans Non classé.

Dans un communiqué rendu public, hier, le Rassemblement pour l’autonomie de la Kabylie (RPK) dit soutenir les manifestations prévues aujourd’hui dans plusieurs régions de Kabylie, mais il appelle à la « vigilance» et rappelle ses revendications portant sur l’autonomie de la région.
Dans le communiqué, le RPK a indiqué qu’il soutient les appels à la manifestation. Mais il précise que, si toute mobilisation est à féliciter et à encourager, « il ne faut pas hésiter à l’accompagner par un véritable débat pour éviter les impasses, dérives vers la violence ou les manipulations. Sans clarification des objectifs et des enjeux, sans revendication claire, c’est à coup sûr rééditer les impasses auxquelles sont arrivés le Mouvement culturel berbère dans les années 1990 et le mouvement citoyen de 2001». Ce mouvement rappelle également sa principale revendication : « La véritable solution linguistique et culturelle passe nécessairement par la reconnaissance des droits collectifs de ses locuteurs et l’acceptation par conséquent que la communauté kabyle forme un peuple. Un peuple qui ne peut être dépossédé de la souveraineté de gérer et développer sa propre langue à l’aide de ses institutions propres.»
Le RPK a été fondé par des militants, issus essentiellement du Mouvement culturel berbère et des déçus du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, devenu Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie. Lire la suite

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Le nomadisme politique refait parler de lui

Publié le 11/12/2017, par dans Non classé.

Isolé ou pas, le nomadisme politique n’a jamais autant fait parler de lui que durant les dernières élections locales.
Depuis la proclamation des résultats, de nombreux élus ont rejoint le FLN, après avoir conquis les voix des électeurs en tant qu’indépendants ou sous la casquette d’un autre parti. Ce qui a permis à la formation de Djamel Ould Abbès de rafler la grande majorité des assemblées communales et de wilayas.

Contacté, ce dernier ne voit pas cette pratique comme immorale ou contre l’éthique, mais plutôt comme une nécessité pour beaucoup d’assemblées d’être sous la bannière d’un parti comme le FLN, pour pouvoir gérer les assemblées locales. « Depuis la proclamation des résultats, 70 listes d’assemblées communales ont demandé à rallier les rangs du FLN et nous avons accepté. Nous passons donc de 635 APC, à plus de 700 et nous contrôlons 33 assemblées de wilayas», explique le secrétaire général du FLN. Pour beaucoup, cette transhumance est l’illustration parfaite de l’immoralité qui pollue l’espace politique.

Elle traduit une rupture avec les convictions partisanes. Les candidats qui ont rallié le FLN ne viennent pas tous des listes indépendantes. Hier, une grande partie de la liste FFS, élue à Koléa, dans la wilaya de Tipasa, a rejoint l’ex-parti unique, alors que de nombreuses autres listes, des assemblées communales à Alger, Ghardaïa et à Batna, ont connu le même sort. Pour quelle raison, tous ces candidats se mettent sous la bannière du FLN ? Des élus évoquent, comme réponse, des pressions exercées par l’administration. De nombreux secrétaires généraux de daïra et de wilaya, ainsi que des walis auraient été instruits pour faire en sorte que l’écrasante majorité des assemblées locales soit entre les mains du FLN.

« Les walis ont pesé de tout leur poids pour rallier au FLN les indépendants et les candidats des formations politiques de l’opposition, minoritaires dans les assemblées. Un travail de coulisses a été fait au niveau des assemblées de wilaya pour isoler, par exemple, le RND, y compris dans les localités où ce parti a pu obtenir la majorité. Des alliances ont été arrangées pour permettre au FLN de raffler la majorité», révèle un élu d’une assemblée de wilaya. Pour lui, l’administration « a joué un grand rôle» dans ce qu’il qualifie de « rééquilibrage politique» au « détriment des bonnes pratiques de la démocratie».

En effet, passer d’un parti à un autre, après un mandat, et vers un autre, pour se présenter aux élections, importe peu, mais changer de casquette politique dès la proclamation des résultats s’apparente à de l’opportunisme. Les électeurs y voient une sorte de rupture du contrat moral avec l’élu et une remise en cause de ses engagements. Le chargé de la communication du FLN nie toute intervention de l’administration en faveur de son parti.

« Nous n’avons exercé aucune pression sur aucun des 70 membres des assemblées qui nous ont rejoint. Ils ont fait le choix de revenir à une force politique qui les accompagne pour concrétiser les engagements vis-à-vis de leurs électeurs. Il n’y a rien d’immoral ou de contraire à l’éthique. Ce qu’ils ont promis, ils le retrouvent au FLN, qu’ils estiment être un grand parti», dit-il. Pour lui, de nombreux élus « étaient d’anciens militants du parti, qui sont partis ailleurs, mais qui, à la fin, sont revenus à leur formation d’origine». Il cite le cas de la liste indépendante d’Alger-Centre, dirigée par Abdelhakim Bettache, en soulignant : « Après les résultats, il est venu nous voir, en nous disant qu’il est fils d’un moudjahid, et que le FLN est le plus approprié pour soutenir ses efforts de développement de la commune.»

M. Bouguettaya note, par ailleurs, que dans beaucoup de communes, comme celle de Bab Ezzouar, ou de Batna, des listes du FFS ont rallié le FLN. Ce que Hacene Ferli, directeur de la communication du FFS, conteste : « C’est la liste de l’assemblée communale de Koléa, qui a rejoint le FLN, mais pas avec tous les membres.

Dans les APW, nous sommes obligés de passer par des alliances, même si nous avons une majorité. Lorsque celle-ci est entre les mains d’un autre parti, nous respectons et s’il y a lieu de passer par des alliances, nous le faisons.» Pour Ferli, la transhumance traduit un problème « d’éthique, de morale et de dépolitisation. Elle existe partout dans le monde. Le mandat n’incarne plus cette volonté de se mettre au service de la collectivité, mais plutôt d’aller à la recherche des privilèges et du pouvoir».

Pour sa part, le RND, par la voix de son chargé de communication, Seddik Chiheb, se présente comme « la grande victime» de ce scrutin, même si au sein de l’opposition, on l’accuse d’avoir joué le même rôle que le FLN. « Ces opérations de parrainage sont nécessaires pour créer des alliances et gérer les assemblées notamment de wilaya.

Dans de nombreuses assemblées, nous avons été privés de notre position majoritaire. Beaucoup se sont ligués contre nous. Nous avons obtenu 460 communes et 7 assemblées de wilaya. Cependant, nous pouvons dire que le RND progresse lentement mais sûrement. A chaque élection, notre score augmente.

Cela démontre que le parti a une vision politique sérieuse. Nous nous inscrivons dans une démarche constructive. Nous ne faisons pas dans le parasitage», déclare Chiheb, avant d’annoncer, « avec regret», tard dans la journée d’hier, la perte de l’APW de Djelfa, et le report, au 21 décembre, des élections pour celle de Chlef, où les tractations ont été très difficiles. Force est de constater qu’en l’absence d’une loi qui interdit « le nomadisme politique», les listes électorales locales continueront à faire l’objet de chantage et de marchandage pour faire apparaître une nouvelle carte municipale à l’approche de 2019.
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L’exploitation des nappes d’eau albiennes sera autorisée

Publié le 11/12/2017, par dans Non classé.

En visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Biskra, Hocine Necib, ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, a rappelé qu’en application des directives du président de la République, le gouvernement avait décidé à l’issue d’un Conseil des ministres, tenu en octobre dernier, de permettre l’exploitation intensive des eaux albiennes du bassin hydrographique du Sahara.

Celui-ci contient des milliards de mètres cubes d’eaux souterraines nécessitant des moyens et des techniques sophistiqués pour être ramenées à la surface. Le forage de puits profonds permettra d’alimenter les wilayas de Biskra, El Oued et Ouargla mais aussi les hauts-plateaux en eau potable et d’irrigation pour les périmètres agricoles de cette région de l’Est algérien, dont certaines zones pâtissent du manque d’eau depuis des années. Pour gérer ce dossier, une commission interministérielle réunissant les ministères des Ressources en eau, de l’Agriculture et de l’Energie a été installée, a-t-on appris. « La disponibilité de l’eau sera aussi un catalyseur pour les agriculteurs, qui pourront de ce fait augmenter les surfaces arables et cultivables, car le développement de l’agriculture est une priorité pour le gouvernement», a soutenu l’hôte de la Reine des Zibans, lequel a été soumis à un périple dans plusieurs daïras pour visiter des chantiers et des infrastructures et s’enquérir de l’avancée des projets relevant de son secteur. Au Centre national de recherches scientifiques et techniques sur les régions arides (Cnrstra) de Biskra, il a donné le coup d’envoi d’une journée d’étude sur le mode d’exploitation des eaux albiennes et sur les techniques de transfert vers les zones habitées et les parcelles agricoles.
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Mobilisation sur fond d’appréhension en Kabylie

Publié le 11/12/2017, par dans Non classé.

L’onde de choc provoquée par le rejet d’une proposition d’amendement au profit de tamazight par la commission juridique de l’APN ne s’arrête pas.
Que ce soit à Béjaïa, à Tizi Ouzou ou à Bouira, depuis quelques jours, les rues de la Kabylie renouent avec la fièvre de la revendication identitaire.

Des marches de protestation s’y déroulent un peu partout depuis que ce rejet a été rendu public.
Hier, des lycéens sont sortis dans plusieurs localités de la wilaya de Béjaïa, comme à Aokas et El Kseur, pour marcher pour tamazight, emboîtant le pas à leurs camarades de nombreuses autres communes des wilayas de Tizi Ouzou et de Béjaïa qui sont sortis dans la rue la semaine passée, brandisssant banderoles et drapeaux amazighs.

Ce mouvement de rue, grossi par un effet d’entraînement inattendu, intervient en pleine période des examens du premier trimestre, déjà perturbés par la grève illimitée du Cnapeste. Le climat n’est pas différent à l’université où la colère gronde.

Aujourd’hui, les rues de Béjaïa et de Tizi Ouzou vont vibrer sous les pas de milliers d’étudiants mobilisés pour battre le pavé dans une marche que l’on veut être celle « du peuple».

A Béjaïa, les étudiants marcheront ce matin vers la place Saïd Mekbel sous la houlette de la coordination locale des étudiants qui a appelé à une grève qui paralyse les deux campus depuis une dizaine de jours. La manifestation synchronisée est organisée pour deux objectifs : dire non à la loi de finances qui vient d’être adoptée par la majorité présidentielle et revendiquer « la promotion, la généralisation et la mise en œuvre juridique et institutionnelle de la langue tamazight».

Les communautés lycéenne et estudiantine bouillonnent alors que des voix sages, mais rares, tentent de ramener le débat sur un terrain fertile, tout en sensibilisant sur une « mauvaise» interprétation des faits et rendant compte de la distinction entre une loi et une proposition d’amendement. « La distinction est plus qu’impérative», écrit Brahim Tazaghart, ancien militant du MCB, dans une contribution publiée par El Watan.

« Un débat enclenché sur la base de fausses informations, de confusions, du mauvais usage des concepts, de manipulations des mots est voué à l’échec. L’éthique politique, la morale militante, la noblesse de notre combat ne nous permettent pas de tricher avec la population, de mentir devant le peuple, de déformer la formation politique de nos étudiants et de notre jeunesse», affirme B.

Tazaghart qui soutient, cependant, les manifestations pacifiques des lycéens et des étudiants. Y a-t-il eu mauvaise communication ? M. Tazaghart le croit et, selon lui, c’est elle qui a autorisé les questions des lycéens, étudiants et de la rue « telles que : c’est vrai qu’ils veulent supprimer l’enseignement de tamazight ?» En reprochant aux partis politiques de laisser, par leur silence, la voie aux « manipulateurs», il les invite à défendre la promulgation de « la loi organique» qui doit suivre pour la mise en œuvre de la constitutionnalisation de tamazight, langue nationale et officielle en 2016.

La seule réaction des partis a été celle du RCD et du FFS qui accusent tous deux le PT de « manipulation». Le RCD dénonce « l’effet de manipulation recherché par le PT», et le FFS accuse le même parti de « manœuvres de manipulation de l’opinion». Loin des querelles partisanes, qui calmera la rue ? La protestation des lycéens et étudiants continue et gagne même le soutien de la société civile, dont certaines organisations ont appelé à rejoindre les marches d’aujourd’hui.

Pour la coordination des étudiants de Béjaïa, le message est clair, le pouvoir « persiste dans sa marginalisation de notre identité millénaire ‘‘tamazight » par le refus catégorique de sa promotion, sa génération et sa mise en œuvre juridique et institutionnelle comme langue nationale et officielle». Les tenants du pouvoir sont accusés de s’attaquer « aux fondements mêmes de la nation, à savoir son identité».
En même temps qu’elles crieront le rejet des « lois antisociales et antipopulaires», les marches d’aujourd’hui dénonceront surtout « la précarisation de la culture amazighe» et rappelleront l’atmosphère des manifestations d’avant la constitutionnalisation de tamazight. Lire la suite

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