formats

Le ministre du Commerce consulte ses partenaires

Publié le 22/06/2017, par dans Non classé.

Stabilité économique, protection du pouvoir d’achat du citoyen à travers l’encouragement du produit local et lutte contre le monopole et la spéculation qui alimentent le marché informel, autant d’enjeux que le ministère du commerce veut affronter.
Des rencontres avec des partenaires sociaux et économiques ont été organisées ces derniers jours pour définir les axes de travail à accomplir. Le ministre du Commerce, Ahmed Saci, a reçu plusieurs partenaires et acteurs professionnels et sociaux représentant des syndicats, des associations et des cadres du secteur de commerce, a indiqué hier un communiqué du ministère : « Ces rencontres ont été axées sur les enjeux et les défis auxquels fait face le secteur en termes de stabilité économique et de protection du pouvoir d’achat du citoyen à travers l’encouragement du produit local et la lutte contre le monopole et la spéculation et d’autres pratiques commerciales illégales.»

Pour Tahar Boulenouar, président de l’Association nationale des commerçants et artisans algériens (ANCA) qui a pris part à l’une de ces rencontres, cette initiative est à saluer puisqu’elle permet à chaque organisation de cerner et poser un état des lieux et de proposer des solutions. « Nous avons soulevé plusieurs questions dans le cadre de cette rencontre, dont celle du manque de marché de gros et de proximité qui peut permettre de régler beaucoup de problèmes dans le secteur, tels que la spéculation et le monopole et l’éradication des marchés informels», a-t-il expliqué hier.

De son côté, Mustapha Zebdi, président de l’Association de protection du consommateur de la wilaya d’Alger a tenu à mettre en avant les questions urgentes de l’heure lors de cette réunion. « Nous avons posé le problème du lait en sachet et mis en relief les failles dans sa production et les circuits de distribution. Nous avons été reçus dans un bon climat de dialogue et d’écoute. Nous avons formulé des propositions de travail à suivre», a-t-il assuré.
Dans le cadre des rencontres avec les partenaires professionnels et sociaux, le ministre a reçu les représentants de l’Union générale des commerçants et artisans algériens, de l’Association nationale des commerçants et artisans, de l’Association des producteurs algériens de boissons, du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine, la Fédération algérienne des consommateurs, l’Union nationale de protection du consommateur, l’Organisation algérienne de protection du consommateur et la Confédération des industriels et des producteurs algériens.
Lire la suite

formats

Le premier ministre s’engage à promouvoir la liberté de la presse

Publié le 22/06/2017, par dans Non classé.

L’élargissement de l’espace des droits et des libertés du citoyen sera poursuivi par la consécration effective et la consolidation des garanties de la liberté de la presse et droit à l’information qui constituent un support essentiel à l’exercice de la démocratie», a déclaré mardi le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, lors de la présentation, devant les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN), du plan d’action de son gouvernement. Une première ? Non, puisque le Premier ministre enfonce des portes ouvertes.

Les deux engagements qu’il a pris devant les députés sont déjà inscrits dans la Constitution. L’article 41 garantit aux citoyens la liberté d’expression, et le 41 ter, précise que la liberté de la presse écrite, audiovisuelle et sur les réseaux sociaux d’information est garantie et qu’elle n’est restreinte par « aucune forme de censure préalable». Des articles de loi qui n’ont pas empêché les arrestations d’activistes ou de simples militants des droits de l’homme. En 2016, le journaliste indépendant Mohamed Tamalt est mort après sa condamnation à deux ans d’emprisonnement pour « outrage» envers le Président et les institutions publiques en raison de messages qu’il avait publiés sur Facebook et sur son blog. En novembre de la même année, un tribunal d’El Bayadh a condamné Hassan Bouras, journaliste et militant en faveur des droits humains, à un an d’emprisonnement pour « complicité d’outrage à des agents de la force publique et à un corps constitué». Une chaîne de télévision privée avait diffusé une vidéo dans laquelle il interrogeait trois personnes qui affirmaient que des membres de l’appareil judiciaire et de la police étaient corrompus. En 2015, l’ordinateur de Zoulikha Belarbi, militante des droits de l’homme, fut saisi.

En cause, un montage-photo du président Bouteflika. Dans son rapport annuel 2016/2017, Amnesty International observait que « les autorités ont restreint la liberté d’expression, d’association, de réunion et de religion. Des détracteurs pacifiques du gouvernement, notamment des défenseurs des droits humains, ont été poursuivis dans le cadre de procès inéquitables». Voilà pour les faits. Mais pour autant, doit-on ignorer les déclarations de bonne intention de M. Tebboune face aux représentants du peuple et tourner le dos à ses propos ? Non, car la situation du pays a évolué. Les engagements pris par le Premier ministre interviennent alors que l’Algérie se prépare à connaître des années très difficiles.

La chute du prix du baril ne permet plus au régime d’acheter la paix sociale. Dans ces conditions, le pouvoir est contraint d’ouvrir un peu les espaces de liberté et de chercher à aplanir son différend avec la presse après avoir pratiqué, du temps de Hamid Grine, une politique de deux poids, deux mesures : exclusion envers certains titres et soutien pour d’autres. C’est en cela que le Premier ministre sera jugé sur ses actes et sur la série de mesures urgentes qu’il mettra en place pour ouvrir une fenêtre de dialogue avec les Algériens. La liberté de la presse écrite et audiovisuelle passe nécessairement par une réorganisation du secteur de la publicité. Car une presse en bonne santé financière est la seule garantie pour la « promotion de la dignité et de la décence sociale des journalistes», comme s’est engagé Abdelmadjid Tebboune à mettre en place. Lire la suite

formats

Les assurances de Tebboune et les doutes de l’opposition

Publié le 22/06/2017, par dans Non classé.

L’exposé du plan d’action du gouvernement par le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, devant les députés mardi dans la soirée aura duré une heure.
A 22h45, les députés ont pris place à l’intérieur de l’hémicycle qui a, d’ailleurs, affiché complet pour cette première plénière de la huitième législature. 452 députés étaient présents et seulement 10 élus étaient absents alors que l’équipe gouvernementale était présente dans toute sa composante. Dès l’entame de sa présentation, le chef de l’Exécutif a placé le plan d’action dans le contexte financier. A partir de la tribune, M. Tebboune s’est voulu rassurant. Il s’est montré même très optimiste. Pour lui, l’Algérie reste debout et résiste à la crise financière qui secoue le pays grâce, entre autres, à la stabilité politique et sécuritaire dont jouit l’Algérie. Une situation financière qu’il qualifie d’acceptable.

Le Premier ministre a cité un par un les chapitres de son plan d’action, sans aller vraiment dans le détail. En abordant les volets social et politique, le chef de l’Exécutif a évoqué l’épineuse question de l’intrusion de l’argent sale dans le monde de la politique et les conflits d’intérêts. Il a dénoncé l’emprise du monde des affaires sur le pouvoir. Un phénomène qui gangrène la plupart des institutions, y compris l’institution parlementaire. Il promet dans ce sens une séparation entre l’argent et le pouvoir. Les Algériens, dit-il, ont le droit d’entreprendre, de faire de la politique ou de faire les deux, mais pas en même temps.

Intrusion de l’argent sale

« L’Etat c’est l’Etat et l’argent c’est l’argent», avertit M. Tebboune qui plaide pour la réhabilitation du travail, unique alternative pour pallier la crise. Le Premier ministre est revenu sur les nouvelles mesures visant à renforcer les libertés, les droits et l’indépendance de la justice. Il s’engage à mettre d’abord de l’ordre dans le dispositif juridique qui fait défaut pour traduire dans la réalité ces principes. Le gouvernement envisage de proposer au Parlement des projets de loi relatifs aux conditions de saisine du Conseil constitutionnel, à la protection des données à caractère personnel, au droit à l’obtention des informations, aux réunions et manifestations publiques, à l’expropriation pour cause d’utilité publique, et même la loi régissant les associations et partis politiques. Le gouvernement Tebboune va encore une fois remettre sur le tapis la gestion des collectivités locales, qui n’arrivent pas à suivre le mouvement du développement local. Il annonce la création de nouvelles wilayas déléguées dans les régions des Hauts-Plateaux en 2017 et au niveau du nord du pays en 2018-2019, et dotera la capitale d’un statut particulier.

M. Tebboune a parlé des réformes politiques et comment décliner les acquis de la Constitution dans les lois. Pour ce qui est des médias, il est prévu dans la feuille de route du gouvernement la mise sur pied d’un Conseil de l’éthique et de la déontologie pour la presse écrite et la consécration du droit d’accès à l’information. Pour son premier test, le Premier ministre a voulu mettre en confiance les députés et s’est dit prêt à dialoguer avec eux, à accepter leurs critiques, à répondre à leurs préoccupations sans préjugés ni la moindre exclusion. Il les a rassurés quant à la préservation du caractère social de l’Etat algérien.

« L’Algérie était et restera une République démocratique et sociale. Nous sommes attachés au caractère social de l’Etat qui est le produit de la Révolution et de l’indépendance, et jamais nous ne toucherons à cet acquis», a-t-il précisé. Et d’ajouter que l’Algérie continuera à construire des logements, à créer des emplois et à réformer le système scolaire…

L’opposition peu confiante

Seulement, l’optimisme affiché par le Premier ministre n’est pas partagé par les députés, notamment ceux de l’opposition qui doutent de la capacité du gouvernement à pouvoir concrétiser cette feuille de route et ses promesses.

Les députés du FFS, qui ne vont pas intervenir lors des débats, se contentant de l’intervention du chef du groupe parlementaire, pensent que ce plan d’action est un ensemble de généralités qui n’apporte rien. « Aucun délai de réalisation des projets n’est fixé, Tebboune a fait la lecture de la feuille de route de son prédécesseur. Le développement économique est lié à l’instauration d’un Etat de droit qui met fin à la corruption et à la bureaucratie. Et pour nous, la lutte contre l’argent sale, c’est juste un slogan», explique Chafaa Bouaiche. Du même parti, Salima Ghezali voit dans cette intervention « une fuite en avant» ou une « surdité».

Pour Atmane Mazouze du RCD, « cette déclaration ne reflète pas la réalité du vécu des Algériens. Les projections du Premier ministre sont en contradiction avec ce qui est annoncé par les organisations internationales». Lakhdar Benkhalef, député de l’union formée par Ennahda, El Adala et El Bina, n’hésite pas à qualifier le plan d’action du gouvernement de « copier-coller des plans des derniers gouvernements de Abdelmalek Sellal».

« Ce sont les mêmes axes et les mêmes grandes lignes. Il n’y a pas de chiffres ni d’échéancier. Ce qui va compliquer le contrôle et le suivi», commente l’élu qui rappelle que les précédents gouvernements n’ont jamais présenté de bilans devant le Parlement. Pour lui, la situation du pays est « catastrophique» avec un Fonds de régulation des recettes (FRR) vide et des réserves de change à moins de 100 milliards de dollars. « Ce sont là les chiffres révélés par le gouverneur de la Banque d’Algérie», précise Benkhalef, convaincu que le plan présenté par Abdelmadjid Tebboune ne peut « en aucun cas être exécuté en l’absence de moyens financiers». « Tout sera clair avec la loi de finances 2018», conclut-il.

De leur côté, les députés du PT vont prendre au mot le Premier ministre en posant des questions sur les sujets d’actualité et attendent des réponses. « Le gouvernement ne peut pas ignorer le cri du 4 mai relatif à l’abstention, il est attendu de l’Exécutif des décisions audacieuses pour corriger les politiques qui sont à l’origine de la situation sociale et économique que nous vivons aujourd’hui», note Taazibt, qui attend du gouvernement des actes concrets et des lois concrétisables et revendique un bilan économique.
Lire la suite

formats

On vous le dit

Publié le 22/06/2017, par dans Non classé.

Le site web de l’ONEC inaccessible

Il y a quelques jours, le ministère de l’Education nationale indiquait par la voie d’un communiqué que le retrait des convocations pour le concours de recrutement des enseignants pouvait se faire à partir du 19 juin. Il avait, pour cela, fait savoir qu’il suffisait pour chaque candidat d’aller sur le site web concours.onec.dz, pour télécharger sa convocation puis l’imprimer. Mais il y a un très gros problème. En effet, de nombreux candidats n’ont pas pu accéder à ce site et se trouvent dans une grande inquiétude, sachant que la date de l’examen approche à grands pas. Ils ont tenté à plusieurs reprises d’ouvrir la page du site en question, en vain. Le ministère de l’Education nationale est interpellé pour réparer ce désagrément préjudiciable aux candidats.

Alger adhère à l’Observatoire international des maires pour le vivre-ensemble

Le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a procédé hier à Montréal à la signature de l’adhésion d’Alger à l’Observatoire international des maires pour le vivre-ensemble, en présence de Denis Coderre, le maire de Montréal. Il était accompagné du maire d’Alger, Abdelhakim Bettache. Une dizaine d’autres maires ont signé au nom de leurs villes (Chicago, Tunis, Toulouse, Ouagadougou et Madrid, entre autres). L’Observatoire a été lancé il y a une année par le maire de Montréal. Il constitue « une plate-forme d’échanges d’expériences, d’initiatives et de connaissances en matière de cohésion, d’inclusion et de sécurité urbaine». Le wali et le maire d’Alger participent également au 12e congrès Metropolis, l’organisation mondiale des métropoles et des grandes villes.

Arrestation d’un cambrioleur dans la capitale

Les services de la sûreté de la wilaya d’Alger ont arrêté récemment un suspect qui s’introduisait dans des habitations pour y voler bijoux, argent, téléphones portables et autres objets précieux et dont l’une des victimes est un conseiller dans un ministère sensible, a indiqué un communiqué des mêmes services. Selon les investigations menées par la sûreté de la circonscription de Hussein Dey, le suspect s’est introduit dans l’habitation d’un conseiller ministériel par une fenêtre et a volé une somme d’argent en devises et deux ordinateurs. Le même communiqué fait état d’une deuxième victime, un immigré, dont l’appartement a fait l’objet d’un vol par effraction pour lui subtiliser une importante somme d’argent, une quantité d’or et deux téléphones portables.

En dépit du recours au port de gants dans ses forfaits, la police a pu obtenir dans le quartier un signalement correspondant au suspect qui, de son véhicule, se postait à chaque fois pour guetter les maisons de ses victimes. Arrêté dans son véhicule en opération de repérage, le suspect était en possession de gants en cuir utilisés dans ses vols, ajoute la même source, qui indique que la brigade d’identification a établi son implication dans deux affaires, la première relative au vol d’accessoires d’un véhicule touristique et la deuxième concerne un vol aggravé par les circonstances d’escalade et d’effraction. Lire la suite

formats

Recrutement dans l’éducation : Priorité pour les mathématiques et la physique

Publié le 22/06/2017, par dans Non classé.

Il n’y aura pas de crise d’enseignants à la rentrée, assure Rabah Chichiou, directeur d’études chargé des dossiers administratifs au ministère de l’Education nationale, qui révèle que malgré la crise que traverse le pays, l’Etat continuera à recruter les effectifs nécessaires pour assurer la scolarité sans interruption vu la saignée qu’est en train de connaître le secteur avec les départs massifs à la retraite des fonctionnaires du secteur, notamment les enseignants. Le retrait des convocations pour le concours de recrutement qui se déroulera jeudi prochain a commencé lundi pour les 700 000 candidats inscrits aux épreuves écrites pour le recrutement de 14 627 fonctionnaires pour sept grades, dont 10 009 enseignants du moyen et du secondaire, souligne le même responsable qui était hier l’invité de la rédaction de la Chaîne 3 de la Radio nationale. Le reste, ceux de conseillers d’orientation et de guidances scolaire et professionnelle, de superviseurs de l’éducation, d’attachés principaux de laboratoires et d’intendants et de sous-intendants. M. Chichiou souligne que le concours qui sera organisé par l’office national des examens et concours (Onec) sera soumis aux mêmes conditions que les autres examens nationaux, « avec un protocole rigoureux de sécurisation, copies anonymes, et ce, afin d’assurer l’égalité des chances entre les candidats».

Le concours concerne toutes les matières enseignées, même si la part du lion revient aux mathématiques et à la physique matières pour lesquelles le ministère a des difficultés à trouver des enseignants. « Le déficit connu dans les profils d’enseignants de ces deux matières s’explique par l’insuffisance en nombre des effectifs orientés vers la formation universitaire dans les filières pouvant fournir ce profil.» L’invité de l’émission a annoncé que le nombre des départs en retraite avoisinera les 41 000 pour l’exercice de 2017. Au total, ce sont quelque 93 260 enseignants qui ont été recrutés ces deux dernières années, en plus des 10 009 postes à pourvoir dans les cycles moyen et secondaire pour le prochain concours de recrutement, 66 869 enseignants ont été recrutés durant l’année 2016, dont 28 867 sur la base du concours sur épreuve d’avril 2016, et 38 002 autres à travers l’exploitation des listes d’attente découlant du même concours. 35 480 ont été recrutés dans le cadre des listes de wilaya et 2522 à travers les listes nationales. Selon le même directeur, l’exploitation des listes s’est poursuivie en 2017, avec le recrutement jusqu’au mois d’avril de 23 799 enseignants à travers les listes de wilaya et 3384 par les listes nationales, donnant un total de 27 183 recrutements durant la même année. Le secteur aura recours à la nouvelle liste d’attente qui sera issue du prochain concours pour faire face aux besoins qui pourraient être exprimés. Pour le cycle primaire, les besoins en enseignants seront satisfaits à travers la liste d’attente de 2016, explique le même responsable.
Lire la suite

formats

Vers l’abandon des politiques sociales

Publié le 22/06/2017, par dans Non classé.

Le déficit budgétaire se creuse chaque année un peu plus. Si les déficits publics se maintiennent au même niveau au cours des prochaines années, affirme Rachid Sekak,
expert financier et ancien directeur de la dette à la Banque d’Algérie, « il faudra trouver chaque année l’équivalent de 20 à 25 milliards de dollars en monnaie locale pour assurer leur financement». Mais où aller chercher cet argent ? La situation pourrait même s’aggraver si la courbe des prix du pétrole sur les marchés internationaux continuait à décliner.

Maintenant que le Fonds des régulations des recettes (FRR) est totalement siphonné, on doit réfléchir à d’autres alternatives. Le gouvernement algérien qui a échoué à sortir – malgré l’incroyable manne financière dont il a disposée dans les années 2000 – de la dépendance vis-à-vis des revenus des hydrocarbures, semble résigné à faire l’inévitable choix de revoir ses politiques sociales.

Et c’est ce à quoi semblent s’atteler le nouveau Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, et son équipe. Lors de la présentation de son plan d’action à l’Assemblée populaire nationale (APN), le Premier ministre a parlé de « nouveaux mécanismes permettant le ciblage efficace des catégories éligibles aux aides de l’Etat». Autrement dit, les subventions ne devraient bénéficier qu’aux citoyens qui les méritent : aux catégories les plus vulnérables de la société. Les transferts avoisinent les 28 milliards de dollars, dont plus de la moitié couvrent les différentiels des prix du gaz, de l’électricité et des carburants. L’Exécutif aura non seulement des difficultés à mettre techniquement en place les outils qui permettraient le ciblage des catégories sociales qui sont dans le besoin, mais surtout à convaincre les Algériens de la nécessité d’abandonner les politiques sociales dont ils ont depuis toujours bénéficiées. L’année 2018 s’annonce d’ores et déjà pénible pour les ménages, l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, l’avait qualifiée de « difficile», son successeur s’affaire à préparer une loi de finances plus austère que la précédente et plus coûteuse pour les Algériens.

Pour se prémunir des éventuelles secousses sociales que pourrait produire l’abandon des subventions ou leurs réformes, le gouvernement a déjà pris les devants en cherchant une décision consensuelle qui impliquerait les partis siégeant au sein de l’Assemblée nationale et peut-être même au-delà. Il s’apprête à « lancer une large concertation en vue de l’adoption progressive de la politique des transferts sociaux». L’exercice, bien évidemment, sera rude.

Mais a-t-il un autre choix que de passer à l’austérité après avoir incroyablement dépensé des dizaines de milliards de dollars dans des politiques sociales d’une extrême générosité ? Rien qu’en 2013, le total des subventions directes et indirectes que le gouvernement avait accordées était de plus de 60 milliards de dollars. Les années d’avant, l’Exécutif avait également fait montre d’un altruisme financier sans limite en achetant la paix sociale contre le silence sur ses déconvenues économiques et politiques. Combien de voix se sont élevées à cette époque-là pour appeler à l’adoption de véritables réformes économiques pendant que les revenus du pays pouvaient permettre à supporter leur coût social ?

Personne n’a voulu les entendre. Aujourd’hui, l’opération de diversifier l’économie nationale en soutenant en même temps les mêmes politiques sociales semble du domaine de l’impossible. Sauf si les tenants du pouvoir comptent recourir aux réserves de change en tablant encore sur l’hypothétique remontée des prix du pétrole les années à venir. Lire la suite

Home Archive for category "Non classé" (Page 4)
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair