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Nouveaux défis, nouvelle stratégie…

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

Les assises nationales de l’agriculture s’ouvriront aujourd’hui, au Centre international des conférences d’Alger, avec la participation de l’ensemble des intervenants du monde agricole, qui devront valider et adopter une série de recommandations qui permettront « de mieux orienter les plans d’action sectoriels».
Hier, lors d’une séance de clôture des ateliers ouverts pour la circonstance en mars dernier à travers plusieurs régions du pays, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, a indiqué que les recommandations qui seront présentées aujourd’hui aux assises sont issues des travaux tenus durant plus d’un mois par des ateliers ayant porté sur plusieurs thématiques liées au « foncier agricole, la ressource hydrique, la valorisation des produits agricoles et agroalimentaires, l’exportation des produits agricoles, le financement et les investissements agricoles et agroalimentaires, le développement rural et la promotion du patrimoine forestier, au développement de la pêche et l’aquaculture, la formation et l’innovation, ainsi que l’organisation professionnelle et interprofessionnelle». Selon le ministre, l’objectif principal recherché à travers cette rencontre est de « dégager les orientations devant servir à développer l’agriculture, la moderniser, la rendre concurrentielle et l’ériger comme moyen de garantir la sécurité alimentaire du pays».

Il sera également question de revenir sur les principales préoccupations du secteur, notamment celles liées au foncier. Selon Abdelhamid Hamdani, directeur de l’organisation foncière et du patrimoine auprès du ministère de l’Agriculture et président de l’atelier consacré à la question foncière, les propositions retenues pour ce volet se rapportent à la question de la cession du droit de concession, à la propriété des terres agricoles et à la problématique des facilitations souhaitées par les opérateurs du secteur en matière d’accès au foncier agricole, dans le cadre des projets d’investissement exprimés par les détenteurs de capitaux.

La rencontre d’aujourd’hui devra également déboucher sur un projet de dispositions législatives et réglementaires à même de protéger les terres agricoles « contre toutes les formes d’agression qu’elles subissent». Des mesures seront également proposées afin de venir à bout du phénomène de l’inexploitation de certaines terres agricoles, et ce, à travers la mise en application des dispositions de la loi qui considèrent que « la non-exploitation des terres est un abus de droit».

« Notre SAU, qui est de 8,5 millions d’hectares, n’est pas optimisée convenablement. Nous devons impérativement régler les problèmes de l’abandon de certaines terres, de la rentabilité partielle observée, ainsi que celui des terres laissées en jachère et dont la surface globale est estimée à plus de 3 millions d’hectares», conclut M. Hamdani.

Rappelons à ce propos que pas moins de 300 000 hectares non exploités ou carrément détournés de leur vocation ont été déjà récupérés par les services concernés, alors que des statistiques révèlent que sur les 830 600 hectares octroyés aux agriculteurs ou à des investisseurs, seulement 30 000 hectares ont été réhabilités.
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On vous le dit

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

Don de la guillotine utilisée dans le film Arezki l’indigène

Faire de la Maison de la culture « un musée d’histoire» est le vœu du réalisateur Djamel Bendeddouche, qui a fait don, hier, de la guillotine utilisée dans le tournage du film Arezki l’indigène, sorti en 2007 à la direction de la culture de la wilaya. Lors d’une cérémonie à la maison de la culture Mouloud Mammeri, en présence de représentants de la famille révolutionnaire et des autorités locales, le réalisateur a procédé à la remise de l’instrument à la directrice de la culture, Nabila Goumeziane. Soulignant que son geste tend à « maintenir vives les mémoires», M. Bendeddouche a assuré que l’instrument « est une réplique fidèle de la Faucheuse ayant servi à l’exécution du célèbre rebelle Arezki L’bachir le 14 mai 1895». Elle a été réalisée par un ébéniste de la région, qui a tenu à en faire « une réplique fidèle dans les moindres détails», a-t-il ajouté. Rappelant, à l’occasion, que « cette forme d’exécution a été pratiquée en Algérie depuis 1895 et a duré jusqu’à 1959», Djamel Bendeddouche a rendu hommage au chahid Arezki L’bachir et à « tous ceux qui ont payé de leur vie pour l’indépendance de notre pays».

Saisie de plus de 3 kilos d’or à Oran

Une quantité de 3,443 kg d’or a été saisie au niveau de l’aéroport international Ahmed Ben Bella par les éléments de l’inspection divisionnaire des Douanes Oran-extérieur, selon un communiqué rendu public hier par le service de la communication de la direction régionale des Douanes. La saisie a été opérée, samedi, lors du traitement du vol international en provenance d’Istanbul (Turquie). Le métal précieux était minutieusement dissimulé à l’intérieur des bagages d’un voyageur de nationalité algérienne, a-t-on précisé. La valeur marchande de cet or est de l’ordre de 13 772 840 DA. La quantité d’or a été saisie et une amende représentant deux fois la contre-valeur de la saisie a été infligée au contrevenant, a indiqué la même source.

Une lettre antisémite de Wagner sera vendue aux enchères à Jérusalem

Une lettre de Richard Wagner à un intellectuel français mettant en garde contre « l’influence» juive dans le domaine culturel sera vendue aux enchères demain en Israël, où les représentations publiques des œuvres du compositeur antisémite sont boycottées. Wagner (1813-1883), dont les œuvres imprégnées de nationalisme ont été adoptées au XXe siècle par le IIIe Reich, était le compositeur favori d’Hitler. Datée du 25 avril 1869, sa lettre au philosophe, poète et critique, Edouard Schuré, traite de la réception de son pamphlet « Judaïsme dans la musique», initialement publié en 1850 sous un pseudonyme. « Le Français connaît très peu de choses sur les juifs», écrit Wagner à son ami, habitant dans la ville suisse de Lucerne, affirmant que l’assimilation juive dans la société française empêche de voir « l’influence corrosive de l’esprit juif sur la culture moderne». L’héritage musical et artistique de Wagner est imprégné d’antisémitisme, de misogynie et d’idées pré-nazies de pureté raciale, même si le compositeur est décédé en 1883, bien avant l’avènement du nazisme.

La Banque centrale allemande lève le voile sur son or

Une exposition à la Banque fédérale allemande lève le voile sur ses colossales réserves d’or et entend montrer aux sceptiques que les lingots allemands, fraîchement rapatriés de l’étranger, sont une réalité. Première économie européenne, championne des exportations, l’Allemagne possède également les plus grandes réserves d’or au monde derrière les Etats-Unis : 3400 tonnes de métal jaune, l’équivalent de 117 milliards d’euros. Pourtant, pendant des décennies, la majeure partie des précieux lingots ne se trouvait pas sur le sol allemand, mais dans des banques à New York, Londres ou Paris. La raison ? La crainte, en pleine guerre froide, que l’Union soviétique n’envahisse ce qui était alors l’Allemagne de l’Ouest et ne mette la main sur l’or allemand. Mais la pression grandissante du public a incité la Bundesbank, ou « BuBa», basée à Francfort, à rapatrier l’an passé la moitié de son or placé à la Réserve fédérale américaine, la Banque d’Angleterre et la Banque de France. Désormais, les lingots sont au sous-sol de l’institution francfortoise, dans un endroit secret. Seuls huit lingots sont exhibés dans son Musée de l’argent, dans le cadre de l’exposition « Or. Des trésors dans la Banque centrale allemande», présentée du 11 avril au 30 septembre 2018. Lire la suite

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Retour sur l’histoire de l’Odyssée du Dina

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

Ce récit est dédié à ceux qui ont risqué, en toute connaissance de cause, leur vie plus d’une fois, sans échappatoire possible, au cours du périple du Dina.
Ils ont poursuivi la lutte, par la suite, pour que le Maghreb vive libre et digne. Je dis bien Maghreb, car cette action a profité autant au Maroc qu’à l’Algérie. Il faut insister sur ce fait : sept Algériens, un Yougoslave, un Soudanais et moi-même, sommes associés dans ce drame et ces périls avec la perspective de 10% de chance de succès, pour que le Maroc reçoive ses premières armes et que plusieurs régions algériennes créent ou développent leurs unités de l’Armée de libération nationale», rapporte feu Nadir Bouzar, responsable de l’opération « Dina» dans son livre-mémoire de cette première expédition d’armes d’Egypte vers l’Algérie via le port de Nador, au Maroc.

C’est dans l’esprit de commémorer la bravoure de cet équipage, qui a beaucoup donné à l’aurore de la Guerre de Libération, et à l’occasion du 43e anniversaire de la disparition de Nadir Bouzar, que l’Association des amis de Miliana art et culture a organisé, la semaine dernière, un hommage à ce moudjahid du Maghreb en présence des membres de sa grande famille, dont son épouse et ses enfants, ainsi qu’un panel d’historiens, dont Hassan Remaoun et Ahmed Ben Daoud.

Récit d’une histoire peu connue

« Nadir Bouzar, né au Maroc, a laissé derrière lui beaucoup d’exploits et surtout des témoignages saillants du fonctionnement de l’administration coloniale, à travers son livre J’ai cru en la France et de cette grande traversée de la Méditerranée avec cette lourde cargaison d’armes pour la libération du Maghreb», souligne Hassan Remaoun, sociologue et historien, présent à cette cérémonie. Dans son intervention, M. Remaoun s’est attardé sur le parcours de ce moudjahid qui a élu, en 1953, pour terre de refuge Le Caire. Cette ville était à cette époque-là une plaque tournante des mouvements de libération du Maghreb.

Plusieurs figures historiques s’y sont réfugiées, on citera Habib Bourguiba, Salah Ben Youcef, Abdelkrim El Khatibi, Modamed Khider, Brahim Toubal, Said Ait Ahmed et une délégation du FLN, dont essentiellement Ahmed Ben Bella et Mohamed Boudiaf. Pour lui, il est important de recoller les morceaux de la grande histoire de libération et de rapporter tous ces événements, qui sont souvent très émouvants et très difficiles.

Pour revenir à cette expédition d’armes, le voyage du Dina – un yacht qui appartenait à la reine Dina de Jordanie – commence le 28 février 1955 à partir du port d’Alexandrie en Egypte. Les 21 tonnes d’armes automatiques et individuelles, de grenades et de munitions, qui étaient à bord, devaient arriver au port de Nador dans un délai de 3 jours. Ce voyage a duré 30 jours. Une tempête a fait que cette noble aventure dura plus que prévu et que le bateau ait été obligé d’échouer en Libye avant de reprendre sa route vers Nador.

La pièce manquante

Si l’histoire du bateau Dina et de cette traversée de la Méditerranée est bien détaillée dans le livre de feu Nadir Bouzar, la pièce manquante est l’acheminement de cette cargaison du port de Nador jusqu’à la ville de Ghazaouet, à l’ouest de l’Algérie. Ahmed Ben Daoud, chercheur et professeur d’histoire à la faculté des sciences humaines et sociales à l’université Abou Bekr Belkaid (Tlemcen), a fait la lumière sur cette zone d’ombre de l’histoire de la Guerre de Libération, en rencontrant et recueillant le témoignage d’un des 17 moudjahidine algériens qui ont assuré cette mission.

Il s’agit de feu Sayah Mohamed, dit « Si Slimane», officier supérieur de l’ANP en retraite. M. Ben Daoud, présent lors de cette journée de commémoration de feu Nadir Bouzar, a suscité l’émotion de tous les présents en narrant dans les moindres détails l’histoire de ces 17 personnes dans leur virée de Ghazaouet jusqu’à Nador en aller et retour.

« Cette mission était commanditée par Larbi Ben M’hidi en personne. Ces braves enfants de l’Algérie ont marché à pieds, sans grande nourriture, sauf les fèves qu’ils cueillaient des champs par lesquels ils passaient, et sans argent pendant 3 jours. Ils ont dû traverser l’Oued Kiss, frontière naturelle entre l’Algérie et le Maroc.

De peur d’être aperçus par les espions, ils ne pouvaient marcher que la nuit. Arrivés à Ouled Bouarfa, patelin à une poignée de kilomètres de Nador, ils ont attendu 10 jours avant de retrouver la première caisse d’armes, un signal de l’arrivée du Dina. Entre Marocains et Algériens, ils constituèrent une file indienne de 75 personnes, du bateau qui s’était échoué à quelques mètres de la plage jusqu’à la rive», raconte Ahmed Ben Daoud.

Selon cet historien, l’opération d’acheminement des armes a duré toute la nuit et ces hommes qui ont défié tous les dangers, allant de la menace des espions jusqu’aux eaux glaciales de la mer déchaînée, méritent toutes les éloges et la légion d’honneur.

Une fois la cargaison d’armes déchargée du Dina, elle a été planquée dans une maison et les héros se sont cachés dans une grange en attendant de reprendre, dans la soirée, la route avec les armes vers Ghazaouet. « Sur le chemin du retour, ces braves hommes ont dû affronter encore un nouveau défi : Oued Melouya, qui faisait 60 m de large, en forte crue. L’eau qui leur arrivait jusqu’au cou pouvait détériorer la qualité des armes et des munitions.

Décision prise : couvrir le tout dans leurs habits et porter les armes par-dessus leur tête. L’eau était glaciale et la crue était forte. Le courant également. Reliés par une corde, ils ont réussi tant bien que mal à traverser l’oued. Leur mission était finie, lorsqu’ils arriveront enfin sur le sol algérien, où Larbi Ben M’hidi les attendait. Ils pouvaient enfin laisser derrière eux la faim, la peur, le froid et commencer une nouvelle étape de la Guerre de Libération déjà entamée», ajoute-t-il.

Et de souligner un fait important dans l’histoire du bateau Dina et cette cargaison d’armes : la présence de Mohamed Boukharouba, alias Houari Boumediène. « Présent sur le bateau Dina, Houari Boumediène n’avait aucun rôle dans cette mission que gérait depuis son début Nadir Bouzar. Mohamed Lire la suite

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BTPH : Ouverture du 21e Salon Batimatec

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

La 21e édition du Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics (Batimatec) a été inaugurée hier officiellement à Alger par le ministre de l’Industrie et de Mines et celui de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville.
Conjointement organisé par la Safex et la société Batimatec expo, le Salon a drainé plus de 1000 participants, parmi lesquels figurent quelque 500 exposants étrangers en provenance de 17 pays. Toutes les branches du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics sont représentées à ce Salon, considéré comme le plus important Salon du bâtiment du continent africain, selon les organisateurs.

Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar, a réitéré la volonté du gouvernement à encourager les opérateurs algériens en vue d’augmenter des capacités nationales de production dans le secteur du BTP, tout en insistant sur le partenariat avec les entreprises étrangères.

Les organisateurs, qui tablent sur 200 000 visiteurs cette année, ont programmé quatre journées techniques ponctuées de conférences-débats autour de diverses problématiques liées à la construction, des travaux en ateliers, des séances de démonstration et autres rencontres B2B. Les sujets mis en débat portent essentiellement sur l’innovation, l’écoconstruction, l’industrie des matériaux de construction.

Les participants à ces rencontres aborderont aussi la transition numérique dans les diverses filières de la construction qui accusent un grand retard dans ce domaine. Il s’agit, notamment, du Building Information Model, de l’architecture de terre, des nouvelles techniques et technologies de construction, des matériaux de construction performants, de la promotion des produits locaux et de la création, seuls ou en partenariats, de nouveaux produits et procédés de construction, estiment les organisateurs.

Lors de l’édition 2017, le Salon Batimatec avait enregistré une participation record de 1224 exposants, dont 624 sociétés nationales et 600 sociétés étrangères originaires de 24 pays, sur une superficie d’exposition globale de 44 000 m². Lire la suite

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«Il faut optimiser le travail de fond des éléments militaires»

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

Le vice-ministre de la Défense, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, a appelé hier à optimiser le travail de fond des éléments militaires afin d’atteindre les objectifs assignés aux missions de l’ANP.
Reprenant hier la visite qu’il a interrompue suite au crash de l’avion militaire à Boufarik, dans la wilaya de Blida, le chef de l’état-major de l’armée a insisté sur « l’intérêt capital accordé par le haut commandement de l’Armée nationale populaire, pour optimiser le travail de fond des éléments militaires et concorder leurs missions avec les nobles objectifs de notre pays».

Ces nobles missions, a-t-il poursuivi, « exigent, sans aucun doute, de consentir tous les efforts avec loyauté et dévouement, et nécessitent de tous les éléments militaires de se munir de vigilance et de précaution et de respecter les mesures de sécurité et de prévention recommandées, en tant que qualités».

Le vice-ministre de la Défense estime que ce sont ces efforts qui « distinguent tous ceux qui portent l’amour de leur pays, qui savent le servir et le défendre, qui donnent le meilleur d’eux-mêmes pour préserver sa souveraineté nationale et sa stabilité, et pour asseoir la sécurité dans ses quatre coins».

« Telle est la marque du travail laborieux et fructueux et l’empreinte de l’éthique professionnelle qui caractérisent les éléments de l’Armée nationale populaire, à l’image de leurs vaillants aïeux de l’Armée de libération nationale», a enchaîné Ahmed Gaïd Salah, insistant sur la préparation des troupes à faire face à toutes les situations.

C’est lors d’une visite dans cette même région militaire en novembre que le vice-ministre de la Défense nationale avait mis en avant les qualités et le professionnalisme des éléments de l’ANP. « L’un des multiples éléments porteurs de puissance, dans tous les sens de ce terme, sur lesquels se base l’Armée nationale populaire, est, comme souligné précédemment, le facteur du travail de préparation et d’instruction qui s’articule, à son tour, autour de l’effort de formation.

Ceux sont là deux facteurs clés ayant permis à nos forces armées d’atteindre les échelons où nous nous trouvons aujourd’hui, à des niveaux de haut rang, qui nous apportent une fierté méritée, et qui ont donné à notre armée, de manière factuelle et sur le terrain, l’opportunité d’arriver à un niveau optimal de compétence, de talent et de qualification, et l’ont, réellement et sans rhétorique, placée au rang des grandes et puissantes armées», avait-il assuré.

Ahmed Gaïd Salah, qui est très actif sur le terrain, en faisant des interminables tournées à travers les différentes régions militaires, a inauguré hier un nouveau siège du complexe de justice de la 2e Région militaire, qui comprend le tribunal militaire et l’établissement militaire de prévention et de rééducation à Oran, ainsi que des logements de fonction, où il a visité les différents pavillons du groupement et s’est enquis des conditions de travail des cadres et des éléments de ce secteur. La visite du chef de l’état-major se poursuivra aujourd’hui avec la tenue d’une réunion d’orientation avec les cadres et les personnels des unités de cette région de l’extrême ouest du pays. Lire la suite

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Contraintes financières ou pressions politiques ?

Publié le 23/04/2018, par dans Non classé.

Echorouk TV a décidé, depuis le 5 avril, l’arrêt du tournage des deux séries Rais Corso et Ces jours-là (Tilka al ayyam)
de « façon définitive» .
La décision est justifiée par des « raisons purement financières», est-il précisé dans un communiqué diffusé samedi par Echorouk online. En fin de tournage en Turquie, la série Rais Corso est réalisée par le cinéaste et producteur égyptien Adel Adib. La comédie historique « réalisée à 60%» a bénéficié d’un grand casting : Sid Ahmed Agoumi, Souilah.

L’autre série, « Tilka al ayyam », a été confiée à un réalisateur germano-turc, Mohamed Jok, précise le site électronique DIA, et serait prête à la diffusion. Là aussi des acteurs de premier plan étaient de la partie : Nabil Asli, Mustapha Laribi, Hassan Benzerari, Boualem Bennani…

Anticipant tous les commentaires sur sa décision qui éclabousse sa grille ramadhanesque, la direction d’Echorouk a averti qu' »elle est la seule autorisée à communiquer sur ce sujet et que toute déclaration d’autres parties ne représente que son auteur et n’engage en rien le groupe de près ou de loin». La chaîne rassure, par ailleurs, tous les artistes et techniciens que « leur situation financière et administrative sera régularisée dans les prochains jours».

Des voix à l’intérieur du groupe privé évoquent des « pressions politiques» que justifierait le contenu des scénarios.
« C’est un remake de l’épisode de Sultan Achour 10 de Djaâfar Gacem, où le groupe a perdu la publicité étatique (ANEP). Le scénario de Rais Corso parle de succession. Pour la deuxième production tournée entre la France et la Tunisie, le traitement du sujet délicat de la décennie rouge est à l’origine de la décision.

Dans les couloirs de la chaîne, on parle également de l’implication de techniciens gulenistes qui aurait déplu dans l’entourage d’Erdogan», détaille un journaliste de la rédaction d’Echorouk, sous le sceau de l’anonymat, affirmant que la production, qui a bénéficié d’une grande distribution et de moyens colossaux, devait coûter au groupe la bagatelle de 30 milliards de centimes.

Rédacteur du site DIA, Salim Agar parle d’un « cas unique» dans les annales de la télévision privée algérienne. « On suspend le tournage de deux productions majeures à quelques jours du Ramadhan, au risque d’asphyxier la chaîne. C’est également un échec pour la coproduction entre une télévision turque et une télévision algérienne.

La chaîne Echorouk, qui a été leader de l’audience durant les deux dernières années lors du mois de Ramadhan, risquerait d’être totalement effacée durant ce mois sacré, face aux productions lourdes de chaînes comme l’Entv, El Djazairia One, Dzair Tv et Ennahar Tv», estime le journaliste, faisant remarquer que sur le plan artistique, les deux productions annulées auraient supplanté toutes celles qui seront diffusées par les concurrents.

Origine et destination des fonds ?

Pour Agar, cette situation reflète l' »absence d’informations» sur les sources de financement des chaînes et la source d’alimentation en production : « Le cas Echorouk est un avertissement clair à toutes les chaînes privées sur la relation entre les télévisions algériennes et les pays étrangers.»

Selon le réalisateur Amar Tribèche, l’arrêt des productions est un « grand dommage», surtout pour le téléspectateur algérien, car c’est lui qui est pénalisé en premier lieu. « Le directeur de la chaîne est le premier à rendre des comptes et à s’expliquer clairement devant tous les Algériens, car c’est de l’argent du contribuable algérien dont il s’agit, du moment que l’argent du sponsoring est défalqué des impôts algériens ! Donc nos services des impôts ont leur mot à dire dans cette histoire !

L’argent du contribuable sort à l’étranger par des moyens détournés et ce ne sont même pas les professionnels algériens qui en profitent, mais des Turcs, des Egyptiens, des Tunisiens, des Iraniens… Ces chaînes ne font pas de différence entre sponsoring et publicité, alors que notre juridiction est claire», s’offusque-t-il.

Pour le réalisateur d’El Bedhra, l’Algérien doit être informé sur le statut juridique des chaînes offshore et de leur légalité : « Depuis la création anarchique de ces chaînes ‘privées’ beaucoup d’énergumènes ont investi le domaine culturel audiovisuel. Seule l’EPTV est légale dans notre pays et c’est la seule qui est restée digne malgré tout, après que ces chaînes privées se sont emparées, de façon détournée, de la manne publicitaire.»

La situation financière du groupe privé, qui dispose d’un quotidien, d’une revue et de trois chaînes HD (Echorouk Tv, Echorouk News, CBC Benna), s’est dégradée ces derniers mois. Des journalistes évoquent des pressions sur les animateurs d’émissions « critiques», des ponctions et des retards dans les salaires. « On attend toujours le salaire de mars», s’offusque un journaliste.

Le quotidien arabophone, criblé de dettes, n’a pas tiré depuis trois jours sur les rotatives publiques pour cause de créances impayées, signale un journaliste. Contacté par El Watan, le directeur général du groupe, Ali Fodil, dément des « allégations erronées et tendancieuses colportées sur les réseaux sociaux». « Ce sont des commérages colportés sur les réseaux sociaux pour faire sensation. Les détails sur l’arrêt des productions sont dans le communiqué rendu public», s’est contenté d’affirmer Fodil, soulignant que « le problème des retards dans le paiement des journalistes ne s’est plus posé depuis quatre ans».

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