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«Sonatrach doit renforcer son programme d’exploration»

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

– Le poids de l’Algérie au sein de l’OPEP est mis en exergue depuis la conclusion de l’accord de l’Organisation, le 28 septembre 2016 à Alger. Ce rôle, qui a permis de redorer le blason de l’OPEP, peut-il être un atout pour Sonatrach dans ses relations avec ses clients ?

Il est incontestable que le rôle de l’Algérie dans le dénouement de cette crise et le resserrement des rangs au sein de l’OPEP a été primordial, et il y a de quoi être fier du rôle joué par la diplomatie algérienne dans son ensemble. Mais je suis sûr aussi que d’autres acteurs au sein de l’OPEP ou en dehors doivent penser la même chose et dire qu’ils ont été les architectes de ce succès. Alors qu’importe et pourvu que cette alliance dure.

L’essentiel reste à faire maintenant non seulement pour Sonatrach — qui doit maintenir et renforcer son programme d’exploration y compris pour les hydrocarbures non conventionnels, activer les plans de développement et de mise à niveau de ses capacités de production, réduire de façon importante ses coûts de production à l’image de ce qu’ont fait les Etats-Unis pour imposer les hydrocarbures non conventionnels, revoir sa stratégie et sa politique (contractuelle) d’exportation ainsi que ses relations de partenariat, ce qui ne signifie pas qu’il faut faire des cadeaux bien sûr — mais aussi pour le ministère qui doit de son côté maintenir et densifier sa présence et son rôle aussi bien au niveau de l’OPEP que vis-à-vis de tous les autres acteurs énergétiques dans le monde avec lesquels nous avons des intérêts communs.

Il y a aussi un autre acteur très important dans le secteur de l’énergie qu’on oublie souvent de citer. Il s’agit de l’agence nationale Alnaft qui est en principe une véritable Sonatrach-bis de l’avenir, car elle est non seulement responsable de la gestion du domaine minier pétrolier, de la gestion et la conservation des ressources, mais aussi de la promotion des activités de partenariat et des mécanismes contractuels ou de régulation pouvant assurer un progrès dans ce domaine. Et, croyez-moi, il s’agit de chantiers gigantesques.

– Une révision de la loi sur les hydrocarbures est justement envisagée par le ministère de l’Energie, suite à l’échec du quatrième appel d’offres. Est-ce que cette option est la solution, selon vous, pour attirer à nouveau les investissements étrangers ?

En réalité, aucune loi dans ce domaine n’est parfaite et ne peut l’être du moins pour de longues périodes, parce qu’il y a de façon continue des mutations qui changent parfois complètement l’environnement des activités pétrolières au point de vue technologique, financier et géopolitique.

C’est ce qu’on constate depuis des décennies, et l’Algérie a bien suivi le rythme. Alors oui, il ne faut pas hésiter à changer la loi ne serait-ce qu’en apportant des modifications en guise d’amélioration de ce qui existe déjà, par rapport au contexte mondial actuel. Mais ce n’est pas du tout suffisant et loin de permettre que les choses avancent dans le bon sens. Il y a un domaine où nous avons tant à modifier ou au moins à améliorer en dehors ou en accompagnement de la loi.

C’est, entre autres, la rapidité d’établissement des textes d’application de la loi (qui prennent parfois le temps qu’une nouvelle loi survienne), la simplification des procédures et textes contractuels, la suppression d’une multitude de barrières bureaucratiques qui bloquent tous les acteurs énergétiques (Sonatrach, partenaires et sociétés de services), l’ouverture et la simplification du dialogue entre partenaires à travers une hiérarchisation transparente des responsabilités et des obligations d’écoute. Beaucoup de partenaires dans le secteur vous diront la chose suivante : « Souvent, nous ne savons pas à qui nous adresser et qui doit nous régler tel ou tel problème pour avancer.»

– La concurrence s’installe sur le marché du gaz européen, comment l’Algérie pourrait-elle sauvegarder ses parts de marché et vers quels clients doit-elle s’orienter en priorité ?

La concurrence est effectivement très rude et aggravée par la baisse du prix du gaz qui est essentiellement indexé sur le pétrole. Il a atteint les 6 dollars/million Btu en Europe et 8 à 9 dollars/million Btu en Asie ! Mais l’Algérie a des atouts majeurs que peu d’autres pays ont. Le premier, même si cela peut paraître paradoxal (c’est du moins mon avis personnel), vient du fait que l’Algérie produit en ce moment avec le maximum de ses capacités qui correspondent déjà aux engagements contractuels de livraison jusqu’en 2019-2020, et n’ont jamais connu de rupture depuis des décennies. Le deuxième avantage est la proximité avec ses principaux clients de l’Europe du Sud et sa liaison avec déjà trois gazoducs pouvant livrer la majeure partie de ses exportations avec beaucoup de flexibilité.

Le troisième avantage repose sur des capacités de GNL déjà surdimensionnées et complémentaires par rapport au transport par gazoducs. Ces deux moyens sont en mesure d’assurer un volume d’exportation largement supérieur à la production commercialisable totale qui est d’environ 85 milliards de mètres cubes, ce qui ne surviendra jamais, à mon avis, du fait qu’en ce moment la consommation intérieure est en train de rivaliser avec l’exportation.

Il est vrai que la production gazière a beaucoup diminué depuis 2007, mais il semble qu’elle augmente de nouveau d’environ 4%, selon Sonatrach, et peut être plus dans les années à venir avec la mise en production des gisements du Sahara Sud-Ouest dont le plateau de production pourrait dépasser les 16 milliards de mètres cubes par an. L’Europe du Sud est le principal marché où il faut défendre ses parts en mettant sur la table ses avantages, en s’adaptant aussi aux nouveaux équilibres et mutations géostratégiques et économiques en cours, mais aussi en ayant à l’esprit qu’il ne faut rien brader non plus.

Parce que d’une part : chaque mètre cube de gaz non vendu aujourd’hui vaudra beaucoup plus cher dans quelques années et bénéficiera surtout aux futures générations, parce que l’Algérie aura grandement besoin de ce gaz au-delà de 2030, et d’autre part la clef du développement économique ne doit pas reposer sur la rente pétrolière mais sur la création de nouvelles richesses.

– Les prix du Lire la suite

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Le CPA accompagne Sovac dans ses investissements

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

Le Crédit populaire d’Algérie (CPA) s’est engagé à prendra en charge les besoins de financement d’investissement et d’exploitation du projet, initié par la Spa Sovac production, pour le montage et la fabrication de véhicules de tourisme.
Une convention de partenariat a été signée hier dans ce cadre entre le PDG du CPA, Omar Boudieb, et le directeur général du groupe Sovac Algérie, Mourad Oulmi. Ce partenariat vise l’accompagnement du projet à travers la mise à la disposition de concours d’exploitation devant permettre de soutenir le programme de production durant ses différentes phase. « Il s’agit d’un financement qui s’étalera sur plusieurs phases. Cette première phase de financement est destinée à la réalisation des infrastructures et l’acquisition des équipements», a déclaré M. Boudieb en marge de la cérémonie de signature de cette convention.

La première phase du projet est d’un coût financier de 6,5 milliards de dinars, dont 5 milliards de dinars seront assurés par le CPA et le reste sera couvert par les fonds propres de Sovac, précise le premier responsable du CPA. Pour le directeur général du groupe Sovac, le choix du CPA n’est pas un hasard. « C’est un choix stratégique en termes de financement, car CPA investit à long terme», dit-il, non sans omettre de vanter « la qualité du service» de cette banque.

« Ce projet est presque financé par le CPA, nous voulons honorer nos engagement moraux.» Le premier responsable de Sovac a insisté sur la relation entre une banque publique et un partenaire étranger qui est volkswagen, ce qui fait, selon lui, « la particularité de ce partenariat». Parlant de l’usine, qui sera réalisée à Relizane en partenariat avec le constructeur leader mondial de l’automobile, en l’occurrence le groupe Volkswagen, Mourad Oulmi a tenu à rassurer que « les travaux avancent très bien et on sera au rendez-vous, soit le mois de juin, pour la sortie de la première Golf 7». « Les travaux de réalisation se déroulent sous le contrôle des architectes envoyés par le groupe Volkswagen dans les différentes étapes liées à cet investissement», a-t-il indiqué.

Implantée dans la zone industrielle de Sidi Khettab dans la wilaya de Relizane sur une assiette de terrain de 150 hectares, Sovac production, qui sera réalisée pour un coût d’investissement de 170 millions d’euros, permettra dès son entrée en activité au mois de juin prochain la création de 1800 emplois directs et 3500 autres indirects. A l’issue de ce premier investissement, quatre modèles y seront assemblés : la Volkswagen Golf 7, le Caddy, la Seat Ibiza et la Skoda Octavia.

Dans une première étape, l’usine produira 12 000 unités en 2017 (toutes marque confondues) pour atteindre un volume de 100 000 unités en 2022. Les objectifs d’intégration du projet ont été arrêtés à 15% à la fin de la première phase (2019) pour atteindre 40% en 2022, avec en perspective la création d’un réseau de sous-traitance. Cela dit, une seconde convention a été également signée au cours de cette cérémonie et porte sur le financement bancaire accordé par le CPA à sa clientèle des ménages pour l’acquisition des futurs véhicules (Volkswagen, Skoda et Seat) qui seront montés par Sovac production.

Pour ce qui est des conditions d’accès au crédit, le client doit justifier d’un revenu stable en rapport avec le crédit sollicité et d’un apport personnel d’un minimum de 10% du prix du véhicule à acquérir. Le montant du crédit peut atteindre 90% du prix d’acquisition du véhicule dans la limite de 3 millions de dinars. La durée du remboursement du crédit peut varier entre 12 et 60 mois dans la limite d’âge de 70 ans et en rapport avec la capacité de remboursement de l’emprunteur.

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Le RCD détaille ses propositions

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

Après l’économie, la presse, le parti de Mohcine Belabbas expose aussi ses propositions concernant la question des langues, et notamment tamazight.
« La langue amazighe doit être protégée contre toute tentative de minoration politique ou juridique. En plus d’être un vecteur de communication sociale, elle doit être désormais une langue dans laquelle s’expriment les pouvoirs publics en direction des ressortissants de l’Etat national», précise le parti dans un communiqué rendu public hier. Sur cette question, le RCD propose de promulguer une loi organique qui fixe la mise en œuvre du caractère officiel de tamazight et les modalités de son intégration dans l’enseignement, les médias, l’administration et les domaines prioritaires de la vie publique et institutionnelle en vue de lui permettre de remplir, à terme, sa fonction de langue officielle.

Outre la mobilisation des moyens humains et matériels pour faire figurer tamazight sur l’affichage public, les panneaux de signalisation routière et son utilisation dans la vie quotidienne du pays, ce parti évoque aussi la nécessité d’enseigner cette langue aux enfants des Algériens résidant à l’étranger. Ayant appelé, par le passé, à l’application de la régionalisation modulable comme une nouvelle forme d’organisation de l’Etat, le RCD détaille encore son projet dans ce sens.

A cet effet, il recommande de dissoudre les daïras, « inutilement budgétivores, en transférant leur personnel et les budgets correspondants, au profit des communes qui sont dépourvues d’employés qualifiés». « Tous les élus locaux savent que ces entités, au nombre de 548, sont le palier par excellence qui empêche toute intercommunalité au profit d’un contrôle policier de l’action des élus», lit-on dans ce programme. La commune, ajoute-t-on, doit reprendre toutes ses prérogatives, dont le contrôle de la conception et de la réalisation de tous les projets à caractère local, quel que soit leur montant.

« Il faut aussi concevoir des entités territoriales homogènes regroupant un certain nombre de wilayas pour définir des espaces de programmation viables. Ensuite, il faut redonner un pouvoir fiscal réel aux entités régionales et mettre en place un mécanisme transparent de redistribution des rentrées fiscales entre les divers échelons des collectivités», explique-t-on.

Le RCD fait aussi des propositions pour la réforme de la justice, en demandant la mise en place d’un conseil supérieur de la magistrature, dont les membres seront élus. S’agissant de la question des libertés d’association, le RCD suggère l’annulation de toutes les contraintes qui freinent la création d’ associations.
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Le couteau dans la plaie

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

Le livre glorifie un personnage issu d’une famille dont le nom est associé à des exactions durant les premières décennies de la colonisation.
La promotion d’un livre retraçant l’histoire d’un bachagha, dont des aïeuls, connus pour être des « coupeurs d’oreilles» d’Algériens durant la colonisation, a « coupé des têtes» à la Télévision publique. Un des rédacteurs en chef de la chaîne francophone Canal Algérie a été relevé de ses fonctions par la direction de la Télévision publique « en attendant de trancher» son cas.

Des sources de la Télévision publique précisent que « des têtes vont tomber». Une personne travaillant à la Télévision publique, qui a requis l’anonymat, a expliqué que le rédacteur en chef « a fait une erreur d’appréciation». Le directeur de la chaîne, lui, était absent ce jour-là, nous dit-on.

Mais que s’est-il donc passé pour prendre des décisions aussi radicales ? Le mardi 21 février, l’émission matinale « Bonjour d’Algérie» reçoit une écrivaine, Ferial Furon, qui vient d’éditer un livre retraçant le parcours d’un des bachaghas ayant le plus marqué, par leur opulence et parfois leur cruauté, l’histoire de l’Algérie sous-domination coloniale. Il s’agit de Abdelaziz Bengana, mort en 1945.

L’arrière-grand-père, célébré dans l’ouvrage comme étant un « homme de bien», fait pourtant partie d’une lignée familiale qui a marqué les esprits de générations d’Algériens, notamment ceux qui habitent la région des Ziban et même dans Alger où la famille conserve encore des biens. « Les Bengana étaient des féodaux, ils avaient participé aux massacres des tribus dans les Ziban.

Ils avaient droit de vie ou de mort sur les populations. Ils déportaient en Nouvelle-Calédonie, servaient du méchoui aux visiteurs de passage à Biskra», rappelle le journaliste Mohamed Balhi, qui a écrit un livre sur l’histoire des Ziban. Pis, « un des Bengana pratiquait le droit de cuissage, comme le Glaoui au Maroc», précise le journaliste. Des historiens, comme Ali Farid Belkadi, rapportent que Abdelaziz Bengana avait même coupé les oreilles de 900 Algériens en 1840 à Biskra.

« Le bachagha Bengana (le grand-père de celui qui est évoqué dans le livre polémique, ndlr) coupait les oreilles des résistants algériens auxquels il tendait des embuscades avec ses goumiers. Puis, il les entassait dans des couffins qu’il remettait ensuite aux officiels français contre des espèces sonnantes et trébuchantes. On l’honora de menues broutilles pour services inestimables rendus à la France coloniale. Bengana envoya au général Négrier le sceau, les oreilles et la barbe du chef de guerre Farhat Bensaïd, qui fut attiré dans un guet-apens, chez les Ouled Djellal.

Le fils de Farhat Bensaïd, Ali Bey, qui avait échappé aux coups des Bou Azid, alliés à Bengana et aux Français, accablé par l’événement, se rendit au général Sillègue, à Sétif», raconte l’auteur de Boubaghla, le sultan à la mule grise. La résistance des Chorfas. Cela sans évoquer les dizaines d’hectares de terres dont la famille a bénéficié –comme tant d’autres familles de supplétifs de l’administration coloniale de l’époque – après l’expropriation des populations locales.

La promotion d’un tel livre fait donc polémique sur les réseaux sociaux. Une pétition, demandant la démission des responsables de la Télévision publique, circule déjà. Et pour éviter de mettre de l’huile sur le feu, deux séances de vente-dédicace, prévues à Alger et Constantine, ont été annulées. La preuve que la période coloniale suscite toujours les passions ! Lire la suite

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Les syndicats autonomes peinent à arracher la place de partenaire social

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

C’est dans les domaines de l’éducation et de la santé que les syndicats se sont imposés comme principaux interlocuteurs.
Au moins une cinquantaine de syndicats autonomes existent depuis 27 ans déjà, à la faveur de deux lois (90-14 et 90-02) promulguées dans le cadre de la révision constitutionnelle de 1989, qui avait consacré les libertés syndicales. Ils sont dans les secteurs de la Fonction publique et économique public et représentent des corporations différentes, allant de la marine marchande, de la maintenance et de la navigation aériennes au personnel des collectivités locales et des impôts.

Cependant, c’est dans les domaines de l’éducation et de la santé, où ils sont les plus représentatifs, qu’ils se sont imposés comme principaux interlocuteurs pour arracher des acquis considérables, durant ces dernières années. Mieux encore. Ils ont réussi à instaurer de nouvelles pratiques de lutte syndicale et grignoter une bonne part du terrain, où agissait en maître l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta) en tant qu’unique syndicat depuis l’indépendance jusqu’en 1989.

S’ils n’étaient pas visibles durant les années 1990 en raison du terrorisme, ils se sont rattrapés dès le début des années 2000, en occupant le terrain de la revendication, à travers de nombreuses grèves paralysant les secteurs de la santé, du transport maritime, mais surtout de l’éducation.

Après des mois de contestation et une mobilisation impressionnante, les syndicats autonomes ont réussi à arracher des acquis salariaux considérables. Ils continuent contre vents et marées à défendre les acquis sociaux. En dépit d’une législation en faveur du pluralisme syndical, ces organisations rencontrent d’énormes difficultés à s’organiser et à exercer leurs droits alors que leurs cadres dirigeants sont souvent victimes de menaces, d’intimidations et de pratiques abusives de l’administration. Plus grave. Le droit syndical est régulièrement foulé aux pieds et les grèves sont souvent suivies d’une action en justice, qui se termine par une décision en défaveur des grévistes.

Les entraves aux libertés syndicales se sont multipliées. Si dans le secteur économique public, les syndicats autonomes rencontrent de grandes difficultés à se faire une place en raison de la situation de monopole exercée par l’Ugta, dans le domaine économique privé, ils se heurtent à un mur qui empêche toute activité syndicale. Le secteur privé reste pour les syndicats une citadelle impossible à pénétrer. Toutes les tentatives de regroupement de syndicats autonomes autour d’une confédération se sont heurtées au refus de l’administration.

Dans un environnement aussi hostile, les syndicats autonomes ont usé de tous les moyens pour défendre leurs acquis et faire entendre leurs revendications, notamment le recours aux grèves de la faim. Non reconnus légalement pour ne pas dire interdits d’exercice, et présents que dans certaines branches d’activité, ils sont à chaque fois écartés des négociations sociales et leurs dirigeants sont souvent victimes de licenciements arbitraires, de harcèlement judiciaire…

Environnement délétère et multiples violations du droit syndical

Ce climat délétère a suscité des réactions en cascade d’ONG et d’institutions internationales des droits de l’homme. Jamais l’Algérie n’a été autant de fois épinglée que durant ces dernières années. Dans son rapport de 2010, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH ) a fait ressortir de « nombreuses violations des obligations de l’Algérie du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. D’importantes grèves dans de nombreux secteurs d’activité ont, en effet, secoué l’Algérie au cours de ces derniers mois (…).

Or, plutôt que d’inciter les autorités à organiser le dialogue social, ces manifestations sont le plus souvent réprimées et les revendications socioéconomiques étouffées. Les canaux du dialogue social sont manifestement grippés, l’UGTA ne peut plus légitimement se réclamer représentante de l’ensemble des travailleurs, et les syndicats autonomes restent confrontés à de nombreux obstacles dans l’exercice de la liberté syndicale», avait écrit la FIDH.

Au mois de mai 2012, la Confédération syndicale internationale (CSI) a exprimé sa solidarité avec les responsables syndicaux représentant des greffiers de justice en grève de la faim. Par leur action, ils dénonçaient le refus du ministère de la Justice de reconnaître leur organisation, affiliée au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap).

La Confédération s’est déclarée « très inquiète» pour la santé des grévistes de la faim et a exhorté « le gouvernement à revenir sur sa politique de confrontation, accepter le droit de ces personnels de former leur propre syndicat et d’y adhérer, et à négocier une solution globale pour les plaintes qu’ils ont soulevées.

Un ministre de la Justice doit avant tout agir de façon juste, conformément au droit international». Au mois d’avril 2016, la CSI a exprimé son soutien aux « 2500 enseignants confrontés à la répression du gouvernement, suite à leurs revendications pour la conversion de leurs contrats en CDI, et a appelé le gouvernement à engager un réel dialogue afin de répondre à la demande de ces professionnels de l’éducation».

Plus récemment, entre le 28 novembre et le 1er décembre 2016, lors de la 16e session de son conseil général, à Vienne, regroupant les représentants d’Afrique, des Amériques, d’Asie-Pacifique, d’Europe et du MENA, la CSI a réitéré « son soutien total aux luttes syndicales en cours en Algérie sous la direction de la coalition des syndicats indépendants pour la défense des droits légitimes des travailleurs algériens, ainsi que leurs aspirations à de meilleures conditions de vie et de travail».

Elle a, également, demandé aux autorités algériennes de « mettre fin sans délai aux mesures répressives qui ont pour cible le syndicalisme libre et indépendant, aux arrestations et mauvais traitements qui frappent les dirigeants syndicalistes et qui se multiplient» et a appelé « l’ensemble de ses organisations syndicales affiliées, ainsi que les organisations internationales dans le monde à soutenir la juste lutte du mouvement démocratique et indépendant algérien».

En dépit de tous les obstacles auxquels ils sont confrontés et l’environnement défavorable dans lequel ils exercent, les syndicats autonomes ont réussi à s’imposer sur le terrain des libertés syndicales. Cependant, il leur reste du chemin à faire et encore d’autres obstacles à surmonter pour se faire accepter comme partenaire social incontournable.
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Médicaments : Seulement 60% des programmes sont délivrés

Publié le 23/02/2017, par dans Non classé.

Deux cents dénominations communes internationales (DCI) sont en rupture de stock dans les officines et sans aucune alternative. La rupture des stocks de médicaments semble prendre de nouvelles proportions.
Une crise qui affecte sérieusement des milliers de patients qui tentent, tant bien que mal, de se procurer leurs traitements. Ce qui ouvre la porte à toutes les dérives. D’ailleurs le phénomène « cabas» est de retour. Dégageant toute responsabilité, les opérateurs de la pharmacie réunis autour de la Fédération algérienne de la pharmacie (UNOP, Snapo et ADPHA) ont lancé hier un appel, lors d’une conférence de presse animée conjointement, aux pouvoirs publics afin de mettre fin à cette situation grave.

Les opérateurs de la pharmacie, qui en ont gros sur le cœur, considèrent qu’il s’agit d’un problème de santé publique sérieux qui risque de devenir plus complexe à l’avenir. Le président de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (Unop) a déclaré que ce problème est récurrent. « Toutes ces perturbations ont pour origine des restrictions inédites qui, depuis plusieurs mois, affectent la délivrance des autorisations d’importations aussi bien pour les produits finis que pour les intrants des matières indispensables destinées à la fabrication locale», relève le Dr Kerrar.

Et de signaler que seulement 60% des programmes ont été remis, et ce, avec des quantités très réduites. « Ces restrictions prennent la forme de décisions administratives unilatérales. Ces désordres persisteront tant que l’administration en charge de réguler le marché continuera à triturer en permanence des règles et des procédures qu’elle a elle-même édictées et à les changer à chaque fois sous le couvert de réaliser des économies de devises.»

Cette rupture touche, a indiqué Fayçal Abed, vice-président du Snapo, toutes les classes thérapeutiques, de la cardiologie aux maladies respiratoires, en passant par la dermatologie, neurologie, gastroentérologie et l’ophtalmologie : « Ces classes thérapeutiques sont totalement absentes dans les pharmacies. Je précise qu’il s’agit de DCI et non pas de certaines marques.» Pour la présidente de l’Association des distributeurs pharmaceutiques algériens, Hassiba Boulmerka, la situation est grave et les pouvoirs publics doivent agir en urgence, car il s’agit de vies humaines.

« Nous tenons surtout à informer publiquement toutes les instances concernées sur les menaces sérieuses que la désorganisation des circuits commerciaux fait peser sur l’approvisionnement régulier de notre marché», a-t-elle souligné, en mettant en garde sur l’aggravation de cette situation de rupture. « La Fédération algérienne de pharmacie en appelle à l’ouverture d’un dialogue sérieux et tient à dégager la responsabilité de ses entreprises-membres quant à la dégradation prévisible de la disponibilité et aux risques encourus par le patient algérien», a-t-elle ajouté.

Nabil Mellah, membre de l’UNOP, a quant à lui fait une rétrospective de toutes les entraves qui touchent le marché du médicament et l’impact négatif y afférent. L’absence d’une réglementation claire et rigoureuse est à l’origine de tous les dysfonctionnements
enregistrés. Lire la suite

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