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La crise fait peur aux Algériens

Publié le 01/12/2015, par dans Non classé.

Les dispositions de la loi de finances 2016 prévoient une augmentation des prix de l’électricité et du gasoil. Certains produits dérivés
du pétrole seront également touchés par la hausse des taxes sur les activités pétrolières.
La situation est intenable. L’augmentation des prix de plusieurs matières premières, de l’énergie et la révision à la hausse de certaines taxes contenue dans la loi de finances 2016, ainsi que la modification du système de subvention, annoncées par plusieurs hauts responsables, augurent de jours difficiles. « Nous touchions déjà le fond avec une retraite de misère ne dépassant pas les 20 000 DA.

Je ne veux même pas imaginer notre situation quand nous serons appelés à débourser encore plus pour la nourriture et pour payer les factures», nous confie Saïda, la soixantaine, mère de famille avec deux jeunes filles à sa charge. Pour cette dame, interrogée hier à la sortie de la gare d’Alger, « les augmentations annoncées vont étrangler une grande partie des ménages algériens qui avaient déjà du mal à boucler les fins de mois».

La catégorie des retraités est la plus vulnérable, selon Ahmed, 75 ans, retraité de l’Education nationale, qui dit éprouver des difficultés à subvenir aux besoins de son foyer. « Nous nous contentons du minimum vital, les fruits et les viandes relèvent du luxe et ne me parlez pas de loisirs, car cela est vraiment au-dessus de mes moyens», ajoute-t-il, estimant que le plus gros de sa pension va pour les courses, essentiellement les produits alimentaires, et pour payer les factures.

« Dès que quelqu’un tombe malade, c’est l’angoisse, car d’où ramener l’argent nécessaire pour les soins et les médicaments ?» Et à son compagnon d’enchaîner : « Je ne sais pas si les décideurs vivent dans le même pays que nous… Ont-ils au moins remarqué que les Algériens ne vivent plus ? Dans la famille, ils sont obligés de travailler à plusieurs pour pouvoir tenir, et si on doit encore les éprouver, je ne veux même pas imaginer ce qui va se passer. Ils poussent les gens à voler ou à tuer pour résister !» Un vendeur de matériel électronique à Belouizdad (Alger), la quarantaine, raconte son calvaire quotidien.

Avec un salaire de 33 000 DA, ce père de deux enfants éprouve beaucoup de difficultés pour nourrir, soigner et habiller les siens. « Les augmentations qu’on annonce çà et là, qui seront bien sûr suivies par la hausse des prix des produits finis, des transports, des prestations médicales, etc. sont un cauchemar pour moi. Cette crise va démolir ma famille car, sur le moyen terme, ce sera le chômage pour une bonne partie d’entre nous et je ne vous cache pas, je ne sais même pas comment je vais m’en sortir après.»

Cette hantise est vécue par plusieurs chefs de famille interrogés, hier, dans la capitale. « Nous avons déjà connu cette atmosphère. La hausse des prix n’est que l’avant-goût de la crise multidimensionnelle qui nous attend à bras ouverts, après ces années de non-gouvernance», lâche Lyès, la quarantaine, travaillant comme comptable dans un bureau d’affaires aux Pins maritimes, à Alger. « Quelle injustice !» martèle-t-il.

« Ils (les dirigeants) ont volé, pillé, violé la Constitution pour accaparer tous les pouvoirs et les appareils de contrôle, ils se sont enrichis, ils se sont payé des propriétés à l’étranger en appauvrissant le peuple et maintenant c’est à ce pauvre peuple de régler la facture. C’est indécent !» conclut-il. Des travailleurs non voyants de l’usine de fabrication de brosses et de balais d’Alger (EPIH) ne savent plus à quelle porte frapper pour se faire écouter. Ayant touché des salaires ne dépassant pas les 15 000 DA durant plus de 20 ans, ces ouvriers sont poussés à la porte. « Aujourd’hui déjà, nous sommes dans la précarité.

Personne n’est conscient de notre calvaire. Que deviendront nos enfants ?» s’inquiètent les représentants de ces employés qui, malgré leur handicap, courent d’une institution à une autre pour arracher leurs droits. « Les responsables sont coupés de la réalité. Ils méprisent les plus faibles avec arrogance», estiment-ils. D’autres redoutent un scénario plus violent pour la famille algérienne.  » Je ne vous cache pas, ce ne sont pas les augmentations ni la pauvreté qui me font peur. Les Algériens ont déjà vécu des moments difficiles. Nous avons fait face avec dignité aux années de vaches maigres imposées par les politiques de nos dirigeants toujours mal inspirés.

Mais nos enfants accepteront-ils de faire pareil ? J’ai peur que les jeunes basculent dans la violence pour s’exprimer», s’inquiète Mhand, père de quatre enfants, qui attend sa retraite dans le secteur de la santé. Les dispositions de la loi de finances 2016 prévoient une augmentation des prix de l’électricité et du gasoil. Certains produits dérivés du pétrole seront également touchés par la hausse des taxes imposées sur les activités pétrolières. Lire la suite

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La galère des promoteurs de microentreprises

Publié le 01/12/2015, par dans Non classé.

Les blocages sont multiples, précisent des promoteurs qui ont décidé de se structurer en collectif d’appui à la microentreprise Ansej-CNAC-Angem dans la wilaya de Tizi Ouzou.
Les promoteurs d’investissement dans le cadre des fonds d’aide à la création d’entreprises (CNAC, Ansej et Angem) montent au créneau, ces derniers jours, pour manifester contre les mesures de l’Etat concernant notamment le remboursement de leur crédit. Ils demandent, d’ailleurs, l’ouverture des marchés publics aux petites entreprises afin de permettre la pérennité de celles-ci. Beaucoup d’entreprises ont, d’ailleurs, été contraintes de mettre la clef sous le paillasson ou carrément de changer d’activité. « Le promoteur est confronté souvent à des blocages pour arracher de petits projets pour son entreprise.

Il y a de multiples aléas bureaucratiques. Cela nous décourage énormément», lance un jeune qui a créé une entreprise de bâtiment dans le cadre du dispositif Ansej. « On est obligé de se contenter de travailler seulement avec des particuliers pour vivre alors que l’Etat débloque des milliards de dinars pour les projets de développement qui traînent, selon les responsables, faute d’entreprises», enchaîne un autre, qui impute la responsabilité de ces retards à l’affectation de beaucoup de marchés à quelques entreprises seulement qui se retrouvent dépassées par la charge de travail alors qu’elles n’ont pas la main-d’œuvre nécessaire pour y faire face.

Les promoteurs que nous avons rencontrés estiment que les pouvoirs publics peuvent surmonter le problème des retards dans l’achèvement des projets de développement s’ils font appels à des microentreprises chacune dans son domaine, et ce, à travers la formule de la sous-traitance. Un autre jeune, qui a mis sur pied une entreprise de BTPH dans le cadre d’un des dispositifs d’aide à la création d’emploi mis en place par l’Etat, évoque, lui aussi, les contraintes de payement des quantités réalisées. « C’est la galère pour recevoir son argent.

Je vous cite un exemple seulement. J’ai terminé le travail en juin dernier, mais, je n’ai, à ce jour, pas été payé. Il y a d’énormes retards alors que l’entreprise doit payer ses ouvriers et acheter les matériaux de construction. La situation est vraiment difficile, surtout dans la wilaya de Tizi Ouzou», déplore-t-il avant d’ajouter : « Dans certains cas, le propriétaire d’entreprise fait face à une situation délicate surtout quand il y a des problèmes de terrains liés à des oppositions qui provoquent des retards pour le lancement du projet alors les prix des matériaux de construction augmentent.»

Les blocages sont multiples estiment des promoteurs qui ont décidé, depuis une année, de se structurer en collectif d’appui à la microentreprise Ansej-CNAC-Angem. Ce collectif a, d’ailleurs, appelé à une action de terrain qui a paralysé, dimanche, la RN12 reliant Tizi Ouzou à Alger. Ils exigeaint, à travers cette manifestation de rue, « l’attribution d’une période de différé et la prolongation des délais de remboursement, la suppression des taux d’intérêt ainsi que des pénalités, l’instauration d’un environnement favorable au travail, l’exonération totale d’impôts et l’accès au foncier».

Yacine Guellal, secrétaire général dudit collectif, nous a expliqué que l’environnement de travail pour ces microentreprises est vraiment difficile. « Nous demandons des solutions urgentes», clame-t-il avant de préciser qu’une délégation du collectif s’est réunie avec les responsables locaux de l’Ansej et de la CNAC, en présence du secrétaire général de la wilaya et d’un représentant de la direction de l’emploi, qui leur auraient signifié que « la satisfaction des revendications des protestataires relève de décisions centrales car il s’agit de la politique nationale de l’emploi».

Par ailleurs, notons que, selon M. Guellal, plus 25 000 microentreprises, dont plus de 17 000 Ansej, ont été créées dans le cadre des dispositifs d’aide à l’emploi dans la wilaya de Tizi Ouzou. « 9500 dossiers de microentreprises Ansej sont en précontentieux», précise-t-il.
Le collectif d’appui à la microentreprise Ansej-CNAC-Angem ne veut pas lâcher prise avant de voir les revendications des jeunes promoteurs satisfaites. « Si nos doléances ne sont pas sérieusement prises en charge, nous allons décider d’une action de remise du matériel aux banques», ajoute M. Guellal.
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Les mises en garde du Pôle des forces du changement

Publié le 01/12/2015, par dans Non classé.

Ce Pôle inscrit ses inquiétudes dans le contexte de la crise multidimensionnelle que vit le pays. Une crise de légitimité qu’il impute à la vacance du pouvoir.
Le Pôle des forces du changement soulève des craintes quant aux conséquences directes de la loi de finances 2016, adoptée lors d’une séance mouvementée, sur les ménages. Marquée par un rehaussement des taxes relatives aux produits énergétiques, cette loi de finances, rejetée par les députés de l’opposition, aura, selon ce regroupement politique sous la coordination de Ali Benflis, des conséquences « inévitables» sur le quotidien des Algériens.

Le Pôle des forces du changement, qui s’est réuni hier au siège du parti Talaie El Houriat, met clairement en garde, dans un communiqué, contre les effets de cette loi de finances « sur les conditions de vie du citoyen et particulièrement sur les couches les plus défavorisées».
Ce Pôle inscrit ses inquiétudes dans le contexte de crise multidimensionnelle que vit le pays. Une crise de légitimité qu’il impute à la vacance du pouvoir.

Le Pôle des forces du changement réaffirme ainsi que l’absence de légitimité et de crédibilité du système politique en place constitue la cause de l’impasse qui caractérise le fonctionnement de l’ensemble des institutions à tous les niveaux et la détérioration de la situation économique et sociale du pays.

Pour consolider son constat, il relève des symptômes de cette situation. Le premier est donc la vacance d’un pouvoir qui se trouve usurpé par des forces occultes extraconstitutionnelles. Le deuxième est une déviance de la pratique politique qui a muté en un pouvoir personnel totalitaire. Et la troisième est une aggravation de la crise politique et économique.

Ce bloc politique appelle à l’unification de l’action de l’opposition en vue de contribuer à extirper le pays de sa crise multidimensionnelle. Une unification qu’il convient, précise-t-on, « de saluer et de renforcer». Cette unification s’exprime à travers l’Instance du suivi et de coordination de l’opposition (ISCO) qui regroupe le Pôle des forces du changement et la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD).

Le Pôle de Ali Benflis dénonce, par ailleurs, « les diverses formes de harcèlement et de pression que pratiquent les autorités publiques à l’égard des médias et l’atteinte à la liberté d’expression». Il faut souligner que l’opposition envisage de tenir une deuxième conférence, en ce mois de décembre, pour continuer le travail amorcé lors du sommet tenu le 10 juin 2014 à Mazafran (Zéralda).
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L’Orchestre symphonique national et la cantatrice Rocio Bazan célèbrent l’Espagne à Alger

Publié le 20/10/2015, par dans Non classé.
L'Orchestre symphonique national et la cantatrice Rocio Bazan célèbrent l'Espagne à Alger
ALGER- Sous l’intitulé « Espana », un concert de musique dédié à l’Espagne dans sa diversité culturelle et musicale, a été animé lundi soir à Alger par l’Orchestre symphonique national (OSN) et la cantatrice espagnole Rocio Bazan, sous la direction du maestro Amine Kouider. La salle Mustapha-Kateb du Théâtre nationale Mahieddine-Bachetarzi (TNA)…

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22 ans déjà !

Publié le 20/10/2015, par dans Non classé.

Sbah el kheir papa…

Accompagné d’une larme, d’un baiser et d’un sourire,
22 ans d’absence, de manque et de douleurs,

22 ans que je vois Salima porter ta robe de chambre chaque soir,
22 ans que je vois ta photo sur la table de nuit de Farah,

22 ans que j’entends Mama nous dire que la balle est dans notre camp,
22 ans que tes fidèles amis sont toujours présents, nous suivent, nous conseillent, nous guident, nous écoutent, nous protègent, nous encouragent, nous consolent, nous prennent dans leurs bras et pleurent encore ton absence ; il y a aussi ceux qui refusent encore aujourd’hui de regarder ta photo, ils disent que pour eux tu es en voyage et c’est tout. Cette année fut particulière pour tes filles, une année de réflexion, de remise en question et de doute.

Et lorsqu’arrive le 14 octobre, arrive avec lui le moment du constat. Qu’avons-nous fait pour toi cette année ? Qu’avons-nous accompli ? Avons-nous fait les bons choix ? Avons-nous été à la hauteur ?

Et Mama dans tout ça ? Elle qui ne t’écrit plus, qui ne s’exprime plus mais qui vient très souvent te voir ?

Elle reste observatrice, sans un mot, j ai l’impression qu’elle a pratiquement perdu son sourire et sa joie de vivre, je ne les retrouve que durant la présence de tes petits-enfants. Ces petits-enfants quand ils passent devant ton portrait disent : « Jedou Mostfa.» J’aurais espéré que tu leur fasses connaître et aimer Oued Ezhor, comme tu l’as fait avec nous ; que tu les mettes sur tes genoux pour leur faire apprendre l’hymne national ou encore leur chanter Oum Keltoum.

Je le ferai papa, je les emmènerai là-bas, tout en étant en haut de la colline de Beni Fergane, en criant haut et fort… Ya si Mouhamed yaaaw, ya Ben Abada yaw…

Je t’aime papa Lire la suite

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Alger proteste, Paris regrette

Publié le 20/10/2015, par dans Non classé.

Alger proteste et Paris promet de travailler pour que « ce type d’incident ne se reproduise plus». La récurrence de la fouille au corps imposée aux ministres algériens dans les aéroports français, dont le dernier en date est celui de la Communication, Hamid Grine, a fini par susciter une sérieuse crispation des relations entre les deux pays.
Des rapports qui, pourtant, étaient au beau fixe depuis l’arrivée du président François Hollande au pouvoir en France, en 2012. Mais la lune de miel semble avoir pris fin depuis samedi dernier. En l’espace de quelques heures, la polémique a enflé. Les autorités algériennes ont protesté officiellement, en convoquant, au siège du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié. En effet, le directeur général du protocole au MAE a signifié au diplomate français « le caractère inacceptable du traitement réservé à un ministre de la République», tout en lui rappelant que cet épisode malencontreux n’est pas le premier du genre, puisque deux cas similaires avaient été enregistrés par le passé.

Relevant que Hamid Grine, ministre de la Communication a fait l’objet d’une fouille, en dépit de son statut de membre du gouvernement, détenteur, de surcroît, d’un passeport diplomatique et transitant par un salon réservé aux personnalités officielles, le responsable du MAE a notifié à Bernard Emié « le mécontentement des autorités algériennes». Selon le même communiqué, « cette attitude est contraire aux usages diplomatiques, qui sont en inadéquation flagrante avec la qualité des relations entre l’Algérie et la France et l’ambition partagée des deux pays de les hisser au niveau de partenariat d’exception».

De ce fait, ajoute la même source, il a été demandé à l’ambassadeur d’indiquer à son gouvernement « qu’il est nécessaire que toutes les mesures adéquates soient prises afin que de tels incidents inacceptables ne se reproduisent plus à l’avenir». La réponse française est intervenue hier. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères et du Développement international, Romain Nadal, a indiqué concernant la fouille de responsables algériens dans les aéroports français qu’il s’agit « d’incident particulièrement regrettable».

« Nous travaillons avec le ministère de l’Intérieur et la direction du groupe Aéroports de Paris pour que ce type d’incident particulièrement regrettable ne se reproduise plus», a déclaré Romain Nadal. Le représentant du Quai d’Orsay réitère « l’attachement de son pays à faciliter les démarches et déplacements en France des hautes personnalités étrangères». La réaction du Quai d’Orsay mettra-t-elle fin à la polémique ?
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