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«La loi de finances est une fuite en avant»

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

La loi de finances 2016, présentée hier devant le Conseil de la nation, a été vertement critiquée par le Pôle des forces du changement, coordonné par Ali Benflis, président du parti Talaie El Houriat.
Après une réunion consacrée à l’analyse du contexte de cette loi, déjà votée par la Chambre basse du Parlement, le Pôle des forces du changement a dénoncé une « fuite en avant du pouvoir qui veut faire payer aux citoyens lambda le coût de la crise, en préservant sa clientèle économique et ses réseaux rentiers».

Pour ce regroupement d’une dizaine de formations politiques, qui ont soutenu activement la candidature de Ali Benflis à la présidentielle du 17 avril 2014, c’est un texte de loi « injuste» car il sanctionne le citoyen au pouvoir d’achat très faible. « Face à la grave crise économique qui frappe le pays, le pouvoir n’a pas trouvé mieux comme solution que de recourir, comme d’habitude, à la politique de la fuite en avant à travers un texte de loi injuste, un texte de loi qui fait porter au citoyen lambda les conséquences de la crise économique en augmentant les prix des denrées alimentaires au profit de la clientèle du système et ses réseaux rentiers», a affirmé dans un communiqué ce Pôle, qui milite pour une élection présidentielle anticipée afin de revenir à la légitimité des urnes.

Cette entité politique a aussi dénoncé énergiquement les abus commis au niveau de l’Assemblée populaire nationale pour faire passer ce texte de loi, jugé « antisocial et antinational», et relevé le changement dans le discours politique du pouvoir. Le Pôle rappelle que durant la campagne électorale pour la présidentielle de 2014, les représentants du pouvoir se targuaient du fait que l’Algérie était totalement épargnée par la crise économique qui secouait le monde occidental depuis plusieurs années.

Ces mêmes représentants ont, a encore souligné le Pôle des forces du changement dans son communiqué, distribué à tort et à travers des sommes colossales aux wilayas. « Où est passé cet argent ?» se demande ce bloc politique, selon lequel le pouvoir a démontré son incapacité à trouver des solutions efficaces à la crise économique qui secoue le pays depuis la chute drastique des recettes pétrolières. Pour le Pôle des forces du changement, cette incapacité à faire face à la situation est la conséquence d’une crise de système de gouvernance. Ce pôle estime que la solution passe impérativement par le règlement de la question de la vacance du pouvoir.
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Affaire du général Benhadid : Plus de 70 jours de détention sans acte de procédure

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Alors que le procès en appel de son fils s’ouvrira demain devant la cour d’Alger, le sort du général à la retraite Hocine Benhadid, incarcéré depuis plus de deux mois, n’est toujours pas connu. Ses deux avocats font part de leur inquiétude.
Condamné le 26 octobre dernier, par le tribunal de Bir Mourad Raïs, à une peine d’un an de prison avec sursis assortie d’une amende de
50 000 DA, pour détention d’arme à feu sans autorisation, le fils du général à la retraite Hocine Benhadid sera rejugé en appel demain au niveau de la cour d’Alger. Il avait été placé sous mandat de dépôt le 30 septembre dernier, au moment où son père faisait l’objet d’une arrestation musclée, opérée par de nombreux gendarmes qui l’attendaient sur l’autoroute.

Une arrestation qualifiée par ses avocats, Khaled Bourayou et Bachir Mechri, de « kidnapping», en raison des circonstances dans lesquelles elle a eu lieu. Déféré devant le parquet de Bir Mourad Raïs, l’ex-officier supérieur a été placé sous mandat de dépôt pour « participation à entreprise de démoralisation des troupes», en vertu de l’article 75 du code pénal, qui stipule : « Est puni de la réclusion à temps, de 5 à 10 ans, quiconque qui, en temps de paix, a participé en connaissance de cause à une entreprise de démoralisation de l’armée, ayant pour objet de nuire à la défense nationale.»

En clair, les propos tenus par l’ancien général sur les ondes d’une radio, qui émet sur le web, ont été jugés comme étant des faits qui relèvent du tribunal criminel. Toutes les demandes de mise en liberté provisoire, introduites par ses deux avocats et appuyées par un dossier médical, n’ont pas abouti. Elles ont toutes essuyé un rejet de la part de la chambre d’accusation.

Depuis le 30 septembre dernier, l’ancien commandant de la 8e Division blindée se trouve à l’infirmerie de l’établissement pénitentiaire. « Plus de deux mois après le début de l’instruction, aucun acte de procédure n’a été entrepris», déclare Me Khaled Bourayou. Il s’interroge sur la qualification des faits, « participation à entreprise de démoralisation de l’armée», en disant : « Une participation à une entreprise suppose qu’il y a d’autres personnes qui constituent celle-ci. Or, dans le dossier, il n’y a que Benhadid et les propos qu’il a tenus à travers un micro…»

Pour sa part, Me Bachir Mechri est formel : « Il n’y a rien dans le dossier. L’inculpation ne repose sur aucun argument puisqu’il est le seul à avoir fait des déclarations. Cela veut dire que l’affaire a un aspect politique et de ce fait, nous ne pouvons intervenir en nous basant sur le droit ou la loi.» Me Mechri n’y va pas avec le dos de la cuillère : « Plus de deux mois sans aucune décision, cela veut dire qu’il y a anguille sous roche. Il faudra peut-être espérer que celui qui est à l’origine de cette mise en action de la justice décide de faire marche arrière. Or, pour l’instant, c’est la détention qui est privilégiée.

Comment une affaire où il y a un seul inculpé et une seule inculpation, des déclarations à une radio, peut-elle rester en instruction durant plus de deux mois, sans qu’aucun acte de procédure ne soit décidé ?» Les deux avocats du général à la retraite expriment par ailleurs leur crainte d’une éventuelle dégradation de l’état de santé de leur client, pour lequel ils réclament un procès dans les meilleurs délais. Lire la suite

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Comment les Emiratis veulent accaparer l’industrie du tabac

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Le dossier de création de cette nouvelle joint-venture, qui va priver la SNTA de revenus considérables, est actuellement bloqué au niveau des services du Premier ministre. Les raisons de ce blocage ne sont pas connues.
Prise de participation, création de joint-ventures et importations tous azimuts. Le fonds d’investissement émirati Arab Investors poursuit sa stratégie de monopole sur le marché des tabacs en Algérie. Et la prise de participation majoritaire dans la société algéro-émiratie (Staem), créée en 2002 avec la Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA) ne semble pas satisfaire les Emiratis.

Ils veulent pousser les autorités algériennes à créer une nouvelle société mixte qui sera chargée de commercialiser les produits des deux entreprises, à savoir Staem – qui produit des cigarettes de marques étrangères – et la SNTA. Le dossier de création de cette nouvelle joint-venture, qui va priver la SNTA de revenus considérables, est actuellement bloqué au niveau des services du Premier ministre.

Les raisons de ce blocage ne sont pas connues. Mais à la SNTA, des cadres pensent que le Premier ministre n’est pas convaincu de la proposition du ministre de l’Industrie, Abdessalem Bouchouareb. Surtout que, selon toujours les mêmes sources, ce dernier aurait demandé aux responsables de la SNTA de parapher le contrat sans passer par le conseil d’administration.

Pourquoi ? Nos sources ne donnent pas ce réponse, mais soupçonnent la volonté des autorités de ne pas ébruiter l’affaire.Avant de parvenir à cet accord, les Emiratis voulaient créer une autre joint-venture qui devait « absorber» la SNTA. Le projet d’accord prévoit la création d’une société mixte dans laquelle la SNTA serait majoritaire. Mais pour des raisons inconnues, il n’a jamais vu le jour.

Marché de dupes ?

La mainmise des Emiratis sur l’industrie du tabac en Algérie a commencé en 2002. Sous prétexte de faire barrage à la contrebande qui fait rage dans le pays, le gouvernement crée une société mixte entre des fonds émiratis et la SNTA. Lorsque la Staem entre en production en 2005, la société publique avait 60% des parts de marché. Aujourd’hui, elle n’en a que 24%, le reste du marché est donc pris par la Staem. Cette dernière produit plus d’un milliard de paquets de cigarettes alors que la SNTA, qui produisait 700 millions d’unités il y a dix ans, n’en a fabriqué que 500 millions en 2014 et finit l’année en cours avec moins de 400 millions de paquets.

L’écart entre les deux entités se situe sur le plan social. La Staem, qui n’emploie que 1000 personnes dans son usine de Bou Ismaïl, réalise un chiffre d’affaires de 45 milliards de dinars en 2014. Par contre, la SNTA, comptant 15 unités réparties sur l’ensemble du territoire national et réalisant un chiffre d’affaires de 22 milliards de dinars, verse des salaires à 4500 employés. Car, en plus des unités de production des différentes marques de cigarettes et de tabac à priser (chemma), la SNTA dispose d’unités de distribution à travers toutes les wilayas du pays.

Un service dont se passe la Staem qui s’appuie sur un réseau de grossistes privés pour écouler sa marchandise. Ce qui fait peur aux cadres et travailleurs de la SNTA est ce que certains dans l’entreprise qualifient de « concurrence déloyale». Ainsi, pendant que la SNTA achète sa matière première auprès de petits agriculteurs algériens, sa « concurrente» s’approvisionne en produits semi-finis auprès de fournisseurs européens et américains.

Son principal pourvoyeur étant l’américain Philip Morris qui a racheté, en 2014, 25% des parts émiraties de la Staem. Cette dernière fabrique d’ailleurs une partie de ses produits sous licence du cigarettier américain.Toutes ces transformations se sont produites en l’absence d’un syndicat qui n’exerce plus depuis au moins 2 ans. Ce qui fait craindre une privatisation de la société qui compte pourtant parmi les plus solides du pays. A noter que nos tentatives de joindre le président-directeur général de la SNTA, Charaf-Eddine Amara, ont été vaines.

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Complexes El Hadjar et SNVI : Deux milliards de dollars pour leur modernisation

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Deux milliards de dollars ont été affectés à la modernisation du complexe sidérurgique El Hadjar (Annaba) et de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) de Rouiba (Alger), a annoncé, hier à Boumerdès, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb.
Le complexe sidérurgique El Hadjar fonctionnait, il y a deux ans, à 10% seulement de sa capacité de production, a ajouté le ministre, en marge d’une visite de travail à Boumerdès, soulignant que l’Etat « y a investi et a procédé à sa renationalisation».

L’Etat a consacré une enveloppe d' »un milliard de dollars pour moderniser ce complexe, en procédant notamment à la rénovation de son haut fourneau, qui entrera en exploitation en mars prochain», a t-il expliqué à ce propos. Répondant à une question relative à la grève menée récemment par les travailleurs de la SNVI, M. Bouchouareb a indiqué avoir « bien écouté» les protestataires.

Il a, à cet effet, fait part de l’affectation d’une enveloppe d’un milliard de dollars pour la modernisation et l’acquisition des équipements nécessaires à cette entreprise. « Il reste à déterminer le mécanisme qui donnera forme à ce soutien», a-t-il dit. Lire la suite

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La stabilisation au cœur de la NPEV

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Les convergences de forme et les divergences de fond rythment la coopération entre Alger et Bruxelles.
Accord d’association jugé « asymétrique» par le gouvernement algérien, absence de « réformes audacieuses», réplique l’Union européenne. Cependant, la Nouvelle politique européenne de voisinage (NPEV), qui entrera en vigueur à partir de l’année prochaine, pourrait rééquilibrer les rapports entre les deux parties, tant l’Algérie a « activement» pris part à son élaboration.

C’est en tout cas le souhait exprimé par Marek Skolil, ambassadeur de l’Union européenne à Alger, et Ali Mokrani, directeur de la coopération avec l’UE au ministère des Affaires étrangères, lors d’un débat organisé hier à Alger. Pour Bruxelles, « la priorité politique dans le cadre de la Nouvelle politique européenne de voisinage serait la stabilisation et le soutien au développement économique», a indiqué Marek Skolil.

L’ambassadeur de l’UE estime que « les questions de sécurité, de terrorisme, de migration et de stabilisation sont les nouveaux défis auxquels font face l’Union européenne et ses voisins dans une région aux intérêts communs». Et c’est dans ce domaine, particulièrement, que Bruxelles attend de l’Algérie un apport certain. « Nous reconnaissons le rôle de l’Algérie dans la stabilisation de la région au regard de son expérience, sa connaissance, son savoir-faire.

Cela est utile pour nous Européens, y compris pour des pays membres qui auparavant ne plaçaient pas la sécurité dans leurs priorités», a encore précisé M. Skolil. La NPEV — à laquelle l’Algérie préfère « l’approche participative et non d’adhésion» — opère également un recentrage en « introduisant des méthodes de travail nouvelles, dont la suppression du traditionnel paquet annuel de rapports par pays. Ils seront désormais mieux adaptés à la nature de chaque relation et au calendrier de travail y afférent», explique le représentant de Bruxelles à Alger.

Marek Skolil a, par ailleurs, affirmé que « les suggestions de l’Algérie dans l’élaboration de la NPEV ont été largement reprises, à savoir la flexibilité, la différenciation, le renforcement de la coappropriation et enfin l’intégration des voisins». Une satisfaction pour la partie algérienne. « L’Algérie relève avec satisfaction que ces principes aient été retenus comme fondement de la Nouvelle politique européenne de voisinage», a observé Ali Mokrani.

Ce dernier rappelle à ce titre que « la NPEV ne doit pas être une fin en soi, mais un instrument qui apporte une valeur ajoutée à l’Accord d’association en vue de relever les défis communs de sécurité et de développement dans la région et également de contribuer à la réalisation des priorités nationales relatives à la diversification économique, synonyme de promotion des exportations hors hydrocarbures, à la sécurité alimentaire et au renforcement des capacités». Le représentant du ministère des Affaires étrangères n’a pas manqué au passage de critiquer l’Accord d’association qui a pris la forme d' »une relation purement commerciale asymétrique».

M. Mokrani a exprimé le souhait de voir, à la faveur de cette NPEV, « l’Union européenne contribuer à la diversification économique, transformer les parts du marché en investissement et permettre à l’Algérie de retrouver toute sa place de fournisseur d’hydrocarbures, bref, de soutenir les efforts du gouvernement». Il espère également un « renforcement» du dialogue politique et mettre la dimension économique « au centre des priorités».

Pour ce faire, l’Algérie doit consentir des efforts considérables dans la gouvernance, les réformes économiques audacieuses et l’amélioration du climat des affaires à même de permettre une attractivité des investisseurs. Rien, du moins pour le moment, n’indique une réorientation stratégique dans la politique gouvernementale en matière économique. La question de la gouvernance demeure la problématique centrale. Lire la suite

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Le phénomène s’intensifie à Annaba : 39 harraga arrêtés

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Les éléments des garde-côtes relevant de la station maritime Est de Annaba ont intercepté, hier en haute mer, lors de trois opérations distinctes, 39 candidats à l’immigration clandestine dont trois mineurs, avons-nous appris de la Protection civile.
Les trois embarcations artisanales à bord desquelles ont pris place 10, 18 et 11 jeunes harraga avaient appareillé depuis la légendaire plage de Sidi Salem, dépendant de la commune d’El Bouni. Selon les premières informations, deux des embarcations ont été interceptées à 5h, à 10 miles nautiques au nord-est de Ras El Hamra.

Quant à la troisième, elle a été aperçue et arrêtée deux heures après, à la même distance.
Les harraga sont partis avec la ferme intention de braver les risques de la mer pour quitter le pays à la recherche d’un avenir meilleur. Ramenés à bon port, il s’est avéré que ces jeunes infortunés sont originaires de la wilaya de Annaba. Ils ont été auscultés par un médecin avant d’être auditionnés par la police militaire et présentés, dans l’après-midi, devant le parquet de Annaba.

Vingt-quatre heures auparavant, les mêmes services avaient intercepté 16 harraga, dont deux mineurs, tandis que 12 autres avaient été arrêtés la veille. L’intense reprise du phénomène de la harga constatée ces derniers jours à Annaba s’explique, selon l’un des mis en cause, rencontré dans les couloirs du tribunal de Annaba, par « l’arrivée en Italie de dizaines de migrants clandestins, dont la plus importante expédition est partie à l’aube, vendredi dernier».

En effet, il ne se passe pas un jour sans que l’on assiste à des dizaines de départs à partir des plages de la wilaya. La majorité des harraga confirment leur arrivée à leurs proches, le lendemain par téléphone.

A la baisse de vigilance jamais constatée au niveau des frontières maritimes de Annaba, il faut ajouter des conditions climatiques plus que favorables, encourageant également la contrebande du corail vers la Tunisie. Lire la suite

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