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Les habitants de Bordj Menaïel crient leur ras-le-bol

Publié le 13/12/2015, par dans Non classé.

Durement touchés par le blocage des projets de développement inscrits au profit de leur localité, des centaines d’habitants de Bordj Menaïel, à 25 km à l’est de Boumerdès,

sont sortis hier dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol et leur colère contre « le laxisme et la mauvaise gestion des autorités locales». Les protestataires ont organisé une marche au centre-ville en arborant des pancartes revendiquant « la dissolution de l’APC» et « le départ du maire», élu sur la liste FLN en 2012.

La procession s’est ébranlée du rond-point jouxtant l’agence CNEP en arpentant le boulevard Amirouche avant de se disperser devant le siège de l’APC. Cette manifestation, qui s’est déroulée dans le calme, a suscité une grande adhésion parmi les commerçants, lesquels ont baissé rideau durant la matinée en signe de soutien aux marcheurs. Erigée en chef-lieu de daïra en 1984, Bordj Menaïel se débat dans des problèmes insurmontables.

De la crise du logement à l’absence d’espace de divertissement en passant par la détérioration des routes et l’anarchie régnant au centre-ville, la population locale estime que l’Etat n’a pas fait grand-chose pour améliorer son quotidien. Connue sous le nom de ville des Coquelicots, Bordj Menaïel est devenue symbole de la décadence et de la défaillance à tous les niveaux.

« Cela fait quatre ans qu’on parle d’une somme de 340 millions de dinars dégagée au profit de notre commune dans le cadre du programme d’amélioration urbaine. Le marché a été octroyé à un seul entrepreneur, mais les quelques mètres de route et les trottoirs qu’il a refaits jusque-là n’ont pas tenu un mois», dénonce un membre de l’association El Besma, l’un des organisateurs de la marche. Malgré la mauvaise qualité des travaux entrepris et la résiliation du marché avec l’entrepreneur, notre interlocuteur souligne qu’aucune procédure n’a été engagée par l’Etat pour sanctionner le responsable de ce bricolage.

« C’est une opération de dilapidation de deniers publics, pas un projet», s’écrie un autre citoyen, qui dénonce la détérioration des ruelles menant vers les cités Tahrir, Bousbaâ, Lahsida, El Ghicha, village Omar et Bastos.

Les manifestants s’élèvent également contre les retards enregistrés dans la réalisation des programmes de logement inscrits pour l’éradication des 1500 chalets et 300 taudis de la localité. « Notre commune compte 4162 logements qui ont connu un retard dans la réalisation : 2452 LPL, 630 LPA, 280 LSP, 800 AADL», déplorent-ils. Certains parlent aussi « du blocage de nombreux projets d’équipement pour absence de budget», citant le stade de 10 000 places, la salle omnisports, la crèche communale, etc.
D’autres habitants évoquent le trafic qui entoure la gestion du foncier industriel au niveau de la zone d’activité, soulignant que de nombreuses parcelles qui devaient abriter des usines ont été détournées de leur vocation avec la complicité des responsables locaux. « Notre zone industrielle est devenue une zone de salles des fêtes», lance un quadragénaire.

En l’absence du maire dont la gestion est décriée au niveau local, c’est le nouveau chef de daïra qui s’est adressé aux marcheurs devant le siège de l’APC, les assurant de faire de son mieux pour répondre à leurs doléances. Une promesse qui n’a pas convaincu les manifestants qui, eux, menacent de revenir à la charge dans les jours à venir si rien n’est fait pour améliorer leur vécu.
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L’euro flambe et se raréfie

Publié le 13/12/2015, par dans Non classé.

La dépréciation de la monnaie nationale éveille les ardeurs des Algériens pour les devises.
Méfiants, ces derniers se ruent sur les marchés informels des devises pour échanger leurs dinars contre des euros et des dollars, plutôt que de s’orienter vers l’épargne, faute d’une politique bancaire attractive en la matière.

A deux semaines des fêtes du Nouvel an et quatre mois après l’entrée en vigueur du dispositif d’amnistie fiscale mis en place par l’Exécutif au profit des fortunes qui prospèrent dans les circuits informels de l’économie, la demande en monnaies étrangères n’a jamais été aussi importante.

Sur le marché informel des devises — illégal mais qui s’impose en offre classique en l’absence d’un marché de change officiel — les cours des principales devises flambent contre un dinar qui perd et qui inquiète. Jeudi dernier, un euro s’échangeait contre 177 DA à l’achat et 175 à la vente, tandis qu’un dollar valait 162 DA à l’achat et 160 à la vente sur la « place» du square Port Saïd.

Sur le marché interbancaire des changes, un dollar s’échangeait contre près de 107 DA, alors qu’un euro valait un peu plus de 117 DA. Il y a bien un écart, et non des moindres, entre les températures de la « place» square Port Saïd et l’agence de la Banque de développement local (BDL), dont la façade donne sur ladite place.

Malgré quelques à-coups conjoncturels, la hausse des cours des principales devises contre le dinar est continue depuis maintenant plus d’une année.

L’argent de la surfacturation se tarit

Dans le même temps, la monnaie nationale a perdu environ 30% de sa valeur officielle depuis juin 2014, passant de 78,87 DA pour un dollar fin juin à 87,95 DA fin décembre et à 107 DA pour un dollar aujourd’hui. Si sur le marché officiel de change, le cours du dinar est la résultante d’un calcul administratif impliquant l’évolution de 14 monnaies, sur le marché parallèle, son prix obéit plutôt au principe de l’offre et la demande ainsi qu’à l’action psychologique de certains acteurs du marché. L’évolution du cours du dinar, ces derniers mois, contre l’euro et le dollar, correspond à une demande qui carbure à toute allure.

Il y a un retournement de tendance tant chez les offrants que chez les demandeurs. Du côté de l’offre, s’il est vrai que les revenus de l’immigration continuent à approvisionner le marché local en principale origine des devises, la source délictuelle semble se rétrécir comme peau de chagrin sous l’effet d’un contrôle renaissant du commerce extérieur.

Depuis plusieurs années, l’argent de la surfacturation des biens d’équipement et de consommation constituait une part de la masse des devises tournant dans le circuit parallèle. Désormais, la source délictuelle existe toujours, bien qu’elle soit repositionnée par l’origine traditionnelle des devises qui, elle, s’affaiblit face au poids de la demande.

Des acteurs de la Bourse informelle des devises lèvent le voile sur de nouvelles tendances peu connues jusqu’ici du marché : la destination des fonds s’est beaucoup diversifiée et enrichie.

Il y a au moins trois nouvelles catégories de demandeurs de devises qui font monter d’un cran la demande sur le marché informel. L’effet psychologique de la crise ainsi que la dépréciation de la monnaie nationale ont conduit à l’affermissement des pratiques de thésaurisation. Des détenteurs de fonds en dinars parmi les ménages et les marchands de la sphère informelle en recherche de valeurs-refuges se sont, en partie, reportés sur les devises.

Thésaurisation en devises

C’est bien parce qu’il y a de plus en plus un défaut de confiance en la monnaie nationale que la tendance vers la thésaurisation en dollar et en euro s’est développée. Pis encore, nous apprenons que des transactions se font en devises parmi les acteurs de la sphère marchande de l’économie informelle.

Il faut dire que le risque est double, tant pour le dinar dont la valeur ne fait que faiblir, que pour l’économie puisque les circuits informels représentent décidément un vrai problème de sécurité. Si cette clientèle a particulièrement fait grimper la demande en devises plutôt que de se laisser charmer par les propositions d’amnistie fiscale, le marché valse au rythme d’autres tendances, non moins déterminantes à la fois pour les cours et l’offre.

A l’heure actuelle, un besoin pressant se fait sentir sur le marché : celui de la mise en sécurité des fonds en dinars d’origine injustifiable aux yeux de la législation et du fisc.

Depuis le lancement du dispositif de mise en conformité fiscale volontaire, certains acteurs de la sphère marchande de l’économie informelle convertissent leurs fortunes dans une monnaie autre que le dinar. Alors que cette catégorie semble méfiante à la fois à l’égard de la valeur du dinar et de la politique de la main tendue du gouvernement, d’autres clients viennent depuis peu garnir le plat des cambistes.

Travailleurs chinois et subsahariens, mendiants syriens et autres étrangers légalement ou clandestinement établis en Algérie s’approvisionnent auprès des marchés informels des monnaies pour, ensuite, transférer les devises vers leurs pays d’origine. Ainsi, la demande a explosé ces derniers mois, atteignant des records inégalés, à en provoquer des raréfactions et des tensions. Le marché s’est beaucoup sophistiqué aussi, à en croire quelques cambistes, de sorte que certaines transactions n’enfreignent pas la législation en matière de change.

C’est ainsi que des produits sont proposés aux gros détenteurs de capitaux en dinars, dont, entre autres, les virements externes sans passage aux frontières, moyennant un cours légèrement supérieur à celui pratiqué pour le change local. Ce mécanisme permet aux fortunes libellées en dinar d’échapper à toute traçabilité en s’approvisionnant en devises à l’étranger en contrepartie d’un simple règlement de la contrevaleur en dinars à un intermédiaire local.

En somme, le marché, comme lorsqu’il s’agit d’une place de valeurs légale, obéit parfaitement au principe de l’offre et de la demande. L’offre s’est rétrécie sous l’effet des contrôles a priori et aposteriori des importations détaxées ou sous taxées, alors que la demande ne s’est jamais aussi bien portée, revigorée essentiellement par la dépréciation du dinar, l’arrivée de nouvelles catégories de demandeurs sur le marché ainsi que par les craintes sur le devenir économique et politique du pays. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 13/12/2015, par dans Non classé.

Les camionneurs en colère à Médéa

Le nouveau wali de Médéa a pris récemment des mesures restrictives réglementant la circulation des poids lourds de plus de 2,5 t. Leur accès en ville est interdit durant la journée de 7h à 19h. Cette mesure a provoqué récemment la colère des camionneurs, qui ont organisé des sit-in devant le siège de la wilaya et également fermé la RN1, avant d’être dispersés par les forces de l’ordre.

Un local transformé en lieu de débauche à Tizi Ouzou

Dans le cadre de la lutte contre les lieux de débauche et de prostitution et le commerce illicite de boissons alcoolisées, les forces de police de la brigade de recherche et d’investigation de la sûreté de wilaya ont effectué, dans la nuit du 7 décembre, une opération visant un local transformé en lieu de débauche, abritant également un débit de boissons alcoolisées illicite, improvisé à la zone industrielle de Tala Athmane. C’est ce qu’a annoncé la cellule de communication de la police dans un communiqué transmis hier à notre rédaction. Selon la même source, il a été procédé sur les lieux à l’interpellation de 14 personnes, dont 8 femmes, et à la saisie d’une grande quantité de boissons alcoolisées. Présentés au parquet de Tizi Ouzou le 10 décembre, cinq femmes et trois hommes, dont le gérant, ont été mis en détention préventive, les autres sont cités à comparaître.

Un braquage rapide et discret

Un homme a réussi à se faire remettre un million d’euros de bijoux, sans violence, avant-hier, selon des informations d’Europe 1. Le malfaiteur a réussi à prendre la fuite. L’insolite dans l’histoire est que la boutique se situe rue du Faubourg Saint-Honoré, à 40 m à peine de la grille d’entrée du palais de l’Elysée, dans un quartier quadrillé par les forces de l’ordre ! Et encore plus surprenant, le voleur est reparti à pied, comme il était venu. A l’extérieur, les nombreux policiers qui sécurisent ce secteur ultra-sensible n’ont aucun moyen de savoir qu’une attaque à main armée vient d’être commise. Une patrouille arrive rapidement sur place, mais le braqueur a déjà disparu. Lire la suite

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Festival du cinéma d’Alger : « les 18 fugitives » projeté en ouverture de la 6e édition

Publié le 13/12/2015, par dans Non classé.
Festival du cinéma d'Alger :
ALGER – Le film « Les 18 fugitives » de Amer Shomali et Paul Cowan a été projeté samedi en ouverture du 6e Festival international du cinéma d’Alger qui se poursuit jusqu’au 19 décembre. En présence du ministre de la Culture Azzedine Mihoubi, le coup d’envoi de cette édition a été marqué…

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Investir dans la culture, une nécessité inéluctable pour diversifier les revenus de l’économie nationale

Publié le 12/12/2015, par dans Non classé.
Investir dans la culture, une nécessité inéluctable pour diversifier les revenus de l'économie nationale
ALGER- Le ministre de la Culture Azeddine Mihoubi a appelé samedi à Alger à investir dans le secteur de la Culture pour diversifier les revenus de l’économie nationale, soulignant que cette démarche était une nécessité inéluctable. M. Mihoubi a précisé dans une allocution d’ouverture de la journée d’étude au profit…

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Hommage à Meziane Rachid : une vie et une œuvre pour la préservation de la culture amazighe

Publié le 12/12/2015, par dans Non classé.
Hommage à Meziane Rachid : une vie et une œuvre pour la préservation de la culture amazighe
TIZI-OUZOU – Un hommage a été rendu samedi à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou au chanteur et auteur-compositeur Meziane Rachid (1944-2015) qui s’est consacré à la sauvegarde et à la préservation de la culture amazighe. Une conférence sous le thème « Meziane Rachid, patrimoine immatériel de…

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