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10 à 15% des nouveaux-nés souffrent d’asphyxie néonatale

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

L’unité de néonatalogie de l’hôpital de Beni Messous enregistre 10 000 naissances par an
La néonatologie est le parent pauvre du système de santé en Algérie, regrettent les spécialistes. Toutes les structures d’accouchement dans les CHU ou maternités enregistrent des cas de nouveaux-nés à risque. Outre les prématurés, les asphyxies constituent les accidents évitables dans ces structures de santé. Pour le Pr Haridi, médecin en chef à l’unité de néonatologie du CHU Beni Messous, les IMC, dont l’incidence est de 3 pour 1000 naissances en Algérie, sont évitables pour peu que l’on améliore la prise en charge des nouveaux-nés en difficulté.

Le peu d’unités de néonatologie et les services de maternité ne sont pas assez équipés pour justement faire face à des prématurés et des asphyxies néonatales qui exposent les bébés à des complications cérébrales sources d’handicaps à long terme. Elle a signalé que la maternité de Beni Messous enregistre chaque année 10 000 naissances soit 45 naissances par jour et 10 à 15/1000 des nouveaux-nés souffrent d’asphyxie néonatale. « 33% d’entre eux garderont des séquelles à vie car mal pris en charge ou absence de réanimation respiratoire», a-t-elle indiqué et de préciser que l’unité néonatale est la même depuis des années.

« Ces accidents surviennent malgré un bon suivi de la grossesse mais souvent des parturientes arrivent en catastrophes, en souffrances fœtales après avoir, dans certains cas, fait plusieurs accouchements. En l’absence d’une prise en charge adéquate avec un matériel adapté, des bébés naissent malheureusement dans des conditions difficiles et garderont des séquelles irréversibles», regrette-t-elle.

Les prématurés, a-t-elle souligné, qui représentent un nombre important, entre 10 et 12% des naissances vivantes, posent sérieusement un problème de prise en charge. « Même si on arrive à réduire le taux de mortalité, il est toujours difficile de leur éviter un handicap cérébrale redoutable», a-t-elle précisé. A notre question de savoir s’il y a une possibilité de prévenir cette grande prématurité (grossesse inférieure à 32 semaines), le Dr Haridi affirme que des moyens thérapeutiques existent comme les corticoïdes et d’autres formes de médicaments tels que le Surfactant.

Il est clair, a-t-elle encore souligné, en l’absence d’une prise en charge précoce, un enfant prématuré sur deux évolue vers une IMC. Une étude du suivi de ces d’enfants, signale le Pr Haridi, a montré que 33% de ces enfants sont en échec scolaire puisqu’ils gardent encore des troubles notamment pour tout ce qui est lié au raisonnement et cela se complique vu l’absence de classes adaptées.

Le Pr Haridi, qui prend à bras le corps ce problème de néonatalité depuis des années, plaide pour la création d’un centre de dépistage et de prise en charge de ces nouveaux-nés à risque. Ce qui permettra de dépister à temps toutes les anomalies motrices dans les premiers mois de naissance (trouble du langage, de l’audition, autisme etc.). Comme il appelle aussi à la mise en place d’un programme national de périnatalité cohérent qui sera réellement appliqué sur le terrain. Lire la suite

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37 officiers du DRS mis à la retraite

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Après la mise à la retraite de 14 généraux du DRS, c’est au tour de 37 autresofficiers de ce service spécialisé dans la lutte antiterroriste et le contre-espionnage économique d’être mis à l’écart.
La mesure intervient après le démantèlement du Groupe d’intervention spécial (GIS) et le rattachement de la Garde présidentielle à la Garde républicaine. La « purge» au niveau du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) se poursuit. Après le départ de son premier responsable, le général Toufik, c’est au tour de 37 officiers et officiers supérieurs de ce département d’aller grossir les rangs des retraités, apprend-on de source bien informée.

Selon nos informateurs, il s’agit surtout de cadres de l’institution spécialisés dans la lutte antiterroriste et les affaires économiques liées notamment à l’espionnage économique et à la corruption. « Ce sont des gradés du DRS qui ont passé toute leur carrière dans l’antiterrorisme, mais également dans les dossiers d’espionnage économique et les gros dossiers de corruption dans lesquels sont impliquées des sociétés ou des personnes d’origine étrangère.

Dans leur majorité, ils ont une moyenne d’âge de 50 à 55 ans. Leur mise à la retraite d’office sent l’odeur du règlement de comptes. Tout le monde sait qu’un poste n’est pas éternel, mais les circonstances dans lesquelles ils ont été mis à la retraite laissent penser qu’il s’agit tout simplement d’une opération ciblant tous les cadres qui ont travaillé de près ou de loin avec l’ancien patron du DRS, le général de corps d’armée Mohamed Mediène dit Toufik.

Son successeur est en train d’expurger le Département de ses meilleurs éléments. Est-il conscient des répercussions de tels actes ? N’a-t-il pas besoin de ressources expertes dans son travail ? Est-il conscient du fait que ces purges ne servent pas le DRS, mais plutôt ceux qui veulent le détruire au profit d’intérêts occultes ?» explique notre source, précisant que ces décisions font tache d’huile et risquent d’avoir des conséquences inquiétantes sur le moral des troupes.

« Personne ne peut nier que des dérives ont pu être commises par des cadres de cette institution. Cependant, il est dangereux d’utiliser celle-ci pour régler des comptes à des personnes. Il y a un sentiment de malaise qui ronge une grande partie des jeunes qui y exercent. Quel sera l’impact de tels départs à la retraite sur la mobilisation et l’engagement des troupes, en ces moments difficiles où le pays fait face à de nombreuses menaces ?» ajoute notre interlocuteur.

Force est de constater que l’opération de « restructuration» des structures de l’armée, évoquée par-ci par là, semble se transformer en véritable « chasse aux sorcières» ciblant surtout les cadres qui sentent l’odeur de leur ex-chef ou qui ont eu à traiter des affaires de corruption ayant éclaboussé des hommes du Président.

Une centaine d’officiers du DRS mis à la retraite en une année

En une année, au moins une centaine d’officiers ont été admis à la retraite, alors que leur âge ne dépassait pas la cinquantaine. Dès son intronisation à la tête du DRS, le général-major Bachir Tartag a poursuivi les purges en mettant à la retraite au moins 14 généraux et une dizaine d’autres officiers. Certes, nombre d’entre eux avaient dépassé l’âge limite de la retraite et d’autres traîneraient des casseroles, mais les conditions et la conjoncture dans lesquelles ils ont été remerciés laissent transparaître la volonté revancharde du premier responsable de l’armée, dont la mission semble être de vider le DRS de toutes ses prérogatives pour en faire une coquille vide, puisqu’il a été réduit à une direction ministérielle.

En parallèle, les pouvoirs de la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) sont élargis pour devenir une force de l’armée, avec un commandement et des troupes, alors que dans ses missions, elle prend en charge désormais la prévention pour devenir la Direction centrale de la prévention de la sécurité de l’armée (DCPSC). En clair, la DCSA ne s’occupe plus de la sécurité interne de l’armée, mais exerce le rôle de police politique puisque ses agents, tous en civil, sont depuis quelques mois assez nombreux sur le terrain pour faire ce que le redouté DRS faisait avant, mais pour le compte du premier responsable de l’armée dont les ambitions politiques avérées ne sont plus un secret.

« Nous sommes dans une guerre de règlement de comptes au détriment de la patrie. Si ces changements étaient dans l’intérêt du pays, nous aurions tous applaudi. Cela s’est fait pour renforcer les positions d’un clan par rapport à un autre, dans le seul but de se maintenir au pouvoir et d’asseoir ce dernier», révèle un officier fraîchement mis à la retraite, qui était parmi les cadres qui ont enquêté sur les affaires Sonatrach et autoroute Est-Ouest.

Le service de la police judiciaire où il travaillait a été dissous en 2014, pour être recréé quelques mois plus tard sous une autre appellation, mais dont les missions ont été privées du volet économique, comme si l’espionnage économique n’existait pas. Les concepteurs de la « restructuration» ont également décidé de dissoudre le GIS, une unité d’élite du DRS, qui constituait une force de frappe redoutable contre le terrorisme. Formés dans plusieurs pays, ses éléments ont été dispatchés à travers les commandements des forces ; mais beaucoup ont préféré, depuis, faire valoir leurs droits à la retraite.

Pour ce qui est de la Garde présidentielle ou plus précisément de la Direction de la protection et de la sécurité présidentielles (DPSP), elle a tout simplement été rattachée, comme un simple service, à la Garde républicaine, alors qu’elle était une force qui dépendait de la Présidence. Autant de changements qui ne semblent pas obéir à une logique sécuritaire qui exige la capitalisation de l’expérience et du mérite, mais plutôt à une politique de préservation d’intérêts purement personnels.
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4000 nouveaux-nés sont susceptibles de présenter un risque de handicap

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Un enfant sur deux né prématuré évolue vers un risque d’infirmité motrice cérébrale. Les maternités où l’on enregistre des dizaines d’asphyxies périnatales, la grande prématurité, les plexus brachiaux, etc., sont pourvoyeuses de handicaps à cause de la surcharge et du manque de moyens humains et matériels.
Des millions de cas de handicap sont évitables aujourd’hui grâce à la prévention et au dépistage précoce. C’est le mot d’ordre des professionnels de la santé et de la Fédération nationale des personnes handicapées (FAPH) lancé à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des personnes handicapées, le 3 décembre de chaque année. « Il est temps d’arrêter de produire des handicapés», s’écrie Mme Atika El Mameri, présidente de la FAPH. Les maternités sont pointées du doigt et sont considérées désormais comme pourvoyeuse de handicaps.

Le manque de coordination des professionnels, l’absence d’organisation du parcours de soins de la femme enceinte et lors de l’accouchement, le manque de moyens matériels et humains au niveau de ces structures sont autant de contraintes pour un accouchement dans les conditions les plus normales possibles. La Fédération algérienne des personnes handicapées a justement mis l’accent sur cette problématique à travers un travail effectué au sein des structures de l’Algérois, dans le cadre du projet pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap en Méditerranée, pilotée par quatre pays (Algérie, Tunisie, Liban et France).

Ce projet a pour objectif le dépistage effectué par la partie Algérie.
C’est ainsi que la Fédération a mené une campagne de sensibilisation auprès des professionnels de la santé dans 12 structures de (maternité, pédiatrie, pédopsychiatrie). Des cycles de formation ont été initiés pour 900 professionnels encadrés par des experts étrangers dans le but, précise Karima Yacef vice-présidente de la Fédération, de promouvoir la pluridisciplinarité et d’anticiper sur les choses. « Un bébé en souffrance fœtale doit être pris en charge dans l’immédiat.

Ce n’est pas normal d’évacuer des nouveaux-nés en souffrance d’un centre à un autre à la recherche d’une couveuse», a-t-elle souligné, en déplorant qu’Alger compte un service de néonatologie. Mme Yacef regrette que les capacités des structures, notamment les maternités, sont aujourd’hui insuffisantes pour prendre en charge tous les accouchements. C’est pourquoi on compte aujourd’hui 3500 nouveaux-nés à risque chaque année, dans la capitale seulement, qui malheureusement atterrissent dans des structures de réadaptation mais à des stades souvent tardifs.

Mme Yacef tire donc la sonnette d’alarme sur ces handicaps organiques et leurs conséquences psychomotrices en relation avec la grossesse, au cours du travail et de l’accouchement. L’absence de réanimation fœtale, l’absence de pédiatre ou son arrivée tardive, l’absence de matériel adéquat pour le suivi du travail lors de l’accouchement (enregistrement cardiographique du fœtus pendant le travail), la surcharge des lits d’hospitalisation dans les maternités des CHU, l’absence de hiérarchisation des priorités et de protocoles de bonnes pratiques, le manque d’organisation des soins sont, entre autres, les causes d’accident pendant l’accouchement.

Pour la FAPH, il est temps de remédier à ces dysfonctionnements en mettant en place une série de mesures, dont la coordination de professionnels de la santé, la formation continue de tous les intervenants en salle de naissance pour la réanimation du nouveau-né, la formation des professionnels de la petite enfance à l’annonce du handicap et l’accompagnement des familles, l’instauration d’une évaluation des pratiques en vue de leur amélioration.

L’équipement des structures d’accouchement périphériques en moyens matériels et les ressources humaines pour optimiser les accouchements à risque au niveau des CHU est une urgence, insiste Mme Yacef, en plaidant pour la sectorisation des maternités afin de cerner les problèmes et définir les situations à risque. Et de rappeler que la FAPH contribue, à travers les formations dans le cadre de son projet, à l’amélioration de la prise en charge des naissances dans les maternités. Un nouveau cycle de formations au profit des sages-femmes et des personnels chargés de la petite enfance sera lancé partir de janvier 2016. « Il y a aujourd’hui une prise de conscience au niveau de ces structures et les équipes commencent à adopter de nouvelles pratiques.

Ce qui est pour nous un grand acquis mais beaucoup de choses restent à faire», a ajouté Mme Yacef Pour la FAPH, il est temps de mettre en place une structure de prise en charge pluridisciplinaire des nouveaux-nés à risque de 0 à 3 mois. Un service-pilote qui se chargera du dépistage et de la prise en charge précoces de ces bébés à risque à Alger pour le suivi ambulatoire dans un premier temps de 200 enfants en territoire sectorisé.

Ce projet, initié par la FAPH en coordination avec l’ONG Santé Sud, accueillera des nouveaux-nés présentant un risque d’anomalies du développement ou l’existence d’un diagnostic précoce d’anomalie clinique. Ces bébés bénéficieront, signale Mme Yacef, d’une prise en charge complète et harmonisée. L’objectif à long terme, a-t-elle ajouté, est de créer progressivement un réseau de structures de dépistage, de prévention et de prise en charge précoce des nouveaux-nés à risque sur tout le territoire national et de former leurs professionnels dans le service-pilote d’Alger.
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APN : L’opposition maintient la pression

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

L’opposition parlementaire est déterminée à aller jusqu’au bout de son action. Réunis hier à l’Assemblée populaire nationale, les groupes parlementaires du PT, du FFS et de l’Alliance de l’Algérie verte ont décidé de coordonner leurs actions afin de mobiliser un nombre important de personnes autour de leur revendication.
Chaque partie, nous dit-on, a fait le bilan de cette journée de protestation qui restera, de leur avis, dans les annales de l’APN. Hier, les présidents des groupes parlementaires se sont félicités de cette unité d’action et surtout de l’écho favorable qu’elle a eu à l’échelle nationale. « Notre manifestation et notre protestation à l’intérieur de l’hémicycle Zighout Youcef ont été accueillies favorablement par les citoyens, qui nous ont encouragés à aller de l’avant. Notre action a eu un impact médiatique appréciable et nous n’allons pas nous arrêter à ce stade», affirme un député.

Pour l’heure, les parlementaires en conclave n’ont pas finalisé leur programme d’action mais, selon nos informations, ces contestataires vont faire campagne à l’intérieur de l’APN pour impliquer le plus grand nombre de députés à leur cause. « Il y a beaucoup de mécontents suite au coup de force exercé à l’APN pour faire passer ce projet.

Des députés FLN ont quitté leur formation parce qu’ils ne se reconnaissent plus dedans. Ils rejettent la nouvelle orientation du FLN qui va en contresens de la démocratie. Nous allons recueillir la signature d’un grand nombre de députés pour pouvoir faire pression», nous a confié un député. L’opposition parlementaire envisage d’approcher des sénateurs pour leur demander de bloquer le projet et aussi d’interpeller le président de la République pour qu’il se prononce contre cette loi anticonstitutionnelle. Lire la suite

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EHS de Tixeraïne

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Des dizaines de nouveaux-nés prématurés ou victimes d’accident lors de la naissance (asphyxie périnatale, infection et autres complications) errent dans les centres de rééducation privés et publics.
Ils sont nombreux à être hospitalisés à l’EHS de Tixeraïne pour des semaines, mais en vain. Nombre d’entre eux auront d’énormes difficultés à avoir une vie normale comme les autres enfants. Ils seront, malgré tout, des futurs handicapés privés de toute autonomie. Pour le Dr Lamia Aouichet de l’unité du service de rééducation fonctionnelle à l’EHS de Tixeraïne, dirigé par le Pr Amara, qui s’investit dans la prise en charge de ces bébés, il est important de mettre l’accent sur le dépistage précoce afin de proposer des soins adaptés au patient et ne pas laisser les parents dans l’errance. « A cet âge-là, ces bébés sont en plein développement et ont des capacités de compensation, de récupération, de plasticité cérébrale sur lesquelles la rééducation précoce peut s’appuyer», a indiqué le Dr Aouichet.

Et d’insister sur la définition de la paralysie cérébrale et cérébral plasy qui est, a-t-elle indiqué, toute atteinte motrice en rapport avec une lésion cérébrale non évolutive sur un cerveau en développement ou immature pouvant s’accompagner d’une atteinte sensorielle (surdité ou cécité) et d’atteinte partielle des fonctions supérieures (trouble de l’équilibre) avec de bonnes capacités intellectuelles (infirmité motrice cérébrale : IMC) ou de moins bonnes performances intellectuelles (infimité motrice d’origine cérébrale : IMOC).

Le Dr Aouichet affirme que 55 nouveaux cas ont été pris en charge au niveau de l’unité ces quatre derniers mois. La structure, a-t-elle expliqué, accueille tous les enfants la première fois pour une guidance parentale : « Après un bilan clinique et paraclinique on apprécie les dimensions du problème et on en définit les objectifs.

Deux cas de figures se présentent. Il y a les patients sans grandes possibilités fonctionnelles qui seront soumis à l’adaptation au fauteuil roulant et corset si nécessaire en plus des séances de rééducation d’entretien en ambulatoire et les autres patients avec possibilités fonctionnelles dont le but est d’exploiter les possibilités restantes pour un maximum d’ autonomie et une marche avec ou sans appareillage.» Et de préciser que le traitement en rééducation doit être mis en œuvre dans un but fonctionnelle et de réinsertion scolaire.

Comme il est aussi assuré un suivi régulier de ces patients pour limiter les complications secondaires et tertiaires qui apparaissent inéluctablement au cours de la croissance. Le Dr Aouichet insiste sur l’intérêt d’un réseau pluridisciplinaire (médecin rééducateur, chirurgien infantile, neurochirurgien, pédiatre) pour structurer un parcours de soins. Et d’ajouter : « La spasticité a souvent un retentissement péjoratif sur la motricité et l’ appareil locomoteur son traitement doit être mis en œuvre après une analyse clinique rigoureuse, actuellement la toxine botulique est d’ un apport certain.» Lire la suite

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Graves dérapages et délire de Amar Saadani

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Le secrétaire général du FLN connaît par cœur sa tâche et l’accomplit froidement. Il agit comme le paravent d’un régime qui a échoué en tout, panique et sort de la bienséance qu’exige la morale politique.
Par ce qu’il a débité comme insultes contre la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune qu’il l’a traitée « de poule qui ne pond pas et d’agent des Services», comme attaques hallucinantes contre l’ex-patron du DRS, Mohamed Mediène dit Toufik qu’il voit derrière toutes les initiatives de l’opposition et du groupe dit des 19+5, et comme contrevérités sur la gestion de Chakib Khelil qu’il a innocenté dans plusieurs de ses déclarations ces dernières semaines, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saadani, est incontestablement le visage le plus hideux de la misère politique algérienne.

C’est l’expression la plus vulgaire de la délinquance politique qui a fini par s’installer au pouvoir. Mais peut-on l’imaginer autrement que ce qu’il est en réalité : misogyne, léger, violent et aussi prédisposé à l’invective qu’à l’argument ? Peut-on attendre autre chose d’un personnage qui a vécu sa déperdition scolaire comme un complexe au point d’arracher par la force son diplôme en sciences politiques ? C’est l’ancien responsable de l’institut, Mohamed Hennad lui-même, qui l’avait dénoncé dans une tribune publiée par le journal El Watan en novembre 2013.

Amar Saadani était président de l’Assemblée populaire nationale (APN). « A cette époque-là, non seulement il s’est permis une inscription à la faculté des sciences politiques d’Alger, mais a aussi tenté de réussir ses modules à sa manière, c’est-à-dire avec des ‘examens VIP’ conçus spécialement pour lui. Evidemment, j’ai assumé mes responsabilités en tant que professeur à ladite faculté et envoyé des lettres de dénonciation au président de la République ainsi qu’à trois chefs de groupe parlementaire», avait raconté le professeur.

Les déclarations incongrues, déplacées et insultantes de Amar Saadani qui a eu, comme d’habitude, un temps d’antenne considérable au JT de 20 heures, avant-hier, se seraient passées de tout commentaire s’il n’était pas à la tête d’un parti qui dicte sa loi au pays et s’il n’avait pas commis cette lourde méprise à l’égard d’une femme politique et des citoyens algériens qu’il prend pour des ignares. Faut-il lui rappeler certaines vérités, lui qui excelle dans la bêtise et le mensonge ? Pour l’histoire. Qu’a fait ou dit Amar Saadani pour défendre la cause des cadres du secteur public — quelque 3000 et non pas 6000 comme il l’a déclaré — jetés en prison par l’ancien chef de gouvernement Ahmed Ouyahia ? Rien.

Car celui qui allait devenir, fin 2004, par la grâce du président Abdelaziz Bouteflika, président de l’APN, n’était pas encore sorti du néant politique avant que le président Bouteflika ne lui trouve un rôle qui lui sied bien. D’ailleurs, ceux qui essaient de dissocier l’ascension politique de l’un (Amar Saadani) de la volonté de l’autre (Abdelaziz Bouteflika) d’abaisser l’institution parlementaire en nommant à sa tête un piètre élu de l’ex-parti unique, se trompent lourdement ou se moquent de l’intelligence des Algériens. Sans la généreuse promotion accordée par le chef de l’Etat, il n’aurait jamais été ce qu’il est devenu aujourd’hui : une monstrueuse excroissance de la dégoûtante pratique politique en vigueur depuis plus d’une décade. Amar Saadani est indéniablement au centre du pouvoir et n’hésite point a en jouir.

Il en abuse même et s’autorise tout. Il est impensable que de telles dérives n’aient pas la caution des tenants du pouvoir. Le secrétaire général du FLN connaît par cœur la tâche pour laquelle il est destiné et l’accomplit froidement. Il agit comme un paravent d’un régime qui a échoué en tout, panique et sort de la bienséance qu’exige la morale politique. Le responsable du FLN voit des complots partout. Il pense que c’est l’ancien patron du DRS qui se cache derrière les initiatives politiques de l’opposition et la démarche des personnalités qui ont demandé audience au locataire du palais d’El Mouradia.

Il considère aussi que réhabiliter l’ancien ministre de l’Energie des Mines, Chakib Khelil — recherché par la justice algérienne avant que le mandat d’arrêt lancé contre lui ne soit annulé en raison d’un prétendu vice de forme — équivaudrait du coup la réhabilitation du régime dans sa globalité. Pour ce faire, Saadani est visiblement prêt à assumer tous les mensonges et les contradictions qu’il sert à l’opinion publique. En effet, on ne sait pas comment « Louisa Hanoune a fait perdre à Sonatrach 50% en s’attaquant à Temmar (ancien ministre de l’Industrie) et à Khelil».

L’ancien président de l’APN qui, selon des témoins, a été plusieurs fois la risée des diplomates étrangers, est capable de dire des énormités. Il nous apprend ainsi que Chakib Khelil, « le plus intègre et le meilleur ministre que l’Algérie ait connu depuis l’indépendance», a fait gagner au pays 1500 milliards de dollars. Si c’est vrai, où est passé tout cet argent ? Le secrétaire général de l’ex-parti unique, arrivé aux postes de responsabilité qu’il occupe et qu’il a eus à exercer grâce à l’intrigue et à la faveur du coup de force pour imposer le quatrième mandat de Abdelaziz Bouteflika, devrait forcément le savoir.

Mais comme il pense que le pouvoir le dispense de la nécessité de donner des arguments à ses assertions, le patron du FLN ajoute une de violence à son discours. D’aucuns savent aujourd’hui que n’était le soutien dont il bénéficie au sommet de l’Etat, celui du Président lui-même ou de ses proches collaborateurs, Saïd Bouteflika entre autres, Amar Saadani n’aurait jamais tenu des propos aussi graves et dangereux ni à l’égard de la responsable du PT qu’il livre à la vindicte populaire en laissant comprendre qu’elle n’est pas musulmane ni à l’encontre de l’ancien patron du DRS qu’il accuse, entre autres, d’avoir trafiqué des élections.
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