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L’Algérie, l’Espagne et la Turquie au programme du 10e Festivalgérie

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.
L'Algérie, l'Espagne et la Turquie au programme du 10e Festivalgérie
ALGER-Une fusion prolifique algéro-turque, un trio espagnol et la chanteuse Zakia Kara Terki, ont animé lundi soir, devant un public conquis, la 2e journée du 10e Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes « Festivalgérie », ouvert le 20 décembre. Trois heures durant, la salle Ibn Zeïdoun de l’Office Riadh…

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300 millions de pétards saisis en 5 ans au port de Annaba

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

D’importantes quantités de pétards et autres feux d’artifice passent à travers les mailles des douanes des ports pour finir, à la veille de chaque fête religieuse ou nationale, sur les étals des commerçants improvisés dans toutes les wilayas du pays.
Depuis janvier 2015, l’inspection des Douanes de la wilaya de Annaba a saisi quatre conteneurs contenant plus de 30 millions d’unités de produits pyrotechniques. La dernière saisie remonte à la semaine passée où les mêmes services de sécurité ont mis la main sur plus de 20 millions de pétards transportés dans deux conteneurs de 40 pieds chacun. Durant les cinq dernières années, 12 conteneurs ont été saisis au niveau de la même frontière maritime, soit quelque 300 millions de pétards, tous calibres confondus. C’est ce qu’indique un décompte officiel des Douanes.

Selon Abdelaziz Nouri, directeur des Douanes algériennes de la wilaya de Annaba, son département a renfloué, cette année, les caisses du Trésor public, au titre de pénalités, d’un montant de 242,5 millions de dinars. Ce qui renseigne on ne peut mieux sur l’intensité de ce trafic qui fait les beaux jours de plusieurs importateurs indélicats. Bien que leur importation soit strictement interdite, ces produits explosifs sont importés en masse depuis la Chine, considérée comme le premier producteur au monde.

D’importantes quantités de pétards et autres feux d’artifice passent à travers les mailles des douanes des ports pour finir, à la veille de chaque fête religieuse ou nationale, sur les étals des commerçants improvisés dans toutes les wilayas du pays. Cette situation a poussé le chef du gouvernement à instruire, il y a deux semaines, tous les walis du pays à l’effet de chercher des solutions pour juguler ce phénomène à travers des réunions des comités locaux de sécurité.

Mieux encore, selon l’article 33 de la loi de finances 2016, outre une amende égale à deux fois la valeur des marchandises, l’importation des produits pyrotechniques est passible d’une peine d’emprisonnement de six mois à cinq ans. Elle est considérée au même titre que l’importation des armes. Cependant, des importateurs indélicats continuent à braver ce risque pour inonder les marchés informels de ce produit prohibé et dangereux. « Ce commerce génère des bénéfices alléchants pouvant atteindre 20 fois le prix de revient», justifie la même source. Paradoxalement, les autorités tolèrent la vente clandestine de ce produit pyrotechnique sur un marché informel qui impose son « fait accompli».

Il a tellement gagné au fil des années en espace et en puissance que ces « bombes» sont devenues une marchandise banale qui ne peut pas se défaire de toutes les célébrations, quelles qu’elles soient. Blacklistés, ces opérateurs économiques sont, selon leurs fichiers douaniers, en majorité domiciliés dans les wilayas de Sétif, Oum El Bouaghi et Batna, qui approvisionnent tous les marchés informels en produits pyrotechniques. Ils sont spécialisés dans le domaine à travers des prête-noms. L’itinéraire de leurs containers, depuis les ports de la Chine, transite par le port de Valence (Espagne) ou de Dubaï.

Avec l’arrivée du nouveau collège, tous les containers importés depuis la Chine sont automatiquement ciblés d’office pour un contrôle approfondi. Ce qui pose un problème pour les habitués de ce créneau qui fuient, jour après jour, le port de Annaba. Pour diversifier leurs activités, ils recourent ces derniers temps à l’importation des munitions et autres objets classés « danger public». « Mes services ont saisi dernièrement plus de 250 000 cartouches, 600 torches pour fusils de guerre et autant de tasers électriques. Il faut que l’Etat réglemente le commerce extérieur. Si la situation persiste dans ce sens, l’on craint l’importation d’armes de guerre et de munitions.

Ces dernières saisies sont un signal fort pour attirer l’attention des autorités nationales», indique le directeur des Douanes algériennes de la wilaya de Annaba. Par ailleurs, cette année encore, le risque d’accidents que génèrent les jeux pyrotechniques est présent. Il est même encore plus important qu’auparavant, sachant que cette fête religieuse du Mawlid Ennabaoui coïncide avec la période des fêtes du Nouvel An. M. -F. Gaidi
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Des réformes de fond sont le meilleur «vaccin» contre Daech

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

Le Centre d’études stratégiques du quotidien El Khabar a accueilli, hier, le politologue Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le Monde arabe et méditerranéen (Cermam) basé à Genève, et professeur au Global Studies Institute de l’Université de Genève.
Le thème de cette conférence portait sur « L’impact des attentats de Paris sur la situation géopolitique au Maghreb et au Sahel».
L’occasion pour le brillant politologue de gratifier l’assistance (essentiellement des journalistes et quelques universitaires) d’une radioscopie extrêmement documentée de l’état du monde post-Daech avec, en guise de fil rouge, les attentats du 13 novembre à Paris.

Hasni Abidi commence par dresser un bilan succinct de ce qu’on a appelé le Printemps arabe, un « concept romantique» selon le conférencier, qui appelle trois temps forts : d’abord une première séquence marquée par une « rupture totale avec les régimes autoritaires précédents», suivie par une « période de transition et de convulsions» — une « transition qui n’était pas forcément positive» relève l’orateur ; la troisième séquence renvoie à ce que nous vivons aujourd’hui, qui est caractérisé par « l’instabilité», dissèque-t-il.

Et parmi les symptômes de la période actuelle, le phénomène Daech. Le professeur Abidi établit une généalogie très fouillée de l’organisation dirigée par Abou Bakr El Baghdadi avec, à la clé, une mise en perspective historique. Le politologue insiste sur le fait que Daech est le fruit de la fusion entre deux tendances lourdes : des éléments du parti Baâth et de l’armée irakienne, « notamment les Moukhabarate», et des groupes djihadistes.

« Quand Abou Mossaâb Al Zarqaoui a crée son organisation Attawhid Wal Djihad en Irak, il a réussi à rassembler sous sa bannière tous les groupes djihadistes et baâthistes», note-t-il. Le chercheur, qui avait fait du terrain en Irak en 2004-2005, ajoute que ce rapprochement entre les deux courants s’est précisément opéré dans la prison de Bucca (située à Oum Qasr, au sud de l’Irak) qui comptait 20 000 détenus.

Ce qui incitait les anciens officiers de Saddam Hussein à s’allier avec les djihadistes tenait au fait que « le discours nationaliste ne mobilisait plus autant que le discours religieux djihadiste». œuvrant pour l’abolition des frontières héritées des accords de Sykes-Picot, Daech s’étend rapidement à la Syrie avant de proclamer « dawlate El Khilafa» (L’Etat-califat).

Un « Otan islamique»

Aujourd’hui, Daech est devenu une hantise planétaire, sentiment bien sûr exacerbé par les attentats de Paris. Dans la stratégie anti-Daech, le politologue distingue quatre alliances qui pourchassent la même cible : « Il y a l’alliance dirigée par les Etats-Unis, une autre alliance formée par la Russie, l’Iran et la Syrie.

La troisième, menée par la France, est plutôt une coordination d’opérations militaires.» Dernière coalition en date : celle initiée par l’Arabie Saoudite avec 34 Etats. « L’Arabie Saoudite veut créer un OTAN islamique, probablement avec l’accord des Etats-Unis, pour ne pas dire à l’instigation de l’Administration américaine», souligne le conférencier. Pour lui, l’initiative saoudienne participe surtout d’une opération de com’ de Riyad pour répondre à tous ceux qui l’accusent d’être le premier sponsor du terrorisme.

« Le New York Times est allé jusqu’à écrire que ‘l’Arabie Saoudite, c’est un Daech qui a réussi’», rapporte Hasni Abidi. Analysant la réaction française après les attentats du 13 novembre, le politologue rappelle qu’auparavant, la position française était « la plus dogmatique par son insistance sur le départ de Bachar Al Assad». Aujourd’hui, il remarque qu’il y a plusieurs positions que François Hollande essaie de concilier : « La position des Services français et celles de Jean-Yves Le Drian, le tout-puissant ministre de la Défense, est qu’ils ne sont plus contre Bachar en faisant valoir le fait que leurs renseignements sur les djihadistes leurs étaient fournis par les Services syriens.»

Le directeur du Cermam estime qu’à défaut d’une coordination entre toutes ces alliances, les coups portés contre Daech sur le terrain risquent de montrer très vite leurs limites. Par ailleurs, l’organisation terroriste pourrait chercher une base de repli, et le pays tout indiqué pour tenir ce rôle est la Libye « parce qu’il y a un environnement géographique favorable, comme Djebel Nefoussa, et un réservoir d’armes très important».

« L’Algérie n’est pas à l’abri»

Interrogé sur le risque Daech en Algérie et si nous sommes « vaccinés» durablement contre le terrorisme international, Hasni Abidi répond par une boutade : « Le vaccin a une durée limitée. On ne peut pas être vacciné à vie. De temps en temps, il faut le renouveler.» Et d’expliquer : « Le problème est que l’organisation Etat islamique a opéré un changement dans sa stratégie. Avant, l’EI avait un sanctuaire, avec un territoire qui s’étend, comme le stipule sa devise, ‘baqiya wa tatamaddad’ (occuper un territoire puis s’étendre). Au début, Daech n’était pas programmé pour mener des opérations militaires en Europe ou ailleurs.

Mais les frappes qu’ils ont subies vont peut-être pousser Daech à développer le même style qu’Al Qaîda, c’est-à-dire adopter des actions qui ne sont pas commanditées par l’organisation mère. Et, dans ce cas, l’Algérie ne serait pas à l’abri de ce genre d’opérations. L’Algérie est appelée à assurer un environnement social et politique qui rejette le terrorisme. Le processus de changement pacifique est le meilleur des remparts. Il faut inclure dans ce processus tous les secteurs de la société.»

L’hôte d’El Khabar n’hésite pas à tirer la sonnette d’alarme : « Avec la chute du prix du pétrole, les moyens de la lutte antiterroriste risquent de s’amenuiser. L’Algérie a moins de capacités. Le cours est passé de 112 à 32 dollars ! Je regrette que notre pays n’ait pas engagé de réformes quand nous étions dans l’aisance.»

Hasni Abidi souligne, au passage, que les derniers procès intentés au pas de charge à un certain nombre de responsables sécuritaires sont de nature à affaiblir davantage notre système immunitaire. « Une institution, même avec ses défauts, est toujours mieux que pas d’institution du tout», clame-t-il.

Enfin, à l’heure où l’on s’apprête à tripatouiller la Loi fondamentale, l’auteur de Où va le Monde arabe ? préconise d’élaborer une Constitution véritablement consensuelle. Et d’accabler ceux qui menacent : « C’est nous ou bien Daech.» « Si les choses continuent ainsi, nous risquons de connaître une situation pire que celles de la Tunisie et de la Libye», Lire la suite

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Djamaâ Lihoud, le califat des pétards !

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

Daech, El Bouq, El Basla. Une odeur d’ambre, de poudre et de plastique brûlé empeste toute cette partie de la Basse-Casbah.
La rue Ali Amar est occupée de part et d’autre par les nombreux revendeurs de produits pyrotechniques. Une quarantaine de tables encombrent cette étroite rue, d’habitude occupée par le commerce de détail d’habillement et chaussures. Des fumigènes, des fusées, des pétards à grattoir sont aisément écoulés à deux jours de la fête. De 10 DA la bougie ou le pétard à mèche, les puissants et dangereux bouq, des « hard-migènes» bourrés d’une forte charge, sont vendus à 5000 DA l’unité.

Ces derniers jours, les revendeurs et leurs nombreux clients ont redoublé d’ingéniosité en donnant des noms plus actuels à des produits importés d’Extrême-Orient ou d’Inde pour l’ambre. « Daech» a ainsi remplacé le traditionnel « bombe» ou l’inoffensif « basla» (oignon), les jeunes voulant surtout coller à l’actualité chaude et faire du marketing à la petite semaine. Les marchands, très méfiants, parlent ici de mévente. « Ya kho, quoi vous dire ? Le pouvoir d’achat et la dévaluation du dinar ont fait fuir nos clients.

Des gens venaient de Tipasa, de Chlef, de Béjaïa et même de plus loin encore. Il n’y a plus de vrais clients, mais des enfants, leurs parents ou des revendeurs des quartiers de Belcourt ou de Bab Ezzouar, qui achètent des pétards à 10 DA et, pour les plus dépensiers, des fumigènes de 500 DA», signale Dahmane, casquette hip-hop vissée sur la tête et une écharpe aux couleurs de son club fétiche, le Mouloudia, autour du cou.

Cet avis n’est pas partagé par ses voisins, qui ont remarqué que le commerce, qui a résisté à une descente de la police vendredi dernier, est « prospère». « Une nouala (fumigène) nommée Daech s’écoule à un million de centimes. Il paraît qu’elle est introuvable. Un gars m’a demandé où il pouvait en trouver. Si des gens déboursent une telle somme c’est que la crise dont on nous parle est loin encore», estime Slimane, un septuagénaire de la rue du Lézard, à quelques pâtés d’immeubles de cet antre du produit pyrotechnique. Adossé au mur du café d’Orient, l’homme que nous avons rencontré en a vu de toutes les couleurs et craint pour son quartier.

« Ici, à La Casbah, il y a plein d’entrepôts fermés. C’est là que sont cachés ces produits sortis par conteneurs du port ou acheminés le soir à partir des frontières. Le danger est plus grand pour les résidants. Un accident peut vite arriver. En février 2011, un incendie a failli provoquer un drame. La police judiciaire de la rue de la Lyre (Bouzerina) est restée étrangement sans réaction», s’étonne-t-il, assurant que l’incendie de 2011 a été provoqué « exprès» par des jeunes, qui ont réalisé de gros profits.

Légaliser un commerce de 20 milliards de dinars !

Durant les jours précédant le Mawlid, cette partie du vieux quartier est transformée. Des magasins de prêt-à-porter ferment et leurs propriétaires proposent sur des étals de fortune des produits interdits d’importation et de commercialisation par une loi de 1963. Les saisies des services de sécurité n’ont pas asséché les réseaux. Selon El Hadj Tahar Boulenouar, président de l’Association nationale des commerçants et artisans algériens (ANCAA, en cours de constitution), le commerce des produits pyrotechniques génère un profit colossal : 20 milliards de dinars.

« Notre estimation de l’année dernière fait ressortir que le profit généré par ce commerce est de 20 milliards. Un commerçant m’a assuré que les profits importants font que les gens continuent à prendre des risques. La marge bénéficiaire est de plus de 60%», précise Boulenouar. Le président de l’ANCAA dénonce l’absence de contrôle aux frontières et avance une proposition : légaliser ce commerce : « Il y a absence de contrôle aux ports et aux frontières.

Les dangers sont réels sur les clients. Nous avons proposé la légalisation du commerce à une condition : désigner une liste de produits susceptibles d’être commercialisés.» En attendant un écho des services du commerce, Boulenouar appelle au renforcement du contrôle et à la sensibilisation des consommateurs. Une page facebook est lancée : Pour un Mawlid sans pétard. Quelque 300 « amis» sont regroupés par la page nouvellement
créée. L’adhésion n’est pas assurée… Lire la suite

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FiFA : La fin de l’impunité ?

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

La suspension pour huit ans de Joseph Blatter et Michel Platini de toute activité liée au football, de par son caractère inédit à ce niveau de l’instance suprême du sport-roi, annonce des réformes profondes au sein de l’empire FIFA.
Le verdict tant attendu dans l’affaire visant les deux hommes forts de la planète foot, Joseph Sepp Blatter (président de la FIFA) et Michel Platini (président de l’UEFA), est tombé tel un couperet, hier. Les deux hommes, impliqués dans le versement de 1,8 million d’euros, ont été suspendus 8 ans de toute activité liée au football par le tribunal interne de la FIFA. Platini et Blatter sont jugés en outre coupables d' »abus de position», de « conflit d’intérêt» et de « gestion déloyale».

Platini avait reconnu avoir perçu en 2011 ladite somme pour sa collaboration en tant de conseiller de Blatter jusqu’en 2002, sans aucun contrat écrit, mais sur engagement oral. Le Suisse est également mis en cause dans l’affaire de l’attribution des droits TV, jugés défavorables et en deçà des prix du marché.

Juste à l’annonce du verdict, Blatter, qui a intégré la FIFA en 1975 et est devenu son président en 1998, s’est senti « trahi» par la justice interne de la Fédération internationale, l’instance qui l’a fait grandir durant son mandat. Il a toutefois défendu son « poulain» dans une conférence de presse en affirmant qu’il est « un homme honnête et intègre». Mais cela ne changera en rien le verdict de la FIFA, qui a également interdit à l’ancien meneur de jeu des Bleus d’assister à titre officiel à l’Euro 2016 qui aura lieu dans son pays du 10 juin au 10 juillet prochains.

En plus de cette lourde sanction, commentée différemment par les observateurs, Platini a écopé d’une amende de 80 000 francs suisses (74 000 euros), alors que Blatter s’est vu infliger une amende de 50 000 francs suisses (46 295 euros). Les deux hommes ont décidé de faire appel devant la chambre des recours de la FIFA et le Tribunal arbitral du sport (TAS), alors que d’autres mesures pourraient être prises à leur encontre par le tribunal civil.

La porte-parole du procureur général suisse, Nathalie Guth, a indiqué que « cette décision de la FIFA n’a pas d’influence sur les procédures pénales» qui sont en cours. Platini, qui a toujours clamé sa bonne foi, a répliqué : « Je suis déjà jugé, déjà condamné.» Et de dénoncer une manœuvre pour l’empêcher de se présenter à la présidence de la FIFA.

Cette sanction aura donc des conséquences directes sur le devenir de l’ancien champion d’Europe en 1984 et triple Ballon d’or, lui qui aspirait à succéder à Blatter à la tête de la puissante FIFA. Suspendu préalablement pour 90 jours, soit jusqu’au 5 janvier 2016, le Français (60 ans) n’aura certainement pas le temps de faire recours pour postuler à la présidence de la FIFA.

Tandis que le Suisse (79 ans), qui avait démissionné au lendemain de sa réélection pour un cinquième mandat, n’attendait que le déroulement des prochaines élections, le 26 février 2016, pour se retirer définitivement. La sanction des deux hommes est donc un autre épisode dans le long processus d’événements qui a frappé cette année la FIFA, bouleversée par des scandales de corruption depuis mai dernier.
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La passivité de la justice européenne

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

Le scandale de la FIFA, au-delà des arrestations et des suspensions qui ont touché plusieurs membres du comité exécutif de l’instance, a surtout mis en lumière le silence complice de la justice européenne et des banques du vieux continent informées, depuis longtemps, des pratiques maffieuses au sein de la FIFA, et qui sont restées sourdes aux signaux d’alerte émis par des hommes et des organes qui dénonçaient la corruption à grande échelle mise en place par Joao Havelange (1974-1978) et couverte par son successeur Joseph Sepp Blatter (1978-2015).
La palme dans le démantèlement de RICO (association de racketteurs), c’est le terme qu’utilise la justice américaine pour qualifier la FIFA, revient à la justice américaine. C’est elle qui a donné les premiers coups de semonce. Pourquoi elle et pas la justice européenne ? Pourtant, c’est sur le sol européen que tout se tramait.

Aujourd’hui, des voix s’élèvent pour dénoncer l’inertie de la justice et de la police européennes. D’aucuns n’ont pas peur de parler de complicité. Les faits leur donnent raison. Tout a commencé lorsque des confrères européens et sud-américains ont découvert l’ampleur de la corruption au sein de la FIFA. Rapidement, un réseau de journalistes s’est constitué à l’effet de traquer tous les dépassements, détournements et autres versements de pots-de-vin effectués à ciel ouvert.

La justice européenne tout comme la police ont été sollicitées pour apporter leur secours à l’œuvre de nettoyage de la FIFA. Elles n’ont pas bougé le petit doigt. Pourtant, ce ne sont pas les scandales et les affaires qui manquaient, à commencer par le scandale et la faillite d’ISL, la désignation de l’Allemagne pour organiser la Coupe du monde 2006 au détriment de l’Afrique du Sud, avec la complicité de Sepp Blatter.

Il a fallu attendre le 2 décembre 2010 et le choix de la Russie et du Qatar pour l’organisation des Coupes du monde 2018 et 2022 pour que les lignes commencent à bouger par l’entremise de l’Oncle Sam, qui s’est senti humilié par la FIFA. Les Américains ont alors pris la résolution de raser la FIFA version Blatter et Platini. Lorsqu’ils ont commencé à enquêter sur les dessous du FIFAGate, ils ont sollicité l’aide des journalistes qui traquaient les scandales de la FIFA depuis des années.

Les enquêteurs américains ont pris langue avec des journalistes d’investigations qui avaient des choses à dire et des preuves à dévoiler sur ce qui se passait à la FIFA. La suite, tout le monde la connaît. La justice américaine, forte des preuves qu’elle a rassemblées, a fendu sur des dignitaires de la FIFA réunis au Baur au Lac (Suisse) pour procéder aux premières arrestations sur le territoire helvétique, avec l’accord de la justice suisse. L’intervention musclée de la justice américaine en Suisse a été un camouflet pour son homologue européenne qui a préféré rester dans ses starting-blocks au lieu de prendre les devants.

Par la suite, la justice américaine a avancé très vite parce que les prévenus ont commencé à cracher le morceau pour bénéficier de remises de peines. D’aucuns se sont interrogés pourquoi les arrestations n’ont concerné que des non-Européens et plus particulièrement des individus originaires de la Concacaf (Amérique centrale et Caraïbes) et de la Conmebol (Amérique du Sud). La réponse est simple. L’argent de la corruption a transité par des comptes, banques et paradis fiscaux situés dans ces deux régions du monde et où les Etats-Unis disposent d’un droit de regard presque absolu dans tout ce qui touche au secteur des banques.

La justice européenne et la police vont devoir s’impliquer davantage dans la lutte contre la corruption et la remise de pots-de-vin. Comme l’a souligné un ancien membre du comité d’éthique de la FIFA : « Il n’est jamais tard pour traquer les voyous, surtout que le délit de corruption est imprescriptible.» Les instances judiciaires européennes disposent d’un vaste arsenal en la matière pour traquer tous ceux qui ont perçu, de manière irrégulière, de l’argent de la part de la FIFA et de ses responsables. Si elles veulent, elles peuvent remonter très loin, c’est-à-dire jusqu’à la période où est apparue la corruption à grande échelle dans le football et le sport.

Les observateurs la situent à l’époque où Horst Dassler était le patron de la firme Adidas. Il suffit tout simplement de procéder à la réouverture du dossier ISL et de jeter un coup d’œil sur le dossier de l’affaire qu’a traitée le juge Handelband. C’est à cause de lui que Joao Havelange a démissionné du Comité olympique international (CIO) en 2011, pour échapper à une radiation et à des poursuites pénales. La justice et la police européennes prendront- elles, très prochainement, le relais de leurs homologues américaines pour en finir avec RICO ? Lire la suite

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