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Rencontre entre le ministre et les partenaires sociaux

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a annoncé hier à Alger l’organisation, le 28 décembre, d’une rencontre avec les partenaires sociaux du secteur.
« La relation et les contacts avec les partenaires sociaux n’ont jamais été interrompus, l’organisation d’une rencontre le 28 décembre en est la preuve», a indiqué M. Hadjar dans une déclaration en marge du colloque international sur « La lumière et l’astronomie». Cette réunion s’inscrit dans le cadre des « rencontres périodiques programmées par son ministère», a-t-il dit. La réunion sera suivie par d’autres « prévues en mars et en juin prochains» selon le programme tracé, a-t-il souligné, précisant qu' »il n’y a aucune relation entre cette réunion et les mouvements de protestation».

Le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) a organisé, le 15 décembre, un mouvement de protestation auquel des dizaines d’enseignants ont participé pour revendiquer « l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles». Par ailleurs et concernant le décret relatif à l’équivalence des diplômes universitaires, M. Hadjar a dit qu’il tendait à « adapter le décret de 1971, à simplifier et à réduire les délais d’examen des dossiers». Selon lui, près de 3000 équivalences de diplôme ont été enregistrées en 2014 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Lire la suite

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Restitution de l’étude du schéma national d’assainissement

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

Le programme d’appui au secteur de l’eau et de l’assainissement Eau II, doté de 40 millions d’euros, est cofinancé par l’Union européenne et l’Algérie.
La restitution de l’étude sur le schéma national de développement de l’assainissement (SNDA) a eu lieu hier lors d’un atelier organisé à la salle Dar El Djazaïr (Safex)/Alger. Il s’inscrit dans le cadre du programme Eau II et vise à doter le secteur de l’assainissement d’un outil de planification performant, permettant de définir la stratégie nationale en matière d’assainissement des eaux usées à l’échelle des agglomérations jusqu’à l’horizon 2030.

Cette étude, financée par l’Union européenne et pilotée par la direction de l’assainissement et de la protection de l’environnement au sein du ministère des Ressources en eau et de l’Environnement, vise la protection des ressources en eau, la réduction des maladies à transmission hydrique, la protection des milieux récepteurs, y compris le littoral et, de manière plus générale, la lutte contre la précarité sanitaire.

Dans ce contexte, il faut savoir qu’en 2013, l’Algérie comptait 156 stations d’épuration dont près de 85% réalisées au cours des dix dernières années. Ce qui a permis de passer d’une capacité totale nationale de traitement de 1,3 million d’équivalent habitants (EqH) en 2000 à une capacité de 6,6 millions EqH en 2010 puis à 12,4 millions d’EqH pour une population totale raccordée estimée à 29,4 millions d’habitants. Cependant, le traitement de la pollution collectée reste insuffisant : seuls 20% des effluents arrivent à une unité de traitement.

La problématique est d’autant plus importante que la pression sur les ressources en eau est amplifiée par la forte croissance de la population et de l’urbanisation qui tendent à augmenter d’un côté, les rejets d’eaux usées et de l’autre les besoins en eau potable. Les autres constats de cette étude font état d’une croissance démographique importante, la population algérienne est estimée aujourd’hui à près de 40 millions d’habitants alors qu’elle n’était que de 18,7 millions en 1980. La population est fortement concentrée dans les agglomérations urbaines, en particulier dans les zones nord (plus de 60% de la population totale).

Le parc d’assainissement individuel est assez faible et mal connu. Le littoral et les ressources en eau sont exposés aux risques de pollution. Le taux de traitement est resté insuffisant ces trois derniers quinquennats. Le programme d’appui au secteur de l’eau et de l’assainissement Eau II, doté de 40 millions d’euros, est cofinancé par l’Union européenne et l’Algérie ; il vise à soutenir la mise en œuvre de la stratégie nationale d’assainissement, un secteur en plein développement. La gestion axée sur les résultats introduit une nouvelle dynamique dans l’administration du secteur, la rendant plus économe, plus performante et plus moderne.
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Un système tentaculaire à réformer

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

L’avenir de la FIFA s’inscrit en pointillés. L’arrestation de quelques-uns de ses dignitaires, leur traduction en justice aux Etats-Unis, les suspensions qui touchent ses principaux responsables ne signifient nullement la fin du système Blatter.
La commission d’éthique de la FIFA a rendu son verdict dans l’affaire de 1,8 million d’euros que la FIFA a versés à Michel Platini pour de prétendus travaux qu’aurait réalisés le Français pour le compte de l’instance internationale du ballon rond. La chambre d’instruction et ensuite la chambre de jugement, qui sont deux organes d’une même entité (la commission d’éthique), ont réuni suffisamment de preuves contre les deux hommes pour leur infliger une sanction — 8 ans — à la hauteur du délit commis au détriment de la FIFA.

Cette sanction met fin définitivement à la carrière de dirigeant de Joseph Sepp Blatter. Il quitte la FIFA dans des circonstances déplorables. Son départ signifie-t-il la fin du système Blatter qu’il a mis en place depuis son arrivée à la FIFA dans les années 1970 ? Pas sûr. Le système restera en l’état tant que l’argent continuera de couler à flots, à la faveur de la multiplication des compétitions et surtout de l’augmentation des prix des droits de retransmission et de publicité.

L’avenir de la FIFA s’inscrit en pointillés. L’arrestation de quelques-uns de ses dignitaires, leur traduction en justice aux Etats-Unis, les suspensions qui touchent ses principaux responsables ne signifient nullement la fin du système Blatter. Le Valaisan, habile, malin, manipulateur, a façonné la FIFA comme il l’entendait. Il installait et démettait les hommes selon qu’ils étaient réfractaires ou dociles. L’argent a joué un grand rôle dans sa mainmise sur tous les rouages de l’instance. Il a servi son prédécesseur Joao Havelange au-delà de tout entendement.

Il s’est dressé contre tous les détracteurs du Brésilien, qui avait été président de la FIFA de 1974 à 1998. Il a été un bouclier pour protéger Havelange et couvrir les scandales dans lesquels il était impliqué, avec son beau-fils Ricardo Texeira, président de la Confédération brésilienne de football (CBF) et membre du comité exécutif de la FIFA pendant 28 ans. A son arrivée à la tête de la FIFA en 1998, Joseph Sepp Blatter a exigé de ses subordonnés la même fidélité qu’il avait témoignée à Joao Havelange. Tous les hommes qui sont encore dans les rouages de la FIFA le sont par sa propre volonté. Beaucoup lui resteront fidèles dans les moments difficiles que va continuer à traverser la FIFA.

Le changement — que beaucoup souhaitent qu’il soit radical — ne s’opérera pas facilement. Les intérêts en jeu sont énormes. C’est ce qui met en danger l’unité même de la FIFA. Des dirigeants, surtout européens, commencent à remettre en cause un principe intangible à la FIFA. Celui d’une association (fédération), une voix. Le débat est déjà enclenché.

Des fédérations européennes revendiquent une révision totale de la procédure de vote. Les « petites fédérations» des Caraïbes, d’Océanie, d’Asie et d’Afrique sont les plus visées par les Européens qui n’admettent pas que la voix d’une fédération de l’UEFA soit égale à celle de la fédération d’Haïti. Le rééquilibrage, tel que prôné par les Européens, risque de faire imploser la FIFA avec le départ de Joseph Sepp Blatter. Le bonhomme a miné le terrain. Ses affidés feront tout pour que les réformes initiées sous son mandat aboutissent. Cette option est loin d’être partagée par tous ceux qui réclament la fin du système Blatter.

Dans cette féroce bataille qui s’annonce, l’Afrique doit se faire entendre. Issa Hayatou sera-t-il encore là dans les prochains mois pour défendre les intérêts de la Confédération africaine de football (CAF) ? L’avenir le dira. La FIFA version Havelange-Blatter a vécu. Le système, pas sûr ! C’est là tout l’enjeu des défis qui attendent la prochaine direction qui prendra la succession du Suisse, qui rentre chez lui éclaboussé par les scandales qu’il a couverts durant tous ses mandats. Lire la suite

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«Beaucoup d’incompréhension et de malentendus dans l’affaire Tibhirine»

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

Il est urgent que les familles des moines assassinés à Tibhirine puissent connaître ce qui s’est passé. Le nombre de Français ayant rejoint Daech est de 25 000, dont plus de 50% sont des convertis, 2000 sont impliqués directement, 6000 sont dans les zones de combat. Ce sont quelques propos tenus lors d’une conférence de presse animée hier par le ministre de la Justice, Tayeb Louh, et son homologue française, Christiane Taubira.
L ors de la conférence de presse animée hier à Alger, le ministre de la Justice Tayeb Louh et son homologue française, Christiane Taubira, sont revenus sur plusieurs sujets : les enquêtes sur l’assassinat des moines de Tibhirine, à Médéa, les attentats de Paris en novembre dernier, mais aussi sur les Français enrôlés dans les rangs de Daech, les Algériens détenus à Guantanamo, la lutte antiterroriste et la coopération judiciaire entre les deux pays, renforcée par une convention juridique entre les deux ministères. Lors de cette séance de questions-réponses, c’est la ministre française qui a eu la part du lion.

En visite de trois jours à Alger, Christiane Taubira s’est exprimée avec beaucoup de non-dits qui, pourtant, en disent long. D’abord sur la question de l’enquête française sur l’assassinat des moines de Tibhirine : « La procédure relative à cette enquête se poursuit. Elle prend beaucoup de temps.» Et de préciser : « Il reste quelques actes d’experts à accomplir.» Elle reconnaît néanmoins que ce dossier a connu « beaucoup d’incompréhension et de malentendus» mais, dit-elle, « il est urgent que les familles puissent connaître ce qui s’est passé et mettre un terme à ce dossier». Elle n’en dit pas plus.

La ministre est restée très prudente quant aux réponses relatives aux attentats de Paris, prétextant le fait que « la procédure est toujours en cours». Selon elle, l’enquête se poursuit avec la « désignation de 6 juges d’instruction», soulignant que « les 6 demandes d’entraide pénale lancées ont obtenu des réponses». « Deux sur les 9 auteurs des attaques n’ont pas encore été identifiés», indique la ministre française. Sur les « combattants étrangers» enrôlés par Daech, Mme Taubira affirme que le nombre de Français recrutés par ce groupe terroriste qui active en Syrie et en Irak, a atteint les 25 000, dont plus de 50% sont des convertis.

Parmi eux, 2000 sont impliqués directement et 6000 sont dans les zones de combat. Elle dit avoir recensé 700 personnes candidates à l’enrôlement, 250 autres sont dans les zones de transit en attendant de rejoindre les territoires de Daech, 250 ont fait le chemin du retour et 145 sont mortes dans les combats. Elle évoque la plateforme d’appel mise en place par les autorités françaises qui « a permis la signalisation de 3900 personnes, dont 70% sont des hommes et 77% des majeurs alors que 10% seulement partent officiellement».

Concernant le rôle de l’Algérie dans la lutte antiterroriste, Mme Taubira reste néanmoins énigmatique. Autant elle fait l’éloge des autorités qui « ont disséqué seuls» les groupes terroristes autant elle insister sur le fait « qu’aujourd’hui les modes opératoires de ces derniers ont changé» et « appellent à une autre vision» de cette lutte. « L’expérience de l’Algérie est utile. Elle a réussi à disséquer le mode opératoire des groupes terroristes. Aujourd’hui, le terrorisme connaît une autre échelle, adopte d’autres modes opératoires et, de ce fait, appelle à d’autres méthodes et d’autres expériences. Il s’agit d’agir d’abord des réseaux de financement du terrorisme.

Nous le faisons au niveau européen et multinational. Nous savons qu’il peut être massif à travers la rente pétrolière, complexe à travers la criminalité organisée, le trafic de drogue, d’armes et la contrebande, et enfin discret par les microfinancements et les crédits à la consommation», déclare la garde des Sceaux française. Interrogée sur les 140 perquisitions administratives ayant ciblé des Français, surtout d’origine maghrébine, Mme Taubira répond : « Le pays est en droit de se protéger et l’Exécutif doit prendre les mesures nécessaires. Tous ces actes sont pris sous le contrôle de la justice.» Elle rappelle une circulaire qu’elle a signée avec son homologue de l’Intérieur, « obligeant les services de sécurité à agir en présence d’un officier de la police judiciaire lors des perquisitions administratives».

A propos des difficultés que rencontrent, en France, les Algériens qui adoptent des enfants dans le cadre de la kafala, la ministre de la Justice française reconnaît une « certaine incompréhension» de la procédure de la kafala, qui, selon elle, « est une pratique qui relève du système parental, nécessitant une meilleure connaissance. La kafala est un sujet majeur, mais moins compliqué que l’adoption dans les pays européens». Lire la suite

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«Vous ne devez pas signer la loi de finances 2016»

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

« En tant que moudjahid et chef de l’Etat, et en respect du serment que vous avez prêté devant la nation, vous ne devez pas signer cette LF 2016, car elle est antinationale et remet en cause la nature sociale de l’Etat.»
Avant la fin de l’année, le président de la République devra signer la loi de finances pour l’exercice 2016. Cette deuxième loi importante dans la vie d’une nation est, cette fois-ci, source de polémique et plusieurs de ses dispositions sont contestées par des partis politiques, des experts et des parlementaires de l’opposition et du pouvoir. Après un passage en force dénoncé, par l’opposition parlementaire, à l’APN et le quitus donné par les sénateurs, des députés de partis de l’opposition ont décidé, dans une dernière tentative de stopper cette loi de finances, de saisir par écrit le président Bouteflika pour lui demander de ne pas la signer. Une loi qu’ils qualifient d’antisociale, d’antidémocratique et surtout d’antinationale.

Dimanche dernier, les présidents des groupes parlementaires PT et de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV) ont déposé cette lettre au bureau du directeur de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia. La lettre est signée par 92 députés de dix formations politiques : lPT, AAV, FLN, El Binaa, Al Adala, TAJ, ANR, MPA, UFDS, UDS, ainsi que par des sénateurs.

Plusieurs autres parlementaires, notamment FLN et FFS, s’opposent aux articles contenus dans cette loi de finances, mais ont choisi, nous dit-on, de protester à leur façon… Cette missive sera rendue publique dans quelques jours, ce qui permettra au président Bouteflika, selon les signataires, de la lire et de se prononcer sur son contenu. « Nous allons attendre la réaction du président de la République avant d’informer le citoyen de son contenu», affirme une source parlementaire, qui nous livre les grandes lignes de cette requête.

Dans cette lettre, les signataires expliquent que la loi de finances 2016 est le résultat de l’ingérence flagrante de lobbies dans les institutions de l’Etat et aussi dans l’instance législative. « Nous avons dénoncé dans la lettre les visées de ces lobbies qui veulent faire plier le pays et faire main basse sur ses richesses et ses institutions. Nous avons évoqué le détournement et le siphonage des deniers publics», affirment nos sources.

Les opposants à la LF 2016 évoquent aussi les méthodes antidémocratiques et anticonstitutionnelles utilisées pour imposer ce projet de loi de finances à la nation. « Nous avons dans le détail expliqué comment les responsables de l’APN ont enfreint le règlement intérieur, notamment la loi organique 02-99 dont est inspiré le règlement intérieur, pour faire passer la LF 2016», note l’un des signataires.

Dans la lettre, les parlementaires de l’opposition rappellent, au chef de l’Etat, les promesses qu’il a faites aux Algériens relatives au respect de ses responsabilités. Ils s’adressent également au moudjahid qu’il est pour le sensibiliser à revoir le contenu de cette loi de finances. « En tant que moudjahid, en respect de vos responsabilités de chef de l’Etat et du serment que vous avez prêté devant la nation, vous ne devez pas signer cette loi de finances, car elle remet en cause les acquis arrachés durement par les Algériens.

Le plus grave est qu’elle remet en cause la nature sociale de l’Etat algérien», précisent les signataires de la lettre. Rappelons que ces députés ont, auparavant, lancé une pétition et un appel de détresse à leurs collègues sénateurs pour bloquer ce projet de loi, un cri qui n’a malheureusement pas été entendu. Le président Bouteflika entendra-t-il cet appel de détresse ou fera-t-il la sourde oreille, comme à la demande d’audience du Groupe des 19-4 ?
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300 millions de pétards saisis en 5 ans au port de Annaba

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

D’importantes quantités de pétards et autres feux d’artifice passent à travers les mailles des douanes des ports pour finir, à la veille de chaque fête religieuse ou nationale, sur les étals des commerçants improvisés dans toutes les wilayas du pays.
Depuis janvier 2015, l’inspection des Douanes de la wilaya de Annaba a saisi quatre conteneurs contenant plus de 30 millions d’unités de produits pyrotechniques. La dernière saisie remonte à la semaine passée où les mêmes services de sécurité ont mis la main sur plus de 20 millions de pétards transportés dans deux conteneurs de 40 pieds chacun. Durant les cinq dernières années, 12 conteneurs ont été saisis au niveau de la même frontière maritime, soit quelque 300 millions de pétards, tous calibres confondus. C’est ce qu’indique un décompte officiel des Douanes.

Selon Abdelaziz Nouri, directeur des Douanes algériennes de la wilaya de Annaba, son département a renfloué, cette année, les caisses du Trésor public, au titre de pénalités, d’un montant de 242,5 millions de dinars. Ce qui renseigne on ne peut mieux sur l’intensité de ce trafic qui fait les beaux jours de plusieurs importateurs indélicats. Bien que leur importation soit strictement interdite, ces produits explosifs sont importés en masse depuis la Chine, considérée comme le premier producteur au monde.

D’importantes quantités de pétards et autres feux d’artifice passent à travers les mailles des douanes des ports pour finir, à la veille de chaque fête religieuse ou nationale, sur les étals des commerçants improvisés dans toutes les wilayas du pays. Cette situation a poussé le chef du gouvernement à instruire, il y a deux semaines, tous les walis du pays à l’effet de chercher des solutions pour juguler ce phénomène à travers des réunions des comités locaux de sécurité.

Mieux encore, selon l’article 33 de la loi de finances 2016, outre une amende égale à deux fois la valeur des marchandises, l’importation des produits pyrotechniques est passible d’une peine d’emprisonnement de six mois à cinq ans. Elle est considérée au même titre que l’importation des armes. Cependant, des importateurs indélicats continuent à braver ce risque pour inonder les marchés informels de ce produit prohibé et dangereux. « Ce commerce génère des bénéfices alléchants pouvant atteindre 20 fois le prix de revient», justifie la même source. Paradoxalement, les autorités tolèrent la vente clandestine de ce produit pyrotechnique sur un marché informel qui impose son « fait accompli».

Il a tellement gagné au fil des années en espace et en puissance que ces « bombes» sont devenues une marchandise banale qui ne peut pas se défaire de toutes les célébrations, quelles qu’elles soient. Blacklistés, ces opérateurs économiques sont, selon leurs fichiers douaniers, en majorité domiciliés dans les wilayas de Sétif, Oum El Bouaghi et Batna, qui approvisionnent tous les marchés informels en produits pyrotechniques. Ils sont spécialisés dans le domaine à travers des prête-noms. L’itinéraire de leurs containers, depuis les ports de la Chine, transite par le port de Valence (Espagne) ou de Dubaï.

Avec l’arrivée du nouveau collège, tous les containers importés depuis la Chine sont automatiquement ciblés d’office pour un contrôle approfondi. Ce qui pose un problème pour les habitués de ce créneau qui fuient, jour après jour, le port de Annaba. Pour diversifier leurs activités, ils recourent ces derniers temps à l’importation des munitions et autres objets classés « danger public». « Mes services ont saisi dernièrement plus de 250 000 cartouches, 600 torches pour fusils de guerre et autant de tasers électriques. Il faut que l’Etat réglemente le commerce extérieur. Si la situation persiste dans ce sens, l’on craint l’importation d’armes de guerre et de munitions.

Ces dernières saisies sont un signal fort pour attirer l’attention des autorités nationales», indique le directeur des Douanes algériennes de la wilaya de Annaba. Par ailleurs, cette année encore, le risque d’accidents que génèrent les jeux pyrotechniques est présent. Il est même encore plus important qu’auparavant, sachant que cette fête religieuse du Mawlid Ennabaoui coïncide avec la période des fêtes du Nouvel An. M. -F. Gaidi
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