formats

Loi de finances 2016 : Les entreprises déficitaires seront privatisées

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

Les entreprises publiques déficitaires sont éligibles à la privatisation dans le cadre de l’application de l’article 66 du projet de loi de finances 2016, selon Bedda Mahdjoub, président de la commission des finances de l’APN. « Les entreprises publiques non viables sont concernées par l’article 66.
L’Etat a injecté beaucoup d’argent dans ces entreprises sans résultat probant. Maintenant, il est temps de donner sa chance au privé», a affirmé hier le président de la commission des finances de l’APN, lors d’une conférence-débat organisée au siège du quotidien El Moudjahid. Ces entreprises pourraient être cédées entièrement au bout de cinq ans de privatisation partielle, avec l’accord, bien entendu, du Conseil des participations de l’Etat, a-t-il ajouté, refusant de donner des exemples des entités privatisables puisque, selon lui, la question relève des prérogatives du gouvernement.

A l’instar du ministre des Finances, le député FLN a exclu du processus d’ouverture du capital des entreprises « stratégiques», à l’image de Sonatrach ou Sonelgaz. La mesure prévue par l’article 66 qui stipule que « les entreprises publiques économiques, qui réalisent des opérations de partenariat à travers l’ouverture du capital social en faveur de la participation de l’actionnariat national résident, doivent conserver au moins 34% du total des actions ou des parts sociales», avait suscité en novembre dernier une levée de boucliers des députés de l’opposition, lors des débats sur le projet de loi de finances à l’APN.

Ceux-ci accusaient les autorités de vouloir brader le tissu industriel. Réagissant à la polémique, Bedda Mahdjoub s’étonnait de l’attitude des parlementaires de l’opposition lesquels, selon lui, n’ont pas réagi à l’époque où le même texte figurait déjà dans l’article 62 de la loi de finances complémentaire 2009. D’après lui, les protestations d’une partie de l’opposition étaient mues par des considérations d’ordre politique. A propos de l’article controversé 71 du projet de loi de finances 2016, qualifié d’anticonstitutionnel par ses détracteurs, l’orateur a relevé que cette disposition permet de modifier et de transférer des budgets en cas de nécessité.

L’article 71 introduit un mécanisme permettant au ministre des Finances de geler ou d’annuler des crédits destinés à la couverture de dépenses « en cas de détérioration des équilibres généraux». Le ministre des Finances doit fournir en revanche au Parlement, à la fin de chaque exercice budgétaire, un exposé global sur les opérations d’ajustement.

Interrogé sur les conséquences de l’augmentation des prix des produits énergétiques sur le pouvoir d’achat, le député FLN a qualifié ces hausses de « rationnelles», tout en expliquant qu’elles ont été décidées, entre autres, pour lutter contre le gaspillage de la consommation des produits énergétiques. Le projet de loi de finances propose d’ajuster le taux de la TVA pour le passer de 7% à 17% sur la vente de gasoil, la consommation du gaz naturel dépassant 2500 thermie/trimestre et sur la consommation d’électricité dépassant les 250 kilowatts-heure/trimestre. Lire la suite

formats

L’Iran à la conquête de marchés rentables

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

Messahel, a appelé, avant-hier à Alger, au renforcement de la coopération économique entre l’Algérie et l’Iran.
Dans une allocution prononcée lors des travaux du comité de suivi algéro-iranien, réuni en prévision de la 2e session de la Haute Commission mixte algéro-iranienne, M. Messahel a indiqué que « ces relations sont marquées par une concertation permanente» entre les hauts responsables algériens et iraniens sur la consolidation des relations bilatérales dans les différents domaines. Ces relations sont également marquées par les visites officielles et de travail qui ont connu un pas qualitatif depuis la tenue de la première session de la Haute Commission mixte en novembre 2012.

« Le volet économique, les échanges commerciaux et les investissements restent, à notre sens, en deçà des ambitions et aspirations des deux pays et ne reflètent pas les potentialités et les moyens qu’ils recèlent», a ajouté M. Messahel, déplorant la faible présence des sociétés iraniennes activant en Algérie.

Dans ce contexte, le ministre a exprimé son souhait que la tenue de cette deuxième session de la Haute Commission « offre l’opportunité de procéder à une évaluation globale et approfondie de la coopération entre les deux pays et à un examen des causes à l’origine du faible niveau de la coopération économique pour pouvoir définir les moyens à même de redynamiser et de développer les relations économiques bilatérales», saluant « la tenue du forum des hommes d’affaires des deux pays en marge des travaux de la Haute Commission mixte».

Abdelkader Messahel a salué par ailleurs le travail effectué par les experts au niveau du Comité et les conventions et projets de coopération élaborés dans ce cadre. Pour sa part, le ministre iranien des Routes et de l’Aménagement des villes, Abass Akhoundi, a estimé que « les relation économiques entre l’Algérie et l’Iran ne sont pas à la hauteur des bonnes relations politiques», ajoutant que « les deux pays sont appelés à dépasser les 5 à 6 millions de dollars d’échanges commerciaux». Il a souligné la disponibilité de son pays à coopérer dans plusieurs domaines, notamment le bâtiment, les produits chimiques et le ferroviaire.

Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe a préconisé la mise en place d’un mécanisme de suivi de la mise en œuvre des accords qui sanctionneront les travaux de la Haute Commission bilatérale. Par ailleurs, il a proposé de définir un niveau de développement et des objectifs en chiffres à atteindre en 2016 dans le cadre de la coopération bilatérale. Le Premier vice-président de la République islamique d’Iran, Eshaq Jahangiri, qui est depuis hier à Alger, s’est recueilli au sanctuaire du Martyr à Alger, à la mémoire des martyrs de la guerre de Libération nationale. Il avait entamé, peu auparavant, une visite de travail de deux jours en Algérie, à l’invitation de M. Sellal, dans le cadre de la tenue de la Haute Commission mixte algéro-iranienne qui aura lieu aujourd’hui. Lire la suite

formats

L’état des lieux de la débidonvillisation

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

Depuis le 21 juin 2014, les opérations de relogement vont bon train dans le cadre d’une vaste campagne d’éradication de l’habitat précaire menée par la wilaya d’Alger. Un programme de construction de plus de 84 000 logements sociaux a été lancé pour accueillir plus de 72 000 familles issues des bidonvilles, immeubles menaçant ruine et autres taudis indécents et insalubres moisissant dans l’Algérois. Plus de
30 000 familles ont d’ores et déjà été relogées dans les nouvelles cités en attendant la réception des autres sites de recasement. A quoi ressemble la nouvelle vie des ex-habitants des bidonvilles ? Qu’est-ce qui a changé pour eux ? Comment se reconstruisent-ils? Comment sont accueillis ces nouveaux locataires ? Sont-ils totalement satisfaits ? Qu’est-ce qu’ils aiment, qu’est-ce qu’ils n’aiment pas dans la vie de cité ? Reportage à Sidi-Hamed (Meftah), Bentalha et Souidania.
Adossé au muret d’un petit jardin surélevé, Ammi Ahmed prend allègrement un bain de soleil au bas de son immeuble. Ahmed Bouchareb de son nom complet, 72 ans, briquetier à la retraite, s’habitue peu à peu à sa nouvelle adresse. Il semble avoir déjà pris ses marques dans cette cité à la peinture toute fraîche érigée sur les hauteurs de Sidi Hamed, petite localité agricole située à environ 4 kilomètres au sud-ouest de Meftah, dans la wilaya de Blida.

Ici, nous sommes à une trentaine de kilomètres à vol d’oiseau de la capitale. Ammi Ahmed est l’un des plus anciens habitants de Haï Remli, le fameux bidonville de Semmar (Gué de Constantine) réputé pour être le plus grand bidonville de la capitale, voire du pays tout entier, avec plus de 4000 baraques. 2390 familles issues de ce bidonville ont été relogées à Sidi Hamed depuis le 7 octobre dernier, selon les statistiques officielles. « El Hamdoullah, nous avons tout ce qu’il faut.

Le quartier est agréable. J’ai un F3. Nous avons dû refaire tout de même les finitions, mais pour le reste, rahmat rabbi. Nous avons toutes les commodités : l’eau courante, le gaz, l’électricité», se réjouit le vieux retraité. C’est la première fois que Ammi Ahmed loge dans un immeuble. « Je ne me suis pas encore habitué à la vie en hauteur, surtout que je loge au 5e étage», confie-t-il dans un sourire, des sacs de victuailles posés à ses pieds. Il reprend son souffle avant de faire monter les courses.

Une ville clés en main

Force est de le reconnaître : pour un urbanisme de l’urgence, le site est assez bien aménagé, avec des espaces verts, des sentiers dallés, des allées gazonnées, des aires de jeu… Les façades sont de différentes couleurs où se mêlent le jaune pâle, le vert olive, l’ocre et l’abricot. Les immeubles s’étalent à perte de vue. 3555 logements au total, un chiffre qui donnera fatalement son nom à une énième cité anonyme, et qui donne surtout le tournis. En empruntant la RN29, celle qui passe par Bougara, Larbaâ et Meftah, on aperçoit de loin l’imposant ensemble immobilier qui trône sur les piémonts de l’Atlas blidéen. Le bouquet de cités flambant neuves écrase littéralement le paysage. A 4 km avant Meftah, nous bifurquons à droite pour monter vers Sidi Hamed.

Une toute nouvelle route, pavée de lampadaires et de petits palmiers, grimpe jusqu’aux hauteurs du nouveau site. Outre les blocs d’habitation, plusieurs équipements viennent compléter le décor : établissements scolaires (5 écoles primaires, deux CEM et un lycée de 1000 places), un bureau de poste, un marché de proximité, des locaux commerciaux…

Sont prévus également une antenne APC, un commissariat de police, un centre commercial et un dispensaire, l’idée étant d’assurer le maximum de services in situ. Cela renseigne sur le désir des concepteurs du programme de mettre en place une « cité intégrée» pour couper avec la « doctrine» des cités-dortoirs et de « l’urbanisme ghettoïque».

Le nom de Sidi Hamed claque d’emblée comme une réminiscence des cauchemars des années 1990. Le village était sorti de l’anonymat suite à un massacre que les habitants de la région ne sont pas près d’oublier : celui perpétré dans la nuit du 10 au 11 juin 1998, et qui avait fait 103 morts selon le bilan officiel. Aujourd’hui, c’est une véritable ville clés en main qui a pris forme à la place du petit bourg d’autrefois. De fait, le contraste est saisissant entre l’ancien petit hameau agricole, à la physionomie typique des villages de la Mitidja, avec leurs fermes coloniales, leurs vergers, leurs bassins d’irrigation et le nouveau pôle urbain.

Un demi-siècle à Haï Remli

Revenons à Ammi Ahmed. Le néolocataire de la cité des 3555 logements nous racontera sa vie par le menu, avec truculence, et, parfois, amertume. Le moins que l’on puisse dire est qu’il aura tout vu. Ammi Ahmed est originaire de la wilaya de M’sila, précisément de la commune de Maadid (qui abrite notamment la fameuse Qalaâ des Béni Hammad fondée en 1007 par Hammad Ibn Bologhine). Dans sa jeunesse, il est marqué par le massacre de Mellouza. « J’y ai perdu des cousins, affirme-t-il. C’était terrible, les frères tuaient les frères, comme aujourd’hui nos partis s’écharpent entre eux.

Pourtant, Messali était un grand moudjahid, Bellounis était moudjahid aussi (commandant en chef de l’armée du MNA, ndlr)… Les frères s’entretuaient et la France se frottait les mains». Ammi Ahmed se marie très jeune. « Je me suis marié durant la Révolution. A l’époque, il n’y avait ni contrat de mariage ni rien. A 17 ans, j’avais déjà deux ou trois enfants». En tout, il aura 12 enfants, Allah ibarek. « La plupart d’entre eux sont nés à Remli», dit-il. Ahmed Bouchareb aura passé près d’un demi-siècle dans ce bidonville tentaculaire. « Je me suis installé à Remli en 1966, raconte-t-il. J’avais 21 ans à l’époque. J’avais été embauché dans la grande briqueterie du coin.

L’usine m’avait assuré un petit logement. Comme nous étions à l’étroit, j’ai construit une baraque. J’étais parmi les premiers occupants de Haï Remli. A l’époque, il y avait de l’espace, nous étions à peine une cinquantaine de familles. La mairie n’interdisait pas aux gens de construire, autrement, il n’y aurait pas eu autant de monde. L’un ramenait son cousin, Lire la suite

formats

On vous le dit

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

Mort tragique d’un étudiant ougandais à Blida

Un étudiant ougandais à l’université de Blida 1 a été retrouvé pendu dans sa chambre universitaire à la cité n°6, mardi en fin de journée. Il s’agit de O. Ishak, 24 ans, dont le décès tragique a ému tout le personnel et les résidents de la cité. D’après nos sources, la victime souffrait de dépression et était sous traitement psychiatrique. Son cadavre a été transféré à la morgue de l’hôpital de Boufarik, en attendant son évacuation vers son pays. Une enquête a été ouverte juste après le décès pour déterminer les causes exactes de la mort de l’étudiant, la thèse du suicide étant la plus privilégiée. La sœur et le frère de la victime sont aussi inscrits à l’université Blida 1 et leur témoignage pourrait peut-être apporter un plus à l’enquête.

Du self-service à l’APC d’El Aïnceur

Si la bureaucratie est légion dans nos administrations, à l’APC d’El Aïnceur, dans la wilaya de Jijel, les préposés aux guichets du service de l’état civil viennent d’innover en la matière, en exigeant des citoyens de remplir eux-mêmes les documents demandés. C’est la mésaventure qu’a vécue un citoyen de cette commune il y a quelques jours en se rendant audit service. Demandant une fiche familiale à un agent, ce dernier, pour ne pas « trop se fatiguer», n’a pas trouvé mieux que de remettre au demandeur un formulaire vierge en lui disant de le remplir lui-même. Surpris par cette démarche, le citoyen en référa au chef de service, mais quel fut son étonnement lorsque ce responsable appuiera l’attitude de son subordonné. Le chef de service en question, face à l’exigence du citoyen de se faire délivrer sa fiche familiale dans les règles, se proposa de remplir lui-même le formulaire, cautionnant ainsi l’attitude du préposé au guichet laissé « au repos». Indigné, le citoyen quittera l’APC sans le fameux document, excédé par le refus de travailler d’un agent qui prend un service d’état civil d’une mairie pour une… supérette self-service.

L’AND fait son bilan

Une journée d’étude pour la restitution des résultats de la campagne de caractérisation des déchets ménagers et assimilés en Algérie aura lieu le 21 décembre à l’Ecole supérieure des affaires d’Alger (ESAA). Cette journée rendra public le bilan de cette campagne initiée durant l’année 2014 par l’Agence nationale des déchets (AND). La stratégie nationale en matière de gestion des déchets ménagers et assimilés, les actions de l’AND pour la promotion de la gestion intégrée des déchets, la récupération et la valorisation des déchets ménagers et assimilés au niveau du CET Hamici, le rôle de la CACI dans la promotion de l’entreprise, ainsi que la valorisation des déchets et les enjeux du recyclage, seront, entre autres, les thèmes débattus durant cette journée. Lire la suite

formats

Selon Le Cread : «Les cadres sont sous-rémunérés»

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

L’élaboration d’une politique nationale permettant la gestion des flux migratoires a, selon l’APS, été recommandée, hier à Alger, par le Centre de recherches en économie appliquée pour le développement (Créad), selon lequel le taux de déperdition des compétences en Algérie s’établit à 17%.
« Nous avons préconisé d’élaborer une politique nationale migratoire dans le but de définir le profil migratoire algérien et gérer les flux migratoires à partir et vers le pays», selon la même source qui cite le directeur du Cread, Mohamed Saïb Musette lors d’un atelier technique sur le thème « Pour une politique migratoire nationale». M. Musette a indiqué que le centre a réalisé une étude intitulée « De la fuite des cerveaux à la mobilité des compétences : une vision du Maghreb», dont les résultats ont souligné la nécessité de mettre en place une politique nationale de gestion des flux migratoires.

Selon M. Musette, le taux de déperdition des compétences en Algérie (17%) touche notamment les médecins spécialistes (cardiologues, anesthésistes et psychiatres) ainsi que les ingénieurs qui tentent l’aventure de s’installer dans des pays d’Europe, d’Amérique et du Golfe arabe. La comparaison des résultats avec des études similaires réalisées au Maroc et en Tunisie a fait ressortir que la fuite des compétences est due à « la dévalorisation du diplôme dans les pays d’origine, où les cadres sont sous-rémunérés». L’étude a préconisé ainsi la nécessité de passer de la notion de « fuite» à celle de « mobilité» et de « circulation» des compétences, lesquelles pourraient servir leur pays d’origine. Lire la suite

formats

Vie nouvelle à Bentalha

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

Bentalha, cité des 350 Logements. Mustapha, 28 ans, ne quitte pas des yeux sa petite fille de 14 mois qui joue près de lui sous un soleil printanier. Des enfants s’amusent dans une aire de jeu, au cœur de la cité, dominée par un toboggan.
D’autres bambins escaladent des monticules de terre disposés à l’entrée de la cité. Ils jouent aux jardiniers. « Il va y avoir ici des espaces verts qui seront aménagés et ils veulent simplement mettre la main à la pâte», explique Mustapha. Notre interlocuteur nous confie qu’il a emménagé dans le quartier il y a un peu plus de six mois, en provenance de Haouch Moule, à Staouéli. « Ma famille est originaire de la wilaya de Médéa. Mes parents se sont installés à Staouéli à la fin des années 1980.

On occupait une ancienne ferme coloniale. Après, il y a eu du ‘‘fawdhawi » (illicite) qui s’est greffé sur le haouch. Mais, vous savez, makache elli djabou el khir (personne n’est venu de gaieté de cœur)», raconte Mustapha. Et de poursuivre : « Un jour, on est venu nous dire qu’on allait raser le haouch pour récupérer le terrain. Moi, j’ai eu de la chance, j’ai mon propre logement. Mais d’autres familles ont été lésées. Parfois, tu as plusieurs frères mariés qui se partagent un même appartement. H’ram ! C’est contraire à la religion. Je préfère avoir un F2 séparé qu’un F3 avec autrui. D’ailleurs, certains ont refusé de les prendre.» Comme tous les relogés, Mustapha a bénéficié d’un logement public locatif.

« On doit payer 70 000 DA pour la clé et 2900 DA de loyer mensuel», précise-t-il. Questionné sur sa nouvelle vie, Mustapha lâche : « Oh, chouiya !» Il ne semble pas très emballé par la vie de cité : « Honnêtement, je préfère notre ancienne ferme, on avait de l’espace à gogo. Tu peux construire à ta guise. Le haouch était situé non loin d’une caserne de la Garde républicaine, un coin paradisiaque.» Mustapha a l’air plutôt réservé. Il le confirme : « Ici, je ne fréquente personne. Je ne traîne pas trop à Baraki.

Je continue à aller à Staouéli voir les amis. Après tout, j’y ai passé toute ma vie. Ce n’est pas facile d’oublier. Mais le cadre est très agréable, ici, à Bentalha. La nature est très belle, rahmat rabbi». Mustapha regrette toutefois le manque de transport sur certaines lignes. Il faut sortir dès potron-minet pour espérer avoir une place dans les bus. « Je continue à travailler à Staouéli. Je suis employé dans une imprimerie privée. Et c’est la galère pour aller là-bas. Pourtant, il y a beaucoup de gens qui continuent à travailler à Staouéli et Zéralda.

D’ailleurs, aujourd’hui je n’ai pas rejoint mon poste, h’ragt, c’es trop loin, je suis fatigué. Après le logement, j’espère maintenant m’acheter une petite voiture. Mais le salaire naqess, je n’en ai pas les moyens.» Trêve de coquetterie, Mustapha préfère à présent voir le bon côté des choses et faire définitivement le deuil de son ancienne vie, le regard plein de tendresse pour sa fille : « Bon, je ne vais pas me plaindre. Ce qui compte, c’est ma fille. Maintenant, elle va pouvoir grandir dans de bonnes conditions.»

Avant de se quitter, Mustapha nous apprend qu’une délégation officielle était venue il y a quelque temps et avait rebaptisé le quartier. Renseignement pris, nous confirmons qu’effectivement la cité porte désormais un vrai nom de baptême. Il ne faut plus dire « Cité des 350 logements», mais « Cité Mohamed Mazari», du nom d’un illustre chahid de la région. Mea culpa ! Mohamed

Mazari, alias Moh Lieutenant de son nom de guerre, est natif de Sidi Moussa et combattant de la Wilaya IV. C’est ce que nous apprend Horizons dans sa livraison du 29 juin 2015. « Il a trouvé la mort dans la région de Ouled Moussa, à Boumerdès», précise l’article. La cité avait été rebaptisée à la faveur d’une cérémonie conduite par le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, le 28 juin 2015. Horizons rapporte en citant Zitouni que « dorénavant, à la pose de la première pierre d’un groupement scolaire ou d’une cité d’habitation ou autre, la baptisation se fera de facto.»

Le wali d’Alger qui était de la visite s’indignait à son tour : « Il est regrettable de parler encore de 350 logements, de 1200 logements, etc». D’autres nouvelles cités récemment livrées à Bentalha (à l’instar de la cité des 1078 logements) gagneraient à être rebaptisées à leur tour. Nos spécialistes en onomastique urbaine et autres chantres des « villes résilientes» seraient bien inspirés de leur attribuer le nom d’une victime du terrorisme, pourquoi pas ? Lire la suite

Home Archive for category "Non classé" (Page 2781)
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair