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On vous le dit

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

Mort tragique d’un étudiant ougandais à Blida

Un étudiant ougandais à l’université de Blida 1 a été retrouvé pendu dans sa chambre universitaire à la cité n°6, mardi en fin de journée. Il s’agit de O. Ishak, 24 ans, dont le décès tragique a ému tout le personnel et les résidents de la cité. D’après nos sources, la victime souffrait de dépression et était sous traitement psychiatrique. Son cadavre a été transféré à la morgue de l’hôpital de Boufarik, en attendant son évacuation vers son pays. Une enquête a été ouverte juste après le décès pour déterminer les causes exactes de la mort de l’étudiant, la thèse du suicide étant la plus privilégiée. La sœur et le frère de la victime sont aussi inscrits à l’université Blida 1 et leur témoignage pourrait peut-être apporter un plus à l’enquête.

Du self-service à l’APC d’El Aïnceur

Si la bureaucratie est légion dans nos administrations, à l’APC d’El Aïnceur, dans la wilaya de Jijel, les préposés aux guichets du service de l’état civil viennent d’innover en la matière, en exigeant des citoyens de remplir eux-mêmes les documents demandés. C’est la mésaventure qu’a vécue un citoyen de cette commune il y a quelques jours en se rendant audit service. Demandant une fiche familiale à un agent, ce dernier, pour ne pas « trop se fatiguer», n’a pas trouvé mieux que de remettre au demandeur un formulaire vierge en lui disant de le remplir lui-même. Surpris par cette démarche, le citoyen en référa au chef de service, mais quel fut son étonnement lorsque ce responsable appuiera l’attitude de son subordonné. Le chef de service en question, face à l’exigence du citoyen de se faire délivrer sa fiche familiale dans les règles, se proposa de remplir lui-même le formulaire, cautionnant ainsi l’attitude du préposé au guichet laissé « au repos». Indigné, le citoyen quittera l’APC sans le fameux document, excédé par le refus de travailler d’un agent qui prend un service d’état civil d’une mairie pour une… supérette self-service.

L’AND fait son bilan

Une journée d’étude pour la restitution des résultats de la campagne de caractérisation des déchets ménagers et assimilés en Algérie aura lieu le 21 décembre à l’Ecole supérieure des affaires d’Alger (ESAA). Cette journée rendra public le bilan de cette campagne initiée durant l’année 2014 par l’Agence nationale des déchets (AND). La stratégie nationale en matière de gestion des déchets ménagers et assimilés, les actions de l’AND pour la promotion de la gestion intégrée des déchets, la récupération et la valorisation des déchets ménagers et assimilés au niveau du CET Hamici, le rôle de la CACI dans la promotion de l’entreprise, ainsi que la valorisation des déchets et les enjeux du recyclage, seront, entre autres, les thèmes débattus durant cette journée. Lire la suite

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Selon Le Cread : «Les cadres sont sous-rémunérés»

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

L’élaboration d’une politique nationale permettant la gestion des flux migratoires a, selon l’APS, été recommandée, hier à Alger, par le Centre de recherches en économie appliquée pour le développement (Créad), selon lequel le taux de déperdition des compétences en Algérie s’établit à 17%.
« Nous avons préconisé d’élaborer une politique nationale migratoire dans le but de définir le profil migratoire algérien et gérer les flux migratoires à partir et vers le pays», selon la même source qui cite le directeur du Cread, Mohamed Saïb Musette lors d’un atelier technique sur le thème « Pour une politique migratoire nationale». M. Musette a indiqué que le centre a réalisé une étude intitulée « De la fuite des cerveaux à la mobilité des compétences : une vision du Maghreb», dont les résultats ont souligné la nécessité de mettre en place une politique nationale de gestion des flux migratoires.

Selon M. Musette, le taux de déperdition des compétences en Algérie (17%) touche notamment les médecins spécialistes (cardiologues, anesthésistes et psychiatres) ainsi que les ingénieurs qui tentent l’aventure de s’installer dans des pays d’Europe, d’Amérique et du Golfe arabe. La comparaison des résultats avec des études similaires réalisées au Maroc et en Tunisie a fait ressortir que la fuite des compétences est due à « la dévalorisation du diplôme dans les pays d’origine, où les cadres sont sous-rémunérés». L’étude a préconisé ainsi la nécessité de passer de la notion de « fuite» à celle de « mobilité» et de « circulation» des compétences, lesquelles pourraient servir leur pays d’origine. Lire la suite

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Vie nouvelle à Bentalha

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

Bentalha, cité des 350 Logements. Mustapha, 28 ans, ne quitte pas des yeux sa petite fille de 14 mois qui joue près de lui sous un soleil printanier. Des enfants s’amusent dans une aire de jeu, au cœur de la cité, dominée par un toboggan.
D’autres bambins escaladent des monticules de terre disposés à l’entrée de la cité. Ils jouent aux jardiniers. « Il va y avoir ici des espaces verts qui seront aménagés et ils veulent simplement mettre la main à la pâte», explique Mustapha. Notre interlocuteur nous confie qu’il a emménagé dans le quartier il y a un peu plus de six mois, en provenance de Haouch Moule, à Staouéli. « Ma famille est originaire de la wilaya de Médéa. Mes parents se sont installés à Staouéli à la fin des années 1980.

On occupait une ancienne ferme coloniale. Après, il y a eu du ‘‘fawdhawi » (illicite) qui s’est greffé sur le haouch. Mais, vous savez, makache elli djabou el khir (personne n’est venu de gaieté de cœur)», raconte Mustapha. Et de poursuivre : « Un jour, on est venu nous dire qu’on allait raser le haouch pour récupérer le terrain. Moi, j’ai eu de la chance, j’ai mon propre logement. Mais d’autres familles ont été lésées. Parfois, tu as plusieurs frères mariés qui se partagent un même appartement. H’ram ! C’est contraire à la religion. Je préfère avoir un F2 séparé qu’un F3 avec autrui. D’ailleurs, certains ont refusé de les prendre.» Comme tous les relogés, Mustapha a bénéficié d’un logement public locatif.

« On doit payer 70 000 DA pour la clé et 2900 DA de loyer mensuel», précise-t-il. Questionné sur sa nouvelle vie, Mustapha lâche : « Oh, chouiya !» Il ne semble pas très emballé par la vie de cité : « Honnêtement, je préfère notre ancienne ferme, on avait de l’espace à gogo. Tu peux construire à ta guise. Le haouch était situé non loin d’une caserne de la Garde républicaine, un coin paradisiaque.» Mustapha a l’air plutôt réservé. Il le confirme : « Ici, je ne fréquente personne. Je ne traîne pas trop à Baraki.

Je continue à aller à Staouéli voir les amis. Après tout, j’y ai passé toute ma vie. Ce n’est pas facile d’oublier. Mais le cadre est très agréable, ici, à Bentalha. La nature est très belle, rahmat rabbi». Mustapha regrette toutefois le manque de transport sur certaines lignes. Il faut sortir dès potron-minet pour espérer avoir une place dans les bus. « Je continue à travailler à Staouéli. Je suis employé dans une imprimerie privée. Et c’est la galère pour aller là-bas. Pourtant, il y a beaucoup de gens qui continuent à travailler à Staouéli et Zéralda.

D’ailleurs, aujourd’hui je n’ai pas rejoint mon poste, h’ragt, c’es trop loin, je suis fatigué. Après le logement, j’espère maintenant m’acheter une petite voiture. Mais le salaire naqess, je n’en ai pas les moyens.» Trêve de coquetterie, Mustapha préfère à présent voir le bon côté des choses et faire définitivement le deuil de son ancienne vie, le regard plein de tendresse pour sa fille : « Bon, je ne vais pas me plaindre. Ce qui compte, c’est ma fille. Maintenant, elle va pouvoir grandir dans de bonnes conditions.»

Avant de se quitter, Mustapha nous apprend qu’une délégation officielle était venue il y a quelque temps et avait rebaptisé le quartier. Renseignement pris, nous confirmons qu’effectivement la cité porte désormais un vrai nom de baptême. Il ne faut plus dire « Cité des 350 logements», mais « Cité Mohamed Mazari», du nom d’un illustre chahid de la région. Mea culpa ! Mohamed

Mazari, alias Moh Lieutenant de son nom de guerre, est natif de Sidi Moussa et combattant de la Wilaya IV. C’est ce que nous apprend Horizons dans sa livraison du 29 juin 2015. « Il a trouvé la mort dans la région de Ouled Moussa, à Boumerdès», précise l’article. La cité avait été rebaptisée à la faveur d’une cérémonie conduite par le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, le 28 juin 2015. Horizons rapporte en citant Zitouni que « dorénavant, à la pose de la première pierre d’un groupement scolaire ou d’une cité d’habitation ou autre, la baptisation se fera de facto.»

Le wali d’Alger qui était de la visite s’indignait à son tour : « Il est regrettable de parler encore de 350 logements, de 1200 logements, etc». D’autres nouvelles cités récemment livrées à Bentalha (à l’instar de la cité des 1078 logements) gagneraient à être rebaptisées à leur tour. Nos spécialistes en onomastique urbaine et autres chantres des « villes résilientes» seraient bien inspirés de leur attribuer le nom d’une victime du terrorisme, pourquoi pas ? Lire la suite

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L’état des lieux de la débidonvillisation

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

Depuis le 21 juin 2014, les opérations de relogement vont bon train dans le cadre d’une vaste campagne d’éradication de l’habitat précaire menée par la wilaya d’Alger. Un programme de construction de plus de 84 000 logements sociaux a été lancé pour accueillir plus de 72 000 familles issues des bidonvilles, immeubles menaçant ruine et autres taudis indécents et insalubres moisissant dans l’Algérois. Plus de
30 000 familles ont d’ores et déjà été relogées dans les nouvelles cités en attendant la réception des autres sites de recasement. A quoi ressemble la nouvelle vie des ex-habitants des bidonvilles ? Qu’est-ce qui a changé pour eux ? Comment se reconstruisent-ils? Comment sont accueillis ces nouveaux locataires ? Sont-ils totalement satisfaits ? Qu’est-ce qu’ils aiment, qu’est-ce qu’ils n’aiment pas dans la vie de cité ? Reportage à Sidi-Hamed (Meftah), Bentalha et Souidania.
Adossé au muret d’un petit jardin surélevé, Ammi Ahmed prend allègrement un bain de soleil au bas de son immeuble. Ahmed Bouchareb de son nom complet, 72 ans, briquetier à la retraite, s’habitue peu à peu à sa nouvelle adresse. Il semble avoir déjà pris ses marques dans cette cité à la peinture toute fraîche érigée sur les hauteurs de Sidi Hamed, petite localité agricole située à environ 4 kilomètres au sud-ouest de Meftah, dans la wilaya de Blida.

Ici, nous sommes à une trentaine de kilomètres à vol d’oiseau de la capitale. Ammi Ahmed est l’un des plus anciens habitants de Haï Remli, le fameux bidonville de Semmar (Gué de Constantine) réputé pour être le plus grand bidonville de la capitale, voire du pays tout entier, avec plus de 4000 baraques. 2390 familles issues de ce bidonville ont été relogées à Sidi Hamed depuis le 7 octobre dernier, selon les statistiques officielles. « El Hamdoullah, nous avons tout ce qu’il faut.

Le quartier est agréable. J’ai un F3. Nous avons dû refaire tout de même les finitions, mais pour le reste, rahmat rabbi. Nous avons toutes les commodités : l’eau courante, le gaz, l’électricité», se réjouit le vieux retraité. C’est la première fois que Ammi Ahmed loge dans un immeuble. « Je ne me suis pas encore habitué à la vie en hauteur, surtout que je loge au 5e étage», confie-t-il dans un sourire, des sacs de victuailles posés à ses pieds. Il reprend son souffle avant de faire monter les courses.

Une ville clés en main

Force est de le reconnaître : pour un urbanisme de l’urgence, le site est assez bien aménagé, avec des espaces verts, des sentiers dallés, des allées gazonnées, des aires de jeu… Les façades sont de différentes couleurs où se mêlent le jaune pâle, le vert olive, l’ocre et l’abricot. Les immeubles s’étalent à perte de vue. 3555 logements au total, un chiffre qui donnera fatalement son nom à une énième cité anonyme, et qui donne surtout le tournis. En empruntant la RN29, celle qui passe par Bougara, Larbaâ et Meftah, on aperçoit de loin l’imposant ensemble immobilier qui trône sur les piémonts de l’Atlas blidéen. Le bouquet de cités flambant neuves écrase littéralement le paysage. A 4 km avant Meftah, nous bifurquons à droite pour monter vers Sidi Hamed.

Une toute nouvelle route, pavée de lampadaires et de petits palmiers, grimpe jusqu’aux hauteurs du nouveau site. Outre les blocs d’habitation, plusieurs équipements viennent compléter le décor : établissements scolaires (5 écoles primaires, deux CEM et un lycée de 1000 places), un bureau de poste, un marché de proximité, des locaux commerciaux…

Sont prévus également une antenne APC, un commissariat de police, un centre commercial et un dispensaire, l’idée étant d’assurer le maximum de services in situ. Cela renseigne sur le désir des concepteurs du programme de mettre en place une « cité intégrée» pour couper avec la « doctrine» des cités-dortoirs et de « l’urbanisme ghettoïque».

Le nom de Sidi Hamed claque d’emblée comme une réminiscence des cauchemars des années 1990. Le village était sorti de l’anonymat suite à un massacre que les habitants de la région ne sont pas près d’oublier : celui perpétré dans la nuit du 10 au 11 juin 1998, et qui avait fait 103 morts selon le bilan officiel. Aujourd’hui, c’est une véritable ville clés en main qui a pris forme à la place du petit bourg d’autrefois. De fait, le contraste est saisissant entre l’ancien petit hameau agricole, à la physionomie typique des villages de la Mitidja, avec leurs fermes coloniales, leurs vergers, leurs bassins d’irrigation et le nouveau pôle urbain.

Un demi-siècle à Haï Remli

Revenons à Ammi Ahmed. Le néolocataire de la cité des 3555 logements nous racontera sa vie par le menu, avec truculence, et, parfois, amertume. Le moins que l’on puisse dire est qu’il aura tout vu. Ammi Ahmed est originaire de la wilaya de M’sila, précisément de la commune de Maadid (qui abrite notamment la fameuse Qalaâ des Béni Hammad fondée en 1007 par Hammad Ibn Bologhine). Dans sa jeunesse, il est marqué par le massacre de Mellouza. « J’y ai perdu des cousins, affirme-t-il. C’était terrible, les frères tuaient les frères, comme aujourd’hui nos partis s’écharpent entre eux.

Pourtant, Messali était un grand moudjahid, Bellounis était moudjahid aussi (commandant en chef de l’armée du MNA, ndlr)… Les frères s’entretuaient et la France se frottait les mains». Ammi Ahmed se marie très jeune. « Je me suis marié durant la Révolution. A l’époque, il n’y avait ni contrat de mariage ni rien. A 17 ans, j’avais déjà deux ou trois enfants». En tout, il aura 12 enfants, Allah ibarek. « La plupart d’entre eux sont nés à Remli», dit-il. Ahmed Bouchareb aura passé près d’un demi-siècle dans ce bidonville tentaculaire. « Je me suis installé à Remli en 1966, raconte-t-il. J’avais 21 ans à l’époque. J’avais été embauché dans la grande briqueterie du coin.

L’usine m’avait assuré un petit logement. Comme nous étions à l’étroit, j’ai construit une baraque. J’étais parmi les premiers occupants de Haï Remli. A l’époque, il y avait de l’espace, nous étions à peine une cinquantaine de familles. La mairie n’interdisait pas aux gens de construire, autrement, il n’y aurait pas eu autant de monde. L’un ramenait son cousin, Lire la suite

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Campagne régionale contre les pratiques du pouvoir algérien

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

L’Algérie sera concernée et ciblée par ces campagnes, notamment celle concernant la lutte contre la violation des libertés syndicales.
Défendre les libertés syndicales, sensibiliser la jeunesse sur l’importance de l’activité syndicale et lutter contre l’exploitation des enfants. Ces trois thèmes seront au centre de campagnes régionales décidées par l’Union arabe des syndicats, affiliée à la Confédération syndicale internationale (CSI).

Réunis du 10 au 13 décembre à Tunis à l’occasion d’un atelier sur « Les médias et l’activité syndicale dans la région arabe», les membres de l’Union arabe des syndicats ont décidé de faire de l’année 2016 celle de la lutte contre les violations itératives et systématiques des libertés syndicales, de la sensibilisation des jeunes à défendre leurs droits dans le cadre d’une organisation syndicale ainsi que la défense des enfants exploités dans certains pays de la région.

L’Algérie sera concernée et ciblée par ces campagnes, notamment celle concernant la lutte contre la violation des libertés syndicales. « Les pressions et les intimidations des syndicalistes ne cessent de prendre de l’ampleur. En violation des lois du pays, des syndicalistes sont suspendus, licenciés ou harcelés. De plus, les autorités refusent systématiquement d’enregistrer les syndicats autonomes», rappelle Idriss Mekidèche, représentant de la Confédération générale autonome des travailleurs (CGATA/Snapap) et membre de cette Union.

Outre l’Algérie, l’Egypte et le Bahreïn sont aussi concernés par ces campagnes. « Tous les syndicats affiliés mèneront, chacun dans son pays, des campagnes de sensibilisation autour des trois thèmes choisis aujourd’hui», souligne Mustapha Tlili, président de l’Union arabe des syndicats. Il dénonce le harcèlement des syndicats dans les pays arabes et en Afrique du Nord. « La notion de syndicat est faussée chez nous.

On essaye toujours, dans les pays dictatoriaux, de dénigrer les organisations syndicales en les qualifiant de frein à la production», déplore-t-il, avant de rappeler les pratiques positives dans les pays développés. « Les pays qui adoptent le dialogue avec les syndicats ont des économies réussies et plus développées», précise-t-il.

En définissant les thématiques des campagnes à mener dès le début de l’année prochaine, les participants ont convenu de marquer des haltes, chaque trois mois, « pour évaluer le travail fait et corriger les défaillances». Ces campagnes prendront plusieurs formes, dont des protestations, des conférences, des diffusion de vidéos, de caricatures et de photos en relation avec les thématiques choisies. La rencontre a été également l’occasion, pour les participants, de débattre de la réorganisation de l’Union qui doit, selon eux, être ouverte aux médias pour faire avancer la cause syndicale dans la région.

C’est dans cette optique que la filiale de la CSI a décidé de lancer, en janvier prochain, un site internet devant médiatiser davantage ses activités. En plus de ces campagnes, l’Union arabe des syndicats et la CSI ont déjà engagé une série d’actions contre l’exploitation de la main-d’œuvre étrangère au Qatar, l’esclavage en Mauritanie et la violence contre la femme dans le Monde arabe.
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Des passeports biométriques d’une année pour les urgences

Publié le 17/12/2015, par dans Non classé.

Des passeports biométriques d’urgence, valables seulement une année, seraient sur le point d’être établis pour les ressortissants algériens établis à l’étranger nécessitant un retour rapide au pays.
C’est ce qu’auraient décidé les ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur et des Collectivités locales pour mettre fin à l’inquiétude des Algériens établis à l’étranger qui ne sont pas encore en possession d’un passeport biométrique.

Alors qu’ils étaient habitués à voyager avec leur passeport français (ceux détenteurs de la double nationalité, ndlr) et à rentrer en Algérie avec une simple carte d’identité, ils devront désormais avoir un passeport biométrique algérien pour entrer en Algérie.

Or, l’établissement des passeports biométriques outre-mer accuse un sérieux retard faute d’une capacité d’accueil permettant un traitement rapide.

Pour éviter les dérives, les autorités auraient décidé d’établir des passeports d’urgence. C’est le député FLN Noureddine Belmeddah qui en a fait l’annonce, hier, suite à une rencontre avec le ministre de l’Intérieur.

« J’ai exposé la situation des Algériens établis à l’étranger n’ayant pas de cartes de résidence et j’ai expliqué au ministre de l’Intérieur que ces personnes ont besoin de leur passeport pour régulariser leur situation.

Celui-ci a assuré que nos consulats établiront des passeports biométriques d’urgence en 24 heures pour ces personnes, mais aussi pour celles qui doivent regagner le pays de toute urgence pour un décès ou une quelconque autre raison justifiée», souligne le député dans son communiqué. Cette décision devrait prendre effet avant même la fin de l’année.

Plus d’un million d’Algériens sans passeport biométrique en France

Djamel Bouras, député FLN de l’émigration, a pour sa part fait savoir, dans une récente déclaration à la presse, qu’il y a au moins 1,2 million d’Algériens en France qui n’ont toujours pas de passeport biométrique. « Dernièrement, nous avons rencontré le Premier ministre qui a reçu les députés et une délégation d’associations qui représentent la communauté algérienne à l’étranger.

Cette rencontre a eu lieu le 31 octobre en présence des ministres des Finances et des Affaires étrangères notamment. Mais aujourd’hui ça n’avance pas, car les consulats n’ont toujours pas les moyens humains et financiers nécessaires. Les conditions d’accueil aussi doivent être améliorées», a-t-il indiqué.

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui s’est récemment rendu dans divers consulats en France, a promis des mesures pour l’amélioration du traitement des demandes. Ces dernières semaines, de nombreuses plaintes (retards, mauvais accueil, abus, etc.) ont été exprimées par des Algériens établis en France…
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