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L’Algérie occupe la meilleure place au Maghreb en matière de développement humain

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

L’Algérie occupe la meilleure place au Maghreb en matière de développement humain, a indiqué un rapport mondial de développement durable publié récemment.
Selon le rapport, l’Algérie poursuit sa progression en matière de développement humain en affichant des scores « de plus en plus robustes », souligne le Rapport mondial de développement durable (Rmdh).

Le document relève que l’Algérie améliore son classement, puisqu’elle passe de la 93ème place (rapport de 2014) à la 83ème place cette année, ce qui lui permet de préserver et surtout consolider son rang au sein du groupe de pays dits « à développement humain élevé ».

Le rapport mondial explique que la bonne performance de l’Algérie s’est accomplie grâce aux efforts effectués, comme le montre l’analyse des facteurs ayant produit ce saut qualitatif atteint en particulier sur deux volets. En premier lieu, celui des revenus qui, avec un RNB/per capita de 13.054 dollars exprimé en « parité pouvoir d’achat » (PPA), aurait placé l’Algérie à la 60ème place au niveau mondial.

Le second volet « santé » qui, avec une espérance de vie de 74,8 ans, place l’Algérie au 72ème rang dans le monde, alors qu’au chapitre « éducation », a durée attendue de scolarisation place l’Algérie au 56e rang mondial.

Il convient de mentionner par ailleurs, que l’Algérie se détache très nettement des autres pays du Maghreb, en l’occurrence la Tunisie qui se maintient à la 96e place, l’Egypte et le Maroc qui occupent respectivement les 108e et 126e.

Par classement, la Tunisie se maintient difficilement dans le groupe de pays « à développement humain élevé » (96ème place), de la même façon que la Libye (94ème place) qui a, pour sa part, marqué un recul de 11 places.

L’Egypte et le Maroc se situent, quant à eux, dans le groupe des pays à IDH Moyen respectivement à la 108ème et 126ème place.

Au niveau mondial, l’Algérie maintient également sa progression avec un rythme qui réduit de plus en plus l’écart qui la distance des deux premiers agrégats régionaux les plus avancés (Europe, d’une part, et Asie centrale/Amérique latine, d’autre part).

Dans ce sens, rappelle-t-on, le Conseil national économique et social (Cnes) procèdera au début de l’année 2016, à la publication de la nouvelle version du Rapport national de développement humain (Rndh), un manifeste qui permettra d’ouvrir un large débat avec l’ensemble des parties prenantes concernées par ledit rapport. Lire la suite

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L’Algérie, l’Espagne et la Turquie au programme du 10e Festivalgérie

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.
L'Algérie, l'Espagne et la Turquie au programme du 10e Festivalgérie
ALGER-Une fusion prolifique algéro-turque, un trio espagnol et la chanteuse Zakia Kara Terki, ont animé lundi soir, devant un public conquis, la 2e journée du 10e Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes « Festivalgérie », ouvert le 20 décembre. Trois heures durant, la salle Ibn Zeïdoun de l’Office Riadh…

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«Beaucoup d’incompréhension et de malentendus dans l’affaire Tibhirine»

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

Il est urgent que les familles des moines assassinés à Tibhirine puissent connaître ce qui s’est passé. Le nombre de Français ayant rejoint Daech est de 25 000, dont plus de 50% sont des convertis, 2000 sont impliqués directement, 6000 sont dans les zones de combat. Ce sont quelques propos tenus lors d’une conférence de presse animée hier par le ministre de la Justice, Tayeb Louh, et son homologue française, Christiane Taubira.
L ors de la conférence de presse animée hier à Alger, le ministre de la Justice Tayeb Louh et son homologue française, Christiane Taubira, sont revenus sur plusieurs sujets : les enquêtes sur l’assassinat des moines de Tibhirine, à Médéa, les attentats de Paris en novembre dernier, mais aussi sur les Français enrôlés dans les rangs de Daech, les Algériens détenus à Guantanamo, la lutte antiterroriste et la coopération judiciaire entre les deux pays, renforcée par une convention juridique entre les deux ministères. Lors de cette séance de questions-réponses, c’est la ministre française qui a eu la part du lion.

En visite de trois jours à Alger, Christiane Taubira s’est exprimée avec beaucoup de non-dits qui, pourtant, en disent long. D’abord sur la question de l’enquête française sur l’assassinat des moines de Tibhirine : « La procédure relative à cette enquête se poursuit. Elle prend beaucoup de temps.» Et de préciser : « Il reste quelques actes d’experts à accomplir.» Elle reconnaît néanmoins que ce dossier a connu « beaucoup d’incompréhension et de malentendus» mais, dit-elle, « il est urgent que les familles puissent connaître ce qui s’est passé et mettre un terme à ce dossier». Elle n’en dit pas plus.

La ministre est restée très prudente quant aux réponses relatives aux attentats de Paris, prétextant le fait que « la procédure est toujours en cours». Selon elle, l’enquête se poursuit avec la « désignation de 6 juges d’instruction», soulignant que « les 6 demandes d’entraide pénale lancées ont obtenu des réponses». « Deux sur les 9 auteurs des attaques n’ont pas encore été identifiés», indique la ministre française. Sur les « combattants étrangers» enrôlés par Daech, Mme Taubira affirme que le nombre de Français recrutés par ce groupe terroriste qui active en Syrie et en Irak, a atteint les 25 000, dont plus de 50% sont des convertis.

Parmi eux, 2000 sont impliqués directement et 6000 sont dans les zones de combat. Elle dit avoir recensé 700 personnes candidates à l’enrôlement, 250 autres sont dans les zones de transit en attendant de rejoindre les territoires de Daech, 250 ont fait le chemin du retour et 145 sont mortes dans les combats. Elle évoque la plateforme d’appel mise en place par les autorités françaises qui « a permis la signalisation de 3900 personnes, dont 70% sont des hommes et 77% des majeurs alors que 10% seulement partent officiellement».

Concernant le rôle de l’Algérie dans la lutte antiterroriste, Mme Taubira reste néanmoins énigmatique. Autant elle fait l’éloge des autorités qui « ont disséqué seuls» les groupes terroristes autant elle insister sur le fait « qu’aujourd’hui les modes opératoires de ces derniers ont changé» et « appellent à une autre vision» de cette lutte. « L’expérience de l’Algérie est utile. Elle a réussi à disséquer le mode opératoire des groupes terroristes. Aujourd’hui, le terrorisme connaît une autre échelle, adopte d’autres modes opératoires et, de ce fait, appelle à d’autres méthodes et d’autres expériences. Il s’agit d’agir d’abord des réseaux de financement du terrorisme.

Nous le faisons au niveau européen et multinational. Nous savons qu’il peut être massif à travers la rente pétrolière, complexe à travers la criminalité organisée, le trafic de drogue, d’armes et la contrebande, et enfin discret par les microfinancements et les crédits à la consommation», déclare la garde des Sceaux française. Interrogée sur les 140 perquisitions administratives ayant ciblé des Français, surtout d’origine maghrébine, Mme Taubira répond : « Le pays est en droit de se protéger et l’Exécutif doit prendre les mesures nécessaires. Tous ces actes sont pris sous le contrôle de la justice.» Elle rappelle une circulaire qu’elle a signée avec son homologue de l’Intérieur, « obligeant les services de sécurité à agir en présence d’un officier de la police judiciaire lors des perquisitions administratives».

A propos des difficultés que rencontrent, en France, les Algériens qui adoptent des enfants dans le cadre de la kafala, la ministre de la Justice française reconnaît une « certaine incompréhension» de la procédure de la kafala, qui, selon elle, « est une pratique qui relève du système parental, nécessitant une meilleure connaissance. La kafala est un sujet majeur, mais moins compliqué que l’adoption dans les pays européens». Lire la suite

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«Vous ne devez pas signer la loi de finances 2016»

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

« En tant que moudjahid et chef de l’Etat, et en respect du serment que vous avez prêté devant la nation, vous ne devez pas signer cette LF 2016, car elle est antinationale et remet en cause la nature sociale de l’Etat.»
Avant la fin de l’année, le président de la République devra signer la loi de finances pour l’exercice 2016. Cette deuxième loi importante dans la vie d’une nation est, cette fois-ci, source de polémique et plusieurs de ses dispositions sont contestées par des partis politiques, des experts et des parlementaires de l’opposition et du pouvoir. Après un passage en force dénoncé, par l’opposition parlementaire, à l’APN et le quitus donné par les sénateurs, des députés de partis de l’opposition ont décidé, dans une dernière tentative de stopper cette loi de finances, de saisir par écrit le président Bouteflika pour lui demander de ne pas la signer. Une loi qu’ils qualifient d’antisociale, d’antidémocratique et surtout d’antinationale.

Dimanche dernier, les présidents des groupes parlementaires PT et de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV) ont déposé cette lettre au bureau du directeur de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia. La lettre est signée par 92 députés de dix formations politiques : lPT, AAV, FLN, El Binaa, Al Adala, TAJ, ANR, MPA, UFDS, UDS, ainsi que par des sénateurs.

Plusieurs autres parlementaires, notamment FLN et FFS, s’opposent aux articles contenus dans cette loi de finances, mais ont choisi, nous dit-on, de protester à leur façon… Cette missive sera rendue publique dans quelques jours, ce qui permettra au président Bouteflika, selon les signataires, de la lire et de se prononcer sur son contenu. « Nous allons attendre la réaction du président de la République avant d’informer le citoyen de son contenu», affirme une source parlementaire, qui nous livre les grandes lignes de cette requête.

Dans cette lettre, les signataires expliquent que la loi de finances 2016 est le résultat de l’ingérence flagrante de lobbies dans les institutions de l’Etat et aussi dans l’instance législative. « Nous avons dénoncé dans la lettre les visées de ces lobbies qui veulent faire plier le pays et faire main basse sur ses richesses et ses institutions. Nous avons évoqué le détournement et le siphonage des deniers publics», affirment nos sources.

Les opposants à la LF 2016 évoquent aussi les méthodes antidémocratiques et anticonstitutionnelles utilisées pour imposer ce projet de loi de finances à la nation. « Nous avons dans le détail expliqué comment les responsables de l’APN ont enfreint le règlement intérieur, notamment la loi organique 02-99 dont est inspiré le règlement intérieur, pour faire passer la LF 2016», note l’un des signataires.

Dans la lettre, les parlementaires de l’opposition rappellent, au chef de l’Etat, les promesses qu’il a faites aux Algériens relatives au respect de ses responsabilités. Ils s’adressent également au moudjahid qu’il est pour le sensibiliser à revoir le contenu de cette loi de finances. « En tant que moudjahid, en respect de vos responsabilités de chef de l’Etat et du serment que vous avez prêté devant la nation, vous ne devez pas signer cette loi de finances, car elle remet en cause les acquis arrachés durement par les Algériens.

Le plus grave est qu’elle remet en cause la nature sociale de l’Etat algérien», précisent les signataires de la lettre. Rappelons que ces députés ont, auparavant, lancé une pétition et un appel de détresse à leurs collègues sénateurs pour bloquer ce projet de loi, un cri qui n’a malheureusement pas été entendu. Le président Bouteflika entendra-t-il cet appel de détresse ou fera-t-il la sourde oreille, comme à la demande d’audience du Groupe des 19-4 ?
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300 millions de pétards saisis en 5 ans au port de Annaba

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

D’importantes quantités de pétards et autres feux d’artifice passent à travers les mailles des douanes des ports pour finir, à la veille de chaque fête religieuse ou nationale, sur les étals des commerçants improvisés dans toutes les wilayas du pays.
Depuis janvier 2015, l’inspection des Douanes de la wilaya de Annaba a saisi quatre conteneurs contenant plus de 30 millions d’unités de produits pyrotechniques. La dernière saisie remonte à la semaine passée où les mêmes services de sécurité ont mis la main sur plus de 20 millions de pétards transportés dans deux conteneurs de 40 pieds chacun. Durant les cinq dernières années, 12 conteneurs ont été saisis au niveau de la même frontière maritime, soit quelque 300 millions de pétards, tous calibres confondus. C’est ce qu’indique un décompte officiel des Douanes.

Selon Abdelaziz Nouri, directeur des Douanes algériennes de la wilaya de Annaba, son département a renfloué, cette année, les caisses du Trésor public, au titre de pénalités, d’un montant de 242,5 millions de dinars. Ce qui renseigne on ne peut mieux sur l’intensité de ce trafic qui fait les beaux jours de plusieurs importateurs indélicats. Bien que leur importation soit strictement interdite, ces produits explosifs sont importés en masse depuis la Chine, considérée comme le premier producteur au monde.

D’importantes quantités de pétards et autres feux d’artifice passent à travers les mailles des douanes des ports pour finir, à la veille de chaque fête religieuse ou nationale, sur les étals des commerçants improvisés dans toutes les wilayas du pays. Cette situation a poussé le chef du gouvernement à instruire, il y a deux semaines, tous les walis du pays à l’effet de chercher des solutions pour juguler ce phénomène à travers des réunions des comités locaux de sécurité.

Mieux encore, selon l’article 33 de la loi de finances 2016, outre une amende égale à deux fois la valeur des marchandises, l’importation des produits pyrotechniques est passible d’une peine d’emprisonnement de six mois à cinq ans. Elle est considérée au même titre que l’importation des armes. Cependant, des importateurs indélicats continuent à braver ce risque pour inonder les marchés informels de ce produit prohibé et dangereux. « Ce commerce génère des bénéfices alléchants pouvant atteindre 20 fois le prix de revient», justifie la même source. Paradoxalement, les autorités tolèrent la vente clandestine de ce produit pyrotechnique sur un marché informel qui impose son « fait accompli».

Il a tellement gagné au fil des années en espace et en puissance que ces « bombes» sont devenues une marchandise banale qui ne peut pas se défaire de toutes les célébrations, quelles qu’elles soient. Blacklistés, ces opérateurs économiques sont, selon leurs fichiers douaniers, en majorité domiciliés dans les wilayas de Sétif, Oum El Bouaghi et Batna, qui approvisionnent tous les marchés informels en produits pyrotechniques. Ils sont spécialisés dans le domaine à travers des prête-noms. L’itinéraire de leurs containers, depuis les ports de la Chine, transite par le port de Valence (Espagne) ou de Dubaï.

Avec l’arrivée du nouveau collège, tous les containers importés depuis la Chine sont automatiquement ciblés d’office pour un contrôle approfondi. Ce qui pose un problème pour les habitués de ce créneau qui fuient, jour après jour, le port de Annaba. Pour diversifier leurs activités, ils recourent ces derniers temps à l’importation des munitions et autres objets classés « danger public». « Mes services ont saisi dernièrement plus de 250 000 cartouches, 600 torches pour fusils de guerre et autant de tasers électriques. Il faut que l’Etat réglemente le commerce extérieur. Si la situation persiste dans ce sens, l’on craint l’importation d’armes de guerre et de munitions.

Ces dernières saisies sont un signal fort pour attirer l’attention des autorités nationales», indique le directeur des Douanes algériennes de la wilaya de Annaba. Par ailleurs, cette année encore, le risque d’accidents que génèrent les jeux pyrotechniques est présent. Il est même encore plus important qu’auparavant, sachant que cette fête religieuse du Mawlid Ennabaoui coïncide avec la période des fêtes du Nouvel An. M. -F. Gaidi
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Des réformes de fond sont le meilleur «vaccin» contre Daech

Publié le 22/12/2015, par dans Non classé.

Le Centre d’études stratégiques du quotidien El Khabar a accueilli, hier, le politologue Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le Monde arabe et méditerranéen (Cermam) basé à Genève, et professeur au Global Studies Institute de l’Université de Genève.
Le thème de cette conférence portait sur « L’impact des attentats de Paris sur la situation géopolitique au Maghreb et au Sahel».
L’occasion pour le brillant politologue de gratifier l’assistance (essentiellement des journalistes et quelques universitaires) d’une radioscopie extrêmement documentée de l’état du monde post-Daech avec, en guise de fil rouge, les attentats du 13 novembre à Paris.

Hasni Abidi commence par dresser un bilan succinct de ce qu’on a appelé le Printemps arabe, un « concept romantique» selon le conférencier, qui appelle trois temps forts : d’abord une première séquence marquée par une « rupture totale avec les régimes autoritaires précédents», suivie par une « période de transition et de convulsions» — une « transition qui n’était pas forcément positive» relève l’orateur ; la troisième séquence renvoie à ce que nous vivons aujourd’hui, qui est caractérisé par « l’instabilité», dissèque-t-il.

Et parmi les symptômes de la période actuelle, le phénomène Daech. Le professeur Abidi établit une généalogie très fouillée de l’organisation dirigée par Abou Bakr El Baghdadi avec, à la clé, une mise en perspective historique. Le politologue insiste sur le fait que Daech est le fruit de la fusion entre deux tendances lourdes : des éléments du parti Baâth et de l’armée irakienne, « notamment les Moukhabarate», et des groupes djihadistes.

« Quand Abou Mossaâb Al Zarqaoui a crée son organisation Attawhid Wal Djihad en Irak, il a réussi à rassembler sous sa bannière tous les groupes djihadistes et baâthistes», note-t-il. Le chercheur, qui avait fait du terrain en Irak en 2004-2005, ajoute que ce rapprochement entre les deux courants s’est précisément opéré dans la prison de Bucca (située à Oum Qasr, au sud de l’Irak) qui comptait 20 000 détenus.

Ce qui incitait les anciens officiers de Saddam Hussein à s’allier avec les djihadistes tenait au fait que « le discours nationaliste ne mobilisait plus autant que le discours religieux djihadiste». œuvrant pour l’abolition des frontières héritées des accords de Sykes-Picot, Daech s’étend rapidement à la Syrie avant de proclamer « dawlate El Khilafa» (L’Etat-califat).

Un « Otan islamique»

Aujourd’hui, Daech est devenu une hantise planétaire, sentiment bien sûr exacerbé par les attentats de Paris. Dans la stratégie anti-Daech, le politologue distingue quatre alliances qui pourchassent la même cible : « Il y a l’alliance dirigée par les Etats-Unis, une autre alliance formée par la Russie, l’Iran et la Syrie.

La troisième, menée par la France, est plutôt une coordination d’opérations militaires.» Dernière coalition en date : celle initiée par l’Arabie Saoudite avec 34 Etats. « L’Arabie Saoudite veut créer un OTAN islamique, probablement avec l’accord des Etats-Unis, pour ne pas dire à l’instigation de l’Administration américaine», souligne le conférencier. Pour lui, l’initiative saoudienne participe surtout d’une opération de com’ de Riyad pour répondre à tous ceux qui l’accusent d’être le premier sponsor du terrorisme.

« Le New York Times est allé jusqu’à écrire que ‘l’Arabie Saoudite, c’est un Daech qui a réussi’», rapporte Hasni Abidi. Analysant la réaction française après les attentats du 13 novembre, le politologue rappelle qu’auparavant, la position française était « la plus dogmatique par son insistance sur le départ de Bachar Al Assad». Aujourd’hui, il remarque qu’il y a plusieurs positions que François Hollande essaie de concilier : « La position des Services français et celles de Jean-Yves Le Drian, le tout-puissant ministre de la Défense, est qu’ils ne sont plus contre Bachar en faisant valoir le fait que leurs renseignements sur les djihadistes leurs étaient fournis par les Services syriens.»

Le directeur du Cermam estime qu’à défaut d’une coordination entre toutes ces alliances, les coups portés contre Daech sur le terrain risquent de montrer très vite leurs limites. Par ailleurs, l’organisation terroriste pourrait chercher une base de repli, et le pays tout indiqué pour tenir ce rôle est la Libye « parce qu’il y a un environnement géographique favorable, comme Djebel Nefoussa, et un réservoir d’armes très important».

« L’Algérie n’est pas à l’abri»

Interrogé sur le risque Daech en Algérie et si nous sommes « vaccinés» durablement contre le terrorisme international, Hasni Abidi répond par une boutade : « Le vaccin a une durée limitée. On ne peut pas être vacciné à vie. De temps en temps, il faut le renouveler.» Et d’expliquer : « Le problème est que l’organisation Etat islamique a opéré un changement dans sa stratégie. Avant, l’EI avait un sanctuaire, avec un territoire qui s’étend, comme le stipule sa devise, ‘baqiya wa tatamaddad’ (occuper un territoire puis s’étendre). Au début, Daech n’était pas programmé pour mener des opérations militaires en Europe ou ailleurs.

Mais les frappes qu’ils ont subies vont peut-être pousser Daech à développer le même style qu’Al Qaîda, c’est-à-dire adopter des actions qui ne sont pas commanditées par l’organisation mère. Et, dans ce cas, l’Algérie ne serait pas à l’abri de ce genre d’opérations. L’Algérie est appelée à assurer un environnement social et politique qui rejette le terrorisme. Le processus de changement pacifique est le meilleur des remparts. Il faut inclure dans ce processus tous les secteurs de la société.»

L’hôte d’El Khabar n’hésite pas à tirer la sonnette d’alarme : « Avec la chute du prix du pétrole, les moyens de la lutte antiterroriste risquent de s’amenuiser. L’Algérie a moins de capacités. Le cours est passé de 112 à 32 dollars ! Je regrette que notre pays n’ait pas engagé de réformes quand nous étions dans l’aisance.»

Hasni Abidi souligne, au passage, que les derniers procès intentés au pas de charge à un certain nombre de responsables sécuritaires sont de nature à affaiblir davantage notre système immunitaire. « Une institution, même avec ses défauts, est toujours mieux que pas d’institution du tout», clame-t-il.

Enfin, à l’heure où l’on s’apprête à tripatouiller la Loi fondamentale, l’auteur de Où va le Monde arabe ? préconise d’élaborer une Constitution véritablement consensuelle. Et d’accabler ceux qui menacent : « C’est nous ou bien Daech.» « Si les choses continuent ainsi, nous risquons de connaître une situation pire que celles de la Tunisie et de la Libye», Lire la suite

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