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«Il faut cesser de prendre pour cible ceux qui critiquent le gouvernement»

Publié le 09/12/2015, par dans Non classé.

Les autorités algériennes utilisent les dispositions du code pénal érigeant en infraction l' »outrage», l' »injure» ou la « diffamation» visant des représentants de l’Etat et autres institutions pour restreindre la liberté d’expression sur internet ou dans la rue.
A l’occasion de la célébration mondiale de la Journée des droits de l’homme, le bureau d’Amnesty International (AI) en Algérie alerte sur l’intensification, ces dernières semaines à travers le pays, de la répression contre la liberté d’expression non violente en ligne et hors ligne. « Les tribunaux ont prononcé des condamnations à des peines de prison contre un dessinateur à El Meghaïer, dans la wilaya d’El Oued, et poursuivent actuellement un militant pour une publication sur facebook.

Douze manifestants pacifiques d’El Oued et de Tamanrasset ont été condamnés à des peines de prison et un militant en faveur des droits humains encourt la peine de mort», indique une déclaration du bureau d’AI Algérie. L’ONG de défense des droits humains demande aux autorités algériennes « d’annuler les condamnations prononcées et d’abandonner les charges retenues contre les militants non violents accusés d’avoir pacifiquement exercé leurs droits à la liberté d’expression et de réunion».

Sous le titre « Algérie : il faut cesser de prendre pour cible ceux qui critiquent le gouvernement», la déclaration d’AI souligne que les législateurs algériens « doivent modifier les lois érigeant en infraction l’exercice des libertés civiles et prévoyant des peines de prison contre des manifestants non violents».

La déclaration d’AI estime que « la récente série d’arrestations et de poursuites visant des militants pacifiques tend à montrer que les libertés civiles sont de plus en plus menacées en Algérie». Et de préciser que « malgré les obligations auxquelles le pays est tenu en matière de droits humains, au titre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et les garanties relatives aux droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique inscrites dans la Constitution algérienne, les autorités algériennes recourent au tribunaux pour réduire les dissidents au silence, invoquant diverses lois répressives». Ainsi, les autorités algériennes utilisent les dispositions du code pénal érigeant en infraction l' »outrage», l' »injure» ou la « diffamation» visant des représentants de l’Etat et autres institutions pour restreindre la liberté d’expression sur internet ou dans la rue.

Amnesty souligne que « si la loi algérienne 91-19 relative aux réunions et manifestations publiques exige une déclaration préalable, les autorités doivent éclaircir ses modalités d’application afin de garantir que cela n’équivaut pas en pratique à une obligation d’obtenir une autorisation préalable, donnant lieu à des cas où les autorités locales s’abstiennent de donner une confirmation aux manifestations susceptibles d’être critiques à l’égard des autorités». Une conférence de presse est prévue aujourd’hui au siège d’AI à Alger autour de la campagne « Marathon des lettres» pour la promotion de la défense des droits de l’homme. Lire la suite

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«Je me suis exprimé au nom du gouvernement»

Publié le 09/12/2015, par dans Non classé.

Venu à Oran pour animer le forum du journal public arabophone El Joumhouria, le ministre de la communication Hamid Grine est revenu sur ses déclarations à l’encontre du général à la retraite Toufik, dans le journal électronique TSA, où il a qualifié la sortie médiatique de l’ex-patron du DRS de « propos très violents».
Hier à Oran, il a précisé qu’en tenant de tels propos à l’endroit de l’ancien général, il s’est exprimé non pas en son nom propre, mais au nom de tout le gouvernement. « J’appartiens à un gouvernement cohérent et engagé. A votre avis, le premier arrivé peut-il dire tout ce qui lui chante ? Il y a évidemment une discipline gouvernementale. Tout ministre, avant de faire une déclaration, doit en aviser son supérieur. Je ne peux m’exprimer que dans ce cadre. Je ne suis pas un électron libre» a-t-il expliqué.

En revanche, il n’a pas voulu commenter la déclaration de Khalida Toumi, celle-là même qui lui a reproché d’avoir « violé le devoir de réserve» qui lui est imparti en sa qualité de ministre de la République. « Je n’ai aucun commentaire à faire. Je ne polémique jamais. J’ai beaucoup de respect pour la dame et pour toutes les personnes qui m’ont attaqué. Pour le reste, j’ai tout dit dans l’interview que j’ai accordé à TSA. Je ne reviens pas sur cela.

Je ne suis pas de ceux qui reviennent deux fois sur le même sujet», a-t-il tonné. Sur la condamnation à la prison ferme du directeur d’une chaîne locale privée, en l’occurrence El Ajwaa, il a affirmé que « cette chaîne, tout d’abord, n’est pas reconnue comme légale et, à cela, la condamnation à de la prison ferme est motivée par un délit de droit commun et non pour des délits de presse». Sur la campagne de recouvrement des dettes des journaux dépendant des imprimeries étatiques, il indique que « depuis juin 2014, date du lancement de cette opération, beaucoup de dettes ont été recouvrées et il y a moins de laisser-aller».

« L’obligation de réserve m’interdit d’entrer dans le détail. Ce que je peux vous dire, c’est que je trouve anormal que certains directeurs de journaux ne payent pas leurs créances et investissent ailleurs, dans l’immobilier ou autre. J’ai dit alors aux directeurs des imprimeries de veiller au denier public et que je n’accepterai aucune mollesse», a déclaré le ministre.
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«La LF 2016 fera basculer dans la pauvreté 80% de la population»

Publié le 09/12/2015, par dans Non classé.

– Dans une tribune que vous avez publiée récemment, vous concluez à l’empreinte des puissances de l’argent dans la conception et l’adoption, au pas de charge, de la loi de finances 2016. Vous affirmez/réaffirmez ce que bon nombre d’acteurs et observateurs ont relevé auparavant, à savoir que ce projet de loi de finances est dicté par l’oligarchie. D’abord, par souci de clarté et de pédagogie, qu’entendez-vous par ce concept d’oligarchie ?

Pour moi, l’oligarchie est constituée par cette minorité des nouveaux riches qui ont bâti leurs fortunes à la faveur des privatisations des entreprises publiques puis avec l’envolée des prix du pétrole, en organisant le détournement à leur profit de la rente pétrolière au détriment du développement économique du pays. Ils ont pu accumuler des fortunes à l’ombre des importations et ce, grâce à leur proximité avec les centres de décision.

Avec la chute des revenus du pays, cette oligarchie, mue par son égoïsme, refuse de supporter la part du fardeau qui lui revient, quitte à faire violence à la société à un moment où la nation a besoin de son unité et de la mobilisation de toutes ses forces vives pour faire face à la voracité impérialiste et au danger terroriste.

– Avec cette loi de finances 2016, l’oligarchie, dites-vous, passe à la vitesse supérieure dans le but d’accaparer des richesses nationales, quitte à ne laisser derrière elle que précarité, pauvreté et désolation. Quelles sont ces dispositions qui vous paraissent dangereuses, préjudiciables à la population algérienne ?

Ce qui dérange c’est : 1) le fait de maintenir les dépenses fiscales au profit des nantis au moment où on veut imposer l’austérité aux pauvres ; 2) cette véritable OPA sur le patrimoine public à travers la réactivation de la volonté de privatiser ce qui reste des entreprises publiques et les richesses nationales ; 3) cette tentative de connexion avec le capital international à travers la remise en cause graduelle du droit de préemption et de la règle des 51/49% ainsi que l’ouverture aux financements extérieurs ; 4) cette volonté de mainmise sur le foncier.

– Les dispositions du PLF 2016, conjuguées aux effets de la dévaluation du dinar, s’apprêtent, selon vous, à faire basculer dans la pauvreté ou la précarité les 4/5 de la population. La généralisation de la précarité guetterait, selon vous, 80% de la population et non uniquement le premier quintile (les 20% les plus démunis, soit 8 millions) comme le prétendent les décideurs et leurs experts. Expliquez-nous les ressorts et comment en êtes-vous arrivé à ces taux ?

En 2014, selon l’ONS, le taux de chômage était de 10,6% de la population active. En réalité, le chômage toucherait au moins le quart de la population active car l’ONS comme le BIT ne considèrent pas comme chômeurs ceux et celles qui n’ont pas effectué de démarches de recherche d’emploi durant le mois précédant l’enquête. Et sur les 10,2 millions d’occupés, on découvre que plus de deux personnes sur cinq ne sont pas protégées par la Sécurité sociale et que plus de la moitié des salariés occupent des emplois temporaires, donc précaires. Dans le secteur privé formel, ils sont plus de trois salariés sur quatre à ne pas être déclarés à la Sécurité sociale et plus de quatre sur cinq ont un statut temporaire.

Par ailleurs, en 2011, toujours selon l’ONS, le salaire mensuel net de 80% des salariés était inférieur à 39 000 DA, soit moins de 2,6 fois le SNMG (ONS de 2011). Or, la même année, l’UGTA avait publié les résultats d’une enquête qui notaient que pour vivre à l’abri du besoin, une famille de six personnes, dont quatre enfants, devrait percevoir un salaire compris entre 40 000 et 50 000 DA. C’est ce qui explique que la part des salaires dans le PIB est très faible en Algérie : 27% en 2014 contre plus de 35% en Tunisie et au Maroc et plus de 50% dans tous les pays de l’OCDE. C’est ce qui explique aussi que la faible consommation des ménages en Algérie (36% du PIB en 2014) contre 60% enregistrés dans les pays voisins ceux de l’OCDE.

Il faut noter que le gouvernement lui-même a reconnu qu’en 2015, 30% de la population (12 millions de personnes) sont démunis et bénéficiaires du couffin de Ramadhan. Le FCE pour sa part a estimé ce taux à 60% dans son dernier plaidoyer pour la suppression des transferts sociaux. Pour ma part, j’ai ajouté 20% de la population qui, sans être pauvres, vivent ce qu’on appelle la quasi-pauvreté.

Il suffit d’une importante augmentation des prix pour que ces 80% d’Algériens basculent dans la pauvreté ou la précarité. Si une bonne partie de ces 80% n’a pas basculé à ce jour, c’est justement grâce à la politique de protection sociale en vigueur qui corrige dans une large mesure les inégalités de revenu entre le travail et le capital et la très grande discrimination entre les salariés eux-mêmes. C’est pourquoi j’ai affirmé que l’importante dévaluation du dinar, la taxation des citoyens et les augmentations de prix annoncées vont laminer le pouvoir d’achat de la majorité de la population et non celui de 20% des Algériens, comme on veut nous le faire croire.

– Vous avez fait la somme des « cadeaux» fiscaux faits par le gouvernement aux riches et au patronat. Des « cadeaux» qui étaient déjà dans la hotte de la LFC 2015. Vous évoquez ces nouvelles exonérations fiscales (TVA) et réductions des taux (IBS et droits de douane) décidées : taux de l’impôt sur le patrimoine relevé à 100 millions de dinars contre 50 en 2013 ; amnistie fiscale partielle via le dispositif dit de « mise en conformité fiscale volontaire» ; effacement des pénalités au profit des fraudeurs de la Sécurité sociale… Bref, vous estimez ces « cadeaux» à plus de 14 milliards de dollars.

Ce n’est pas moi qui ai calculé ce montant de 14 milliards de dollars, mais le ministère des Finances. Dans sa note de présentation du projet de loi de finances 2015 (disponible sur son site) le ministère des Finances précise qu’en 2013, « les subventions implicites de Lire la suite

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L’occupation espagnole d’Oran a été confrontée à des résistances et guerres continues

Publié le 09/12/2015, par dans Non classé.
L'occupation espagnole d'Oran a été confrontée à des résistances et guerres continues
ORAN- L’occupation espagnole d’Oran a été confrontée à des résistances et guerres continues, ont indiqué les conférenciers lors d’un colloque international sur « Oran et Espagne, une histoire commune », ouvert mardi à l’université d’Oran. Aucun répit n’a eu lieu depuis la conquête d’Oran en 1509. Bien au contraire, des guerres et…

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« Tkhelwit N Echittane » de Dahmani Kamel remporte le Mohia d’Or de la meilleur dramaturgie

Publié le 09/12/2015, par dans Non classé.
TIZI-OUZOU – La pièce théâtrale « Tkhelwit N Echittane » de Dahmani Kamel a remporté, mardi à Tizi-Ouzou, le prix Mohia d’or de la meilleure dramaturgie en Tamazight. Quant au prix Mohia d’argent et Mohia de Bronze, ils sont revenus respectivement à Sellami Djelloul pour sa pièce « La Nina » et Mezghoud Nacer…

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9e Festival Sanaâ: les orchestres prennent un coup de jeune

Publié le 08/12/2015, par dans Non classé.
9e Festival Sanaâ: les orchestres prennent un coup de jeune
ALGER – Avec une moyenne d’âge ne dépassant guère les 18 ans au sein des différents orchestres en compétition, le 9e Festival national de la musique Sanaa, qui prend fin ce mardi, aura eu le mérite de révéler, outre une féminisation de cet art, l’existence d’une relève apte à sauvegarder…

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