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On vous le dit

Publié le 02/12/2015, par dans Non classé.

– Une opération de démolition a failli tourner au drame à Bouira

Une opération de démolition de 16 bâtisses illicites, enclenchée hier matin au niveau du quartier Ouled Bellil, au sud de la commune de Bouira, a failli tourner au drame. Les propriétaires des logements, la plupart des R+3, soutenus par des dizaines d’habitants du quartier Ouled Bellil se sont dressés comme un bouclier humain pour empêcher les engins de l’APC de procéder à l’opération de démolition. Deux des propriétaires des logements concernés par la démolition ont menacé de se suicider en se jetant des toits de leur logement. « Personne au niveau d’Ouled Bellil ne dispose d’un permis de construction, par contre nous disposons d’actes de propriété.

Pourquoi il n’ y a que seize bâtisses qui sont concernées par la démolition ?», lance l’un des propriétaires en fondant en larmes. D’autres ajoutent que la direction de l’urbanisme et de la construction (DUC) de Bouira leur a signifié que tout leur quartier est un terrain urbanisé. « L’APC de Bouira a refusé de nous délivrer des permis de construction.» Le président de l’APC de Bouira, présent sur les lieux, a affirmé que les propriétaires de ces constructions illicites ont été destinataires de plusieurs mises en demeure, mais cela ne les a pas empêchés de continuer à construire. Un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé sur les lieux. Malgré la présence des dizaines de gendarmes et d’éléments des forces antiémeute, les protestataires n’ont pas reculé. En fin d’après-midi, l’opération de démolition a été suspendue.

– Babès plaide à Bruxelles pour des partenariats « plus forts»

Le président du Conseil national économique et social (CNES), Mohamed Seghir Babès, a plaidé hier à Bruxelles pour la conclusion de partenariats « plus forts» et « gagnant-gagnant» entre les pays de la région euro-méditerranée en matière de développement économique, d’investissement et de création de perspectives d’emplois. Le président du CNES, qui intervenait au sommet euroméditerranéen des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires (Cnesis), a préconisé « une collaboration» entre les pays de la rive nord de la Méditerranée et ceux de la rive sud sur la façon de mieux cibler les besoins de la nouvelle économie.

Pour M. Babès, l’essentiel de l’action doit porter sur les modalités pratiques visant à permettre aux pays du Sud de « rejoindre les chaînes de valorisation régionale et internationale». La collaboration entre le nord et le sud de la Méditerranée doit également, a-t-il poursuivi, contribuer à promouvoir le renforcement des capacités et le recours à de nouvelles possibilités de formation visant à « permettre à nos économies de gagner en puissance».

– RSF exige la libération de deux journalistes turcs

L’ONG Reporters sans frontières a lancé, hier à Istanbul, un appel international en faveur de la libération de deux journalistes turcs incarcérés pour « terrorisme», après avoir fait état de livraisons d’armes de la Turquie à des rebelles islamistes syriens. L’appel, doublé d’une pétition en ligne, a déjà été signé par les journalistes allemand, Günther Wallraff, et américain, Carl Bernstein, le sociologue français Edgar Morin, le linguiste américain Noam Chomsky, l’économiste français Thomas Piketty et le pianiste turc Fazil Say, a annoncé le SG de RSF, Christophe Deloire.

Les signataires accusent le gouvernement islamo-conservateur turc de « persécuter les journalistes de toutes tendances de manière de plus en plus féroce» et exigent qu’il « libère Can Dündar et Erdem Gül sans délai, ainsi que tous les autres journalistes actuellement détenus». M. Dündar, rédacteur en chef du quotidien d’opposition Cumhuriyet, et M. Gül, le chef du bureau à Ankara, ont été inculpés de « terrorisme», « espionnage» et « divulgation de secrets d’Etat» et placés en détention provisoire jusqu’à leur procès. Lire la suite

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Repère : Le Parlement perd sa raison d’être

Publié le 02/12/2015, par dans Non classé.

Parodie de Parlement ! Le très controversé projet de loi des finances 2016 (PLF) est finalement passé à l’Assemblée populaire nationale (APN) quasiment tel que voulu et conçu à la base par le pouvoir exécutif.
Nul amendement notable n’y a été apporté, malgré certaines dispositions aux limites des usages démocratiques de séparation des pouvoirs. Au-delà de quelques choix économiques qui peuvent être contestés pour leur caractère libéral et même des quelques relèvements de taxes grevant la consommation et le pouvoir d’achat des ménages, le PLF 2016 franchit en effet une nouvelle étape dans le jeu de la concentration des pouvoirs, en laissant désormais la possibilité de réviser les budgets votés à la seule discrétion du gouvernement.

L’article 71 dudit projet de loi offre ainsi à l’Exécutif le pouvoir de décider à tout moment de geler ou d’annuler des financements de projets, sans avoir à consulter préalablement le Parlement. Qualifiée à juste titre, d’acte de violation de la Constitution par une partie de l’opposition qui, du reste, a fini par boycotter la séance de vote, cette disposition a pourtant été retirée d’entrée de jeu par la commission des finances de l’APN, avant d’être pernicieusement réintroduite dans sa forme initiale et à la surprise générale.

A peine « reliftée», la mesure en question est remise sur le tapis comme étant amandée, pour être au final approuvée telle qu’énoncée au départ dans le texte initial du PLF 2016. Au sens de cet article qui, sauf miracle, ne risque plus d’être retouché, l’Exécutif a désormais toute la latitude de recourir à « des décrets d’ajustement» sur simple rapport du ministre des Finances, « en cours de l’année», pour prendre en charge, « par le gel ou l’annulation de crédits destinés à la couverture de dépenses, une situation d’ajustement nécessaire en cas de détérioration des équilibres budgétaires généraux».

En clair, le gouvernement pourra décréter, à tout moment, une sorte « d’état d’urgence budgétaire» — en cas de nouvelles chutes des prix du pétrole essentiellement — pour s’autoriser, sans passer par l’élaboration d’une nouvelle loi de finances complémentaire ou initiale, de geler ou d’annuler certains crédits ou dépenses prévus initialement dans le budget voté par le Parlement.

Très explicite, l’exposé des motifs qui accompagne cette mesure souligne clairement que ce mécanisme accordera à l’Etat la possibilité d’intervenir « promptement, précédant la loi de finances complémentaire ou de l’année, pour agir ou réagir aux éventuelles situations susceptibles de se présenter conséquemment aux impacts de variables et de facteurs exogènes». Que reste-t-il donc à l’Assemblée nationale en guise d’attributions ? Après avoir acquiescé à la volonté du gouvernement de fixer et d’approuver par lui-même ses propres choix budgétaires, sans avoir à solliciter son approbation, sans doute est-elle vouée à se transformer en une nouvelle coquille vide à l’instar du Sénat. Lire la suite

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Terrorisme au Sahel : Un ancien militaire français prône la coopération régionale

Publié le 02/12/2015, par dans Non classé.

L’amiral Jean Dufourcq est intervenu, hier, à l’Ecole de police d’Alger dans le cadre de la formation des élèves-policiers, pour évoquer les défis géostratégiques de la région saharienne.
Les pays riverains du Sahel ont une responsabilité collective quant à la sécurité de la région», a déclaré hier l’amiral français Jean Dufourcq lors d’une conférence sur les enjeux géostratégiques au Sahel à l’Ecole de police de Châteauneuf à Alger, dans le cadre de la formation des élèves. Assis au côté du général-major Abdelghani Hamel et de l’économiste Abderrahmane Mebtoul, le militaire français à la retraite et chercheur a tenté d’exposer aux élèves de l’Ecole de police les enjeux sécuritaires dans la région. « Le Sahara est une région dont les fragilités ont été aggravées.

Les activités traditionnelles sont de plus en plus criminalisées. Les routes de la drogue croisent désormais celles des trafics humains, de la contrebande de médicaments, de pièces détachées automobiles et d’armes de petit calibre. Il y a eu un profond changement dans la conflictualité intrinsèque de la région», a-t-il expliqué. Selon l’amiral Jean Dufourcq, toutes les tensions ont surtout été dopées par la circulation de flux financiers sans précédent : « Il y a une masse financière inédite.

La corruption peut se nicher partout, elle existe comme jamais auparavant.» Dans ce contexte, le militaire à la retraite préconise que l’Algérie et ses voisins doivent travailler ensemble : « L’Etat-nation doit laisser la place aux ensembles régionaux. L’interconnexion régionale n’est faite que par les trafiquants et les criminels.

Les administrations doivent s’y mettre. Je sais que l’Algérie a une vision très territorialisée des rôles, mais nous vivons dans un monde de flux. Le peuple saharien existe, il est divers, mais il est uni par la nature de l’espace dans lequel il vit.» Parmi les nécessités, selon lui, aménager les zones sahariennes « éloignées des capitales, comme l’a fait l’Algérie». « Les échanges sont la condition de survie dans cette zone. Une route, un aéroport, ce sont déjà de profonds changements.»

Force multinationale mobile

Dans la salle, les élèves de l’Ecole de police écoutent attentivement l’amiral Dufourcq présenter quelques solutions. D’abord, la création d’une force multinationale mobile, « dix bataillons de 400 hommes et lors d’une opération au sein d’un territoire, c’est le bataillon national qui commande». L’expert insiste sur la mobilité d’une telle force : « Nous sommes tentés par les bastions, les frontières surveillées par des radars, mais c’est le mouvement qui est la réponse.»

Autres propositions, celles de la création d’une commission pour réguler les besoins économiques des populations et un centre d’études stratégiques sahélo-saharien. Des propositions auxquelles le général-major Abdelghani Hamel a répondu : « Pour les régions, vous savez bien que les zones dont nous parlons sont sous-administrées et que cette politique ne peut pas être mise en place. La force que vous évoquez existe, c’est le Cemoc. Comme centre d’études stratégiques, il y a le Caert.»

En répondant aux questions du public mais aussi des élèves des Ecoles de police de Blida et Sidi Bel Abbès qui suivaient l’intervention par visioconférence, l’amiral Jean Dufourcq a conclu : « Il faut trouver une place économique pour les sociétés sahariennes. La question de la dignité au XXIe siècle est centrale. On veut tous donner un sens à notre vie !» Lire la suite

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Un impact certain sur le pouvoir d’achat

Publié le 02/12/2015, par dans Non classé.

Lorsqu’une entreprise est taxée plus lourdement ou achète plus cher ses intrants, elle fera en sorte de répercuter ses dépenses et les coûts de production ou de services sur le prix final.
L’adoption de la loi de finances 2016 autorise le gouvernement à mettre en pratique, dès le mois de janvier prochain, une nouvelle politique de taxation et un certain nombre d’augmentations, notamment pour les carburants et l’électricité. Des mesures qui, ajoutées à la dévaluation du dinar, porteront un coup sévère au pouvoir d’achat des Algériens et pousseront l’inflation déjà galopante à la hausse en 2016. Les craintes exprimées par l’opposition ne sont pas que gesticulations de politiciens, elles alertent réellement sur les risques qui se profilent pour les ménages, notamment, dans une conjoncture déjà difficile.

Malgré les assurances du gouvernement qui, pour se défendre, souligne que les augmentations ne concerneront que les gros consommateurs d’énergie et les entreprises, il est évident, en vérité, que toutes les hausses, quelle que soit la forme qu’elles prendront, se répercuteront d’une façon ou d’une autre sur le pouvoir d’achat des citoyens.

En fait, lorsqu’une entreprise est taxée plus lourdement ou achète plus cher ses intrants, elle fera en sorte de répercuter ses dépenses et les coûts de production ou de services sur le prix final, ce qui grèvera forcément le budget des ménages. Comment peut-il en être autrement lorsque les hausses ont été étudiées pour cibler les prix des carburants, la vignette automobile, les tarifs d’électricité, la taxe sur les produits pétroliers (TPP), la taxe intérieure de consommation (TIC), la taxe d’habitation, etc.

Des augmentations en cascade qui toucheront une grande frange de la population et ajouteront à la précarisation de plus en plus d’Algériens. Les répercussions sociales des nouvelles hausses annoncées risquent d’être désastreuses sur le court terme, du fait de la hausse de l’inflation. Le mode de consommation des Algériens ayant énormément évolué ces dernières années, ce ne sont pas les quelques prix subventionnés qui permettront aux ménages de faire face à leurs dépenses, étant donné l’augmentation inévitable des prix des produits agricoles, des tarifs de transport, de l’électricité ou des véhicules.

Il est à noter que le rythme de l’inflation annuel observe déjà, depuis quelques mois, une nette tendance à la hausse avec notamment 5,3% enregistrés en septembre dernier, selon le dernier bulletin de l’Office national des statistiques (ONS). L’Office indique, par ailleurs, que de janvier à septembre 2015, l’indice des prix à la consommation a enregistré une augmentation de plus de 5% par rapport à la même période de 2014. Des poussées inflationnistes qui risquent de prendre de l’ampleur très prochainement, impactant le pouvoir d’achat des citoyens et augmentant les difficultés des entreprises de production. Lire la suite

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Une femme chauffeur de taxi agressée en plein jour à Alger

Publié le 02/12/2015, par dans Non classé.

Les agressions contre les femmes se poursuivent et le désintérêt de l’opinion publique aussi. Une femme chauffeur de taxi dans la capitale, l’une des rares à exercer ce métier dans le pays, s’est dite victime d’une agression dans une rue d’Alger.
« Je passe par un quartier étroit, pendant que je laisse une voiture de l’autre sens passer par manque de place et alors que j’étais dans ma voiture, à travers la fenêtre, un homme se défoule sur mon visage à coups de poing pour apaiser la douleur du décès d’une personne de sa famille», raconte-t-elle sur sa page facebook.

La jeune femme, qui se nomme Choucou taxi, raconte également comment les policiers ont refusé d’enregistrer sa plainte parce que « le secteur dépend de la gendarmerie». Ces derniers auraient également refusé de noter la plainte puisque « l’agresseur est inconnu». A défaut d’une protection de la loi, la jeune femme a pris sa propre résolution : « Passer à autre chose et faire mon possible pour ne pas me faire agresser une seconde fois, prendre mes précautions au maximum (verrouillage des portes et fenêtres)», écrit-elle.

Le témoignage de la jeune femme, illustré par une photo montrant son visage ensanglanté, a fait réagir des internautes qui se sont indignés. « Il faut aller au CHU Mustapha et se faire établir un certificat en médecine légale pour coups et blessures volontaires. Déposez plainte contre X, ils le retrouveront, vous avez été agressée au niveau de son domicile. Ne laissez pas tomber», recommande, par exemple, l’activiste politique Amira Bouraoui. D’autres se sont montrés écœurés par l’agression. Lire la suite

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Baisse de la croissance et chômage en perspective

Publié le 02/12/2015, par dans Non classé.

Le gouvernement table sur un gel des recrutements dans la Fonction publique.
La loi de finances 2016 a été adoptée, lundi, à l’Assemblée populaire nationale (APN), au grand dam de l’opposition. Une loi qui consacre l’austérité, qu’en dise le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa. Si celui-ci préfère l’usage du concept d’orthodoxie budgétaire, l’impact des restrictions à venir risque de toucher aussi bien les ménages que les entreprises.

Le budget 2016 se caractérise par une forte baisse des dépenses, pas moins de 9%. Et pour une fois, le compartiment budget de fonction sera touché et reculera de 3,32%. Il est vrai que cela ne touchera en rien les transferts sociaux et les subventions toujours plus importantes pour les produits alimentaires de base, l’habitat, l’eau et l’énergie, et ce, malgré les augmentations des prix de certains produits énergétiques. Cependant, la baisse des dépenses de fonctionnement risque de compromettre les ambitions de nouveaux entrants sur le marché du travail et, par ricochet, le taux de chômage.

Aussi et si le gouvernement fait des professions de foi et promet de réduire le train de vie des institutions de l’Etat, l’effet attendu en termes de réduction des dépenses de fonctionnement est intimement lié à l’abaissement des dépenses du personnel dans la Fonction publique. Le gouvernement table ainsi sur un gel des recrutements dans la Fonction publique. Il est aussi légitime de s’interroger sur l’avenir, à terme, des fonctionnaires déjà en poste, en cas de dégradation des équilibres budgétaires.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a récemment indiqué que la Fonction publique souffrait d’un surplus d’effectifs d’un million de fonctionnaires… La réduction des dépenses d’équipement ne sera pas non plus sans impact. Il faut d’ailleurs prendre conscience que c’est la commande publique financée sur le budget de l’Etat qui a permis, au cours des 15 dernières années, d’assurer un plan de charge aux entreprises qu’elles soient publiques ou privées, et qui a contribué par ricochet à maintenir la croissance et à créer de l’emploi.

D’ailleurs, l’activité BTPH est l’une des activités ayant le plus contribué à la croissance hors hydrocarbures ces dernières années. Le ministre des Finances le reconnaît lui-même. Il a indiqué, il y a quelques mois, que sur « les 10 ou 15 entreprises qui comptent dans le secteur du BTP, 70% vivent grâce à la commande publique».

Il est vrai que depuis cette déclaration tonitruante, le premier argentier du pays se montre moins alarmiste et insiste sur le maintien d’une partie de la commande publique du moins dans les secteurs de l’habitat, de l’éducation et de la santé. Il ne faut cependant pas se leurrer. La loi de finances 2016 prévoit une baisse de 19% des dépenses d’équipement. Ce qui aura, à coup sûr, un impact sur la croissance et l’emploi. Les dernières prévisions du FMI misent d’ailleurs sur une hausse du chômage à 11,7% en 2016.

Rappelons aussi que les économistes de Toulouse School of Economic, Nour Meddahi et Raouf Boucekkine, ont estimé, lors de l’une de leurs récentes études, que si l’on prend en compte un taux d’inflation de 5% en 2016, la baisse réelle des dépenses sera plus importante et atteindra 14% en terme réel.

Ce qui augure d’un budget d’austérité aux implications plus profondes. Les deux économistes estiment, à titre de comparaison, que ces restrictions budgétaires sont plus importantes que celles de 1986, année du premier contre-choc pétrolier, lorsque les dépenses budgétaires ont été réduites de 10,3%. Ils ont également rappelé que l’austérité s’est traduite par une récession économique qui a duré deux ans et une hausse du chômage à « 11,4% en 1986 avant d’exploser à 21% en 1987». Lire la suite

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