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Les attentes du Patronat pour 2016

Publié le 03/01/2016, par dans Non classé.

– Salah Eddine Abdessamad. Vice-président du FCE
« Lever le carcan bureaucratique»

« Nous devons aujourd’hui permettre aux entreprises d’êtres plus performantes, plus compétitives et surtout avoir un climat des affaires dépollué de la bureaucratie qui mine l’ensemble des entreprises que ce soit les entreprises qui sont en développement ou les nouvelles entreprises en cours de création, mais également l’ensemble des investissements. Aujourd’hui, la première chose à lever est ce carcan bureaucratique dans lequel nous sommes enfermés depuis de longues années.

C’est difficile car il y a encore des résistances aux changements. Malgré les dernières évolutions du climat des affaires, notre classement reste peu reluisant pour notre pays parce que les autres pays vont beaucoup plus vite par rapport à nous. Le problème du foncier doit être définitivement levé. Nous avons milité pour changer les procédures d’octroi du foncier et nous étions parmi ceux qui demandaient que le Calpiref, qui a montré ses limites et joué un rôle dans le ralentissement de l’octroi du foncier industriel, soit changé.

Nous attendons que les choses s’accélèrent et que les industriels et les investisseurs puissent bénéficier de leurs concessions dans des délais beaucoup plus courts. Le financement des entreprises demeure aussi un problème important. Certaines branches et secteurs d’activité, malheureusement, ne bénéficient pas de l’appui des banques. C’est pourquoi le FCE a décidé de les appuyer à travers un fonds d’investissement. Pour tout résumer, il y a trois sécurités sur lesquelles l’Algérie doit être intraitable dans sa transition économique. Il s’agit de la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire et la sécurité numérique.»

– Habib Yousfi. Président de la CGEA
« Il faut permettre aux entreprises d’évoluer»

« A l’orée de la nouvelle année, il y a des problèmes majeurs qui ne sont pas encore résolus. Lesquels ? Tout ce que nous avons formulé lors de la dernière tripartie qui a conclu au pacte de croissance économique et sociale. Il y avait des revendications fondamentales qui n’ont jamais été prises en charge. Comment voulez-vous qu’on puisse faire une prospective sur ce qu’on pourrait faire pour l’année prochaine d’autant plus que nous sommes dans une crise financière.

Celle-ci a impliqué une réaction des autorités, à savoir une ‘‘rationalisation » du budget et l’institution de nouvelles taxes qui n’arrangent pas du tout la possibilité d’aller vers une croissance. Je pourrais dire, pour ne pas être trop négatif dans mon analyse, que nous pourrons peut-être, si le prix du pétrole augmente en 2016, sortir de cette crise. Aujourd’hui, l’investissement n’est pas propice. En temps de crise, l’inflation ne permet pas d’aller vers la croissance. On ne peut pas commercialiser des produits à des prix très élevés.

Pour essayer de trouver des solutions et permettre aux entreprises d’évoluer, je crois qu’il va falloir autant que possible essayer d’aller vers l’accroissement des investissements et limiter l’impact des augmentations des prix des différents produits nécessaires à la production, dont les produits énergétiques. Donc, il va falloir résoudre ce problème des prix pour voir dans quelle mesure on pourrait relever le défi.»

– Boualem M’Rakech. Président de la CAP
« Faire de l’entreprise un outil de développement du pays»

« Aujourd’hui, la situation est très difficile. Il est inutile de la détailler. Nous pensons que dans la situation actuelle, il y a un défi à relever, on peut y arriver. Les situations de crise des pays rentiers ne sont pas particulières à l’Algérie. Ce qui est en revanche particulier à notre pays, c’est que nous avons cumulé depuis de longues années des problèmes qui ont pollué l’ensemble des questions liées au développement de notre économie. Je pense que nous n’avons pas besoin de faire un état des lieux. Nous sommes le pays qui a le maximum d’expérience.

De ce fait, on est obligés pour l’avenir de notre pays d’être en accord avec nous-mêmes, c’est-à-dire d’arriver dans une démarche qui permettra de trouver les différentes solutions. Je suis persuadé que les choses vont revenir à la normale pour les prochaines années. Je suis persuadé qu’on peut arriver au but recherché par tout un chacun, c’est-à-dire faire de l’entreprise une entreprise citoyenne au service de l’Algérie. C’est le défi essentiel. Nous avons l’ensemble des conditions permettant cette réussite. Je suis persuadé qu’on peut relever ensemble notre pays au rang auquel il peut déjà revendiquer. Il y a un rôle positif à jouer. Je suis persuadé que les Algériens pourraient le faire ensemble.»

– Kamel Moula. Président du Ceimi
« Plus de stabilité dans le cadre légal»

« Nous nous attendons à une prise de conscience par rapport aux grands défis qui attendent notre pays au plan économique. Nous souhaitons l’établissement d’une plus grande concertation et d’un dialogue soutenu avec les pouvoirs publics et les acteurs agissant au niveau de la sphère économique. Nous espérons aussi une traduction efficiente sur le terrain des décisions majeures prises par l’Etat algérien en matière de soutien aux investissements productifs et à la protection de la production nationale.

Outre un dispositif réaliste et incitatif d’intégration de l’informel dans la sphère formelle, nous voulons une politique efficiente de soutien au développement du tissu productif algérien pour atteindre l’objectif quinquennal d’un million de nouvelles entreprises. Nous espérons enfin plus de stabilité dans le cadre légal qui régit l’activité d’entreprise.»
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Les temps seront durs…

Publié le 03/01/2016, par dans Non classé.

Pour l’Algérie, dont l’économie se nourrit presque exclusivement de la rente pétrolière, cela signifie à la fois une fragilisation plus inquiétante des fondamentaux macroéconomiques, mais aussi une plus forte dégradation des équilibres budgétaires, déjà vacillants en 2015.
Des prix pétroliers toujours au plus bas, des réserves en devises en perpétuelle érosion, un dinar en chute libre et des prix à la consommation appelés à se renchérir fortement. Telles sont les sombres perspectives socioéconomiques de l’Algérie pour la nouvelle année qui commence. 2016, l’an « un» de l’austérité et de la rupture avec l’ère de l’aisance financière et du pétrole cher des années 2000, sera vraisemblablement peu heureuse, tant pour les entreprises que pour les ménages. De prime abord, les prévisions énoncées à la fin de l’année écoulée convergent, presque toutes, vers le maintien, en 2016, des prix mondiaux du brut dans leur fourchette actuelle de 35 à 40 dollars le baril, soit au plus bas depuis plus de dix ans.

Pour l’Algérie, dont l’économie se nourrie presque exclusivement de la rente pétrolière, cela signifie à la fois une fragilisation plus inquiétante des fondamentaux macroéconomiques, mais aussi une plus forte dégradation des équilibres budgétaires, déjà trop vacillants en 2015. Ainsi, au registre des finances publiques, la loi de finances 2016 (LF 2016), désormais en vigueur, annonce clairement la couleur. Bien qu’élaborée sur la base de prévisions qui s’avèrent au final plutôt optimistes par rapport à la nouvelle réalité du marché pétrolier, la LF 2016 prévoit d’emblée des niveaux de déficits abyssaux.

Basé sur un prix de référence du pétrole de 37 dollars le baril et un prix réel du marché à 45 dollars, le budget de l’Etat, même avec des dépenses globales réduites de 9%, cumulera un déficit projeté pour 2016 de l’ordre 17,3% par rapport au PIB. Encore faut-il que la prévision d’un prix du baril à 45 dollars se concrétise, tout comme celle d’un taux de change à 98 DA pour un dollar, alors que ce dernier caracole déjà à plus de 107 DA.

Quoi qu’il en soit, le déséquilibre des finances publiques risque d’être d’autant plus aggravé que le Fonds de régulation des recettes (FRR), qui permettait jusque-là de couvrir les déficits officiels du budget, pourrait ne plus être alimenté faute de fiscalité pétrolière suffisante. Ses réserves, en tout cas, ne seront plus que de 1797 milliards de dinars à la fin de l’exercice en cours, si l’on s’en tient aux projections de la loi de finances.

De même, les réserves officielles de change, déjà en chute à 151 milliards de dollars à fin 2015, devraient continuer à baisser pour n’être plus que de 121 milliards de dollars à fin 2016, soit l’équivalent d’à peine deux années d’importations. Les pertes sèches à prévoir sur ce matelas de devises qui, faut-il le rappeler, sous-tend à la fois la solvabilité extérieure du pays et le pouvoir d’achat de sa monnaie, précipiteront probablement le scénario d’un retour à l’endettement et, bien entendu, à l’érosion de la valeur du dinar.

Combinée au retour des fortes tendances inflationnistes, la dépréciation continue du dinar plombera et le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité déjà faible des entreprises de production. Projetée à 4% pour 2016, l’inflation caracolait déjà à 4,9% à novembre dernier, tandis que l’effet hausse de TVA sur le prix des carburants risque sans doute de se faire rapidement ressentir, en entraînant d’autres hausses en cascade, notamment sur les coûts des transports et de la distribution.

Un contexte pour le moins peu propice à la relance de la production nationale, les entreprises locales subissant déjà de plein fouet les conséquences de la dégringolade du dinar et se retrouvant contraintes à relever leurs prix de vente. Aux écueils de la crise pétrolière, de l’austérité et de l’inflation qui menacent en ce début d’année s’ajoutent, sans doute, des risques réels de tensions sociales et politiques. Des tensions qui pourraient vite naître, en effet, de la mise en application de certaines dispositions contestées de la loi de finances, surtout celles relatives aux privatisations et aux possibles gels de projets publics en cas d’aggravation de la crise. Lire la suite

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L’onde de choc Aït Ahmed

Publié le 03/01/2016, par dans Non classé.

Les hommages rendus à Hocine Aït Ahmed n’ont pas seulement exprimé l’attachement aux valeurs qu’il a défendues toute sa vie, mais aussi une très forte volonté de capitaliser son combat pour reconstruire une adhésion nationale
à l’idéal démocratique.
Il est des moments décisifs dans l’histoire d’un pays, d’une nation. L’Algérie, qui doute d’elle-même, de son identité et de son devenir, vient de vivre une semaine des plus déchirantes. Depuis l’annonce de la disparition, le 23 décembre dernier, d’un de ses pères fondateurs, Hocine Aït Ahmed, et jusqu’à ses historiques funérailles, le pays était saisi d’une ferveur nationale rare alors que la nation était déjà très mal en point. C’est cette nation ré-unie qui s’est donné rendez-vous à Aïn El Hammam, ce haut lieu de la résistance, pour couronner un chef politique d’exception. Ils sont venus des quatre coins du pays, de Tamanrasset, Adrar, Aïn M’lila, Oran, Mascara et de la vallée du M’zab pour saluer l’homme et surtout pour hériter de son idéal.

De l’enterrement de cette figure politique aux mille combats, quelque chose, en tout cas, est née. Un fort désir d’une autre Algérie incarnée par un Etat de démocratie, des libertés, de progrès et d’émancipation. Un besoin criant d’une Algérie plurielle, ouverte, moderne et prospère, pas celle de la répression, du déni et des injustices. La disparition de l’impénitent militant a ravivé la flamme de l’espoir.

Une résurrection et, osons le dire, la renaissance d’une nation. Un désir de la nation, un désir d’Aït Ahmed car il a été l’homme de cette nation. « La peine et l’émotion des Algériens n’ont eu d’égale que leur indignation envers le gâchis immense occasionné depuis l’indépendance à la communauté nationale par l’ostracisme des pouvoirs en place à l’encontre des orientations de sauvegarde nationale que Aït Ahmed préconisait.

C’est pourquoi de larges milieux patriotiques ont exprimé le sentiment d’une grande perte», écrit le vieux militant nationaliste Sadek Hadjeres dans un bel hommage à son ami et camarade Aït Ahmed. Le vieux militant communiste, qui a subi aussi les affres de la persécution et de l’exil, conclut son hommage en assénant qu’après l’émotion et la grande ferveur « vient pour tous le moment de la réflexion et de la mobilisation». La forte présence de la jeunesse, qui pourtant n’a pas connu Hocine Aït Ahmed, « désabusée» par les errements politiques d’un pouvoir à bout de souffle, est un signe puissant et qui ne trompe pas.

Un moment révélateur qu’il serait inutile de réduire à son unique dimension de deuil ou d’émotion. Une nouvelle génération qui fait corps avec la jeunesse et la justesse des idéaux portés par Aït Ahmed et bien d’autres compagnons de lutte. Le rejet de la délégation gouvernementale n’exprime en rien la haine des hommes, mais le refus énergique des choix politiques inopérants et qui ne répondent plus aux aspirations de la société qui envoie ainsi un message ; elle interpelle les consciences et met les élites politiques devant leurs responsabilités historiques.

« C’est un message de maturité et, au-delà des clivages et des divisions, le peuple est uni autour des idéaux dont il a perçu, en la personnalité de Hocine Aït Ahmed, l’incarnation. Des valeurs d’intégrité, de rectitude et d’engagement en faveur de toute une nation. Aït Ahmed nous a laissé un dernier cadeau : la possibilité de reconstruire le tissu national, une occasion de conclure de nouveau un pacte national, bref la chance de bâtir une deuxième République fondée justement sur les valeurs qu’il a toujours incarnées», discerne la sociologue Fatma Oussedik.

Hamrouche, l' »héritier» naturel

« Il a, qu’on le veuille ou pas, éveillé les consciences : l’honnêteté, les principes et les convictions chevillés à son corps vont peut-être faire des émules parmi les jeunes qui n’ont connu, depuis leur naissance, que la corruption et l’argent sale. Il peut devenir un exemple à suivre pour toute une jeunesse qui cherche des repères», décèle pour sa part la constitutionnaliste Fatiha Benabbou. Faut-il parier sur une nouvelle dynamique politique nationale qui naîtrait de ce moment historique ? Aït Ahmed qui de tout temps a fait le pari de ce qu’il appellait « la voie algérienne» a creusé un sillon de renouveau algérien. « Certainement, la mort d’un grand homme qui a sacrifié sa vie à la nation va donner à réfléchir. Il faudrait un débat sur ce sujet car Aït Ahmed n’était pas homme à faire et à dire n’importe quoi.

Il avait une profondeur et une vision à long terme de sa patrie et il était du genre à sacrifier ses intérêts immédiats à ceux de sa patrie. C’est ce qui fait de lui un homme d’Etat et non un simple homme politique», poursuit Mme Benabbou. « Lors des obsèques d’Aït Ahmed s’est exprimée aussi une forte demande d’un personnel politique digne», estime le politologue Mohamed Hennad.

Se pose alors le vrai défi, celui de savoir comment et qui sont les bâtisseurs en mesure de capitaliser cet espoir qui s’est manifesté à Ath Ahmed. Et c’est là le rôle déterminant des élites politiques, sociales et intellectuelles. Comment réunir les conditions nécessaires à la rencontre des aspirations de la société pour une refondation nationale avec la capacité des élites à ouvrir des perspectives nouvelles et à traduire politiquement ces attentes. De nombreux acteurs politiques ont montré cette disponibilité. Des anciens cadres dirigeants du FFS, des personnalités nationales, des partis politiques semblent en tout cas prêts à forger des compromis politiques.

Un homme a réémergé dans cette circonstance. Il a été acclamé par la foule nombreuse aux obsèques d’Aït Ahmed qui l’ont propulsé une autre fois aux devants de la scène. C’est Mouloud Hamrouche, dont les liens politiques avec le défunt sont évidents. Il est désigné comme « l’héritier naturel» d’une charge politique immense. En 2004, lors d’un grand meeting animé à Aïn Benian (Alger), Aït Ahmed avait déclaré : « Je suis vieux, je vous laisse Hamrouche.»

Avant-hier, l’ancien chef de gouvernement réformateur a réaffirmé ce serment de fidélité : « Nous faisons des adieux avec douleur au grand Hocine Aït Ahmed, mais avec un grand espoir parce que fidèles à l’engagement nous demeurerons.» Le compagnon d’Aït Ahmed durant ces dernières décennies Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 03/01/2016, par dans Non classé.

– Actions de proximité de la police à Tizi Ouzou

Dans le cadre de la consécration du principe de police de proximité, la valorisation des voies de communication et le renforcement des relations entre les services de sécurité et les citoyens, la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou a mené le week-end dernier trois actions de proximité à l’adresse des enfants cancéreux hospitalisés au CHU Nedir Mohamed, les sans domicile fixe (SDF) et des personnes âgées du centre de Boukhalfa. A cette occasion, des cadeaux symboliques et des repas chauds ont été distribués à ces franges de la population pour leur rappeler qu’ils ne sont pas en marge de la société, a-t-on indiqué.

– Metka brûle à Hassi R’mel

L’entreprise grecque Metka, spécialisée dans l’électricité et implantée dans la zone industrielle de Hassi R’mel, a connu un important incendie vendredi. Les flammes ont ravagé plus de 25 bureaux administratifs et autres matériels sans pour autant faire de victime. Selon nos informations, cet incendie a été rapidement maîtrisé grâce à l’intervention rapide des pompiers et secouristes relevant de l’entreprise Sonatrach. Les causes de cet incendie restent pour le moment inconnues.

– Décès du DJS de Blida

Le décès, vendredi, du directeur de la jeunesse et des sports (DJS) de la wilaya de Blida a suscité beaucoup d’émotion au sein de la famille sportive. Sur la Toile, plusieurs témoignages émanant d’internautes se souviennent d’un homme qui a beaucoup donné au sport, que ce soit en tant qu’athlète qu’au niveau de l’administration.

Ziane Bouziane, car c’est de lui qu’il s’agit, est parti à jamais, à 59 ans, des suites d’une longue maladie. « Il ne lui restait qu’une année pour sortir en retraite, mais le destin en a voulu autrement. C’était un brave type, honnête et intègre», témoigne un cadre de la DJS de Blida. Le défunt avait commencé sa carrière professionnelle au ministère de la Jeunesse et des Sports et a été aussi DJS dans plusieurs wilayas. Son enterrement a eu lieu vendredi après la prière d’el asr au cimetière de Garidi (Alger).

– La forêt d’Aokas menacée

La bande boisée d’Aokas, considérée comme le poumon de la station balnéaire, se voit menacée à la fois naturellement par la montée des eaux de la mer, mais aussi par un projet de baraquement, appelé pompeusement « Projet d’investissement touristique», alertent des militants associatifs d’Aokas. Le projet, promu par une poignée de particuliers, ne peut déboucher, disent-ils, que sur un « tourisme de dévergondage et une privatisation quasi certaine de la plage, au grand dam de la population locale».

Servant de ceinture de sécurité pour ce qui reste comme agriculture, en empêchant la montée des vents et des sels marins, l’abattage de la forêt engendrera un désastre écologique considérable sur la faune et la flore de la région. La section du PST d’Aokas a, de son côté, lancé un appel à toutes les forces agissantes dans la société (partis politiques, associations, citoyens…) à s’organiser de façon efficiente, afin de trouver les mesures adéquates pour faire face à ce projet, qui ne sert en rien les intérêts des citoyens et de la région.

– Une technique de production fourragère mise au point par un Algérien

Une nouvelle technique de production fourragère hors sol a été mise au point par un chercheur algérien en agronomie, permettant non seulement de multiplier le rendement de cet aliment de bétail, mais d’en assurer aussi la production durant toute l’année. Ce nouveau procédé, appelé fourrage vert hydroponique, peut contribuer à résoudre le problème de déficit de la production fourragère, principal frein au développement de la filière lait en Algérie, selon le concepteur de cette technique, Abdelkrim Chenguel, chercheur à l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique (Anvredet).

Conçue pour couvrir les besoins de l’alimentation animale, cette nouvelle technologie permet de produire le fourrage vert sur toute l’année quelles que soient les contraintes climatiques, à la différence du fourrage conventionnel, qui est produit à raison de deux récoltes par an seulement. Lire la suite

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Premiers effets de la LF 2016

Publié le 03/01/2016, par dans Non classé.

Avec les prix à la hausse, un dinar qui baisse, un prix du carburant qui augmente, de nombreux Algériens vont renoncer, ou du moins reporter à plus tard la perspective d’acheter une voiture.
De longues files d’attente d’automobilistes se sont constituées jeudi dans les stations d’essence de la capitale. Mais aussi dans plusieurs villes de l’intérieur du pays où les files de véhicules ont débordé, créant parfois des embouteillages ou un ralentissement de la circulation routière. Des scènes qu’on avait l’habitude de voir à la veille des fêtes religieuses ou nationales ou lorsqu’il y avait des rumeurs de pénurie.
Ce rush est intervenu à quelques heures de l’entrée en vigueur de l’augmentation des prix des carburants.

Cette dernière a été d’ailleurs plus importante que prévue. Le gasoil est passé de 13,70 DA à 18,76 DA (+5,06 DA), le super de 23 DA à 31,42 DA (+8,42 DA) et le sans-plomb de 22,60 DA à 31,02 DA (+8,42 DA). Selon des témoignages recueillis dans les stations-service, « cette hausse est significative et va avoir de lourdes conséquences sur le plan social». La pilule passe mal et c’est avec un dépit ostensible que certains expriment leur colère.

Ce sont surtout les transporteurs qui craignent un manque à gagner et n’auront d’autre choix que d’augmenter les prix à leur tour. Ainsi, les Algériens découvrent les premiers effets de la crise. « Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? On est mis devant le fait accompli. 2016 s’annonce une année difficile», confie un père de famille dans une station-service d’El Biar.

L’austérité, annoncée par le gouvernement, est aujourd’hui une réalité. Dans le budget « voiture», les carburants représentent une part importante. Les Algériens, très dépendants de l’utilisation de leur véhicule, sont très fortement impactés. Cette dépendance est accentuée par trois facteurs essentiels : l’urbanisation, l’étalement urbain (multiplication des cités AADL) et les dysfonctionnements des transports collectifs malgré des efforts pour aller vers le transport multimodal (métro, tramway, bus).

Il est possible de décomposer les dépenses des ménages occasionnées par l’usage de véhicules personnels en trois sous-postes budgétaires : carburants et lubrifiants ; entretien, réparation et services divers ; achat de pièces détachées. De leur côté, les pouvoirs publics justifient cette hausse par la lutte contre le gaspillage, le commerce illégal et la contrebande frontalière. Selon une déclaration officielle, 25% de la production nationale de carburant sont exportés illégalement vers les pays voisins.

Sur un autre plan, il faut souligner que ces hausses auront des incidences sur le marché des véhicules neufs. Avec les prix à la hausse, un dinar qui baisse, un prix du carburant qui augmente, de nombreux Algériens vont renoncer ou du moins reporter à plus tard la perspective d’acheter une voiture. « Avoir une voiture sera un véritable luxe surtout que même la vignette va augmenter», souligne un réparateur automobile du réseau de l’enseigne Motrio.

Pour sa part, Hamid Aït Enceur, président de l’Union nationale des investisseurs et propriétaires de relais et stations-services (Uniprest), a divulgué la tenue d’un congrès national de l’Union dans les prochains jours pour définir une réponse aux tergiversations du gouvernement concernant l’augmentation de la marge de gain suivant la hausse des prix du carburant qui, selon lui, va accentuer la crise dont souffrent les gérants de station-service ces dernières années, qui risque de mettre au chômage les travailleurs ou de cesser toute activité. Lire la suite

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Réactions des syndicats

Publié le 03/01/2016, par dans Non classé.

– Bachir Hakem. Porte-parole du CLA
« Les syndicalistes doivent rester vigilants»

« 2015 aura été une année difficile sur le plan national, social et professionnel. Le CLA poursuivra son action dans les conditions difficiles que l’on connaît, avec persévérance et en gardant comme guide, en toutes circonstances, ses valeurs d’égalité, de solidarité, de droit au travail et de libertés. Le CLA souhaite une année 2016 revendicative fructueuse et pleine de réussites syndicales dans l’intérêt de tous les agents, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, précaires et titulaires.

Pour l’emploi, le pouvoir d’achat, les conditions de travail, le dialogue social, le respect de toutes et tous. 2016 s’annonce difficile avec une plus grande atteinte au pouvoir d’achat suite à la dévaluation du dinar et à la signature de la loi de finances 2016, ainsi que les articles apparus dans la presse sur les changements sur les acquis des travailleurs et notamment celui de la retraite. Le CLA appelle tous ses adhérents à rester vigilants et mobilisés pour les prochaines actions de protestation qui seront entamées, fin janvier ou début février, autour de nos revendications dont la nature de la protestation sera définie après la concertation avec les autres forces syndicales et une large consultation de la base tout en souhaitant que l’année 2016 sera l’année de : 1) l’instauration d’un observatoire national de suivi du pouvoir d’achat. 2) La révision de loi de finances 2016. 3)

La non-atteinte aux acquis sociaux. 4) La révision le plus tôt possible du statut particulier de l’éducation en instaurant l’un des points essentiels : la promotion automatique, qui arrêtera la mascarade observée lors des promotions 2015. 5) L’intégration automatique des contractuels. 6) Etablir une retraite à 25 ans. 7) Revoir sérieusement le système éducatif actuel avec les personnes de terrain. 8) Trouver des solutions à la déperdition scolaire. 9) Arrêter la fuite en avant du ministère de l’Education nationale incapable de tenir ses engagements ni d’établir un dialogue clair et sincère.»

– Meziane Meriane. Coordinateur du Snapest
« Les acquis des travailleurs sont à préserver»

« On a des appréhensions par rapport aux mesures draconiennes qui ont induit une hausse des prix et, par là, un affaiblissement du pouvoir d’achat des enseignants. Dans ce contexte, notre syndicat reste intraitable sur les acquis des travailleurs. Toute atteinte à ces droits verra une réaction de notre part. D’ailleurs, nous avons signé une charte (sur l’éthique et la stabilité, ndlr) et non pas un pacte. La signature de cette charte ne signifie pas l’arrêt de toutes les activités de notre syndicat.

Nous avons été vigilants durant les quatre jours de négociations autour de ce texte. Les dispositions adoptées impérativement devaient respecter les règles contenues dans la Constitution concernant, par exemple, les droits des enseignants. Les acquis des travailleurs doivent être maintenus malgré la chute du prix du pétrole. S’agissant des réformes annoncées par Mme Benghebrit, j’ai précisé devant les présents lors des négociations que malgré les annonces faites sur les réformes adoptées, l’inaction des personnes chargées de l’application des mesures prises par le ministère.

Le personnel est ‘statique’. Et, par là, je fais allusion surtout à certaines académies (directions de l’éducation). La preuve, la circulaire n°003 sur le passage des enseignants des différents paliers est mal appliquée. Donc malgré les efforts, des gens bloquent toujours les décisions prises. Si on ne renouvelle pas le personnel, on risque d’assister à un échec recommencé.»

– Amoura Boualem. Secrétaire général du Satef
« L’état doit faire des efforts»

« Rome ne s’est pas faite en un jour. Chez nous, la construction ne se fera pas du jour au lendemain. Mais nous avons constaté une volonté de changement. Il y a eu, lors des négociations autour de la charte de stabilité, une volonté de régler le parcours du secteur de l’éducation. Notre syndicat, qui regroupe plusieurs sections, a fait des propositions qui ont fini par être prises en compte par la tutelle et on s’en réjouit. Il s’agit de la réduction de la durée des examens de fin d’année primaire (5e), du baccalauréat, du volume horaire et des coefficients.

Il faut de la patience pour voir se concrétiser toutes nos recommandations. La circulaire n°003 du 12 octobre 2015 a été élaborée pour prendre en charge le processus. Un problème se pose : les subordonnés de Mme Benghebrit ne suivent pas toujours les décisions prises. Maintenant pour le pouvoir d’achat, je pense que des catégories de travailleurs du secteur de l’éducation sont lésés, comme les corps communs dont les salaires ne dépassent pas les 18 000 DA.

Début 2000, notre syndicat avait proposé d’augmenter le SMIG à 20 000 DA. Nos augustes députés sont plus à l’aise par rapport à nos travailleurs. L’Etat doit faire des efforts en relevant le SNMG à 30 000 DA. Le rôle que nous assumons est celui de régulateur. L’éducation est le deuxième budget de l’Etat, mais notre problème est la mauvaise gestion.» Lire la suite

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