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16 casemates détruites et 3 bombes désamorcées

Publié le 01/12/2015, par dans Non classé.

Les forces de sécurité en opération de ratissage à l’est de Tizi Ouzou ont détruit, dimanche soir, 16 casemates de terroristes dans la commune de Yakouren et à Aghribs, à une cinquantaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya.
Les éléments de l’ANP maintiennent ainsi la pression sur un groupe d’éléments de l’ex-GSPC qui est traqué dans les environs depuis plus de trois jours, précisent des sources locales. Trois bombes de fabrication artisanale ont été également désamorcées par les artificiers de l’ANP au cours de cette offensive militaire.

« Dans le cadre de la lutte antiterroriste et suite à l’opération de fouille et de ratissage menée près de la commune d’Aghribs, l’ANP a découvert et détruit seize casemates aménagées, trois bombes de confection artisanale, des outils de détonation, des denrées alimentaires, des médicaments, des téléphones portables et d’autres objets», a précisé un communiqué du ministère de la Défense nationale. Durant la même journée vers 11h, deux terroristes ont été mis hors d’état de nuire dans les maquis de la commune d’Aghribs où les militaires ont récupéré deux pistolets-mitrailleurs de type kalachnikov, une quantité de munitions, huit téléphones portables et d’autres objets.
Par ailleurs, notons que dix islamistes armés ont été abattus, depuis six mois, dans le versant est de la wilaya de Tizi Ouzou. D’ailleurs, pour rappel, en mai dernier, sept sbires de l’ex-GSPC y avaient été éliminés, dont un chef terroriste, l’émir Ameur Mesrour alias Oussama Ouamar, âgé de 40 ans et natif de Dellys. Lire la suite

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Saisie d’un important lot de carabines de précision de fabrication turque

Publié le 01/12/2015, par dans Non classé.

Les éléments de la Gendarmerie nationale relevant du groupement de la wilaya de M’sila ont, hier vers 5h, mis en échec une tentative d’introduction d’un important lot d’armes à feu de précision et une quantité de munitions, avons-nous appris de sources sécuritaires.
L’intervention des services de sécurité a eu lieu à hauteur de la commune de Hammam Dalaâ, au moment de la transaction entre trafiquants tunisiens et algériens qui, à la vue du dispositif sécuritaire, ont pris la fuite, abandonnant deux véhicules et un important lot d’armes à feu et de munitions, objet de la vente, qui ont été saisies.

Identifiés, cinq Algériens et Tunisiens sont activement recherchés à travers le territoire national. Selon les premières informations, ce sont des armes de précision neuves de fabrication turque, qui ont transité par le territoire tunisien pour être vendues en Algérie. « Les services de sécurité ont agi suite à des informations faisant état d’un réseau international de trafic d’armes à feu qui tente d’introduire un important lot de carabines de précision avec leurs munitions.

Ce sont des trafiquants d’armes turques, qui approvisionnent le réseau tunisien qui, lui, les écoule dans les pays du Maghreb», expliquent les mêmes sources. Et de préciser : « Il a fallu près d’un mois pour les identifier et les prendre en filature pour faire avorter cette tentative. Malheureusement, ils ont réussi à prendre la fuite, mais ils ne tarderont pas à être mis hors d’état de nuire.»

Pour rappel, la police des finances italiennes a déclaré, dans un communiqué rendu public jeudi, que 800 fusils de fabrication turque ont été découverts dans un camion immatriculé aux Pays-Bas, lorsque ce dernier a traversé la frontière italienne. Les enquêteurs ont affirmé que le camion était censé acheminer ces fusils à pompe vers la Belgique via l’Allemagne et les Pays-Bas. En septembre dernier, la Grèce avait saisi 5000 fusils et 500 000 cartouches, découverts au fond d’un conteneur à bord d’un cargo bolivien en route vers la Libye. Selon le journal en ligne Libya Al Mostaqbal, le bateau, qui avait appareillé d’un port turc et était en route vers la Libye, ne disposait pas de documents en règle pour sa cargaison. Lire la suite

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Colère, coups et grabuge à l’APN

Publié le 01/12/2015, par dans Non classé.

Les députés de la majorité (FLN et RND) étaient tous présents et ont rejoint dès la première sonnerie la plénière, alors que les élus de l’opposition (PT, FFS, Alliance de l’Algérie verte, El Adala et Parti de la construction nationale) ont décidé d’exprimer leur mécontentement et leur rejet du « projet de la honte».
Jamais dans les annales de la législature pluraliste, un projet de loi de finances n’a suscité autant de polémique et de colère. Hier, c’était la bagarre et la cacophonie à l’hémicycle Zighout Youcef. Des députés en sont arrivés aux mains. La séance était houleuse du début jusqu’à la fin. Il est 10h30 lorsque la cloche sonne le début des travaux de vote autour du projet de loi de finances 2016. Les députés de la majorité (FLN et RND) sont tous présents et rejoignent dès la première sonnerie la plénière, alors que les élus de l’opposition (PT, FFS, Alliance de l’Algérie verte, El Adala et Parti de la construction nationale) ont décidé d’exprimer leur mécontentement et leur rejet du « projet de la honte».

Unis, ils ont d’abord improvisé une marche, arpentant les couloirs de l’Assemblée nationale en brandissant des affiches où l’on pouvait lire « Ministres oligarques dégagez», « Touche pas à mon Etat social», « Non à la spoliation de l’argent du peuple», « L’argent pour eux, misère pour le peuple», « Non à la privatisation de l’Etat». Les contestataires ont scandé également des slogans hostiles au gouvernement : « Honte, honte, ils ont vendu l’Algérie au dinar symbolique», « Algérie libre et démocratique». Déterminés à bloquer le projet et à dénoncer la mainmise des hommes d’affaires sur les décisions politiques et économiques, les députés de l’opposition rejoignent la plénière. Les travaux débutent avec une heure de retard.

Djelloul Djoudi, député du PT, réclame un point d’ordre. Larbi Ould Khelifa l’ignore et invite le rapporteur de la commission des finances à la tribune pour lire le rapport complémentaire du projet de loi de finances 2016. Une réaction qui a soulevé l’ire du PT et de tous les partis de l’opposition. L’attitude de M. Ould Khelifa et son indifférence pousse les députés à envahir la tribune pour imposer le point d’ordre.

Insultes et quolibets

Les députés du FFS n’étaient pas en reste : ils ont envahi le bureau du président de l’APN et se sont alignés derrière Ould Khelifa avec des affiches et un immense emblème national. La situation s’embrase. Les députés FLN quittent leurs sièges pour rejoindre eux aussi le bas du pupitre. Les altercations verbales tournent aux affrontements physiques entre députés du PT et du FLN.

Djemaï, chef du groupe parlementaire du vieux parti, agresse une députée du PT. La tribune se transforme en ring. Ould Khelifa ne bouge pas et les membres du gouvernement sont imperturbables, à l’exception du ministre de la Jeunesseet des Sports, Ould Ali, qui se sent obligé de réagir par l’insulte. Le député Taâzibt, drapé de l’emblème national, lui réplique. La situation aurait pu dégénérer si ce n’était l’intervention des agents de l’APN.

Ould Khelifa intervient enfin et accorde le point d’ordre au PT. Djoudi prend la parole et s’exprime au nom des députés de l’opposition. Il dénonce les dispositions contenues dans la loi de finances et la falsification du rapport de la commission par le président du groupe parlementaire FLN : « Les amendements apportés et approuvés par la commission ne sont pas transcrits dans le rapport. Il y a eu fraude et trafic.» Taâzibt intervient et s’interroge sur l’absence du ministre de l’Industrie M. Bouchouareb, qui est, selon lui, l’instigateur de ce projet.

Taâzibt l’accuse de « servir l’oligarchie» et explique que son parti n’a de problème ni avec les députés du FLN ni avec certains ministres. « Notre seul problème, ce sont les ministres oligarques qui servent les intérêts de groupes», lance le député. Intervenant à plusieurs reprises pour apporter des propositions d’amendement, Taâzibt profite de la tribune pour exprimer tout le mépris qu’il voue à ceux qui veulent vendre l’Algérie au dinar symbolique. Il ne rate pas l’occasion de tirer sur le ministre de la Jeunesse et des Sports qu’il traite de « Kabyle de service».

Texte « coup d’état»

« Vous savez ce que ce ministre m’a dit en signe de défiance : je suis un bandit faisant partie d’un Exécutif de bandits. C’est très grave venant d’un ministre de la République. Nous avons enregistré ses déclarations», s’offusque Taâzibt. Lui emboîtant le pas, Nadia Chouitem, du même parti, lance a M. Ould Ali : « Honte à vous Monsieur le ministre !» Le président de l’APN intervient et réplique, en signe de solidarité avec le ministre de la Jeunesse et des Sports : « C’est un bandit d’honneur !» Le PT a qualifié le texte de la PLF 2016 de « coup d’Etat contre l’Etat algérien» et appelle le président Bouteflika à bloquer le projet. Youcef Khababa et Lakhdar Benkhalef de l’Alliance pour l’Algérie verte se sont élevés contre le bradage du marché national.

Pour eux, ce projet vise à sanctionner le peuple. Les députés FFS, PT et AAV ont dénoncé le comportement et « les agissements de gangsters» de certains ministres. Ils ont chahuté la séance en entonnant les chants patriotiques Min Djibalina et Qassaman. Chafaa Bouaiche, président du groupe parlementaire FFS, affirme qu' »aujourd’hui, nous avons assisté à la plus haute trahison du sang des martyrs de notre glorieuse Révolution à l’intérieur d’une Assemblée gérée par une mafia au service d’une oligarchie. Des mafieux qui ont réussi à occuper des postes importants au niveau de l’APN et sont devenus des représentants d’un gouvernement et des hommes d’affaires».

Le député FFS a rejeté le projet car « il est antisocial et surtout antinational». Il est 15h. Le ministre des Finances intervient pour introduire un amendement oral. Cette façon de faire irrite l’opposition qui quitte l’hémicycle et improvise une manifestation à l’extérieur de l’APN, bloquant ainsi la circulation. Au milieu d’un important dispositif de sécurité, les députés scandent des slogans hostiles au gouvernement tout en critiquant le projet de loi de finances, dénonçant les privatisations et les oligarques.
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En bref…

Publié le 01/12/2015, par dans Non classé.

– Permis de conduire : Le certificat de capacité n’est plus exigé

Le certificat de capacité n’est plus exigé pour le renouvellement du permis de conduire, a indiqué dimanche le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Le certificat de capacité était auparavant exigé pour tout renouvellement du permis de conduire en cas de changement de résidence d’une wilaya à une autre. Dimanche, le ministère a indiqué que les citoyens âgés de 65 ans et plus pouvaient désormais renouveler leur permis de conduire pour une durée de cinq ans, alors qu’elle était de deux ans auparavant. Ces mesures entrent dans le cadre de la volonté des autorités de mettre fin aux lenteurs administratives en facilitant la délivrance des documents administratifs.

– Justice : 150 magistrats nommés

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), réuni hier à Alger, a approuvé la nomination de 150 magistrats et la titularisation de 133 autres, a indiqué cette instance judiciaire. Le CSM « a approuvé la nomination de 150 magistrats, conformément à l’article 3 du statut de la magistrature, de même qu’il a approuvé la titularisation de 133 magistrats et prorogé la période de probation d’une année pour deux magistrats, conformément à l’article 40 dudit statut», a précisé le Conseil dans un communiqué.

Le CSM a également désigné deux magistrats de la Cour suprême au sein du comité directeur dudit organe, et ce, « conformément à l’article 07 du décret présidentiel n°15-261 du 8 octobre fixant la composition, l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Organe national de prévention et de lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication». Le CSM a émis également un avis « favorable» pour « la mise en disponibilité de deux magistrats pour des raisons médicales et familiales» et entériné la fin de détachement d’un magistrat, a ajouté la même source.

– Apprentissage : Une loi en préparation

Un texte actuellement en préparation remplacera la loi du 27 juin 1981 relative à l’apprentissage, modifiée en 1990, en 2000 et en 2014, a affirmé hier à Batna un responsable central du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels. Mohamed Betache, directeur adjoint de l’apprentissage au ministère, a indiqué à l’APS que l’objectif est de se mettre au diapason des besoins de l’économie nationale. M. Betache a ajouté que 12 séminaires similaires avaient été déjà organisés dans la perspective de « moderniser le secteur de la formation professionnelle à travers l’apprentissage». Lire la suite

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La crise fait peur aux Algériens

Publié le 01/12/2015, par dans Non classé.

Les dispositions de la loi de finances 2016 prévoient une augmentation des prix de l’électricité et du gasoil. Certains produits dérivés
du pétrole seront également touchés par la hausse des taxes sur les activités pétrolières.
La situation est intenable. L’augmentation des prix de plusieurs matières premières, de l’énergie et la révision à la hausse de certaines taxes contenue dans la loi de finances 2016, ainsi que la modification du système de subvention, annoncées par plusieurs hauts responsables, augurent de jours difficiles. « Nous touchions déjà le fond avec une retraite de misère ne dépassant pas les 20 000 DA.

Je ne veux même pas imaginer notre situation quand nous serons appelés à débourser encore plus pour la nourriture et pour payer les factures», nous confie Saïda, la soixantaine, mère de famille avec deux jeunes filles à sa charge. Pour cette dame, interrogée hier à la sortie de la gare d’Alger, « les augmentations annoncées vont étrangler une grande partie des ménages algériens qui avaient déjà du mal à boucler les fins de mois».

La catégorie des retraités est la plus vulnérable, selon Ahmed, 75 ans, retraité de l’Education nationale, qui dit éprouver des difficultés à subvenir aux besoins de son foyer. « Nous nous contentons du minimum vital, les fruits et les viandes relèvent du luxe et ne me parlez pas de loisirs, car cela est vraiment au-dessus de mes moyens», ajoute-t-il, estimant que le plus gros de sa pension va pour les courses, essentiellement les produits alimentaires, et pour payer les factures.

« Dès que quelqu’un tombe malade, c’est l’angoisse, car d’où ramener l’argent nécessaire pour les soins et les médicaments ?» Et à son compagnon d’enchaîner : « Je ne sais pas si les décideurs vivent dans le même pays que nous… Ont-ils au moins remarqué que les Algériens ne vivent plus ? Dans la famille, ils sont obligés de travailler à plusieurs pour pouvoir tenir, et si on doit encore les éprouver, je ne veux même pas imaginer ce qui va se passer. Ils poussent les gens à voler ou à tuer pour résister !» Un vendeur de matériel électronique à Belouizdad (Alger), la quarantaine, raconte son calvaire quotidien.

Avec un salaire de 33 000 DA, ce père de deux enfants éprouve beaucoup de difficultés pour nourrir, soigner et habiller les siens. « Les augmentations qu’on annonce çà et là, qui seront bien sûr suivies par la hausse des prix des produits finis, des transports, des prestations médicales, etc. sont un cauchemar pour moi. Cette crise va démolir ma famille car, sur le moyen terme, ce sera le chômage pour une bonne partie d’entre nous et je ne vous cache pas, je ne sais même pas comment je vais m’en sortir après.»

Cette hantise est vécue par plusieurs chefs de famille interrogés, hier, dans la capitale. « Nous avons déjà connu cette atmosphère. La hausse des prix n’est que l’avant-goût de la crise multidimensionnelle qui nous attend à bras ouverts, après ces années de non-gouvernance», lâche Lyès, la quarantaine, travaillant comme comptable dans un bureau d’affaires aux Pins maritimes, à Alger. « Quelle injustice !» martèle-t-il.

« Ils (les dirigeants) ont volé, pillé, violé la Constitution pour accaparer tous les pouvoirs et les appareils de contrôle, ils se sont enrichis, ils se sont payé des propriétés à l’étranger en appauvrissant le peuple et maintenant c’est à ce pauvre peuple de régler la facture. C’est indécent !» conclut-il. Des travailleurs non voyants de l’usine de fabrication de brosses et de balais d’Alger (EPIH) ne savent plus à quelle porte frapper pour se faire écouter. Ayant touché des salaires ne dépassant pas les 15 000 DA durant plus de 20 ans, ces ouvriers sont poussés à la porte. « Aujourd’hui déjà, nous sommes dans la précarité.

Personne n’est conscient de notre calvaire. Que deviendront nos enfants ?» s’inquiètent les représentants de ces employés qui, malgré leur handicap, courent d’une institution à une autre pour arracher leurs droits. « Les responsables sont coupés de la réalité. Ils méprisent les plus faibles avec arrogance», estiment-ils. D’autres redoutent un scénario plus violent pour la famille algérienne.  » Je ne vous cache pas, ce ne sont pas les augmentations ni la pauvreté qui me font peur. Les Algériens ont déjà vécu des moments difficiles. Nous avons fait face avec dignité aux années de vaches maigres imposées par les politiques de nos dirigeants toujours mal inspirés.

Mais nos enfants accepteront-ils de faire pareil ? J’ai peur que les jeunes basculent dans la violence pour s’exprimer», s’inquiète Mhand, père de quatre enfants, qui attend sa retraite dans le secteur de la santé. Les dispositions de la loi de finances 2016 prévoient une augmentation des prix de l’électricité et du gasoil. Certains produits dérivés du pétrole seront également touchés par la hausse des taxes imposées sur les activités pétrolières. Lire la suite

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La galère des promoteurs de microentreprises

Publié le 01/12/2015, par dans Non classé.

Les blocages sont multiples, précisent des promoteurs qui ont décidé de se structurer en collectif d’appui à la microentreprise Ansej-CNAC-Angem dans la wilaya de Tizi Ouzou.
Les promoteurs d’investissement dans le cadre des fonds d’aide à la création d’entreprises (CNAC, Ansej et Angem) montent au créneau, ces derniers jours, pour manifester contre les mesures de l’Etat concernant notamment le remboursement de leur crédit. Ils demandent, d’ailleurs, l’ouverture des marchés publics aux petites entreprises afin de permettre la pérennité de celles-ci. Beaucoup d’entreprises ont, d’ailleurs, été contraintes de mettre la clef sous le paillasson ou carrément de changer d’activité. « Le promoteur est confronté souvent à des blocages pour arracher de petits projets pour son entreprise.

Il y a de multiples aléas bureaucratiques. Cela nous décourage énormément», lance un jeune qui a créé une entreprise de bâtiment dans le cadre du dispositif Ansej. « On est obligé de se contenter de travailler seulement avec des particuliers pour vivre alors que l’Etat débloque des milliards de dinars pour les projets de développement qui traînent, selon les responsables, faute d’entreprises», enchaîne un autre, qui impute la responsabilité de ces retards à l’affectation de beaucoup de marchés à quelques entreprises seulement qui se retrouvent dépassées par la charge de travail alors qu’elles n’ont pas la main-d’œuvre nécessaire pour y faire face.

Les promoteurs que nous avons rencontrés estiment que les pouvoirs publics peuvent surmonter le problème des retards dans l’achèvement des projets de développement s’ils font appels à des microentreprises chacune dans son domaine, et ce, à travers la formule de la sous-traitance. Un autre jeune, qui a mis sur pied une entreprise de BTPH dans le cadre d’un des dispositifs d’aide à la création d’emploi mis en place par l’Etat, évoque, lui aussi, les contraintes de payement des quantités réalisées. « C’est la galère pour recevoir son argent.

Je vous cite un exemple seulement. J’ai terminé le travail en juin dernier, mais, je n’ai, à ce jour, pas été payé. Il y a d’énormes retards alors que l’entreprise doit payer ses ouvriers et acheter les matériaux de construction. La situation est vraiment difficile, surtout dans la wilaya de Tizi Ouzou», déplore-t-il avant d’ajouter : « Dans certains cas, le propriétaire d’entreprise fait face à une situation délicate surtout quand il y a des problèmes de terrains liés à des oppositions qui provoquent des retards pour le lancement du projet alors les prix des matériaux de construction augmentent.»

Les blocages sont multiples estiment des promoteurs qui ont décidé, depuis une année, de se structurer en collectif d’appui à la microentreprise Ansej-CNAC-Angem. Ce collectif a, d’ailleurs, appelé à une action de terrain qui a paralysé, dimanche, la RN12 reliant Tizi Ouzou à Alger. Ils exigeaint, à travers cette manifestation de rue, « l’attribution d’une période de différé et la prolongation des délais de remboursement, la suppression des taux d’intérêt ainsi que des pénalités, l’instauration d’un environnement favorable au travail, l’exonération totale d’impôts et l’accès au foncier».

Yacine Guellal, secrétaire général dudit collectif, nous a expliqué que l’environnement de travail pour ces microentreprises est vraiment difficile. « Nous demandons des solutions urgentes», clame-t-il avant de préciser qu’une délégation du collectif s’est réunie avec les responsables locaux de l’Ansej et de la CNAC, en présence du secrétaire général de la wilaya et d’un représentant de la direction de l’emploi, qui leur auraient signifié que « la satisfaction des revendications des protestataires relève de décisions centrales car il s’agit de la politique nationale de l’emploi».

Par ailleurs, notons que, selon M. Guellal, plus 25 000 microentreprises, dont plus de 17 000 Ansej, ont été créées dans le cadre des dispositifs d’aide à l’emploi dans la wilaya de Tizi Ouzou. « 9500 dossiers de microentreprises Ansej sont en précontentieux», précise-t-il.
Le collectif d’appui à la microentreprise Ansej-CNAC-Angem ne veut pas lâcher prise avant de voir les revendications des jeunes promoteurs satisfaites. « Si nos doléances ne sont pas sérieusement prises en charge, nous allons décider d’une action de remise du matériel aux banques», ajoute M. Guellal.
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