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Révision de la constitution : Le front de rejet s’élargit

Publié le 04/02/2016, par dans Non classé.

C’est face à un rejet de plus en plus massif que le pouvoir de Bouteflika se prépare à faire voter une énième révision constitutionnelle — la troisième sous son règne — ce dimanche. Le texte proposé au Parlement réuni accentue les clivages, aggrave la crise politique et morcelle dangereusement la communauté nationale.
Censée solidifier le socle de l’Etat et de la nation sur des fondements démocratiques, manifestement, la Constitution remodelée divise gravement. Le système militaro-policier ne peut être réformé ni de l’intérieur ni par un ravalement de façade. Le salut réside dans un changement institutionnel profond, audacieux et inédit», tranchent vingt-trois signataires de la tribune d’aujourd’hui intitulée : « L’Algérie de demain ou l’indispensable changement institutionnel».

Ce groupe, dans lequel figurent des militants du mouvement démocratique comme l’historique Ali-Yahia Abdennour, l’ancien chef du RCD, Saïd Sadi, des anciens du Mouvement culturel berbère, Mouloud Lounaouci, Saïd Domane, Saïd Chemakh, Arab Aknine, Ramdane Achab et d’anciens militants de la guerre de Libération comme Mouhoub Naït-Maouche et Djilali Leghima.

Ces signataires, issus d’horizons politiques divers, élargissent ainsi le « front du refus» de la Constitution qui prend un nouvel habillage. Boycottée par l’opposition parlementaire – le FFS, la coalition des partis islamistes –, sévèrement rejetée par le bloc d’opposition réuni sous la bannière de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD), la loi fondamentale apparaît incontestablement comme un texte d’une « minorité» politique.

De nombreuses personnalités politiques nationales influentes, des intellectuels connus et des spécialistes expliquent et démontrent l’inefficience de la Constitution revue et « corrigée». A l’unanimité ils estiment qu’elle ne prend pas en charge les aspirations de la société ; pis encore, elle est loin d’apporter des réponses justes à la crise du système politique qui depuis son instauration en 1962 bloque le pays.

« C’est un acte de violence constitutionnelle», brocarde le FFS. « Elle trahit l’échec du pouvoir», tance la CLTD. « C’est une Constitution d’un régime et non pas celle d’un Etat», blâment encore quatre intellectuelles, Fatma Oussedik, Khaoula Taleb Ibrahimi, Fatiha Benabbou et Louisa Aït-Hamadouche dans une tribune publiée cette semaine.

La communauté algérienne établie à l’étranger se sent heurtée par une des dispositions de la Loi fondamentale. Elle fait d’eux des citoyens de « seconde zone» dès lors qu’elle consacre leur exclusion. Dans son esprit comme dans ses objectifs, la Constitution de Bouteflika dans son acte III ne semble pas avoir réussi à rassembler les tendances lourdes de la société dans sa diversité.

Les cinq années consacrées aux « consultations» politiques n’ont pas abouti finalement à forger un large compromis politique alors que le pays fait face à des crises multiformes. Le pouvoir rejette la responsabilité sur l’opposition qui « refuse la main tendue», et cette dernière doute de la volonté politique réelle des décideurs à opérer des réformes nécessaires à l’émergence de la deuxième République.

Les camarades de Saïd Sadi, qui rappellent dans leur texte le socle des valeurs devant structurer une Constitution moderne et démocratique, estiment que la Loi fondamentale « doit être l’aboutissement d’un compromis élaboré autour de valeurs intangibles qui s’imposent à tous : les principes de la liberté de conscience et d’opinion, l’indépendance de la justice, l’égalité des sexes, le respect de la parole de la minorité et des règles d’alternance sont des préalables qui doivent être acceptés, partagés et garantis».

Le texte replace au centre du débat la question identitaire, affirmant que la problématique amazighe « est au centre de tout contrat politique qui doit régir et structurer l’Etat et la société démocratiques de demain et déterminer la configuration de la région nord-africaine dans une mondialisation qui a condamné les systèmes autocratiques post-coloniaux». Lire la suite

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Sûreté nationale : Hamel préside une réunion régionale à Tizi Ouzou

Publié le 04/02/2016, par dans Non classé.

Le Directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, a effectué, hier, une visite de travail dans la ville de Tizi Ouzou, où il a présidé un conclave régional des cadres et des agents de la DGSN des wilayas de Bouira, Boumerdès et Tizi Ouzou.
Aucune information n’a filtré sur l’ordre du jour de cette réunion tenue à huis clos à la maison de la culture Mouloud Mammeri. Dans la matinée, Abdelghani Hamel a assisté à une cérémonie de remise d’attestations de cession de logements de fonction situés en dehors des cités de police. L’opération a concerné des retraités et ayants droit de ce corps de sécurité de ces wilayas.

Des ordres de versement au profit de souscripteurs au programme AADL ont été également remis à cette occasion, en présence du wali, Brahim Merad, du président de l’Association des retraités de la Sûreté nationale et de cadres de la DGSN. Selon les indications fournies, pas moins de 1600 logements de fonction ont été cédés aux policiers, en attendant l’attribution de 1000 autres.

En outre, 22 400 logements AADL et 10 600 sur le programme LPA ont été accordés dans le cadre des projets du ministère de l’Habitat, auxquels s’ajoutent des aides des œuvres sociales totalisant 425 milliards de centimes. Notons que le déplacement du patron de la police dans la capitale du Djurdjura a été placé sous haute surveillance. Les ruelles jouxtant la maison de la culture Mouloud Mammeri ont été fermées à la circulation durant toute la matinée.
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Terrorisme : 14 personnes écrouées à Chéria (Tébessa)

Publié le 04/02/2016, par dans Non classé.

Pour « apologie d’actes terroristes», « aide, assistance et adhésion à un groupe armé terroriste», quinze personnes ont été présentées, hier, devant le procureur de la République près le tribunal de Chéria (Tébessa).
Après leur audition, le représentant du ministère public a transféré le dossier devant le Juge d’instruction près le même tribunal. Le magistrat instructeur a ordonné la mise sous mandat de dépôt de 14 individus. Quant au dernier, il a été placé sous contrôle judiciaire, avons-nous appris de sources judiciaires. Rappelons qu’il y a quinze jours, les éléments de la gendarmerie de la brigade d’El Ogla (Tébessa) ont interpellé le premier mis en cause, âgé de 50 ans, à Ouled Rechach (Khenchela), faisant l’objet de deux mandats d’arrêt délivrés à son encontre, par le tribunal de Chéria.

Il était poursuivi pour implication dans l’affaire de l’enlèvement d’un citoyen âgé de 60 ans, gérant d’un moulin à Chéria. Poursuivant les investigations, les gendarmes enquêteurs ont remonté une filière composée de 14 personnes. L’enquête approfondie a déterminé que l’activité des autres mis en cause est liée, entre autres, à l’ aide, l’assistance et l’adhésion à un groupe armé de terroristes qui écumait la région entre Tébessa et Khenchela. Lire la suite

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Cinéma et censure: hommage à René Vautier, réalisateur du film « Avoir vingt ans dans les Aurès »

Publié le 03/02/2016, par dans Non classé.
Cinéma et censure: hommage à René Vautier, réalisateur du film
PARIS- Les 16es Journées cinématographiques dionysiennes, sous le thème « Le cinéma, témoin et miroir de notre société », ouvrent leurs portes mercredi soir à Saint-Denis avec un hommage qui sera rendu à René Vautier, un cinéaste militant interdit et emprisonné pour ses productions. Consacrées à la censure, les Journées cinématographiques dionysiennes…

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« Rendez-vous avec le roman » : une série de nouvelles rencontres à partir de samedi

Publié le 03/02/2016, par dans Non classé.
ALGER – Une série de nouvelles rencontres littéraires « rendez-vous avec le roman » seront organisées à partir de samedi prochain par le ministère de la culture avec la participation d’hommes de lettres, des critiques algériens et des romanciers étrangers, a indiqué mercredi l’organisateur de ce rendez-vous culturel, Samir Kacimi. Ces rendez-vous…

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Parution prochaine en France de la revue littéraire « Apulée »

Publié le 03/02/2016, par dans Non classé.
Parution prochaine en France de la revue littéraire
PARIS- Une nouvelle revue de littérature et de réflexion intitulée « Apulée », du nom de l’écrivain et philosophe berbère d’expression latine du IIe siècle, paraîtra prochainement à Paris, a annoncé l’éditeur français « Zulma » sur son site Internet. Cette revue annuelle qui propose de « parler du monde » loin d’un « point de vue…

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