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Sit-in aujourd’hui devant le ministère

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

La grève du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), qui prend fin aujourd’hui avec un rassemblement devant le ministère de tutelle, risque d’être suivie par d’autres actions plus radicales.
Les déclarations du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont attisé les tensions avec le CNES, qui y voit une « insulte» au parcours du syndicat. En déplacement avant-hier à Skikda, Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur, a minimisé l’ampleur de ce mouvement de protestation mené depuis dimanche par le Cnes pour des revendications socioprofessionnelles.

« Au lieu d’ouvrir les portes du dialogue, M. Hadjar a mis l’huile sur le feu», soutient Malik Rahmani, secrétaire général du Cnes, qui dément ainsi tout contact entre le ministère et le syndicat autour des revendications des enseignants du supérieur. Le Cnes déplore « la fuite en avant» des responsables du secteur concernant les préoccupations pédagogiques. Il est temps que l’enseignant universitaire soit réhabilité parmi l’élite et doit être considéré en tant que tel. « Mais ce n’est pas le cas avec les 30 000 enseignants qui ne sont toujours pas logés, malgré le programme présidentiel destiné aux enseignants du supérieur», explique M. Rahmani.

Selon le ministère, pas moins de 3285 logements de fonction ont été réalisés au profit des enseignants universitaires à travers le pays, ce qui représente 33% du programme promis estimé à 10 000 logements de fonction. Selon M. Hadjar en déplacement avant-hier à Skikda, 2000 des logements programmés affichent un taux d’avancement des travaux de près de 50%.

Le ministre a fait état de la répartition de 1794 unités à travers 21 wilayas au terme d’une convention entre son département et celui de l’Habitat. Il a également indiqué que le projet des 650 logements prévus à Alger sera mis en chantier « dès la résolution du problème de l’assiette foncière», avant de faire savoir que des instructions ont été données aux recteurs des universités à l’effet de remettre des attestations d’affectation.

En prévision du mouvement dans le corps des recteurs d’université, annoncé prochainement, le Cnes appelle le ministère à obliger les responsables universitaires à présenter leur bilan. « Il est inacceptable et inconcevable qu’un responsable, qui s’est éternisé durant des décennies, quitte son poste sans rendre de comptes. Il faut en finir avec la culture de l’impunité», plaide M. Rahmani. A souligner que le Cnes appelle à l’amendement de certaines dispositions législatives régissant le secteur de l’enseignement supérieur, en modifiant les modalités de nomination des recteurs qui devraient passer du mode de désignation à celui de l’élection.
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Sonatrach veut reprendre le complexe pétrochimique de Skikda

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Malgré un investissement de 122 millions d’euros, le complexe pétrochimique avait été mis à l’arrêt en 2013. La reprise d’une partie du complexe est « inévitable et salutaire».
En 2013, Sonatrach décidait, contre toute attente, de mettre à l’arrêt le complexe pétrochimique de Skikda (CP1K) alors que la compagnie venait tout juste de débourser 122 millions d’euros et 850 millions de dinars pour réhabiliter ce fleuron de la pétrochimie nationale.
L’arrêt du CP1K et le redéploiement des 785 employés qualifiés vers d’autres unités n’étaient pas les seules contraintes de cette décision. Le CP1K représentait en fait un maillon indispensable d’une chaîne industrielle englobant deux autres complexes : le Polymed de production de polyéthylène haute densité (PEHD) et aussi le mégatrain GNL.

Le CP1K absorbait le gaz d’éthane produit par GNL pour en faire de l’éthylène au profit de Polymed. Sans le CP1K, Polymed est contraint d’importer de l’éthylène et GNL est forcé de torcher l’éthane dans l’atmosphère. Aujourd’hui, deux années après, Sonatrach semble faire son mea-culpa en décidant d’étudier l’éventualité de la reprise — du moins en partie — de ce complexe. Les commissions techniques déléguées par la direction générale ne cessent de visiter le pôle hydrocarbures de Skikda pour rencontrer d’anciens cadres du CP1K et d’étudier la faisabilité de la remise en production d’une des anciennes unités du complexe, celle d’éthylène précisément.

Quand Sonatrach brûlait des euros

Mais pourquoi ce revirement ? Pourquoi cherche-t-on aujourd’hui à revaloriser des installations presque neuves qu’on avait pourtant abandonnées en 2013 ? Les avis des cadres et syndicalistes de l’ancien CP1K divergent. Les uns soutiennent que la crise économique a fini par avoir raison de Sonatrach. « En 2013, Sonatrach envisageait de construire un nouveau complexe de pétrochimie avec la firme coréenne Daelim.

Le montant du projet avoisine les 20 milliards d’euros. Aujourd’hui, avec la chute des cours du pétrole, Sonatrach est contrainte d’abandonner ce projet et de chercher des substitutions, d’où sa volonté de reprendre ne serait-ce que l’unité d’éthylène.» D’autres interprètent l’acte de Sonatrach comme une opération de sauvetage du complexe Polymed. Ils expliquent : « Au mois de juillet dernier, le ministre de l’Energie et des Mines, en visite à Skikda, avait clairement déclaré que Polymed, sujet d’interminables déficits, devait être soit restructuré, soit fermé. Chacun sait que depuis l’arrêt de l’unité d’éthylène du CP1K, Polymed s’est retrouvé contraint d’importer des milliers de tonnes d’éthylène, un gaz très cher.

De 2012 à 2014, Polymed a importé l’équivalent de 50 000 tonnes d’éthylène. En 2015 seulement, il en a acheté 24 000 tonnes. Quand on sait que le prix de la tonne d’éthylène varie entre 1400 et 1800 euros, on comprend le gouffre dans lequel Polymed a été mis. Plus grave encore, une partie des quantités d’éthylène importées a été torchée dans l’atmosphère pour des considérations techniques et sécuritaires.»

Yes, we can !

En plus de la volonté de sauver Polymed, Sonatrach cherche également, selon les mêmes sources, à mettre fin à un autre problème, d’ordre purement écologique. « La mise à l’arrêt, en 2013, du CP1K coïncidait étrangement avec la mise en production du mégatrain GNL construit par KBR.

Ce mastodonte gazier s’est retrouvé contraint de brûler l’équivalent de 160 000 tonnes/an d’éthane, un gaz connu pour être un ennemi de la couche d’ozone. Si on avait pensé à préserver le CP1K, ces gaz auraient pu servir à produire de l’éthylène tout en préservant l’environnement…» Aujourd’hui, les travailleurs et les syndicalistes du CP1K applaudissent le désir de Sonatrach de reprendre l’unité d’éthylène du défunt CP1K.

« Nous ne pouvons aujourd’hui que saluer et appuyer la décision des responsables de Sonatrach de reprendre l’unité d’éthylène, même si nous n’oublions pas cet indélébile goût d’amertume que nous laisse la décision du démantèlent du CP1K», déclare Farès Meksen, responsable de la section syndicale.

Au sujet de la « faisabilité» de l’opération de réhabilitation de cette unité, d’anciens cadres du CP1K sont unanimes à répondre positivement. « Il faut savoir que 90% des installations de cette unité restent conformes.Sachez qu’en 2010, le CP1K avait acquis cinq fours dont trois sont encore sous emballage, sans parler d’un turbogénérateur de 18,6 mégawatts payé 5 millions d’euros et non mis en service. C’est vrai qu’on sera appelés à revoir des kilomètres de canalisations et l’instrumentation, mais cela n’est rien devant les avantages que sa remise en fonction drainera. C’est une décision courageuse qu’on doit saluer», témoigne un cadre à la retraite.
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Affaire du général Benhadid : Plus de 70 jours de détention sans acte de procédure

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Alors que le procès en appel de son fils s’ouvrira demain devant la cour d’Alger, le sort du général à la retraite Hocine Benhadid, incarcéré depuis plus de deux mois, n’est toujours pas connu. Ses deux avocats font part de leur inquiétude.
Condamné le 26 octobre dernier, par le tribunal de Bir Mourad Raïs, à une peine d’un an de prison avec sursis assortie d’une amende de
50 000 DA, pour détention d’arme à feu sans autorisation, le fils du général à la retraite Hocine Benhadid sera rejugé en appel demain au niveau de la cour d’Alger. Il avait été placé sous mandat de dépôt le 30 septembre dernier, au moment où son père faisait l’objet d’une arrestation musclée, opérée par de nombreux gendarmes qui l’attendaient sur l’autoroute.

Une arrestation qualifiée par ses avocats, Khaled Bourayou et Bachir Mechri, de « kidnapping», en raison des circonstances dans lesquelles elle a eu lieu. Déféré devant le parquet de Bir Mourad Raïs, l’ex-officier supérieur a été placé sous mandat de dépôt pour « participation à entreprise de démoralisation des troupes», en vertu de l’article 75 du code pénal, qui stipule : « Est puni de la réclusion à temps, de 5 à 10 ans, quiconque qui, en temps de paix, a participé en connaissance de cause à une entreprise de démoralisation de l’armée, ayant pour objet de nuire à la défense nationale.»

En clair, les propos tenus par l’ancien général sur les ondes d’une radio, qui émet sur le web, ont été jugés comme étant des faits qui relèvent du tribunal criminel. Toutes les demandes de mise en liberté provisoire, introduites par ses deux avocats et appuyées par un dossier médical, n’ont pas abouti. Elles ont toutes essuyé un rejet de la part de la chambre d’accusation.

Depuis le 30 septembre dernier, l’ancien commandant de la 8e Division blindée se trouve à l’infirmerie de l’établissement pénitentiaire. « Plus de deux mois après le début de l’instruction, aucun acte de procédure n’a été entrepris», déclare Me Khaled Bourayou. Il s’interroge sur la qualification des faits, « participation à entreprise de démoralisation de l’armée», en disant : « Une participation à une entreprise suppose qu’il y a d’autres personnes qui constituent celle-ci. Or, dans le dossier, il n’y a que Benhadid et les propos qu’il a tenus à travers un micro…»

Pour sa part, Me Bachir Mechri est formel : « Il n’y a rien dans le dossier. L’inculpation ne repose sur aucun argument puisqu’il est le seul à avoir fait des déclarations. Cela veut dire que l’affaire a un aspect politique et de ce fait, nous ne pouvons intervenir en nous basant sur le droit ou la loi.» Me Mechri n’y va pas avec le dos de la cuillère : « Plus de deux mois sans aucune décision, cela veut dire qu’il y a anguille sous roche. Il faudra peut-être espérer que celui qui est à l’origine de cette mise en action de la justice décide de faire marche arrière. Or, pour l’instant, c’est la détention qui est privilégiée.

Comment une affaire où il y a un seul inculpé et une seule inculpation, des déclarations à une radio, peut-elle rester en instruction durant plus de deux mois, sans qu’aucun acte de procédure ne soit décidé ?» Les deux avocats du général à la retraite expriment par ailleurs leur crainte d’une éventuelle dégradation de l’état de santé de leur client, pour lequel ils réclament un procès dans les meilleurs délais. Lire la suite

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Tomate industrielle : Spécialistes et agriculteurs débattent de la filière

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

C’est à l’initiative du groupe Amor Benamor, sous le haut patronage du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qu’une journée thématique dédiée à la filière tomate industrielle a réuni hier, dans la wilaya de Guelma, l’ensemble des acteurs de cette filière.
Une filière stratégique dont l’essor doit passer inéluctablement par « un rapprochement efficient entre producteurs et transformateurs», comme le soulignera Laïd Benamor, président du groupe Benamor, lors de son allocution de bienvenue, à une nombreuse assistance présente à la pépinière du groupe, sous un chapiteau dressé à l’occasion, dans la commune El Fedjoudj.

« Nous sommes venus discuter de la filière tomate industrielle et de la tomate en particulier. Après 30 années d’expérience et de travail, à ce jour, nous avons atteint 80% de nos besoins nationaux. Il faut briguer notre autosuffisance en passant, dans les prochaines années, de 80 à 100% et pourquoi pas exporter», se fixe comme objectif Laïd Benamor. Et de conclure : « Nous sommes sur un continent où nous disposons de trois saisons pour cultiver la tomate.» Il est vrai et vérifiable que la filière tomate industrielle en Algérie n’arrive toujours pas à décoller malgré les bonnes volontés.

Le cas du programme piloté, depuis l’année 2003, par le groupe Benamor avec l’adhésion des agriculteurs des régions ciblées à l’extrême est du pays (Skikda-Guelma-Annaba-El Tarf), révèle que les rendements sont en nette hausse. Sinon comment expliquer les longues files d’attente des camions aux portes des usines, notamment lors de la campagne précédente. Mais à entendre les experts, « il est impossible de gérer des milliers d’agriculteurs au cas par cas en quelques jours.

Il faut trouver des solutions». Un sentiment que beaucoup d’observateurs du secteur partagent. « Il faudrait allonger le temps de campagne à 90 jours, voire 120 jours», a dit Messaoud Chebbah, ingénieur agronome du groupe Benamor, lors de sa communication introductive. Et de conclure après un exposé très technique : « Pour ce faire, il faut introduire de nouvelles variétés de tomate. Il faut également généraliser la technique du goutte-à-goutte et optimiser la fertilisation.»

Ainsi, c’est à l’issue des travaux de cette journée qui a vu également des experts internationaux tels que Rémi Pecoult, ingénieur agronome venu de France, ex-responsable agricole de la Sonito (interprofession de la tomate française) dans une communication intitulée « Les clés d’une bonne organisation de la récolte», ou Yanik Mezzadri, ingénieur fondateur de Tomatoland, avec pour communication « L’usine au centre de l’optimisation de la campagne», se sont exprimés sur le sujet et ont donné des indicateurs qui viennent appuyer l’existence de potentialités avérées mais sous- exploitées en Algérie à tous les niveaux de la production et de la transformation de la tomate
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Comment les Emiratis veulent accaparer l’industrie du tabac

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Le dossier de création de cette nouvelle joint-venture, qui va priver la SNTA de revenus considérables, est actuellement bloqué au niveau des services du Premier ministre. Les raisons de ce blocage ne sont pas connues.
Prise de participation, création de joint-ventures et importations tous azimuts. Le fonds d’investissement émirati Arab Investors poursuit sa stratégie de monopole sur le marché des tabacs en Algérie. Et la prise de participation majoritaire dans la société algéro-émiratie (Staem), créée en 2002 avec la Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA) ne semble pas satisfaire les Emiratis.

Ils veulent pousser les autorités algériennes à créer une nouvelle société mixte qui sera chargée de commercialiser les produits des deux entreprises, à savoir Staem – qui produit des cigarettes de marques étrangères – et la SNTA. Le dossier de création de cette nouvelle joint-venture, qui va priver la SNTA de revenus considérables, est actuellement bloqué au niveau des services du Premier ministre.

Les raisons de ce blocage ne sont pas connues. Mais à la SNTA, des cadres pensent que le Premier ministre n’est pas convaincu de la proposition du ministre de l’Industrie, Abdessalem Bouchouareb. Surtout que, selon toujours les mêmes sources, ce dernier aurait demandé aux responsables de la SNTA de parapher le contrat sans passer par le conseil d’administration.

Pourquoi ? Nos sources ne donnent pas ce réponse, mais soupçonnent la volonté des autorités de ne pas ébruiter l’affaire.Avant de parvenir à cet accord, les Emiratis voulaient créer une autre joint-venture qui devait « absorber» la SNTA. Le projet d’accord prévoit la création d’une société mixte dans laquelle la SNTA serait majoritaire. Mais pour des raisons inconnues, il n’a jamais vu le jour.

Marché de dupes ?

La mainmise des Emiratis sur l’industrie du tabac en Algérie a commencé en 2002. Sous prétexte de faire barrage à la contrebande qui fait rage dans le pays, le gouvernement crée une société mixte entre des fonds émiratis et la SNTA. Lorsque la Staem entre en production en 2005, la société publique avait 60% des parts de marché. Aujourd’hui, elle n’en a que 24%, le reste du marché est donc pris par la Staem. Cette dernière produit plus d’un milliard de paquets de cigarettes alors que la SNTA, qui produisait 700 millions d’unités il y a dix ans, n’en a fabriqué que 500 millions en 2014 et finit l’année en cours avec moins de 400 millions de paquets.

L’écart entre les deux entités se situe sur le plan social. La Staem, qui n’emploie que 1000 personnes dans son usine de Bou Ismaïl, réalise un chiffre d’affaires de 45 milliards de dinars en 2014. Par contre, la SNTA, comptant 15 unités réparties sur l’ensemble du territoire national et réalisant un chiffre d’affaires de 22 milliards de dinars, verse des salaires à 4500 employés. Car, en plus des unités de production des différentes marques de cigarettes et de tabac à priser (chemma), la SNTA dispose d’unités de distribution à travers toutes les wilayas du pays.

Un service dont se passe la Staem qui s’appuie sur un réseau de grossistes privés pour écouler sa marchandise. Ce qui fait peur aux cadres et travailleurs de la SNTA est ce que certains dans l’entreprise qualifient de « concurrence déloyale». Ainsi, pendant que la SNTA achète sa matière première auprès de petits agriculteurs algériens, sa « concurrente» s’approvisionne en produits semi-finis auprès de fournisseurs européens et américains.

Son principal pourvoyeur étant l’américain Philip Morris qui a racheté, en 2014, 25% des parts émiraties de la Staem. Cette dernière fabrique d’ailleurs une partie de ses produits sous licence du cigarettier américain.Toutes ces transformations se sont produites en l’absence d’un syndicat qui n’exerce plus depuis au moins 2 ans. Ce qui fait craindre une privatisation de la société qui compte pourtant parmi les plus solides du pays. A noter que nos tentatives de joindre le président-directeur général de la SNTA, Charaf-Eddine Amara, ont été vaines.

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«La filière existe, mais ne remplit pas ses fonctions»

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

– Qu’en est-il de la filière tomate industrielle en Algérie et à Guelma en particulier ?

Ce que je peux vous dire, c’est que la filière tomate industrielle en Algérie existe depuis 1948. Depuis cette date, les superficies exploitées sont passées de 150 ha à 1800 ha à l’année 1970. Aujourd’hui, notre pays dispose de 26 000 ha de terre exploités pour la culture de la tomate. Nos capacités de transformation de l’année 1993 sont passées de 14 000 tonnes/jour à 22 000 tonnes aujourd’hui avec une vingtaine de transformateurs installés sur le territoire national approvisionnés par 6000 à 7000 agriculteurs.

Il faut noter que les wilayas de Guelma, El Tarf, Annaba et Skikda sont les régions à fort potentiel avec 24 000 ha, dont 4000 ha dans la wilaya de Guelma. La filière existe, mais elle ne remplit pas entièrement ses fonctions. Seul le contrat signé entre l’agriculteur et le transformateur instaure une certaine stabilité de la filière, notamment dans l’écoulement du produit et son prix. Nous pouvons et nous nous devons de repenser la filière en créant des coopératives. Il faut l’implication de tous.

– Pour une bonne production, la tomate est exigeante en eau, est-ce vrai ?

Dans l’irrigation des parcelles, 90% de nos agriculteurs utilisent la technique d’aspersion. Cette technique consomme trois fois plus d’eau que le goutte-à-goutte, soit 1 ha en aspersion équivaut à 3 ha en goutte-à-goutte. C’est vous dire le gaspillage ! Bien évidemment si nous introduisons d’autres espèces pour voir la durée de la campagne s’étendre à 120 jours au lieu de 45 jours, les choses changeront. Mais aujourd’hui, le constat est là, il nous faut la coopération des scientifiques, des universitaires et spécialistes pour introduire ces variétés. Lire la suite

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