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«Les tenants du système jouent sur la peur de l’instabilité»

Publié le 20/10/2015, par dans Non classé.

Après des années de tourmente et de division nées suite au décès de son chef historique, El Hachemi Cherif, le Mouvement démocratique et social (MDS) renaît de ses cendres. Lors du congrès de mai 2012, une direction collégiale a été élue. Hamid Ferhi est le coordinateur du bureau national. Dans cet entretien, il s’exprime sur des sujets d’actualité, sur la situation des partis de gauche et celle de son parti, le MDS.
– L’actualité nationale est marquée, ces dernières semaines, par des changements au sein d’importantes institutions, notamment le DRS. Quelle lecture en faites-vous ?

C’est la fin d’une époque, la fin de la génération de Novembre et, par conséquent, de la légitimité historique. En soi, c’est une bonne chose. Des générations n’ont pas eu accès aux hautes responsabilités. Et c’est une opportunité, une chance qui est donnée aux générations d’après-indépendance d’y d’accéder. Cependant, tous ces changements n’augurent pas de la fin de la police politique. L’arrestation d’activistes et le recours systématique à la détention préventive… sont des signes qui ne trompent pas.

– Pourtant, d’autres politiques parlent de luttes de clans. Partagez-vous ce constat ?

Quelles que soient les raisons qui amènent tel ou tel responsable à quitter ses responsabilités, les tenants de la thèse de « lutte de clans» préconisent en réalité qu’il y a des possibilités d’effondrement des institutions de l’Etat. Cela conforte les tenants du système qui jouent sur la peur et donc sur la démobilisation des citoyens. Le MDS pense, par contre, que l’Algérie est entrée dans une stabilité qui peut permettre à un courant patriotique et démocratique de structurer la société s’il s’en donne les moyens, c’est-à-dire mobiliser les citoyens autour de leurs préoccupations et des objectifs stratégiques d’un pays comme l’Algérie.

– Croyez-vous à la notion de l’Etat civil dont parlent les partisans de Bouteflika ?

L’Etat civil est une fumisterie. C’est le cheval de Troie de tous les islamismes et les rentiers du système. C’est la nouvelle formule trouvée pour contourner l’exigence d’un Etat démocratique, social, séparant le politique du religieux, assumant pleinement notre algérianité.

– Appelez-vous, comme le font certains partis, à des élections présidentielles anticipées ?

Le MDS se bat pour le changement total du système. Il se bat pour un Etat démocratique, un Etat des citoyens, un Etat qui sépare le politique du religieux, qui partage les richesses matérielles et immatérielles qu’il produit. Les élections ne sont qu’un moyen et dans les conditions actuelles, si elles se tenaient, elles seraient déterminées par les tenants du système.

– Les prix des hydrocarbures, seule entrée de devises du pays, ont chuté. Le gouvernement n’arrive pas à trouver la parade. Pourquoi, selon vous ?

Dès son retour aux affaires, Bouteflika a choisi de démobiliser la société, de généraliser la corruption avec un mot d’ordre : « Enrichissez-vous !» Il a continué la destruction de l’outil de travail (public et privé) en faveur des importateurs et de l’informel. L’amnistie fiscale en est une autre preuve. Dire qu’il n’a pas trouvé de parade, c’est le dédouaner. Seul un pouvoir qui représente les intérêts du travail peut mobiliser la société pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures. L’Algérie est un pays pauvre, même avec un baril à 100 dollars. C’est pour cela qu’il faut un pouvoir qui mobilise toutes les ressources du pays en faveur de la production, dont le facteur principal est l’éducation et la formation.

– L’éducation, la formation et une économie solidaire sont justement des thèmes phares des partis de gauche. Or, ce courant semble réduit à sa simple expression. Pourquoi, selon vous ?

Pour le MDS, la gauche n’est pas un ensemble de sigles. Ceux qui portent les intérêts les plus progressistes sont les courants de gauche. Aujourd’hui, tous ceux qui ont intérêt à l’investissement productif, qu’il soit public ou privé, à l’éducation de nos enfants, à une consommation sobre… sont les courants de gauche en opposition aux forces qui représentent la spéculation, l’informel, l’import/import…

– Vous pensez donc que le courant de gauche a toujours sa place ?

Absolument ! Ce qui se passe dans le monde en est la preuve. « Travailler plus pour gagner plus» a montré la duplicité des pouvoirs soumis à la finance mondiale ; exactement comme ceux qui taxent les Algériens de fainéants alors que notre jeunesse fait des « miracles» dans les pays qui l’accueillent.

– Mais pourquoi ne pas créer une alliance entre tous ces sigles de gauche ?

Pour le MDS, la classe politique algérienne est obsolète. Elle fonctionne comme des appareils en soi, mais pas au service de la société. Cela donne le spectacle peu reluisant d’alliances contre-nature qui finissent par décourager toutes les bonnes volontés. Cependant, cela n’empêche pas des contacts avec plusieurs formations de gauche.

– Vous considérez, donc, la CLTD comme une alliance contre-nature ?

Je ne connais pas plus « contre-nature». Une alliance qui propose au pouvoir de se défaire sans dire ce qu’on mettra à la place est le comble de l’irresponsabilité. Les seuls gagnants dans ce type d’alliances sont les tenants de la régression.

– Comment expliquez-vous le retour des anciennes figures terroristes sur la scène publique ?

Cela n’est possible que pour servir l’agenda du système, que ce soit quand la Présidence invite Madani Mezrag comme « personnalité nationale», lorsque Hamadache apostasie les Algériens ou quand des partis politiques donnent aux anciens terroristes du FIS une tribune. Les islamistes ont depuis longtemps perdu l’initiative, d’où leur opportunisme à coller à toutes les initiatives pour continuer à exister. C’est le cas de la réconciliation nationale qui laisse la porte ouverte aux assassins de djounoud et la volonté de sa constitutionnalisation en lieu et place de la résistance du peuple algérien sans laquelle Novembre serait enterré.

– Souhaitez-vous toujours une alliance des Républicains ?

Le MDS travaille pour un front intérieur – opposition et pouvoir – qui garantisse la stabilité du pays, capable de mener les réformes arrivées à maturité : régler la question identitaire en officialisant tamazight, consacrer l’algérianité en arrêtant d’utiliser la religion à des fins politiques et en exploitant toutes les richesses colossales pour un développement durable, où le citoyen serait au centre. Il faut revenir aux fondamentaux de la Lire la suite

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22 ans déjà !

Publié le 20/10/2015, par dans Non classé.

Sbah el kheir papa…

Accompagné d’une larme, d’un baiser et d’un sourire,
22 ans d’absence, de manque et de douleurs,

22 ans que je vois Salima porter ta robe de chambre chaque soir,
22 ans que je vois ta photo sur la table de nuit de Farah,

22 ans que j’entends Mama nous dire que la balle est dans notre camp,
22 ans que tes fidèles amis sont toujours présents, nous suivent, nous conseillent, nous guident, nous écoutent, nous protègent, nous encouragent, nous consolent, nous prennent dans leurs bras et pleurent encore ton absence ; il y a aussi ceux qui refusent encore aujourd’hui de regarder ta photo, ils disent que pour eux tu es en voyage et c’est tout. Cette année fut particulière pour tes filles, une année de réflexion, de remise en question et de doute.

Et lorsqu’arrive le 14 octobre, arrive avec lui le moment du constat. Qu’avons-nous fait pour toi cette année ? Qu’avons-nous accompli ? Avons-nous fait les bons choix ? Avons-nous été à la hauteur ?

Et Mama dans tout ça ? Elle qui ne t’écrit plus, qui ne s’exprime plus mais qui vient très souvent te voir ?

Elle reste observatrice, sans un mot, j ai l’impression qu’elle a pratiquement perdu son sourire et sa joie de vivre, je ne les retrouve que durant la présence de tes petits-enfants. Ces petits-enfants quand ils passent devant ton portrait disent : « Jedou Mostfa.» J’aurais espéré que tu leur fasses connaître et aimer Oued Ezhor, comme tu l’as fait avec nous ; que tu les mettes sur tes genoux pour leur faire apprendre l’hymne national ou encore leur chanter Oum Keltoum.

Je le ferai papa, je les emmènerai là-bas, tout en étant en haut de la colline de Beni Fergane, en criant haut et fort… Ya si Mouhamed yaaaw, ya Ben Abada yaw…

Je t’aime papa Lire la suite

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Alger proteste, Paris regrette

Publié le 20/10/2015, par dans Non classé.

Alger proteste et Paris promet de travailler pour que « ce type d’incident ne se reproduise plus». La récurrence de la fouille au corps imposée aux ministres algériens dans les aéroports français, dont le dernier en date est celui de la Communication, Hamid Grine, a fini par susciter une sérieuse crispation des relations entre les deux pays.
Des rapports qui, pourtant, étaient au beau fixe depuis l’arrivée du président François Hollande au pouvoir en France, en 2012. Mais la lune de miel semble avoir pris fin depuis samedi dernier. En l’espace de quelques heures, la polémique a enflé. Les autorités algériennes ont protesté officiellement, en convoquant, au siège du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié. En effet, le directeur général du protocole au MAE a signifié au diplomate français « le caractère inacceptable du traitement réservé à un ministre de la République», tout en lui rappelant que cet épisode malencontreux n’est pas le premier du genre, puisque deux cas similaires avaient été enregistrés par le passé.

Relevant que Hamid Grine, ministre de la Communication a fait l’objet d’une fouille, en dépit de son statut de membre du gouvernement, détenteur, de surcroît, d’un passeport diplomatique et transitant par un salon réservé aux personnalités officielles, le responsable du MAE a notifié à Bernard Emié « le mécontentement des autorités algériennes». Selon le même communiqué, « cette attitude est contraire aux usages diplomatiques, qui sont en inadéquation flagrante avec la qualité des relations entre l’Algérie et la France et l’ambition partagée des deux pays de les hisser au niveau de partenariat d’exception».

De ce fait, ajoute la même source, il a été demandé à l’ambassadeur d’indiquer à son gouvernement « qu’il est nécessaire que toutes les mesures adéquates soient prises afin que de tels incidents inacceptables ne se reproduisent plus à l’avenir». La réponse française est intervenue hier. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères et du Développement international, Romain Nadal, a indiqué concernant la fouille de responsables algériens dans les aéroports français qu’il s’agit « d’incident particulièrement regrettable».

« Nous travaillons avec le ministère de l’Intérieur et la direction du groupe Aéroports de Paris pour que ce type d’incident particulièrement regrettable ne se reproduise plus», a déclaré Romain Nadal. Le représentant du Quai d’Orsay réitère « l’attachement de son pays à faciliter les démarches et déplacements en France des hautes personnalités étrangères». La réaction du Quai d’Orsay mettra-t-elle fin à la polémique ?
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Boumerdès : Les souscripteurs AADL ne décolèrent pas

Publié le 20/10/2015, par dans Non classé.

Des dizaines de citoyens ayant souscrit aux programmes AADL 2001-2002 inscrits au profit de la wilaya de Boumerdès ont observé une marche hier pour dénoncer les retards dans la réalisation de leurs logements. « 14 ans barakat !», « AADL 2001-2002 Boumerdès taux de travaux 0 à 5%», « On en a assez des fausses promesses», a-t-on lu sur certaines pancartes brandies par les manifestants.
La marche a eu lieu à partir de l’unité locale de l’AADL jusqu’à la direction du logement. « Cela fait 15 ans que nous avons payé la première tranche, mais la plupart des projets de logement qui nous sont destinés ne sont pas encore entamés», dénoncent des souscripteurs. Selon nos sources, la wilaya a bénéficié de 8000 unités AADL, réparties sur les plus grandes daïras de la région. Néanmoins, hormis le projet des 700 logements de Khemis El Khechna dont le taux d’avancement a atteint 20%, les programmes inscrits à Boumerdès (800), Bordj Menaïel (1500), Naciria (2900) sont toujours au point mort. Cela malgré la désignation des terrains devant les abriter et l’octroi des marchés de gré à gré à des entreprises chinoises.

Outre les retards dans la réalisation, les souscripteurs s’élèvent contre l’opacité qui a entouré récemment l’opération de livraison de 24 appartements sur les 93 réalisés à Boumerdès depuis deux ans. « Nous demandons l’affichage des noms des bénéficiaires et la réaffectation de tous les appartements (300 environ) qui sont inoccupés au niveau des cités AADL de Tidjellabine, Zemmouri et Corso. Nous voulons que ces logements soient octroyés à ceux qui sont dans le besoin, pas aux spéculateurs et ceux qui vont les revendre après», tempête un père de famille, qui vit chez son beau-père depuis trois ans.

Interrogé la semaine dernière sur ce problème, le directeur de l’unité locale de l’AADL précise que les appartements vides sont objet de litige avec les attributaires. « Ces derniers auraient été rayés de la liste des bénéficiaires en 2009 et poursuivis en justice, car la plupart d’entre eux avaient déjà obtenu une aide au logement de la part de l’Etat», justifie-t-il. Une réponse qui ne convainc pas les souscripteurs qui, eux, parlent d’un vaste trafic et de non-respect des critères d’éligibilité au logement AADL. Lire la suite

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Relance du cinéma : plaidoyer pour l’ouverture de multiplexes

Publié le 20/10/2015, par dans Non classé.
Relance du cinéma : plaidoyer pour l'ouverture de multiplexes
TIZI-OUZOU – L’ouverture de multiplexes est l’une des conditions pour la relance du Cinéma algérien, ont souligné lundi à Tizi-Ouzou les participants à une conférence débat sur les « conditions de relance du cinéma algérien ». Lors de cette conférence organisée dans le cadre de la 14eme édition du festival culturel national…

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M’sila : Un réseau de trafic de véhicules utilitaires démantelé à Sidi Aissa

Publié le 19/10/2015, par dans Non classé.

Les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daira de Sidi Aissa, (100 km à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de M’sila), ont démantelé il y a quelques jours, un réseau composé de plusieurs personnes, spécialisé dans le trafic de véhicules utilitaires, a-t-on appris de sources sûres.

Selon nos sources, les investigations des policiers ont abouti à l’arrestation du  » cerveau » de ce réseau, le dénommé, H.M, âgé d’une trentaine d’années. Ce dernier, a été présenté devant le procureur de la république près le tribunal de Sidi Aissa, qui a ordonné sa mise sous mandat de dépôt.

L’enquête des services de la police judiciaire se poursuit, précise une source policière. L’accusé, gérant d’une société de distribution de produits alimentaire basée à Alger, loue des fourgons, de marque Renault Master auprès des particuliers, dont la plupart, ont acquis ces véhicules dans le cadre du dispositif de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ).

Le mis en cause déposait des plaintes pour vol de véhicules, alors que, précise les mêmes sources, ces véhicules seraient acheminés vers d’autres wilayas pour être probablement revendus en pièces détachées.

L’enquête des services de police est toujours en cours, a précisé la même source, soulignant au passage que d’autres personnes mises en cause dans cette affaire de trafic de véhicules sont en fuite.

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