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Commerce : Fermeture du plus grand marché informel de gros

Publié le 17/01/2016, par dans Non classé.

C’est le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, qui l’a annoncé hier. Le plus grand marché informel de gros des produits alimentaires va être fermé. Il se trouve à Gué de Constantine (ex-Semmar).
Ce marché informel va être transféré vers un autre site plus approprié qui sera soumis au contrôle de l’Etat. Autrement dit, il rentrera dans le circuit formel du commerce de gros. Le ministre du Commerce, qui s’est exprimé lors d’une rencontre avec des commerçants activant dans ce marché, au siège de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), a précisé que cette décision répondait aux « revendications légitimes» des commerçants qui exercent leur activité dans des conditions difficiles.

« Notre rencontre vise à examiner le projet de réalisation d’un nouveau marché où toutes les conditions seront réunies pour l’exercice de cette activité», a ajouté le ministre annonçant sa visite, dans quelques jours, à ce marché créé il y a environ une vingtaine d’années et, depuis, s’est élargi anarchiquement. Le site du nouveau marché sera bientôt défini par les autorités locales pour examiner ensuite les questions liées au financement et autres. Quelque 800 commerçants exercent dans ce marché qui offre plus de 20 000 emplois, selon les données de l’UGCAA. La capacité d’accueil du nouvel espace commercial sera de 1000 locaux, a fait savoir le ministre, précisant qu’il s’agira d’un marché de dimension internationale, vu qu’une partie des produits sera destinée à l’exportation.

La plupart des grossistes des fruits et légumes ou de produits alimentaires exercent dans l’informel, d’où l’importance de créer un nouvel espace pour une meilleure organisation du secteur aux plans du contrôle, l’approvisionnement et la régulation. M. Belaïb a rappelé que huit marchés de gros des fruits et légumes étaient en cours de réalisation, dont deux seront réceptionnés cette année. Le secrétaire général de l’UGCAA, Salah Souilah, a indiqué, pour sa part, que le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait approuvé, lors de leur rencontre la semaine écoulée, le projet revendiqué depuis des années par l’UGCAA. La réalisation du nouveau marché ne devrait pas excéder un délai de six mois, a-t-il ajouté. Pour ce qui est de la hausse des prix de certains matériaux de construction dont le ciment et le rond à béton, le ministre a évoqué la mise en application des licences d’importation ainsi que l’arrêt technique de trois cimenteries prévoyant une stabilisation prochaine des prix. Lire la suite

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Deux victimes algériennes dans l’attentat de Jakarta

Publié le 17/01/2016, par dans Non classé.

Deux ressortissants algériens figurent parmi les victimes de l’attentat terroriste qui a frappé jeudi la capitale indonésienne, Jakarta. Ils ont été identifiés, a indiqué le ministère des Affaires étrangères (MAE).
Il s’agit de Amer-Ouali Tahar, né le 24 juillet 1946 à Ogdal (w. de Tizi Ouzou), fils de Mohamed et de Amer-Ouali Tassadit, immatriculé auprès du consulat général d’Algérie à Montréal, qui était également détenteur de la nationalité canadienne et qui est décédé, et son frère Amer-Ouali Mourad, né le 8 octobre 1971 à Aïn Ouessara (w. de Djelfa), qui lui est blessé et est toujours hospitalisé à Jakarta.
Le MAE a mis en place une cellule de veille.

Par ailleurs, le département de Ramtane Lamamra a rassuré qu’aucun ressortissant algérien ne figure pour le moment parmi les victimes des attaques terroristes perpétrées vendredi et hier à Ouagadougou. « Suite aux attaques terroristes qui ont ciblé plusieurs lieux dans la capitale burkinabé, Ouagadougou, le ministère des Affaires étrangères informe qu’aucun ressortissant algérien ne figure pour le moment parmi les victimes», a précisé le MAE dans un autre communiqué rendu public hier. Le centre de veille et de gestion des crises « est en contact permanent avec l’ambassade d’Algérie à Ouagadougou pour suivre de près l’évolution de la situation sur place», a ajouté le communiqué.

L’Algérie a condamné avec « la plus grande vigueur» ces attaques terroristes, en exprimant sa solidarité avec les familles des victimes ainsi qu’avec le gouvernement et le peuple burkinabés. Aussi, l’Algérie a condamné l’attaque meurtrière menée par le groupe terroriste shebab contre une base de la Mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom) qui a coûté la vie à plusieurs soldats kényans, a indiqué hier un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

« L’Algérie réitère son soutien au gouvernement somalien et à l’Union africaine dans leurs efforts pour la stabilisation de ce pays frère et l’éradication du fléau terroriste», a ajouté le même communiqué. Au moins 50 soldats kényans ont été tués vendredi matin dans cette attaque lancée par le groupe shebab contre une base de l’Amisom. Lire la suite

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Encore une Constitution transitoire…

Publié le 17/01/2016, par dans Non classé.

Les Algériens, inquiets des augmentations de prix de ce début d’année, reçoivent le projet de Constitution qui vient d’être transmis au Conseil constitutionnel, en se demandant si les avancées ostentatoires et obligées en matière de droits et libertés amélioreront réellement les conditions démocratiques générales et leur donneront les moyens de s’assurer une vie digne. Avec plus de 100 amendements, le pouvoir leur paraît toujours plus soucieux de se légitimer, de neutraliser des adversaires et d’obtenir des ralliements que d’apporter une réponse durable au besoin de changement radical.

Des progrès quantitatifs, arrachés au prix de luttes héroïques, sont perceptibles dans différents domaines, même s’ils sont de portées et d’ampleurs différentes. Ils demeurent cependant tous conditionnés par des conceptions hégémoniques qui constituent la matrice idéologique du pouvoir depuis l’indépendance. Les recompositions internationales et les besoins nationaux posaient pourtant l’exigence d’aller vers un changement qualitatif et une deuxième République, démocratique et sociale.

Lors de la présentation de l’avant-projet de la Constitution, Ouyahia affirmait soupçonner la société de semer l’anarchie. La démocratie apaisée telle que conçue par Bouteflika n’impulse donc pas de changement décisif dans le rapport entre l’Etat et la société. L’arbitraire amène ainsi à constitutionnaliser le concept de fitna qui culpabilise la société et à imposer la réconciliation nationale plutôt que de consacrer la résistance au terrorisme islamiste et reconnaître le sacrifice de centaines de milliers d’Algériens, civils et militaires. La souveraineté de cette nation, suspecte aux yeux du pouvoir, est même remise en cause par l’article 178 qui lui interdit de réécrire certains articles de la Constitution.

La nation doit pourtant être la loi. Elle doit fonder l’ordre politique, car c’est la condition de l’unité de l’Etat et de la nation.
La formulation de l’identité nationale relève elle aussi d’une démarche quantitative en droite ligne des conceptions hégémoniques du pouvoir. Il faut se féliciter que tamazight soit consacrée langue nationale et officielle, c’est le fruit d’un long combat, même si l’arabe est promu langue officielle d’Etat et si l’islam est toujours confisqué par l’Etat, malgré l’affirmation de la liberté de culte qui ne peut prendre tout son sens que par la séparation du politique et du religieux. Le pouvoir tourne ainsi le dos à l’exigence de consacrer l’algérianité.

Il envisage encore l’identité nationale non comme une synthèse singulière, mais comme une addition de différentes composantes dont il s’agit uniquement d’aménager les quantités et les rapports en les hiérarchisant.

Le principe représentatif et celui de séparation des pouvoirs sont eux aussi maintenus sous tutelle. Le régime semi-présidentiel est légèrement rééquilibré, mais le chef du gouvernement qui préside le Conseil des ministres ne peut mettre en œuvre qu’un programme d’action dans le cadre du programme du Président. Pour le nommer, ce dernier n’a qu’à consulter la majorité parlementaire en disposant toujours du droit de dissoudre l’APN et d’un véritable droit de veto à travers le tiers bloquant au Conseil de la nation. La multiplication des conseils dans différents domaines et pour différentes catégories de la société ne pallie pas le déficit de représentation, même si elle permet d’associer de nouvelles énergies à la gestion de l’Etat.

Si la Constitution renforce les droits de l’opposition parlementaire, les forces vives sont acculées à se transformer en lobbies sans pouvoir concourir de manière autonome à la formation de la volonté politique du peuple. Et même s’il concède une instance indépendante de surveillance des élections pour garantir la sincérité du vote, le pouvoir écorche l’idée même de représentation en n’affirmant pas le principe de liberté de candidature pourtant à la base d’une représentation indépendante. Il durcit même les conditions en interdisant aux citoyens non-résidents en Algérie de postuler à la Présidence.

En vérité, la notion d’Etat de droit est vidée de son contenu démocratique, tandis que les droits et libertés consacrés par la Constitution sont tous soumis à la loi alors qu’ils devraient s’imposer à elle. Le régime déclaratif devrait se substituer à celui d’agrément en matière d’organisation et d’activité démocratiques. Les principes ne devraient pas être bornés, comme c’est le cas de la parité limitée au domaine de l’emploi. Les mesures transitoires ne devraient pas retarder la mise en œuvre des droits comme celui de saisir le Conseil constitutionnel pour une exception d’inconstitutionnalité.

Tous les droits sociaux devraient être opposables à l’Etat. Ils ne devraient surtout pas être remis en cause en inscrivant dans la Constitution les choix néolibéraux du pouvoir qui n’hésite pas ainsi à affirmer une idéologie d’Etat. L’islamisme et la classe politique nihiliste savent que ce qui compte pour eux, c’est le maintien du caractère despotique national-libéral de l’Etat.

C’est d’ailleurs avec ses instruments et son personnel politiques que Bouteflika compte rapidement traduire dans la loi les dispositions introduites dans la Constitution. Les partisans de l’Etat théocratique font donc de la surenchère contre tamazight et sur une pseudo-dérive séculière en sachant que même s’ils perdaient la bataille, ce ne serait pas une défaite définitive tant que leur présence dans les institutions est assurée. Ils peuvent être d’autant plus rassurés que de larges pans de l’opposition démocratique considèrent que cette révision est une diversion et se dispense de tout travail de clarification.

Sans négliger ce qui peut faire avancer la cause de la démocratie, à partir d’acquis partiels, intermédiaires, mêmes limités, le MDS tient, quant à lui, à rappeler les leçons de l’expérience : on ne peut indéfiniment usurper les luttes et résistances de la société. Elle exigera toujours des garanties de mise en œuvre du futur texte constitutionnel. Elle posera toujours la question essentielle du changement au sein des institutions et de la base socioéconomique de l’Etat.

Les questionnements s’accumulent et les luttes s’engagent déjà, comme c’est le cas autour de l’officialisation de Yennayer. Ce processus finira par cristalliser au plan politique et permettra de résoudre les contradictions et les inconséquences de cette Constitution, afin d’aborder les changements fondamentaux dont a besoin le pays. Le MDS appelle les forces républicaines et démocratiques conséquentes à s’organiser et à s’unir pour préparer cette alternative.

Alger, le 14 janvier 2016 Le bureau national du MDS

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Hanoune appelle à se préparer pour «le grand jour»

Publié le 17/01/2016, par dans Non classé.

Acculée, Louisa Hanoune a décidé de passer à l’offensive.
Un temps sonnée par la virulence des attaques, dans lesquelles ses proches étaient accusés d' »enrichissement personnel» et par le lancement d’un mouvement de redressement dirigé par le député et membre du bureau politique, Salim Labatcha, qui dans une lettre ouverte notait la « détérioration de la situation interne» de sa formation politique et sa transformation en une « propriété privée», Louisa Hanoune a décidé de réagir en deux temps.

D’abord tuer dans l’œuf la tentative du député Labatcha en l’accusant de participer à « une opération criminelle et mafieuse visant le parti» et d’être « l’outil de membres du CC du FLN et celui d’un ministre du gouvernement affilié au RND».

La radiation de Labatcha a été prononcée lors du comité central des 8 et 9 janvier. Mais également par un redéploiement du parti à travers le territoire national au moment où le Parti des travailleurs (PT) est en première ligne contre « l’oligarchie» et pour la sauvegarde de la « souveraineté nationale».

« Dorénavant, tous les samedis, le parti va organiser un meeting à travers le pays», a averti Louisa Hanoune, qui considère que « l’Algérie est en état d’alerte maximum» et que « le pays va traverser une zone de très forte turbulence».

Meeting à travers le pays tous les samedis

Car pour la première responsable du parti, la loi de finance (LF) 2016 pousse le pays « vers un point de rupture», alors que la situation est insoutenable. « Même en Egypte et en Tunisie avant la chute des présidents Moubarak et Ben Ali, ils n’ont pas atteint un tel seuil», s’est écriée la leader du PT qui souligne que d’autres mesures pour sortir de la crise sont envisageables, comme la rupture de l’Accord d’association signé avec l’Union européenne qui « coûte plus qu’il ne rapporte à l’Algérie», mais également le prélèvement d’un impôt sur la fortune des 5000 « multimilliardaires» et le recouvrement des 90 milliards de dinars de crédits colossaux détenus par les « copains et les coquins». D’autant que la LF n’est pas un texte sacré et qu’elle peut être modifiée par une loi de finances complémentaire.

Durant son intervention, Louisa Hanoune s’en est pris une nouvelle fois à Ali Haddad, au moment où le président du Forum des entreprises (FCE) a sollicité un crédit de 180 milliards de dinars à la BNA, avec pour garantie ses 830 marchés publics.

« Pourquoi n’a-t-il pas présenté son hôtel en Espagne et ses nombreux biens à l’étranger, comme garanties ?», s’est demandée la secrétaire générale du PT. « Cela se passe au moment où une violente crise financière, économique et sociale menace la stabilité du pays. Est-ce qu’on va se taire devant ces dérapages et ces prédations», s’est-elle interrogée. « On réserve l’austérité à la majorité du peuple, les travailleurs, les cadres, et on donne plus de cadeaux à la minorité», a jugé Louisa Hanoune qui a averti « contre le danger de somalisation» qui guette le pays. « Nous ne permettrons pas le retours des bachaghas», a-t-elle averti.

Par ailleurs, lors de son discours, Louisa Hanoune est revenue sur la révision de la Constitution. La responsable du PT pense que la saisine du Conseil constitutionnel n’a plus « aucun sens», puisque le communiqué du Conseil des ministres a précisé que ce projet passera par le Parlement. Une décision qui place le peuple devant une situation de fait et qui remet en cause les engagements du président Bouteflika qui avait assuré, en 2011, qu’il recourrait au peuple pour faire adopter la révision de la Constitution.

« Qui a peur du peuple pour ne pas lui permettre de donner son avis ?», s »insurge Louisa Hanoune qui n’exclut pas un rejet de la population de la loi et des conséquences qui pourraient en découler. « Nous devons nous préparer au rejet de la LF et de la mafia et transformer cette force populaire en prévision du grand jour», s’est-elle exclamée. Lire la suite

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La Russie envisage de vendre 20% de Rosneft

Publié le 17/01/2016, par dans Non classé.

Le monde du pétrole continue d’être chamboulé par la poursuite de la dégringolade des cours de pétrole.
Après l’annonce d’une possible introduction en Bourse de la société pétrolière saoudienne, Saudi Aramco, c’est au tour du géant pétrolier russe Rosneft dont la vente d’une partie de ses participations est désormais envisagée par le gouvernement russe. Ce dernier, qui cherche à compenser la baisse des recettes budgétaires en raison de la crise économique, envisage de vendre 19,5% de ses parts dans Rosneft, première compagnie du pays, a annoncé hier le ministre russe des Finances, Anton Silouanov. « Nous devons prendre une décision maintenant pour trouver de l’argent.

Dans un premier temps, nous parlons d’un paquet qui devait être vendu depuis quelques années déjà, c’est 19,5% de Rosneft», a affirmé Anton Silouanov, interviewé par la chaîne de télévision publique Rossiya1. La Russie possède actuellement près de 70% de Rosneft, qui représente 40% de la production russe d’or noir, mais avait mis en vente dès 2013 ces 19,5% avant que le gouvernement russe ne revienne sur sa décision. Anton Silouanov avait affirmé cette semaine que le gouvernement était à la recherche de nouvelles entrées budgétaires, notamment avec des privatisations qui pourraient rapporter 1000 milliards de roubles en deux ans (12 milliards d’euros).

Le budget 2016 a été bâti sur un baril à 50 dollars avec un déficit de 3% du PIB, limite que le président Vladimir Poutine a ordonné de ne pas franchir. Pour le ministre russe, il faudrait un baril à 82 dollars pour l’équilibrer et si le déficit est resté contenu à 2,6% l’an dernier, cette année s’annonce plus difficile. « Le prix du pétrole a atteint 25% de ce qu’il était avant.

Nous devons construire le budget de l’Etat avec cette nouvelle réalité, a noté Silouanov, ajoutant que les banques publiques Sberbank et VTB Bank pourraient aussi être concernées par une privatisation. Alors que la Russie possède encore un matelas de sécurité grâce à ses réserves, estimées à la fin de l’année à 8300 milliards de roubles (97 milliards d’euros au taux actuel), Anton Silouanov a mis en garde en revanche contre un aggravement de la situation. « Nous pourrions manger nos réserves si nous ne prenons pas d’autres mesures, a-t-il déclaré. Preuve que la crise des prix du pétrole est profonde et durable, la société pétrolière saoudienne, Saudi Aramco, a annoncé la semaine passée qu’elle envisageait une introduction en bourse pour renflouer ses caisses et surtout celles du royaume. La société, assise sur près de 15% des réserves de pétrole de la planète, est à la peine alors que le baril est au plus bas depuis 2004. Lire la suite

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Le RCD dénonce la «violence des droits de la défense»

Publié le 17/01/2016, par dans Non classé.

Dans un communiqué rendu public hier, le RCD considère que la procédure réglementaire n’a pas été suivie dans l’instruction de cette affaire, affirmant ainsi que « l’institution judiciaire vient, encore une fois, d’être instrumentalisée».
« Le 12 janvier 2016, après six mois d’une totale léthargie, le juge d’instruction près le tribunal de Berriane rend une ordonnance de transmission des procédures diligentées par-devant le procureur général de la cour de Ghardaïa, et ce, pour renvoi par-devant le tribunal criminel à l’encontre de Nacer Eddine Hadjadj et de Nour Eddine Kerrouchi, cadres du RCD», écrit le parti de Mohcine Belabbas qui énumère une série d' »anomalies» relevées par le collectif des avocats dans le déroulement de l’instruction.

Le RCD fait état ainsi du fait que l’instruction criminelle soit « clôturée de manière expéditive et sans l’accomplissement d’aucun acte d’investigation». Ce que ce parti de l’opposition qualifie de « violation des règles légales élémentaires en la matière». Le RCD poursuit dans son « réquisitoire» en soulignant que « le juge d’instruction en charge du dossier n’a pas instruit à décharge, se limitant à cautionner tous les chefs d’inculpation dictés par le réquisitoire aux fins d’informer du procureur de la République. A cela s’ajoute l’omission des actes de procédure en matière d’instruction criminelle». En plus clair, le RCD affirme qu’il n’y a pas eu une « enquête sociale et de moralité des détenus ni un examen par un médecin psychiatre ni encore moins un interrogatoire récapitulatif».

Le RCD dénonce également le fait que le collectif d’avocats qu’il a mis en place pour assurer la défense de ses militants n’ait pas pu accéder à la totalité du dossier. Il déplore des « manquements à la loi relatifs à la procédure pénale ainsi qu’une énième entorse aux droits de la défense».

« En effet, a précisé cette formation politique, jusqu’à aujourd’hui, le collectif d’avocats n’a pas été légalement avisé de cette ordonnance du juge d’instruction. Il n’a pu aussi avoir accès à l’intégralité du dossier, sans compter les entraves récurrentes quant à la délivrance d’un simple permis de communiquer avec leurs clients qui, depuis novembre, ont été transférés à l’établissement pénitentiaire d’El Goléa distant de plus de 300 km du tribunal où s’effectue l’instruction», est-il souligné dans le même communiqué.

Le RCD regrette que « tous les efforts du collectif en vue d’assainir ces questions de procédure avec le juge chargé des dossiers sont restés vains, ce dernier n’étant jamais à son poste».

La situation des deux détenus concernés par cette affaire inquiète également ce parti qui dénonce un traitement « en violation des actuelles dispositions constitutionnelles». Selon le RCD, « Nacer Eddine Hadjadj (ex-P/APC de Berriane) risque la cécité parce qu’abusivement privé d’un examen médical par un médecin spécialiste. Nour Eddine

Kerrouchi, quant à lui, est écarté de la liste des candidats au baccalauréat en dépit du fait qu’il a présenté une demande régulière et en temps opportun». Pour ce parti, cela « indique clairement que l’institution judiciaire n’obéit toujours pas aux lois en vigueur».
« De ce point de vue, poursuit le RCD, le sort des annonces tapageuses sur de meilleures garanties des droits de la défense et de ceux des détenus que contiendrait le projet de révision de la Constitution est déjà scellé.» Autrement dit, le RCD ne croit plus à la consécration de l’Etat de droit par la « future Constitution».
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