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Ressources en eau : Les barrages remplis à 70% selon Nouri

Publié le 18/01/2016, par dans Non classé.

La politique gouvernementale veut élargir les superficies agricoles irriguées afin d’assurer la sécurité alimentaire de l’Algérie.
Le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelwahab Nouri, a estimé, hier à Alger, en marge d’une rencontre nationale des cadres en ressources en eau et de l’environnement, à 70% le taux de remplissage des barrages avec un volume de stockage de 4,6 milliards de mètres cubes, ce qui peut suffire, selon lui, aux besoins au moins « pour une durée de 2 ans». « En général, les apports interviennent entre janvier et mars. Ce n’est qu’après cette période, marquant la fin de l’hiver, que nous pourrons évaluer avec précision la situation», explique M. Nouri.

Cependant, il insiste pour que les Algériens adoptent un autre comportement vis-à-vis de cette ressource vitale qui n’est pas inépuisable pour son utilisation rationnelle, en d’autres termes éviter les gaspillages. Selon les statistiques officiels, un Algérien consomme en moyenne 175 litres d’eau potable par jour et n’en boit que 2 litres environ. Ainsi, un lave-linge utilise 80 litres d’eau, une douche 45 litres et une chasse d’eau 10 litres sans oublier l’eau consommée pour l’agriculture et l’industrie.

L’Algérienne des eaux alimente en eau potable 3,8 millions de clients, soit 22,6 millions d’habitants, répartis sur 874 communes et 44 wilayas. Les fréquences moyennes sont comme suit : 75% des usagers reçoivent de l’eau au quotidien, dont 45% en H24, 16% sont desservis un jour sur deux et 9% sont desservis un jour sur trois et plus.

Le ministre a signalé aussi qu’au niveau national, 166 stations d’épuration sont déjà en exploitation. Il a avoué que la chute des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux a eu des répercussions négatives sur la fiscalité pétrolière et a entraîné du coup une réduction de nos recettes en devises de 70% comparativement aux années précédentes. Cette délicate situation économique a poussé le gouvernement à revoir son programme de développement en préservant les projets prioritaires et à différer ou geler les projets secondaires. « Malgré cela, le secteur des ressources en eau et de l’environnement est considéré parmi les secteurs stratégiques : plusieurs projets ont été retenus dans le cadre de la loi de finances 2016», a ajouté M. Nouri.

Par ailleurs, il s’agit « d’élargir les superficies agricoles irriguées afin d’assurer la sécurité alimentaire de l’Algérie, de diversifier la production agricole locale diminuant ainsi la facture d’importation du pays». Dans ce contexte, une superficie irriguée de 143 000 ha est en cours de concrétisation à travers le pays, une opération qui s’inscrit dans le cadre du programme présidentiel visant à élargir les superficies irriguées à un million d’hectares. Le ministère des Ressources en eau et de l’Environnement a réalisé 25 000 ha à ce jour à travers plusieurs wilayas du pays.

S’adressant aux cadres, le ministre a exigé d’eux d’être plus entreprenants dans le suivi des projets en cours, car il a constaté lors de ses déplacements dans certaines régions « un relâchement, voire un laisser-aller», ajoutant que la dépénalisation de l’acte de gestion a permis de réhabiliter les responsables qui ont été poursuivis pénalement dans un passé récent et dont certains ont même été emprisonnés.
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Soulagement et satisfaction des agriculteurs

Publié le 18/01/2016, par dans Non classé.

Les précipitations enregistrées ces dernières 48 heures dans les régions est et centre du pays sont, de l’avis des agriculteurs, bénéfiques.
Le sourire et la joie se lisaient sur les visages des quelques agriculteurs rencontrés hier devant la Chambre d’agriculture de la wilaya, après que la région ainsi que d’autres wilayas du pays aient été bien « arrosées» en pluie et que la neige a couvert tout le relief de la wilaya. « Nous sommes satisfaits et Dieu merci. Nous avons vécu des moments difficiles et nous étions angoissés dès lors qu’aucune goutte de pluie n’a été enregistrée durant des mois», a déclaré, rassuré, un céréalier.

D’autres ont poussé un grand soupir de soulagement après que des quantités considérables de pluie ont été enregistrées ces dernières 48 heures dans la région. « On peut dire maintenant que la saison agricole est sauvée avec ces dernières chutes de pluie», a dit Slimane Tali, président de la Chambre d’agriculture de la wilaya et qui n’a pas pu contenir sa joie. Ce même responsable a précisé que ce n’est pas le moment de parler des prévisions de production attendue, notamment des céréales. « S’il pleut encore dans les prochaines jours et surtout durant la période d’avril, ce sera une saison exceptionnelle», précise M. Tali.

Dans la wilaya de Bouira, pas moins de 71 267 ha ont été emblavés cette saison, dont une superficie de 11 572 ha réservée au blé tendre, 41 403 ha au blé dur, 16 805 ha à l’orge et 1487 ha à l’avoine. De son côté, le directeur des services agricoles de la wilaya (DSA), Belkacem Ferhi, s’est montré satisfait mais souligne au passage que les pluies qui se sont abattues durant les deux derniers jours restent « quand même insuffisantes» pour le secteur agricole.

« Ça tombe à un très bon moment et ces pluies sont bénéfiques pour notre secteur, notamment pour la production céréalière.» Ces précipitations sont incontestablement non seulement bénéfiques pour le secteur agricole et le remplissage des barrages, mais aussi pour le moral des fellahs inquiets pour leurs productions. Cependant, il faudra attendre les prochaines semaines pour avoir plus de précisions sur le sort de la saison agricole.

Une chose est sûre, les populations tout comme les fellahs, qui attendaient depuis des mois que le ciel soit généreux, ont tout bonnement accueilli ces précipitations avec beaucoup de joie. Hier, des agriculteurs ont même effectué des sorties sur les champs. « On peut dire que le spectre de la sécheresse est évacué après que l’inquiétude nous a rongés durant des semaines», avance un agriculteur de la région de Aïn Bessam, à l’ouest de Bouira.

Certes, ce changement brusque du climat, ponctué surtout par des chutes de neige ayant couvert la quasi-totalité des zones montagneuse de la wilaya, bloquant certains accès, est venu après que les pouvoirs publics s’apprêtaient à déclarer « l’état de sécheresse». « Ces pluies nous redonnent espoir de voir la saison agricole sauvée», affirme le président de la Chambre d’agriculture.

Par ailleurs, ces précipitations ont augmenté sans nul doute le volume de remplissage des trois barrages hydrauliques de la wilaya, à savoir Koudiat Accerdoune dans la commune de Malla, deuxième plus grand ouvrage hydraulique du pays après celui de Beni Haroun dans la wilaya de Mila, avec une capacité d’emmagasinement de 680 mètres cubes, celui de Tilesdit dans la commune Bechloul et oued Lakhal dans la région de Aïn Bessam. Le volume d’eau global mobilisé par ces trois barrages avoisine les 900 millions de mètres cubes. Lire la suite

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«Déclarer la sécheresse est prématuré»

Publié le 18/01/2016, par dans Non classé.

Le déficit de pluviométrie enregistré durant l’année écoulée ne prédit pas forcément une situation de sécheresse. « Il serait prématuré de déclarer la sécheresse tant que l’année agricole est toujours en cours, et ce, en dépit d’un déficit pluviométrique enregistré durant l’année écoulée», estime ainsi Houria Benrekta, spécialiste en prévisions météorologiques, au cours du forum d’El Moudjahid.
« Déclarer une sécheresse est très délicat. Les paramètres de désignation de cet état sont définis par régions, eu égard à la variabilité de la pluie et à la position géographique de la dépression climatique», a-t-elle précisé, citée par l’APS. Mme Berekta a d’ailleurs relevé que les précipitations cumulées ces derniers jours permettent d’évoquer un « déblocage progressif» du déficit pluviométrique, faisant remarquer que « c’est généralement l’ouest du pays qui est pénalisé par la défaillance en pluviométrie».

D’autant plus que si le mois de décembre dernier a été marqué par un temps « doux, avec peu de pluie», note-t-elle, les mois d’octobre et de novembre ont connu des passages pluviométriques « très appréciables». De même, le déficit pluviométrique observé en 2015 n’est pas inédit, puisque des épisodes similaires ont été relevés en 2010 et en 2011, rappelle la spécialiste, qui indique que les perturbations climatiques enregistrées en Algérie sont liées à la météorologie mondiale, comme ce fut le cas l’année écoulée, qui a connu une hausse de température moyenne du globe estimée à +0,7°.

Et si le déficit en pluie s’élève à un écart négatif très important dans certaines régions, les moyennes nationales s’équilibrent un tant soit peu, puisque des excédents ont été enregistrés, comme dans les wilayas de Tébessa, Constantine ou encore Annaba, tempère pour sa part le directeur de l’ONM, Brahim Ihadadene.
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«Les autorités locales ne s’impliquent pas»

Publié le 18/01/2016, par dans Non classé.

– Un mécanicien de la SNTF est mort dernièrement à un passage à niveau à Akbou. Les cheminots ont décidé de déclencher une grève après cet incident qui est loin d’être isolé. Votre société fait face, comme vous l’affirmiez au lendemain de cet accident déplorable, à un environnement hostile…

Il y a plusieurs facteurs exogènes qui compliquent notre travail. On a par exemple ces marchés hebdomadaires installés à proximité de la voie ferrée à Boukadir (Chlef). Le train a un gabarit qui nécessite que la voie soit dégagée. Nos mécaniciens sont obligés de ralentir en voyant un tel risque. Il y a aussi les services des communes qui jettent les ordures près des talus.

Le plus grave, c’est quand ces ordures sont brûlées. Les trains roulent au carburant et quand ils passent par-là, il nous faut à chaque fois intervenir et appeler les pompiers. On nous ressort toujours ces manchettes sur « le train qui tue toujours» ou même sur les « retards de la société», sans prendre la peine de comprendre ces phénomènes que nous sommes les premiers à subir.

– Y a-t-il des mesures pour protéger le domaine public ferroviaire ?

A Boukadir, le marché installé le long de la voie a été délocalisé avec le concours des autorités locales et de la wilaya. Concernant les clôtures, il nous est impossible de prendre en charge tout notre réseau qui s’étend sur un linéaire de 3854 km exploité actuellement. La loi nous fait obligation de clôturer les gares.

Le ministère des Transports a prévu une enveloppe financière très importante pour réaliser ce projet confié à l’Anesrif. Ce programme concernant, dans une première étape, quelque 200 km de clôture est en cours. En plus de sécuriser le trafic, ces clôtures devront permettre de faire diminuer le taux de fraude.

– Des installations de la société sont sabotées…

Il y a des actes de vol et de vandalisme sur nos équipements. On est contraint d’intervenir immédiatement pour réparer ces installations de sécurité ferroviaire (signalisation, télécommunication, etc.). Des téléphones installés sur la voie pour demander l’autorisation des deux gares encadrantes sont saccagés, ce qui nous a obligés à doter nos mécaniciens de téléphones portables. Il y a le vol de câble sur la caténaire. Il y a la destruction des clôtures des gares et l’ouverture des brèches.

Nous avons aussi des cas de vol de notre matériel roulant (les distributeurs et les tampons des wagons par la mafia de la ferraille). Nous enregistrons aussi les jets et le caillassage. En plus du saccage de notre matériel, la SNTF enregistre des blessés parmi les voyageurs et les agents. Tous ces actes récurrents impactent le trafic ferroviaire et coûtent à la société des centaines de millions de dinars.

– Votre société fait face au phénomène dangereux des passages à niveau non gardés (PNG)

C’est un problème crucial et nous considérons, vous en conviendrez, que c’est un problème de respect du code de la route. Il y a les accidents des usagers de la route, au croisement des voies, mais il y a aussi tous ces accidents provoqués par les engins des entreprises travaillant près de la voie ferrée, lesquelles entreprises ne prennent pas des dispositions nécessaires pour sécuriser le passage à niveau. Une grue de 25 tonnes de Cosider a heurté violemment un autorail à l’ouest du pays. Fort heureusement sans faire de victime.

Sur les deux derniers accidents, deux de nos agents à Sidi Bel Abbès et Béjaïa, un contrôleur et un aide-mécanicien, ont malheureusement perdu la vie. Une précision, le problème des PN est un problème de voirie, qui concerne plusieurs intervenants (wilaya, autorités locales, DTP, DTW) du fait qu’il est un point de croisement entre une voie ferrée et une route. Ce qu’il faut savoir, c’est que la SNTF garde les PN réputés dangereux et qui répondent aux critères de l’arrêté du 10 juin 2000 déterminant les conditions de création, de suppression, de classement et d’équipement des passages à niveau ainsi que de leur exploitation (Journal officiel n°44).

Il y a des paramètres pour catégoriser un passage à niveau. Il ne s’agit pas pour nous de garder par 7500 agents les 1505 passages à niveau réglementés sur l’ensemble de notre réseau. Tout PN est créé par un arrêté du ministre. La création doit répondre à des critères (visibilité, vitesse de ligne inférieure à 120 km/h, etc.).

Il y a, par ailleurs, un autre problème qui se pose à nous, ce sont ces passages à niveau « illicites» et sauvages créés par des agriculteurs, des riverains, etc. Nos mécaniciens ont la boule au ventre lorsqu’ils roulent sur ces tronçons, particulièrement de nuit. Des accidents impliquant des agriculteurs ont été enregistrés.

– La SNTF prévoit-elle d’éliminer complètement les passages à niveau sur ses projets futurs ?

En effet, les lignes nouvelles seront théoriquement sans passages à niveau. Sur les anciennes lignes en service, il y a un programme de suppression des PN par la création de passages dénivelés (tunnel ou ponts). Lire la suite

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Cheminot, un métier dangereux

Publié le 18/01/2016, par dans Non classé.

La mort de deux agents de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) a provoqué la colère de leurs collègues qui ont déclenché une grève.
Un protocole d’accord, signé par la SNTF avec la commission provisoire de la Fédération UGTA des cheminots (FNC), a mis un terme à l’action de protestation qui a paralysé le trafic ferroviaire. Les trains ont de nouveau roulé. Mais la colère des mécanos est tangible. « Un matin, à Hussein Dey, un chef conducteur a trouvé le pare-brise plein de sang.

Un individu n’ayant pas toute sa tête s’est jeté d’un pont et son sang a giclé à l’avant de la voiture. Le mécanicien n’a plus reconduit. Des exemples de ce genre, on en compte plusieurs quotidiennement. Comme ce mécanicien qui a assisté à un accident qui a causé l’amputation des jambes d’un voyageur à l’arrière de son train. Complètement abattu, l’agent infortuné s’est fait muter, après des mois de congé de maladie, comme vendeur de tickets à Boudouaou.

Il y est toujours», relate Abdelkader, formateur, rencontré aux Ateliers du Hamma, à Belouizdad (Alger). Lui-même ancien conducteur, ce quinquagénaire chargé de la formation dans les ateliers antédiluviens du vieux Belcourt était confronté à des accidents violents au début de sa carrière. « J’ai 27 années de service. J’étais moi-même confronté au début des années 1990 à des accidents dus à l’incivisme des gens.

Un fellah distrait qui se met en travers des rails devant la locomotive avec son bétail, des voyageurs indélicats qui sautent du train ou s’y accrochent sans calculer les conséquences. Même en actionnant le frein d’urgence, le mécano ne peut pas éviter un accident parfois dramatique. Le choc pour le conducteur est à vie», estime le formateur en montrant du doigt un autorail dont la tôle de la cabine du conducteur a été complètement cabossée.

Les agents de la SNTF confrontés à des accidents, presque quotidiens, sur les 3500 km de voies ferrées du pays, ne sont pas au bout de leurs peines après une mésaventure. Si l’accident est mortel ou cause des blessures, ils doivent faire face à des poursuites judiciaires. « Les conducteurs sont soumis par les services de sécurité à une prise de sang et à un examen anthropométrique en bonne et due forme. Des poursuites judiciaires sont engagées contre eux pour homicide involontaire, comme l’exige le code pénal. Les mis en cause sont traités comme de vulgaires criminels, alors que l’accident n’est souvent pas de leur fait.

Pour tout compliquer, l’audience n’est pas à huis clos et le mécanicien se retrouve en face des proches de la victime dont la réaction est parfois très dure même en cas de suicide. D’ailleurs, 60% des heurts sont dus à des suicides», estime-t-il. Et d’ajouter que le cheminot « ne trouve pas la paix» même chez lui, puisque des membres de sa famille le « tarabustent» de questions le rendant plus vulnérable. Le métier des agents de la SNTF est très difficile (accidents récurrents, découchage, somnolence, etc.), mais il semble que la prise en charge post-accident n’est pas correctement assurée.

Les cheminots en grève ont déploré, lors de leur dernier mouvement, la mauvaise prise en charge psychologique. « L’avocat du service contentieux assiste, certes, le conducteur. Sans plus. Le concerné prend son congé de maladie sur une ordonnance de son psychiatre. La SNTF fait longuement patienter le malade pour une dérisoire prise en charge qui n’est plus réclamée par aucun agent», regrette un mécanicien qui a requis l’anonymat, déplorant que ni sa hiérarchie ni le syndicat-maison ne se soucient d’un personnel « très vulnérable».

Le protocole d’accord, signé par la Fédération des cheminots dont El Watan détient une copie, a insisté sur la « pénibilité» du travail accompli par les personnels d’accompagnement, les agents des infrastructures, des gares et du matériel. Selon le document cosigné le 2 janvier par Abdessalem Aliane, président de la commission provisoire du syndicat des cheminots, et le DG de la SNTF, Yacine Bendjaballah, les fonctions sont jugées difficiles et pénibles par le fait d’être constamment en état de vigilance suite aux jets de pierres, agressions, incidents sur les lignes…

Les signataires indiquent qu' »il appartiendra aux spécialistes des maladies professionnelles de déterminer la nature et le degré d’influence sur la santé des agents». Concernant les poursuites judiciaires, l’accord parle de la saisie par écrit du ministère des Transports et de l’UGTA pour d' »éventuelles interventions auprès des tribunaux».

Qui appliquera l’instruction du gouvernement ?

En plus des préjudices irréversibles (moral et physique) sur ses agents, l’entreprise publique du rail subit d’importantes pertes dues aux accidents et incidents enregistrés quotidiennement sur son réseau (sabotage, jets de pierres, vol ou saccage des caténaires, heurts, etc.). « Le pare-brise d’une automotrice saccagé par une pierre jetée par un jeune inconscient au bidonville de Semmar (Gué de Constantine) ou ailleurs coûte jusqu’ à 100 millions de centimes. Le manque à gagner est important aussi suite à l’immobilisation durant deux ou trois jours des automotrices», précise un mécanicien.

Les ateliers de maintenance, de remisage et de nettoyage gérés par une société suisse au Caroubier (Alger), fruit d’une joint-venture algéro-suisse (SNTA-Stadler), ne désemplissent pas. Il y a deux sortes d’intervention sur les rames : préventives et curatives. Les premières sont ordinaires (journalières, assurées dans le dépôt, mensuelles ou annuelles), tandis que les secondes surviennent après une panne grave.

Dans les ateliers, la SNTF compte au moins une dizaines de locomotives diesel réformées après des attaques terroristes. « Ces locomotives servent pour la récupération des pièces. Les rames acquises par la SNTF sont touchées et leurs tôles entièrement trouées. Sur les 17 autorails diesel hydraulique (CAF) acquis à prix fort par la société, il n’en reste que 4 en service. Il est navrant de voir une automotrice immobilisée après un choc, un déraillement», regrette-t-on.

La chefferie du gouvernement, sensibilisée par l’EPIC — dont certains redoutent après tous ces incidents la privatisation-bradage —, a instruit, en 2007, ses différents services pour « réprimer les atteintes au patrimoine du réseau ferré». L’instruction n°7 datée du 28 novembre 2007, dont El Watan s’est procuré une copie, met en avant les atteintes qui constituent « un phénomène inquiétant qui risque de réduire Lire la suite

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La nouvelle stratégie de Louisa Hanoune

Publié le 18/01/2016, par dans Non classé.

La première responsable du Parti des travailleurs (PT) a décidé d’inscrire son combat sur le terrain social et non plus idéologique.
Louisa Hanoune a esquissé les contours de sa nouvelle stratégie politique lors d’un meeting tenu à Alger. Renforcée par son initiative au sein du Groupe des 19, même si les demandes répétées pour rencontrer le président Bouteflika sont restées lettre morte, la démarche a eu le mérite de mettre le clan présidentiel face à ses contradictions. D’ailleurs, l’initiative lui a valu de violentes attaques du clan présidentiel à travers d’une part les charges de Baha Eddine Tliba (vice-président de l’APN) qui lui reprochait de n’être qu’une « marionnette de Toufik», alors que Amar Saadani, secrétaire général du FLN, l’accusait d’être frappée « d’hystérie» à la suite du départ de son parrain.

La secrétaire générale du PT a décidé de contre-attaquer là où elle se sait invulnérable : le contact avec la population. En annonçant « la tenue d’un meeting par semaine» à travers le pays, Louisa Hanoune se repositionne sur le terrain politique et en profite pour délivrer un message à ses détracteurs. « Elle sait qu’elle a un impact sur la population, juge le politologue Rachid Grim. Elle est admirée pour son courage politique et sa détermination. La preuve, elle a très bien réagi lorsqu’on a voulu lui coller des affaires d’enrichissement personnel.» Mais derrière ce repositionnement se cachent également des calculs politiciens.

A avoir trop épargné le président Bouteflika, Louisa Hanoune a vu son image et sa crédibilité en prendre un coup. « Elle a beaucoup payé son soutien indéfectible au Président, estime la politologue Louiza Aït Hamadouche. Aujourd’hui, elle a décidé de procéder à un rééquilibrage de sa position en s’éloignant du pouvoir et en se rapprochant un peu de l’opposition.» Une stratégie où elle continue d’épargner le Président et concentre ses attaques sur ses proches. « Elle ne peut pas adopter une opposition frontale car le Président continue de bénéficier d’une bonne image auprès de la population du fait de sa maladie et compte tenu de l’incertitude économique», juge Mme Aït Hamadouche.

En outre, face à la démarche gouvernementale qui a décidé de procéder à la mise en place de mesures économiques qui auront des conséquences désastreuses sur une grande partie de la population, Mme Hanoune s’attend à une mobilisation des forces sociales. « Elle veut récupérer la mobilisation pour peser sur les futures décisions, affirme Mme Aït Hamadouche.

D’autant que les mouvements sociaux en Algérie n’ont pas la maturité nécessaire pour se transformer en mouvement social et qu’en outre les partis politiques ne jouent pas leur rôle.» La première responsable du PT l’a bien compris, elle a décidé d’inscrire son combat sur le terrain social et non plus idéologique et en a tracé les contours lors du meeting de la salle Sierra Maestra. « Nous devons nous préparer au rejet de la loi de finances et à transformer cette force populaire en prévision du grand jour», a-t-elle déclaré. Lire la suite

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