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Louisa Hanoune demande une enquête sur ses biens

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

« Je ne vais pas me taire. Soit l’oligarchie, soit la majorité du peuple qui, certainement, aura le dernier mot. Votre fin est imminente», a lancé la secrétaire générale du PT lors d’une rencontre organisée hier à Annaba.
La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, a appelé, hier, le procureur général près la cour de justice de Annaba à ouvrir une enquête approfondie sur ses biens personnels et de sa famille. « Je vous appelle officiellement, M. le procureur général, d’instruire les services de sécurité, notamment les brigades économiques à l’effet d’ouvrir une enquête approfondie sur mes biens personnels ainsi que ceux de ma famille.

Et j’insiste à ce que les ministres du Travail et de l’Agriculture — Mohamed El Ghazi (ex-wali de Annaba), Sid-Ahmed Ferroukhi, ainsi que le wali d’El Tarf à apporter leurs témoignages s’ils ont attribué des biens à moi et à mes frères», a déclaré hier Louisa Hanoune lors d’un point de presse qu’elle a tenu à Annaba. Cette rencontre, qui s’est transformée en meeting politique, était l’occasion pour la patronne du PT d’exiger, parallèlement, l’ouverture d’une enquête sur la maffia locale du foncier que tout le monde connaît. « On a porté atteinte à ma vie privée et à celle de ma famille.

Je ne vais pas me taire. Soit l’oligarchie, soit la majorité du peuple qui, certainement, aura le dernier mot. Votre fin est imminente» a, d’un ton coléreux, menacé Mme Hanoune, sous les ovations et les youyous de l’assistance. « Nous avons déposé trois plaintes, moi, mes frères et le député Smaïl Kouadria, pour diffamation et faux et usage de faux. Même le gérant du projet de la coopérative immobilière à laquelle est associé mon beau-frère s’est joint à nous en recourant à la justice.

S’ils ne peuvent pas confirmer leurs accusations, les accusés sont passibles de prison», a-t-elle encore averti avant d’aborder le rejet par son parti de la loi de finances 2016. A ce propos, Mme Hanoune a étroitement lié un danger imminent au contenu des articles de la LF-2016. « Le danger de cette loi confectionnée par l’oligarchie est pire que le terrorisme de Daech. Si l’ANP nous rassure en protégeant nos frontières, l’austérité que générera cette LF-2016 constituera un danger interne qui risque de faire exploser le pays», a-t-elle estimé, non sans proposer des alternatives.

« La solution réside dans les 5 milliards de dollars que l’Algérie a prêtés au FMI, dans les 5000 néo-multimilliardaires, dans le démantèlement tarifaire et dans le recouvrement des milliards prêtés par nos banques à l’oligarchie et non remboursés jusqu’à aujourd’hui.» Très attendue par les journalistes, la question concernant la menace de révéler des noms des fils des ministres impliqués dans des affaires illicites à Annaba si une émission consacrée sur ses biens passe à Ennahar TV n’a pas eu de réponse. Mme Hanoune l’a tout simplement éludée. Lire la suite

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Recueillement dans la sobriété et l’intimité à Lausanne

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

La cérémonie de recueillement sera ouverte aux membres de la communauté algérienne en Europe et aux amis suisses du défunt.
Aït Ahmed quittera définitivement, jeudi prochain, son exil suisse qui n’a que trop duré pour celui qui fait partie des pères fondateurs de la nation algérienne. Depuis l’annonce de son décès mercredi matin, les membres de sa famille les plus proches se recueillent, restreints par une intimité totale, dans une chapelle du centre mortuaire Montoie de Lausanne. Ils profitent du « calme» helvétique pour faire dignement leurs adieux à un parent si valeureux.

Néanmoins, d’après nos informations, la famille organisera une veillée funèbre publique mardi. La cérémonie de recueillement sera ouverte aux membres de la communauté algérienne en Europe et aux amis suisses du défunt. Sa veuve et ses enfants ont ainsi fait le choix de la sobriété et de la décence — valeurs non étrangères au zaïm éternel du Front des forces socialistes (FFS) — dans leur manière de lui rendre un ultime hommage avant le rapatriement de sa dépouille, baignée dans les honneurs, vers l’Algérie, seul « vrai» chez-lui. Il y recevra manifestement un vibrant hommage populaire, d’abord au siège national du FFS à Alger, le 31 décembre, et ensuite dans son village natal à Aïn El Hammam (Tizi Ouzou), le 1er janvier lors de son enterrement.

En attendant, le « fief» helvétique du zaïm n’a pas échappé, en toute logique, à la fièvre de prosternation devant l’immensité de ses services glorieux rendus à la nation depuis 1945. En effet, quelques journalistes et plusieurs concitoyens guettaient, depuis jeudi après-midi, la moindre information sur la possibilité de se recueillir une dernière fois sur la dépouille de feu Dda L’Hocine, puisqu’ils ne pourront pas le faire au pays.

La plupart ont fait le déplacement à Lausanne depuis Genève, Paris ou encore Bruxelles. Souvent, ses concitoyens se sont rendus au centre hospitalier universitaire Vaudois (CHUV) où s’est éteint Si L’Hocine à l’âge de 89 ans. Faire le deuil en était certainement l’unique quête. Pour cause des fêtes de Noël, réduit était le personnel de ce grand hôpital lausannois. Mais les quelques infirmiers approchés ont exprimé leur « regret d’apprendre la disparition d’un homme sage et dévoué».

Emue, une infirmière avoue connaître « Monsieur Aït Ahmed» depuis une trentaine d’années. Fatigué et affaibli par une longue maladie, aggravée par l’accident vasculaire cérébral (AVC) qu’il a subi en janvier 2015, l’artisan de Bandung a rejoint l’Au-Delà « paisiblement, sans souffrance», selon sa famille. Son cœur de fils de la Toussaint a fini par céder à un arrêt cardiaque après une hospitalisation très brève cette fois-ci. Le plus sage des neuf historiques algériens est parti sagement, sans faire de bruit. Paradoxalement, de sa mort paisible a retenti un vacarme tumultueux.

Celui d’une mobilisation populaire sans précédent autour de l’héritage de sa mémoire et de ses combats. Le deuil national historique décrété par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a pris effet hier et durera encore sept jours. Les avis sont unanimes. « J’ai appris la triste nouvelle à la télé suisse romande. Ma première réaction était de me demander : qu’a-t-il fait de mal pour mourir en exil ? Je me suis dit que l’Algérie a toujours su donner des grands hommes que le régime a exclus», a regretté Mohamed Chetouane, un ostéopathe algéro-suisse de Fribourg, à 60 km de Lausanne.

Il espère, vu l’ampleur de l’hommage national unanime rendu à feu Aït Ahmed, « en tirer de bonnes leçons. En tout cas, j’espère que son combat ne sera pas enterré avec lui. C’était un combat d’un patriote pour l’amour de son pays». Dans le même sillage, notre ancien confrère Madjid Talbi, établi à Genève depuis 2011, a réaffirmé qu' »il s’agit d’une grande perte pour une Algérie qui cherche encore son chemin de liberté. C’est une lumière qui s’est éteinte pour notre génération assoiffée de démocratie».

Pour lui, l’héritage de l’ancien patron de l’Organisation Spéciale est celui d' »un homme qui a toujours défendu son pays avec une conviction ferme, tout en rêvant d’un idéal que les obscurantistes opportunistes ont jusque-là toujours détruit». Quant à Belkacem Amarouche, l’un des premiers arrivés à Lausanne au lendemain de l’annonce du décès de Si L’Hocine, il pense que « sa mémoire peut métamorphoser nos actions politiques et citoyennes pour un avenir meilleur et radieux de notre pays».

Toujours optimiste, le député FFS de la circonscription électorale Europe-Amérique, dont fait partie la Suisse, a martelé qu' »Aït Ahmed a toujours inspiré les choix du FFS et son idéal nous guidera sûrement à faire plus d’efforts pour l’édification d’un réel Etat de droit en Algérie», rappelant que le fondateur du FFS et son président pendant un demi-siècle a toujours porté le flambeau de la liberté et la démocratie. « Il a, dit-il, défendu dignement les intérêts de toutes les Algériennes et tous les Algériens, que ce soient ceux établis en Algérie ou ceux établis à l’étranger. Il leur souhaitait une citoyenneté ouverte sur l’universel.» Lire la suite

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Azeffoun (Tizi Ouzou) : Deux chefs terroristes abattus

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

Les forces de sécurité ont réussi, hier, à mettre hors d’état de nuire deux terroristes, près de Tigrine, commune d’Aït Chaffaâ, dans la daïra d’Azeffoun, à 65 km au nord-est de Tizi Ouzou.
Selon des sources locales, ces deux islamistes armés, deux émirs activant dans la région, ont été abattus dans une embuscade tendue par les éléments de l’ANP. « Deux dangereux éléments activant au sein des groupes terroristes depuis 1994 ont été abattus. Il s’agit des dénommés Z. Rachid et B. Samir qui ont commis plusieurs actes criminels dans la région.

L’opération a permis de récupérer deux pistolets- mitrailleurs de type kalachnikov, une paire de jumelles, une quantité de munitions, des téléphones portables et d’autres objets», précise également un communiqué du ministère de la Défense nationale. Par ailleurs, rappelons que mardi dernier, six casemates aménagées ont été découvertes dans les forêts d’Aghribs, Azeffoun et Yakouren, à l’est de Tizi Ouzou, et détruites par les éléments de l’ANP. Lire la suite

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Un grand stratège du Mouvement national

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

Avec la disparition de Hocine Aït Ahmed, c’est à la fois un acteur et un stratège militaire et diplomatique du Mouvement de libération nationale algérien qui vient de nous quitter.
On reviendra certainement sur plusieurs aspects de ses contributions. Sans minimiser son action opiniâtre en faveur d’un système politique démocratique après l’indépendance du pays, ni tout ce qu’il a enduré pour faire prévaloir son idéal, je ne soulignerai ici que ses contributions au Mouvement national sur les plans militaire et diplomatique.

Né en 1926, militant du Parti du peuple algérien (PPA) alors qu’il était élève au lycée de Ben Aknoun (Alger), il devient rapidement membre du comité central puis membre du bureau politique de ce parti. En 1947, à 21 ans, il est l’auteur du fameux rapport adressé aux instances dirigeantes du Mouvement national pour préconiser les principes, la stratégie et les modalités de la lutte armée afin d’organiser le combat contre l’occupation coloniale.

Nommé chef d’état-major de l’ Organisation spéciale (OS, organisation paramilitaire créée par le PPA) après le décès de Mohamed Belouizdad dont il était au départ l’adjoint, il est à ce titre le premier inspirateur et organisateur sur le terrain des premiers groupes et sections militaires dans différentes régions du pays, préparant la lutte armée qui sera conduite ensuite par le FLN à partir du 1er Novembre 1954. L’apport de Hocine Aït Ahmed à la définition de la stratégie et de l’action diplomatique du Front de libération nationale est encore plus connu.

Ce n’est pas un de ses moindres mérites, cet ancien responsable militaire du Mouvement national a plaidé pour la nécessité d’une action diplomatique forte, indispensable pour compléter la lutte armée. Il en a défini la stratégie et les premiers principes tout en cherchant à les appliquer sur le terrain, par exemple en impulsant l’ouverture de plusieurs représentations diplomatiques du FLN, notamment celle de New York afin de faire connaître et conforter la lutte de Libération nationale sur le plan international, particulièrement auprès des Nations unies et de nombreux pays.

Il a été un inspirateur réfléchi et un acteur déterminé de l’action diplomatique du FLN, notamment à la Conférence internationale de Bandung où il a représenté le FLN. On le sait moins, il a même préconisé, dans un long rapport adressé au Comité de coordination et d’action (CCA), la création du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). C’est un immense acteur et un grand stratège du Mouvement national qui vient de nous quitter.
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Aït Ahmed ou l’art difficile de s’opposer au régime, pas à l’Etat

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

La disparition de Hocine Aït Ahmed renferme une charge symbolique tellement intense qu’on se demande si elle relève exclusivement du symbole ou s’il s’agit plus concrètement d’un glas qui sonne une fin. Mais la fin de quoi ?
Aït Ahmed le moudjahid n’est plus et avec lui sera enfouie l’une des plus belles pages de la guerre de Libération. Une page sur laquelle il était écrit que la guerre de Libération devait engendrer une révolution porteuse de développement politique, économique, social et culturel. Une révolution que seuls les peuples privés depuis trop longtemps de liberté peuvent rêver d’engendrer. Pourtant, cette page renferme aussi des paragraphes relatant à demi-mot des alliances mortifères contre-nature entre des jeunes trentenaires épris de liberté et d’autres de même génération obsédés par le pouvoir.

Les seconds ont gagné. Aït Ahmed le militant n’est plus et avec lui le projet de plusieurs générations d’Algériens s’éloigne un peu plus. Vécu finalement comme un rêve, ce projet n’avait pourtant rien d’utopique. Utopique, le fait de penser que l’Algérie indépendante devait être un pays libre, parce qu’uni dans le pluralisme et la pluralité ? Utopique, la conviction que l’Algérie, vainqueur de la puissance coloniale, devait devenir forte, parce que ne craignant pas les critiques et les contestations qu’engendrent les forces vives ?

Utopique, le projet de bâtir une Algérie qui ne craint pas d’être en même temps musulmane et moderne, amazighe et arabe, africaine et méditerranéenne ? Non ! Et pourtant les partisans de cette Algérie-là ont perdu et beaucoup d’entre eux meurent en exil. Aït Ahmed l’opposant n’est plus. Et c’est peut-être là que réside le plus grand motif de tristesse. Pendant des décennies, il a incarné une certaine idée de l’opposition. Son célèbre « ni Etat intégriste ni Etat policier» lui a valu des soutiens francs et des critiques acerbes. Mais en définitive, et malgré les vicissitudes du parti qu’il a fondé et dirigé, c’est finalement ce « ni…ni…» qui constitue le premier courant politique de ce pays.

Ce sont ces millions d’opposants silencieux, qui ne font confiance ni aux autorités en place ni aux partis politiques ; ni aux islamistes ni aux laïcs ; ni aux conservateurs nationalistes ni aux libéraux modernistes ; ni aux syndicats, ni aux patrons… Ces millions d’opposants silencieux qui ne votent ni aux élections législatives ni à la présidentielle, leur préférant un match de football en temps de pluie ou une balade sur la plage quand il fait soleil… Ces opposants-là sont-ils en train de perdre ? Eux aussi ? De l’aveu même de ses détracteurs, Aït Ahmed a toujours su faire la part des choses entre l’opposition au régime (aux personnes dont il conteste la gouvernance, disent-ils…) et sa loyauté envers l’Etat.

Pour celui qui a directement contribué à la naissance de cet Etat, qui en a imaginé les contours, fixé les objectifs et rêvé les ambitions, cette distinction coule de source. Pour celui qui a côtoyé Abane et Belouizdad, qui a vécu la Déclaration du 1er Novembre, Bandung et la Soummam, cette distinction est toute naturelle. C’est la distinction qu’il faisait entre intervention étrangère et médiation, entre élections pluralistes et élections transparentes, entre compromis et compromissions.

Ces détracteurs qui, aujourd’hui, louent le patriote et néanmoins opposant au régime, ont raison de faire cette distinction. Ils ont raison, parce qu’elle leur permet de récupérer politiquement un événement susceptible de compenser leur déficit de légitimité et parce qu’ils tentent une diversion bien utile en ces temps d’incertitude. Cette précision est utile, car cette capacité de reconnaître l’amour de la patrie dans l’opposition au régime et de distinguer entre l’opposition au régime et la contestation générale relèvent d’une qualité qui se raréfie.

En effet, lorsque des jeunes en colère coupent des routes, insultent des policiers ou détruisent des édifices publics, sont-ils dans une logique d’opposition au régime ou à l’Etat ? Les impôts non payés, la contrebande aux frontières et autres petits passe-droits monnayés reflètent-ils de l’incivisme caractérisé (rupture avec l’Etat) ou une réaction à la grande corruption institutionnalisée (rupture avec régime) ? Les violences verbales, routières, familiales, scolaires et politiques sont-elles la marque d’une société réfractaire à l’ordre (et donc à l’Etat) ou un système réfractaire à la justice (opposition au régime) ?

Les Algériens sont soumis à cette ambiguïté régime-Etat depuis tellement longtemps que la médaille n’a finalement plus deux, mais une seule facette. L’absence totale de comptabilité et d’alternance, additionnée au renversement invraisemblable de l’échelle des valeurs ont affaibli l’opposition, comme posture porteuse de projet d’avenir.

A la place, se sont imposés deux types de contestation : la première est dans la rue et contribue à détruire les liens sociaux fondateurs de l’Etat, l’autre est à l’intérieur du régime et collabore à détruire les institutions de l’Etat. Ce double mouvement de contestation produit des dommages directs et collatéraux de plus en plus meurtriers. Et si le pire dommage à craindre était que le slogan à venir ne soit plus « Ni Etat policier ni Etat intégriste», mais « Ni régime ni Etat» ?! Lire la suite

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Un village historique

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

En 1956, le village Ath Ahmed a été évacué par l’armée française, selon des témoignages recueillis sur les lieux. Boussaâd, le neveu du défunt, nous fait visiter une planque souterraine creusée dans la maison de Hocine Aït Ahmed.
« Il se cachait ici en compagnie d’autres combattants. Elle a été aménagée en 1880 par notre grand-père Cheikh Mohand Oul hocine, qui confia alors à ses proches, sur un ton prophétique : ‘‘Viendra le jour où une génération en aura besoin. » Des centaines de révolutionnaires ont transité par notre maison. Et malgré les fouilles des militaires français, ils ne l’ont jamais découverte.

C’est une casemate de 4 chambres pouvant abriter une quarantaine de moudjahidine. Il y avait un quartier pour les officiers et un autre pour les sous-off.’ Les entrées de la cache étaient dissimulées sous les pattes des vaches, des moutons et recouvertes foin, avec un véritable QG en dessous.

Des armes acheminées de Tunisie ont transité par cette grotte. On raconte que le moudjahid Mohamedi Saïd, connu pour avoir une forte corpulence, rentrait difficilement dans ce trou.» M. Bennadi, fils de chahid, témoigne sur le passé glorieux de ce village de résistants à l’occupant français. « L’ALN a déploré la mort de 11 officiers à Ath Ahmed. En 1992, on avait voulu ériger une stèle pour la mémoire et l’histoire.

Notre requête est tombée à l’eau. Les pouvoirs publics ne voulaient pas l’ériger ici», déplore notre interlocuteur, qui nous apprend que « Hocine Aït Ahmed a été le premier à intervenir à l’Assemblée nationale en 1962 pour demander l’attribution d’un salaire aux veuves de chouhada». A la mi-journée, les visiteurs continaiuent d’affluer. Cadres du FFS, élus d’autres partis politiques (RCD, FLN, RND et PT), ainsi que des centaines de citoyens venant présenter leurs condoléances aux membres de la famille du leader charismatique du FFS.

Pour Rachid Debiane, du village Azouza, « Aït Ahmed est un grand homme de la Révolution qui s’est sacrifié corps et âme à la cause nationale». Hami Rachid, maire RCD d’Abi Youcef, nous déclarera : « Dda El Hocine est un pilier de la démocratie. Militant politique à 16 ans, il était parmi ceux qui ont toujours cru que la France ne sortira de l’Algérie que par les armes. Il n’a jamais retourné sa veste. Il était un Homme, et l’est resté jusqu’à sa disparition.

Aït Ahmed est resté fidèle à son combat. Ce qu’il prônait en 1962 est toujours valable aujourd’hui.» Djillali Kettane, ex-membre du Conseil national du FFS, présentement élu à l’APC d’Ath Khelili, ajoutera : « Si El Hocine nous a appris à aimer la politique, nous a transmis l’amour du pays. A son retour en Algérie en 1989, je voyais en lui le sauveur de la patrie. C’était l’espoir qui renaissait chez nous, et je suis convaincu que c’est la même image que gardent de lui tous les citoyens. L’adhésion des Algériens à ses thèses politiques a été démontrée lors des différentes marches de citoyens et appels faits au peuple. La plus importante manifestation étant celle du 2 janvier 1992.

C’est lui qui a justement lancé le slogan ‘‘ni Etat policier, ni Etat intégriste ». C’est lui également qui avait formé tous les cadres politiques de l’Algérie indépendante, ceux de la démocratie, du Mouvement culturel berbère. C’était un militant tout court, qui avait toujours payé ses cotisations. Il n’y avait que la responsabilité qui le différenciait des autres militants du parti.» Le responsable de wilaya du FFS, Farid Bouaziz, ne tarit pas d’éloges, pour sa part, sur les qualités humaines et militantes du grand moudjahid Hocine Aït Ahmed. « C’était quelqu’un de très simple. J’ai eu l’occasion d’être présent à ses côtés lors des réunions. Il communiquait beaucoup par des anecdotes.

Celle qui m’avait marqué le plus concerne la réunion que tenait celui-ci avec des responsables de la Révolution, notamment Mohamed Boudiaf. Aït Ahmed nous disait que ‘‘Boudiaf, lorsqu’il parlait, aimait hausser le ton ». Et Dda El Hocine de lui rétorquer avec beaucoup de finesse : ‘‘Si Boudiaf, ce n’est pas parce que tu hausses le ton que tu as raison ». Aït Ahmed aimait transmettre ce genre de messages à ses militants. C’est une façon de nous apprendre à bien nous comporter et à être à l’écoute des douleurs des citoyens. Si El Hocine, en plus d’aimer son pays, aimait beaucoup son peuple. D’ailleurs, il disait que ‘‘le Maghreb est un seul peuple ».» Lire la suite

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