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Les binationaux sont devenus des étrangers de chaque côté de la Méditerranée

Publié le 12/02/2016, par dans Non classé.

Des huit députés qui représentent la diaspora algérienne dans le monde, seuls deux ont boycotté la nouvelle Constitution. Une position qui a provoqué la colère des Algériens résidant à l’étranger, surtout en France, qui contestent les articles 51 et 73. Chafia Mentalecheta, députée de la zone 1 en France, qui a boycotté le scrutin, revient sur cette polémique.
– Vous faites partie de la minorité parlementaire qui a boycotté la séance de vote de la nouvelle Constitution dimanche dernier. Pourquoi ?

J’ai trouvé anormal que la Constitution algérienne soit révisée pour la troisième fois en moins de 14 ans, sans que le peuple n’ait son mot à dire ni directement via un référendum ni indirectement via un débat démocratique au Parlement. Je suis élue par la communauté nationale établie en zone 1 en France au regard des valeurs que je défends et de mes convictions fondamentales. A ce titre, j’avais des choses à dire au sujet de cette Constitution et en particulier concernant les articles dédiés à la diaspora.

En interdisant le débat au sein de l’Assemblée nationale populaire, le pouvoir en place a sciemment empêché la diaspora de lui porter la contradiction et de formuler ses protestations dans le seul espace officiel et constitutionnel d’expression du peuple. Dans les faits et en langage populaire, les hautes autorités ont donc tout bonnement boycotté le peuple. Il n’y avait donc aucune raison valable, y compris et particulièrement en qualité de représentante de ce même peuple que je sois présente à la séance de vote de la Constitution.

– Qu’en pense la diaspora algérienne notamment en France ?

J’ai fait le choix de passer la journée du vote du 7 février dernier auprès de nos compatriotes en France pour partager leur tristesse et essayer de transformer leur colère en mobilisation pacifique et citoyenne. Des associations organisaient une votation citoyenne dans le Val de Marne, je suis allée à leur rencontre. J’ai pu constater sur le terrain combien le désarroi, l’incompréhension et la désolation étaient sur toutes les lèvres. Le fossé est bien et bel creusé entre nos dirigeants et nos compatriotes établis à l’étranger.

Cet acte brutal d’exclusion, posé gratuitement, restera, me semble-t-il, gravé longtemps dans la mémoire de la diaspora qui n’aspire pas dans sa grande majorité à occuper des hautes responsabilités ou des fonctions politiques. Car, entendons-nous bien, la protestation des binationaux n’est pas une controverse qui porte sur la matérialité des postes, mais une contestation basée sur le principe de la pleine citoyenneté, de l’entière algérianité et du rejet de la suspicion systématique et de la stigmatisation.

– Parlons justement de ces deux articles, 51 et 73, largement contestés par la diaspora, notamment en France…

Les arguments avancés sur la nécessaire protection de la souveraineté de l’Etat ont contribué à amplifier l’indignation de nos compatriotes établis à l’étranger. Dénigrer ouvertement leur patriotisme sous prétexte de multinationalité est une offense à leur dignité et une insulte à l’histoire. La nationalité exclusive n’a jamais été l’inaltérable synonyme de défense de la patrie, sinon que dire de Frantz Fanon, Maurice Audin, Fernand Yveton, Francis Jeanson et tant d’autres qui se sont sacrifiés aux côtés de Larbi Ben M’hidi, Mustapha Ben Boulaïd, Hassiba Ben Bouali et tous nos martyrs pour permettre aux Algériens d’être des citoyens égaux en droits et en devoirs dans une Algérie libre et indépendante.

– Sur les 8 députés de la diaspora, seuls vous et Belkacem Amarouche, député FFS de la zone 4, ont boycotté. Comment un député peut-il approuver des articles qui vont à l’encontre de son électorat qui ne peut plus aspirer maintenant à des postes de responsabilité ?

Concernant mes collègues, je crois que c’est à eux qu’il faut poser la question. Je ne souhaite pas répondre à leur place. Quant à la diaspora, elle est bien évidemment surprise, surtout après les prises de position très déterminées de certains de mes collègues contre l’article 51. Il faut attendre les prochaines échéances électorales pour savoir quelles seront les conséquences des différents positionnements. Chaque prise de position peut être sujette à incompréhension, y compris la mienne concernant le boycott.

Et même si nous sommes élus, je sais que nous ne pouvons pas représenter la pensée de chacune et chacun pris individuellement. L’essentiel est donc d’être en conscience avec soi-même, de rester fidèle aux engagements pris pour pouvoir assumer sereinement sa responsabilité devant les citoyens.

– Les binationaux font aussi l’actualité en France sur la proposition de la loi sur la déchéance de la nationalité. Cette communauté qui se sent aujourd’hui visée par les deux pays, comment vit-elle tout cela ?

En effet, la déchéance de la nationalité proposée par le Président français a suscité également de grands questionnements. Très vite, la société civile et les parlementaires français se sont emparés du sujet. La qualité et la puissance du débat ont d’ores et déjà permis que la terminologie « binationaux» soit exclue du texte constitutionnel car les parlementaires français et particulièrement ceux issus de la majorité présidentielle ont refusé qu’une catégorie de citoyens soit discriminée du fait de ses origines. Mais, curieusement, nous avons constaté une réelle similitude dans les arguments des défenseurs de la déchéance de la nationalité et ceux de l’article 51.

Comme si les gouvernants en général et une certaine classe politique en particulier n’avaient trouvé que la solution du repli sur soi pour remédier aux effets de la mondialisation. Et, de fait, les binationaux sont devenus des boucs émissaires de choix mais aussi des étrangers de chaque côté de la Méditerranée. La similitude dans le timing a également surpris. Les deux pays ont pris la décision de réserver un sort à leur société commune pratiquement en même temps. Cependant, le résultat escompté ne sera, de toute évidence, pas le même d’une rive à l’autre.

– Selon vous, l’adoption de ces deux articles aura-elle un impact sur les relations binationaux – Algérie ?

Les Algériens binationaux ou non font la différence entre les dirigeants et le pays. Personne et pas même un article inscrit dans la Constitution ne peut les priver de leur algérianité, leur faire oublier leurs racines et diminuer Lire la suite

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13 morts à Naâma : Le semi-remorque de la mort

Publié le 12/02/2016, par dans Non classé.

Les routes algériennes continuent encore à tuer et à endeuiller des familles. Le dernier bilan date d’hier. Treize personnes ont trouvé la mort dans un accident de la route ayant impliqué un minibus de transport public et un semi-remorque à Moghrar, au sud de la wilaya de Naâma.
Selon la Gendarmerie nationale, le semi-remorque qui effectuait un dépassement dangereux d’un camion s’est retrouvé face au minibus et est à l’origine du désastre. Le croisement frontal s’est soldé par une collision violente. A bord du minibus, sept hommes dont le chauffeur, cinq femmes et une fillette sont tous décédés. « Seul le chauffeur du semi-remorque, actuellement hospitalisé, en est sorti ‘‘indemne »», affirment nos sources. Il était 8h30 sur la RN6, à quelques encablures de la petite agglomération de Draâ Saa, à une quinzaine de km au nord de la ville de Moghrar. Le bus de transport public avait quitté Moghrar pour rejoindre Aïn Sefra. Le semi-remorque, lui, allait en direction de Béchar. Ce drame nous rappelle celui survenu sur l’autoroute Est-Ouest le 26 janvier dernier à Boukadir, dans la wilaya de Chlef.

Le carambolage entre trois camions semi-remorque et six véhicules légers avait fait un mort et huit personnes grièvement blessées. Les dernières statistiques publiées en mai 2015 sur les accidents de la circulation routière par le Centre national de prévention et de sécurité routière (CNPSR) placent l’Algérie à la 98e position sur 190 pays et à la 42e position au niveau africain.

Durant le premier trimestre de l’année en question, les routes algériennes ont fait 918 morts et 11 919 blessés. « 45 000 durant la même année», rappelle Flora Boubergout, présidente de l’association nationale de soutien aux personnes handicapées El Baraka, jointe par téléphone. « Ce sont les bus de transport public qui font le plus d’accidents. Les gens pensent plus au gain qu’à la vie humaine», s’indigne-t-elle. Flora Boubergout avoue que la plupart de ses adhérents sont victimes d’accidents de route.

Zélés

Une situation insupportable, selon elle, qu’il faut absolument prendre au sérieux. « C’est du terrorisme routier. Il faut absolument lutter contre ce phénomène, car nous sommes tous concernés. L’implication de tous est plus que nécessaire, insiste-t-elle. Il faut que la société civile, les familles, l’école, les médias et toutes les institution de l’Etat se rejoignent pour contrer ce fléau qui prend chaque jour des vies innocentes.» La présidente d’El Baraka appelle à veiller à l’application des lois et à mettre en place le permis et D. Smaïà points. « Des cortèges de chauffeurs zélés passent devant les policiers sans être inquiétés. Comment voulez-vous lutter efficacement contre les accidents de la route ? s’interroge-t-elle.

Je demande aux autorités de faire de l’année 2016-2017 celle de la prévention routière pour pousser nos concitoyens à prendre conscience du danger qui nous entoure.» Les administrateurs de la page facebook Aïn Sefra News rappellent à leurs abonnés l’état des routes de leur région qu’ils décrivent comme « impraticables». « Combien d’accidents sont survenus sur cette route nationale dont les travaux n’ont toujours pas été achevés ? s’indignent-ils. Aucune qualité dans la réalisation des travaux et aucune plaque de signalisation jusque-là.

Où sont l’inspection des travaux routiers, l’Etat et la société civile ?» Sur ce point, Flora Boubergout insiste sur le fait que le ministère des Travaux publics doit aussi participer à la campagne de sensibilisation et appelle la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, à introduire dans les programmes scolaires des cours sur la prévention routière car, selon elle, « les élèves d’aujourd’hui seront les chauffeurs de demain». Les dépouilles des treize personnes décédées à Moghrar ont été transférées par les éléments de Protection civile vers la morgue de l’hôpital Mohamed Boudiaf de Aïn Sefra. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie. Selon la même page facebook, les défunts seront enterrés aujourd’hui dans l’après-midi.
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7e FIAC: un concert de musique classique au MAMA

Publié le 12/02/2016, par dans Non classé.
7e FIAC: un concert de musique classique au MAMA
ALGER – Un concert de musique de chambre dédié à des compositeurs du XXe siècle et intitulé « Figures sonores » a été animé jeudi soir au Musée d’art moderne d’Alger (MAMA) par des musiciens français et espagnols. Organisé chaque année par la direction du musée et l’organisation « Ecume » pour l’échange culturel…

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L’écrivain ivoirien Bernard Dadié, premier lauréat du prix Jaime Torres Bodet décerné par l’Unesco

Publié le 12/02/2016, par dans Non classé.
L'écrivain ivoirien Bernard Dadié, premier lauréat du prix Jaime Torres Bodet décerné par l'Unesco
ABIDJAN – L’écrivain ivoirien Bernard Dadié a reçu jeudi à Abidjan le premier prix Jaime Torres Bodet attribué par l’Unesco qui récompense l’ensemble de l’oeuvre de ce « pionnier et géant de la littérature africaine », selon Irina Bokova, la directrice de l’Unesco. Créé à l’initiative du docteur José Narras Roblès, recteur…

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Le cinéma palestinien à l’honneur à la cinémathèque d’Oran

Publié le 11/02/2016, par dans Non classé.
Le cinéma palestinien à l'honneur à la cinémathèque d'Oran
ORAN- Le cinéma palestinien est à l’honneur à la cinémathèque d’Oran, à l’occasion du cycle qui lui est réservé du 11 au 17 février, a-t-on appris jeudi des responsables de cette structure. Six films palestiniens seront projetés à cette occasion, dont « La porte du soleil » (2004) de Yousri Nasrallah, qui…

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13 morts et 2 blessés dans un accident à Naâma

Publié le 11/02/2016, par dans Non classé.

Le nombre des victimes de l’accident survenu jeudi sur la RN-6 au Sud de Naâma entre un minibus et un camion semi-remorque s’est alourdi à 13 morts et 2 blessés, selon un bilan difinitif de la protection civile.
Les corps des victimes, sept (7) hommes, cinq (5) femmes et une fillette, ont été déposés à la morgue de l’hôpital Mohamed Boudiaf d’Ain-Sefra, où ont été également soignés les deux blessés, dont l’état n’est pas jugé grave et dont un a déjà quitté l’hôpital, selon une source médical au niveau de cet établissement de santé.

L’accident s’était produit au lieudit Draa Essaa, à une quinzaine de kilomètres de la commune de Moghrar en allant vers Ain-Sefra, suite à une violente collision frontale entre un camion semi-remorque et un minibus de transport de voyageurs assurant la liaison Moghrar-Ain Sefra avec à son bord 13 passagers, tous décédés dans cet accident, selon la protection civile (PC).

Les services de la PC ont mobilisé 10 véhicules, entre ambulances et camions de lutte anti-incendie, pour les opérations de secours sur les lieux où se sont également rendu les autorités de la wilaya de Naâma pour s’enquérir des conditions d’interventions. Les services de la Gendarmerie nationale ont, de leur côté, ouvert une enquête pour déterminer avec précision les circonstances de ce drame. Lire la suite

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