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Adrar n’a toujours pas reçu son nouvel hôpital

Publié le 12/02/2016, par dans Non classé.

« La situation de la maternité d’Adrar n’a pas connu d’évolution depuis le sit-in pacifique organisé par le personnel du service», affirme une source sur place.

Pour rappel, de nombreuses sages-femmes et infirmières ont tenu un sit-in dans le calme, les 25 et 26 janvier, à l’hôpital Ibn Sina d’Adrar pour dénoncer les difficiles conditions de travail et la prise en charge des futures mamans et de leurs bébés. « Il existe un nouvel hôpital à Adrar, mais il est fermé, alors qu’il est bien équipé», explique un militant associatif, qui ajoute : « L’actuel hôpital est dans un état de délabrement, mal équipé et est appelé à être fermé.» Le nouveau centre hospitalier, d’une capacité de 120 lits, a été inauguré en 2013 par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

En février 2015, le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, a fait le déplacement pour examiner le lieu, des associations locales lui ont souligné l’urgence d’ouvrir l’hôpital. Une année plus tard, « l’hôpital est resté fermé, car il n’est pas équipé de climatiseurs !», affirme la même source. « Il n’y a pas de cliniques privées, ce qui rend la chose plus difficile. Les malades sont obligés de se déplacer vers Alger pour se soigner, surtout quand c’est une maladie lourde.» Dernièrement, un jeune atteint d’un cancer a été envoyé par l’hôpital d’Adrar vers Alger.

A son arrivé à l’aéroport, il s’est retrouvé seul, son transfert vers l’hôpital Mustapha Bacha n’a pas été assuré. Pour le militant associatif d’Adrar, des cas similaires sont innombrables. En attendant un hôpital aux normes nationales, les habitants d’Adrar espèrent que leurs neurochirurgiens ne s’en iront pas, même s’ils n’ont pas de matériel adéquat pour exercer leur métier. Lire la suite

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Aïn Fakroun : Bidonvilles, poussière et supporters en colère

Publié le 12/02/2016, par dans Non classé.

Le week-end dernier, la ville a connu trois jours d’émeutes provoquées par les supporters de l’équipe de football locale. Une colère symptomatique du sentiment d’abandon des jeunes qui réclament leur « part de développement».
« Le match de football n’était que l’élément déclencheur. Les jeunes veulent leur part de développement dans ce pays qui a dépensé pour ne pas dire gaspillé des centaines de milliards de dollars pendant des années pour, à la fin, imposer une politique d’austérité au peuple qui n’arrive pas déjà à subvenir à ses besoins !» Rachid, 28 ans, cheveux sculptés au gel, est supporter de l’équipe de Ain Fakroun. Il travaille dans un restaurant à la sortie de la ville, sur la route qui mène vers Oum El Bouaghi.

Le barbecue planté sur le trottoir -« stratégie commerciale !» – ses yeux cherchent à attirer l’attention de potentiels clients sur ses brochettes. Il raconte le calvaire des jeunes de la ville en portant de temps à temps aux lèvres son gobelet de café froid. « Moi, je m’estime heureux. Même si mon travail n’a aucun lien avec mon domaine, qui est le génie mécanique, j’arrive quand même à subvenir à mes besoins». Dissimulé par la fumée de son barbecue, il fait sa propre analyse politique : « Ce pouvoir mafieux a tout compris dès le départ.

Les dirigeants ont su comment diviser le peuple avec des histoires de cultures et de religions, puis l’immerger dans les problèmes socioéconomiques afin que personne n’ait le temps de faire de la politique. Ce qui s’est passé ici ces derniers jours n’est qu’un début.» De vendredi à dimanche, la daïra de Aïn Fakroun, située à une vingtaine de kilomètres d’Oum El Bouaghi, a vécu trois jours de violences entre les forces de l’ordre et des manifestants. A la fin du match entre l’équipe locale et celle de Sidi Bel Abbès, qui s’est déroulé vendredi dans le stade communal (score : un but partout), les plus de 10 000 supporters locaux ont voulu à tout prix envahir la pelouse.

Les policiers qui assuraient la sécurité dans l’enceinte les en ont empêchés. « A deux minutes de la fin, l’équipe de Bel Abbès a égalisé, ce qui a provoqué la colère des spectateurs locaux. Ils ont commencé à lancer des projectiles sur la pelouse. Par prudence, nous avons déployé tous les éléments que nous avions sur place, près de 400 hommes afin d’assurer la sécurité des deux équipes et des arbitres», raconte un responsable de la police sur place. « A la fin du match, ils lançaient des projectiles sur nous. Quand on a constaté qu’ils étaient trop nombreux, nous avons riposté par des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc», reconnaît notre source.

Flaques d’eaux usées

La police a procédé à l’arrestation de trois supporters avant que le calme revienne pour quelques heures. Ils ont été relâchés vers 1h sur ordre du procureur de la République. Certains manifestants, qui croyaient que les supporters étaient toujours retenus, ont attaqué l’ancien commissariat en face de l’APC.

Les affrontements ont duré trois jours. « Heureusement que les riverains sont intervenus, sinon, cela aurait pu tourner au drame. Ils brûlaient des pneus et ils arrivaient jusqu’à l’entrée du commissariat», décrit un élu local. Bilan : beaucoup de blessés des deux côtés. « Heureusement que les blessures étaient légères. Du côté des policiers, 16 agents ont été touchés. Dans l’autre camp, on ne sait pas vraiment, mais il y a des dizaines de blessés», poursuit notre interlocuteur.

Les manifestants ont profité de cette occasion pour revendiquer « leur part de développement». « On vit dans un pays riche mais on ne bénéficie de rien, on ne demande pas la lune, juste un travail comme tout le monde. Quand on regarde le JT de 20h sur les chaînes nationales, tout va bien, mais la réalité sur le terrain est différente, sauf si nous ne sommes pas considérés comme des Algériens», s’indigne Madjid, un manifestant, âgé de 27 ans.

Vêtu d’un survêtement, il traîne ses claquettes sur la placette de la cité des 300 Logements. Ici, pas question d’avoir les yeux ailleurs, il faut bien regarder où mettre les pieds pour éviter les flaques d’eaux… usées ! C’est de cette placette que partent les transports vers les villages voisins. On peut y louer un camion ou un tracteur ou encore manger un sandwich sous les tentes plantées au milieu de la poussière ! Les murs sont couverts de tags : « Forza CRBAF», « Nous sommes les meilleurs».

Pour comprendre la colère des habitants, il faut visiter les quartiers de la ville. A Aïn Fakroun, les jeunes jouent et passent leur temps libre entre les poubelles. Les familles qui habitent au rez-de-chaussée des bâtiments ont même trouvé la technique pour loger plus de monde : construire des extensions à même le sol. « Comme les familles deviennent de plus en plus nombreuses, les gens agrandissent leur appartement et construisent des baraques à l’extérieur», indique Madjid. A l’exception du stade communal, les jeunes n’ont nulle part où aller.

Nouveaux arrivants

« La jeunesse est livrée à elle-même, il n’y a ni infrastructure pour les divertissements, ni encadrement. Le stade est l’unique qui existe, mais il faut une autorisation pour y jouer. Les travaux d’homologation du stade ont coûté plus de 21 milliards de centimes financés majoritairement sur fonds propres de l’APC, en plus des 7 milliards octroyés annuellement pour le club afin d’assurer son fonctionnement», explique Dali Boussaid, élu RND, président d’APC depuis 2012. « Les gens nous harcèlent quotidiennement pour qu’on leur donne un travail, mais on ne peut pas satisfaire toutes les demandes, car l’Etat nous a abandonnés !»

Dans sa commune, la construction illicite et les bidonvilles ne peuvent pas passer inaperçus. Il est même difficile de trouver une bâtisse qui possède toutes les autorisations et respecte la politique d’urbanisme de la ville. « Dès notre installation en 2012, nous avons directement attaqué le problème du logement : nous avons distribué 1092 logements, dont 357 pour les occupants du quartier El Hirech dans le cadre de l’éradication des bidonvilles du programme tracé en 2006. Malheureusement, le problème persiste, car il est impossible de Lire la suite

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Blida : Un réseau de trafic de voitures démantelé

Publié le 12/02/2016, par dans Non classé.

Un réseau de trafic de voitures, comptant 12 individus, a été mis hors d’état de nuire dernièrement par les services de la Police judiciaire relevant de la sûreté de wilaya de Blida, selon les mêmes services de sécurité.
L’opération a permis l’arrestation des membres de ce réseau de trafiquants et la restitution de huit véhicules de luxe, vendus à travers de nombreuses wilayas, dont Batna, Mascara, Alger et Boumerdes, a-t-on ajouté de même source. L’affaire a été dévoilée suite à l’ouverture, par le service de la Police judiciaire de la wilaya, d’une enquête à propos d’un dossier falsifié portant sur 36 véhicules introduit au niveau de la daïra d’El Affroun.

Les investigations ont ainsi révélé que quatre parmi ces véhicules ont été volés à l’étranger et font l’objet de recherches de la part de la Police internationale (Interpol). Ces voitures ont été vendues en Algérie avec des dossiers contrefaits (acte de naissance, résidence, carte d’identité, facture de vente et permis de conduire provisoire falsifiés). L’inspection des dossiers desdits véhicules a dévoilé l’existence d’une même photo d’identité sur plusieurs permis de conduire et cartes d’identité, a-t-on révélé.

Les mis en cause, âgés entre 20 et 54 ans, ont été présentés mercredi devant la justice sous le chef d’inculpation de « constitution d’une association de malfaiteurs et trafic international de voitures». Deux parmi ces individus ont été mis en détention préventive, au moment où les autres ont été placés sous contrôle judiciaire. Lire la suite

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Ceux qui agissent de cette manière vont vers autre chose de plus violent

Publié le 12/02/2016, par dans Non classé.

Après la grève de la faim, les marches, les immolations… les moyens de protestation contre la précarité sociale évoluent. Cette semaine à Ouargla, un groupe de chômeurs a choisi de se coudre les lèvres pour exprimer leur ras-le-bol.
Du jamais vu depuis 1904. Omar Oudhinia, expert en sociologie politique et développement, a expliqué, hier, dans les colonnes d’El Khabar : « Les chômeurs de Ouargla ont repris ce qu’ont fait les protestataires de Biskra et El Oued en 1904, pour s’exprimer contre la répression des pouvoirs publics.» Cependant, pour le sociologue Mohamed Kouidri, le sens à donner à cette automutilation »serait plutôt un musellement de la revendication légitime, plutôt que l’expression d’un ras-le-bol».

Pour la psychologue Nadia Beyoud, en arriver à se coudre les lèvres pour s’exprimer est d’abord un signe de « profonde souffrance». « C’est terrible ! Pour qu’une personne en arrive à se mutiler pour manifester son mécontentement, cela signifie qu’il n’a plus d’autre ressort, c’est le signe du plus profond désespoir.

On ne s’en prend à soi-même que quand il n’y a plus aucune forme de communication pour exprimer son désarroi», explique-t-elle en trouvant, par ailleurs, « extrêmement préoccupant» que ces jeunes choisissent « l’agressivité retournée vers soi-même». Signe que la situation devient insupportable pour eux et leurs familles. Le président de l’Association algérienne des psychiatres d’exercice privé, Farid Bouchène, quant à lui, parle de « pathologie». « C’est une forme de revendication un peu spéciale pour demander un emploi», s’étonne le psychiatre.

Crise de subsistance

Pour Noureddine Hakiki, professeur de sociologie et directeur du Laboratoire du changement social à l’université d’Alger 2, il n’y a au contraire dans ce comportement rien d’étonnant. En cause : l’inégalité sociale et économique. « Quand on ne peut plus subvenir à nos besoins, on est prêt à tout, on accepte même de se suicider et on cherche la mort. C’est le cas des chômeurs de Ouargla qui peuvent aller au-delà de se coudre les lèvres.

Côté interprétation, cette façon d’agir signifie qu’ils ferment leur bouche et qu’ils ne protestent pas.» L’expert spécialiste du changement social va jusqu’à analyser la situation de ces jeunes chômeurs. « Malgré les programmes de développement, les habitants du Sud vivent dans une situation identique à celle des pays subsahariens et souffrent d’une véritable crise de subsistance. Parallèlement à cela, l’Etat n’a pas une politique pour produire une conscience sociale affirmant que le travail est la solution, ni dans le reste de la société.

C’est l’Etat lui-même qui les assiste et les prend en charge. C’est la raison pour laquelle ces chômeurs de Ouargla ne veulent pas n’importe quel travail, mais un poste à Sonatrach ou dans les sociétés multinationales. Leur manière de penser et d’agir s’inscrit dans un ensemble de crises entre la fausse conscience et l’attente de l’assistanat de l’Etat. On appelle cela une crise de l’intensité des liens et c’est ce qui produit le désarroi. Généralement, les gens qui agissent de cette manière vont vers autre chose de beaucoup plus violent», conclut Noureddine Hakiki.
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Cinq refuges de terroristes détruits à Aïn Defla

Publié le 12/02/2016, par dans Non classé.

Cinq casemates servant de refuges aux terroristes ont été détruites par un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP) à Aïn Defla, et un narcotrafiquant a été abattu à Béchar, a indiqué hier un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).
« Dans le cadre de la lutte antiterroriste, un détachement de l’ANP relevant du secteur opérationnel de Aïn Defla (1re Région militaire) a découvert et détruit, le 10 février 2016, cinq casemates qui servaient de refuges pour des terroristes, contenant des denrées alimentaires et différents objets», a précisé le communiqué.

Par ailleurs et dans le cadre de la lutte contre la contrebande et le crime organisé, « lors d’une embuscade tendue hier à l’aube, près de la commune de Beni Ounif, un détachement relevant du secteur opérationnel de Béchar (3e RM) a abattu un narcotrafiquant qui a refusé d’obtempérer et en a arrêté un autre», ajoute notre source. Lors de cette opération, une quantité de 29 kilogrammes de kif traité a été saisie.

Dans une autre opération, « au niveau de la 2e Région militaire, des éléments des garde-frontières de Tlemcen ont saisi 155 kilogrammes de kif traité, 540 litres de carburants et 8 immigrants clandestins de différentes nationalités africaines ont été appréhendés», ajoute-t-on de même source. Trois immigrants clandestins ont été arrêtés au niveau des secteurs opérationnels d’El Oued et de Ghardaïa (4e RM), conclut le communiqué du MDN. Lire la suite

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Dédouanement des sources radioactives : De nouvelles mesures

Publié le 12/02/2016, par dans Non classé.

Une convention de collaboration a été signée, hier à Alger, entre la Direction générale des Douanes (DGD) et le Commissariat national à l’énergie atomique (Comena), en vertu de laquelle le dédouanement des sources radioactives ne sera autorisé qu’avec le visa préalable du Comena.
Signé par le directeur général des Douanes, Kaddour Bentahar, et le Commissaire à l’énergie atomique, Mohamed Derdour, ce document stipule que « le dédouanement des sources radioactives, des appareils renfermant des sources radioactives, des matières nucléaires et des équipements spécifiques ne sera autorisé que sur présentation d’un visa d’importation ou d’exportation délivré par le Comena». A travers cette convention, les deux parties se sont engagées à prendre les mesures nécessaires pour limiter au strict minimum le temps de passage en douane de ce type de produits, qui nécessitent un traitement délicat, pour éviter un impact nocif sur la santé et la sécurité des douaniers et des citoyens.

A cet effet, les Douanes conviennent que leurs agents n’ouvriront aucun colis portant le symbole international d’avertissement de la radioactivité (le trèfle radioactif) ou suspecté de contenir des substances radioactives sans la présence d’un agent du Comena ou d’un autre expert qualifié. Pour une collaboration interactive, le Commissariat doit fournir trimestriellement à la Direction des Douanes la liste des opérateurs autorisés à importer ou à exporter ces produits, et l’informer de toute modification de la législation ou de la réglementation ou toute décision en relation avec l’importation ou l’exportation de ces produits.

L’institution douanière est également appelée à notifier trimestriellement au Commissariat la liste des produits concernés. Des formations périodiques en sûreté radiologique et en réglementation nucléaire seront organisées par le Comena au profit des douaniers pour les sensibiliser sur le danger que recèlent ces matières pour leur santé, a souligné M. Bentahar lors de la cérémonie de signature de cette convention. Lire la suite

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