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On vous le dit

Publié le 08/12/2015, par dans Non classé.

L’appellation de l’aire de services Dahra sème la controverse

L’appellation Dahra donnée à l’aire de services de l’autoroute Est-Ouest, au niveau de la localité de Oued Sly (Chlef), fait débat parmi les habitants. S’ils affichent majoritairement leur satisfaction quant aux services offerts par ce lieu de repos, ils expriment toutefois des réserves sur cette dénomination. Ils estiment que la priorité en la matière doit être donnée aux repères et symboles de la région, comme cela a été le cas pour les autres aires de repos et de services inaugurées sur le réseau autoroutier. En conséquence, ils souhaitent être entendus sur le sujet par qui de droit.

Bientôt des réservations de billets de train par internet

Les réservations de billets via internet se feront à partir du mois de janvier prochain, selon Yacine Bendjaballah, directeur général de la SNTF, qui s’exprimait récemment sur les ondes de la Radio nationale. L’objectif est d’augmenter le volume du trafic et récupérer les parts de marché. Le développement du rail soulagera l’autoroute Est-Ouest et réduira la pollution ainsi que l’utilisation du carburant. La mise en service d’un réseau moderne aura pour effet de réduire les temps de parcours des trains et de relier villes et villages d’Algérie en un temps record, avec une sécurité supérieure en prime.

Ceinture verte à Hay Driouèche (Blida)

Prochainement, l’entrée ouest de Blida se métamorphosera en vitrine rayonnante et accueillante. Ainsi, un projet de réalisation d’une rive verte meublée de lieux de loisirs, de détente, d’hôtels, de restaurants et d’équipements adéquats au repos des citoyens y est en cours. Il est prévu tout le long de l’Oued Hay Driouèche sur une longueur de 3,5 km. Ce projet remplace le bidonville qui défigurait l’entrée ouest de Blida et constituait une pollution visuelle.

Saisie de friperie par les Douanes de Chlef

Les éléments de la brigade mobile des douanes de Chlef, en coordination avec la brigade polyvalente des douanes de Aïn Defla, ont saisi 49 palettes de friperie, dont l’importation est interdite en vertu de l’article 71 de la loi de finances 2012, indique un communiqué de la direction régionale des Douanes de Chlef.

Cette marchandise, d’un poids total de 1220 kg, a été interceptée lors d’un barrage routier sur l’autoroute Est-Ouest au lieudit Zeddine (Aïn Defla), à bord d’un véhicule de marque Renault Master. Elle était destinée à être écoulée sur les marchés de la wilaya d’Oran. Il est à souligner qu’en application des dispositions de la loi n°05/06 du 23 août 2005 relative à la lutte contre la contrebande, les auteurs de ce trafic encourent une amende de 10,366 millions de dinars, en sus de la saisie de la marchandise et du véhicule, ajoute la même source.

Plus de 10 heures d’attente à cause d’un ILS

Les passagers du vol AH 1109 assurant la liaison régulière Paris-Sétif, n’oublieront pas de sitôt leur dernière mésaventure du 7 décembre. Devant prendre ce jour-là l’avion à partir d’Orly vers 11h20, les voyageurs ont été obligés de poireauter plus de 10 heures. L’interminable attente a causé moult désagréments aux voyageurs pointant du doigt Air Algérie. Celle-ci est innocentée par l’un des ses cadres basé à Sétif : « Samedi dernier, une épaisse couche de brouillard a enveloppé des heures durant Sétif et ses environs. Sans ILS (Instrument leanding instrument), l’avion, ne disposant pas d’une bonne visibilité, ne pouvait atterrir à Sétif. Devant faire Alger-Sétif-Paris, l’avion est, pour les raisons précitées, resté cloué à Alger.

Posé à maintes reprises, ce problème n’est toujours pas pris en charge par les responsables n’ayant pas changé le tracé de la route. Car aucun obstacle ne doit exister entre l’avion et l’ILS», souligne sous le sceau de l’anonymat l’agent d’Air Algérie n’étant pas, pour une fois, la cause du calvaire de ses clients… Lire la suite

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«Ce texte n’a aucunement le but de porter atteinte à la famille»

Publié le 08/12/2015, par dans Non classé.

Je ne comprends pas pourquoi tant de polémiques naissent lorsqu’il s’agit d’une loi relative à la femme. Il ne faut absolument pas minimiser le projet de loi criminalisant les violences faites aux femmes, bien au contraire. A travers cette démarche, l’Etat est en train d’accomplir son devoir qui est de protéger la catégorie la plus vulnérable et la plus importante de la société : la femme.
Ce texte n’a aucunement le but de porter atteinte à la famille. Bien au contraire, nous veillons à travers ce projet de loi à sécuriser la famille et lui garder son équilibre en protégeant son maillon le plus fort qu’est la femme», a déclaré Mounia Meslem, ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, invitée, hier, au forum de la Radio nationale. Elle ne manque pas de montrer sa colère quant aux critiques, voire au refus du courant islamique de ce texte de loi.

Dans un ton diplomatique, elle les appelle à voir ce texte de loi comme une protection de la femme et non d’un point de vue négatif, avant de témoigner son bonheur de voir enfin ce projet entre les mains des membres du Conseil de la nation. Elle rappelle que l’objectif de cette loi est d’arriver à avoir une société en bonne santé et protégée contre tout type de violence ou d’excès et que l’Algérie est le premier pays à briser le tabou et à condamner le harcèlement sexuel.

Dans le même sens, elle annonce qu’une commission mixte regroupant les représentants de tous les ministères a récemment été installée afin de discuter et valider la charte de la femme travailleuse. Une fois discutée, elle sera donnée au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale afin qu’elle soit intégrée dans le nouveau code du travail, actuellement en projet.

Le Code de la famille au cœur des débats

Pour le code de la famille, Mme Meslem explique que ce code est arrivé à expiration et qu’il doit être mis à jour afin qu’il soit en concordance avec les nouveautés de la société algérienne. L’article qui doit être révisé, selon ses propos, est celui relatif au divorce et plus précisément le khol’a. Elle dit ne pas vouloir abolir cet article qui est un véritable acquis pour les femmes, mais plutôt le réadapter afin d’éviter les divorces en série qui tentent à devenir un phénomène de société.

En matière de protection des enfants, elle revient d’une manière très vague sur l’utilisation des enfants dans la mendicité et le sujet de la kafala. Pour le premier volet, elle dit que « la protection de l’enfant est aujourd’hui régie par une loi qui doit être absolument appliquée. Nous devons aujourd’hui jumeler nos efforts avec ceux des forces de l’ordre afin d’empêcher ces mendiants, qui font souvent partie de réseaux organisés, d’utiliser des enfants.

Nous faisons la même chose pour les enfants placés sous la tutelle de familles adoptives, sous le sceau de la kafala. Nous avons cherché la possibilité d’alléger les procédures dans ce sens, mais nous n’avons pu éliminer aucune étape tant elles protègent toutes l’enfant. Toutefois, nous ne pouvons rien faire pour ces enfants ou ces jeunes qui se retrouvent sans abri après la mort des leurs parents adoptifs, sauf les placer dans les centres».

Pour les SDF, elle dit que 5138 sans-abri, dont près de 400 enfants, ont été pris en charge durant l’année 2014 et 3934 personnes, dont 1800 femmes et enfants, durant le premier semestre de l’année en cours. Elle insiste à la fin sur la nécessité de la révision des listes des personnes nécessiteuses et aux besoins spécifiques.

Parmi les premiers résultats de cette nouvelle démarche, c’est l’insertion de 5000 enfants handicapés dans les centres dépendant du secteur sur une liste d’attente de 9000 enfants. Cette mesure est, selon Mme Meslem, un premier pas dans la voie permettant de sortir de l’anarchie dans les dépenses. La révision des subventions accordées aux associations est aussi en cours. Lire la suite

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«Notre démarche relève du devoir de vigilance»

Publié le 08/12/2015, par dans Non classé.

Abdelhamid Aberkane fait partie des 19 signataires de la lettre adressée au chef de l’Etat, le 1er novembre dernier.
Le professeur Abdelhamid Aberkane, ancien ministre de la Santé, actuel président de l’APC d’El Khroub, prend le relais pour défendre la démarche lancée avec ses camarades. « Notre démarche relève d’un devoir de vigilance pour l’immunité du pays, car la situation n’est pas rassurante aussi bien de façon endogène qu’exogène», a-t-il expliqué, hier, au cours d’une conférence de presse au siège du PT, à Alger. Sans verser dans la critique ouverte, l’ancien ministre de la Santé établit avec beaucoup de pondération un diagnostic chargé d’inquiétudes « légitimes».

« Nous n’avons aucune autre prétention que celle de comprendre comment des décisions lourdes, engageant la souveraineté nationale et la sécurité au sens large, peuvent être prises, de surcroît qui sont en contradiction avec les engagements pris par le Président», souligne-t-il. Le professeur de médecine qui a fait le choix inédit de solliciter, en 2012, le suffrage des citoyens de la commune d’El Khroub, rappelle que « les signataires de la lettre au Président sont animés d’une volonté d’ouvrir une brèche dans l’anesthésie.

C’est un devoir de citoyen que de faire entendre un autre son de cloche. Nous sommes porteurs d’une parole juste, respectueuse de l’Etat et de la plus haute autorité du pays». Interrogé sur l’absence de réponse du destinataire de leur lettre, M. Aberkane considère que « le Président doit peser toutes les opinions, c’est son droit de choisir le moment opportun pour répondre, en tout cas je ne désespère pas.

De toute manière, qu’il réponde ou pas, nous faisons une évaluation positive de notre démarche qui se veut comme un processus, un marqueur d’une culture politique responsable». Cependant, le maire d’El Khroub refuse que la parole de Abdelaziz Bouteflika soit portée par d’autres personnes qui se réclament du Président. Il s’étonne de « ceux qui parlent au nom du Président comme si ce sont eux qui décident de ce qui est juste ou pas». « Ils ont le droit d’avoir une opinion, mais pas de parler au nom du Président», tranche-t-il.

« Nous ne sommes pas des salonards»

Ce qui amène cet homme qui affronte au quotidien les problèmes des citoyens d’une des communes les plus peuplées d’Algérie à remettre à leur place ceux qui mènent une campagne violente contre les signataires de la lettre. A commencer par le président du Forum des chefs d’entreprises, Ali Haddad, sans le nommer. « Nous ne sommes pas des salonards. Je suis tout, sauf salonard», s’exclame avec tune dignité débordante ce professeur qui a consacré toute sa carrière au service public.

A l’adresse du secrétaire général du FLN, Amar Saadani, encore une fois sans le nommer, Abdelhamid Aberkane rappelle son parcours au service des citoyens et de leur santé. Citant Saadani qui avait déclaré « c’est quoi ce maire qui veut rencontrer le Président», M. Aberkane, avec sa modestie légendaire, apparaît un peu gêné. Que dirait un professeur qui se fait insulter par Saadani ? « Suis-je quantité négligeable ! J’ai été élu dans une élection propre, face à une coalition lourde. J’ai consacré ma carrière au service des citoyens. Les propos de cet individu sont une honte énorme.

Ce comportement montre tout l’écart moral qui sépare les hommes. Ils sont dans la culture de l’anathème.» Cet échange à distance résume la renversante et non moins dégradante situation que vit le pays. Manifestement, l’insolence a atteint son paroxysme. Le Pr Aberkane n’a pas manqué, à l’occasion, d’apporter son soutien à la secrétaire générale du Parti des travailleurs qui, elle aussi, essuie des attaques ignominieuses : « J’exprime toute ma solidarité à Mme Hanoune, une femme courageuse, un repère dans le paysage politique.»

Par ailleurs, Abdelhamid Aberkane déclare que la lettre du général Toufik lui « inspire du respect» : « Cette lettre m’inspire du respect, voilà l’esprit de responsabilité, il se sent interpellé et il a donné son avis avec responsabilité. Il considère nécessaire de ne pas se dérober à sa responsabilité. C’est quelqu’un qui n’est pas favorable au chaos.»
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AADL 2 : Paiement de la 2e tranche en janvier 2016

Publié le 08/12/2015, par dans Non classé.

Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune a, selon l’APS, annoncé, hier à Alger, que le paiement de la deuxième tranche pour les souscripteurs au programme AADL 2 se fera en janvier, précisant que ces derniers recevront leurs décisions de préaffectation en mai 2016.
Invité du forum du journal Echaâb, M. Tebboune a indiqué que « les souscripteurs du programme AADL 2013 payeront la deuxième tranche, soit 5% de la valeur de leur logement, en janvier 2016 au plus tard et recevront leurs décisions de préaffectation en mai de la même année». Il a en outre affirmé que la remise des décisions de préaffectation pour les souscripteurs de 2001 et 2002 se fera à partir du 8 février 2016.

Evoquant la politique adoptée par l’Etat depuis 1999 pour régler la crise du logement, le ministre a souligné que l’Algérie a enregistré depuis les années 1980 jusqu’à l’an 2000 un déficit de 3 millions de logements en raison de la conjoncture économique et sécuritaire difficile qu’a connu le pays durant cette période. 2, 5 millions de logements ont été distribués dans le cadre des programmes quinquennaux depuis 1999 à ce jour, a-t-il précisé, ajoutant que les 720 000 demandes qui restent sont inscrites au programme quinquennal 2015-2019.

Concernant l’éradication des habitations précaires et des bidonvilles, M. Tebboune a indiqué que son secteur comptait atteindre l’objectif tracé avant le délai fixé (2017) et qu’il aspirait à faire d’Alger la capitale africaine, arabe et peut-être méditerranéenne sans bidonville à la fin de 2016. « Notre stratégie, a-t-il dit, est d’aller vers un règlement définitif de la crise avant la fin du programme quinquennal actuel puis viendra la réalisation en fonction de la demande.»

Concernant la réalisation du programme quinquennal 2015-2019 pour le Sud et les Hauts-Plateaux, M. Tebboune a affirmé qu’environ 400 000 lots de terrain ont été enregistrés, annonçant l’ouverture de cette formule dans les wilayas du Nord, en particulier dans les communes de moins de 5000 habitants. Le ministre a affirmé par ailleurs que la réalisation des logements sociaux ne s’arrêtera pas tant qu’il y a une demande formulée par des citoyens à revenu limité. Lire la suite

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Boudiaf adopte une nouvelle feuille de route

Publié le 08/12/2015, par dans Non classé.

Après avoir écouté durant deux jours les responsables de la santé au niveau local lors de la réunion régionale d’évaluation des wilayas du Centre et de l’extrême Sud qui a pris fin hier à Alger, le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, a adopté une nouvelle feuille de route s’inscrivant dans le cadre de la réforme du système de santé, traduit à travers le nouveau projet de la loi sanitaire en attente de validation par le Conseil des ministres.
Durant cette rencontre de deux jours, les directeurs de la santé de wilaya et les responsables de certaines structures sanitaires ont présenté les bilans de mise en œuvre des programmes d’action pour 2015 concernant la prévention, la télémédecine, le jumelage entre établissements, l’offre de soins, la transplantation, l’externalisation des soins et, particulièrement, la préparation à la mise en œuvre du projet de la circonscription sanitaire contenue dans l’avant-projet de loi sur la santé.

Les directions des structures de santé et les responsables des CHU, EHU, EHS et EPH ont tant bien que mal présenté des bilans — positifs sur tous les plans — de leurs activités, alors que la réalité sur le terrain est toute autre dans certains établissements de santé. Bien que des efforts aient été consentis par certains gestionnaires qui ont pu concrétiser des projets dans les structures. Ainsi, l’hôpital Parnet s’est doté, pour la prise en charge de patients souffrant de problèmes cardiovasculaires, de nouvelles salles de cathétérisme, de rythmologie et d’épreuve d’effort ainsi que d’une unité pour la procréation médicalement assistée, unique dans le service public.

C’est aussi le cas de l’hôpital de Tizi Ouzou qui a vu la création d’un service de médecine légale et d’un nouveau service de réanimation. D’autres dirigeants, par contre, se sont montrés contents de leurs bilans alors qu’en réalité beaucoup reste à faire. Un orateur s’est même félicité en disant que sa structure effectue 1500 examens biologiques par jour. Sachant que les prélèvements sanguins ne se font que le matin dans les établissements publics, comment peut-on arriver à ce chiffre, s’interroge-t-on dans la salle…

Certains, pour leur part, n’ont pas lésiné sur les chiffres pour montrer que tout va bien dans les structures de santé. Ce que M. Boudiaf n’entend pas de cette oreille puisqu’il a exigé de tous ces responsables de se mettre au travail, car il a estimé que « nous avons avancé, mais nous n’avons pas encore atteint les objectifs. Il y a effectivement une dynamique appuyée par une nouvelle approche, bien acceptée par les professionnels de santé. Mais des changements doivent également intervenir dans le mode de gestion. Il est temps que le gestionnaire retrouve sa vocation, celle d’assurer une activité de soins avec tout ce qui va avec, à savoir le médicament, les équipements».

Pour ce faire, il est urgent de mettre en œuvre des mesures, d’adopter les mécanismes de modernisation de la gestion basés sur le calcul des coûts et la maîtrise des dépenses, de préparer la mise en place du dossier électronique du malade (DEM), de mettre en place des réseaux intégrés de prise en charge des besoins de santé « sur la base de la poursuite de la généralisation de l’opération d’externalisation des consultions spécialisées au niveau des polycliniques et ce, de manière à réhabiliter le principe de la pyramide des soins et sa concrétisation à travers notamment l’information des citoyens», a insisté le ministre. Et de souligner la nécessité de mettre en place et d’ancrer tous les mécanismes d’évaluation des activités et la généralisation de la création d’unités de soins à domicile.

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Les graves révélations de Louisa Hanoune

Publié le 08/12/2015, par dans Non classé.

Il y a une fusion entre l’Exécutif et une partie de l’Assemblée au profit d’une minorité d’hommes d’affaires. Lorsque j’ai réagi aux attaques du secrétaire générale du FLN contre le DRS, le lendemain même, le Président avait demandé à me voir. Je sais ce qu’il pense de chacun.
Elle parle de coup d’Etat, de coup de force, de ministres au service d’intérêts étrangers et d’une oligarchie prédatrice, d’alerter l’opinion publique sur les graves menaces qui pèsent sur le pays. Elle, c’est Mme Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), cette dame surprend, étonne et intrigue aussi bien ses détracteurs que ses fans. Dans l’entretien qu’elle nous a accordé, elle revient sur tous les événements qui ont marqué la semaine.

D’abord, le « coup de force». Que s’est-il passé lors de l’examen et l’adoption de la loi de finances 2016 ? De jeudi à dimanche, il y a eu un véritable coup d’Etat contre le Parlement et le président de la République. Est-il possible de croire que le Président ne puisse pas être au courant, sachant qu’il avait dirigé le Conseil des ministres qui a débattu la loi de finances ? Mme Hanoune est catégorique. « On peut lui présenter un texte que l’on discute et après on en présente un autre à l’APN.

Rappelez-vous les déclarations du Président en début d’année. Le président de l’Assemblée avait refusé le comptage des voix lors du vote en plénière, parce qu’une majorité des députés avait voté l’abrogation de l’article 59 (qui autorise l’endettement extérieur des privés). Lui aussi fait partie de la machine qui a réalisé le coup d’Etat. Bouteflika ne peut pas se suicider.

Il paraît que le ministre de l’Industrie et des Mines est le véritable chef d’orchestre du coup d’Etat qu’il dirigeait à partir des Etats-Unis. D’ailleurs, il s’était vanté devant les membres de la commission des finances d’être l’auteur de tous les articles qui portent l’empreinte de l’oligarchie. Il est connu que le président de la République n’a jamais voulu céder sur un millimètre de ses prérogatives. Il concentre tous les pouvoirs entre ses mains. C’est sa personnalité.

Le ministre des Finances a osé dire que le Président lui a délégué ses prérogatives. Quel mensonge. Dans d’autres pays, ce ministre aurait été démis. Cela veut dire que lui et ceux qu’il sert ont mis le Président en incapacité, et qu’ils se sont érigés en tuteurs. C’est le message qu’ils nous transmettent en parlant en son nom. La Constitution ne permet pas au Président de déléguer ses prérogatives», lance la secrétaire générale du PT. Elle va plus loin. La loi de finances 2016 est anticonstitutionnelle.

Louisa Hanoune poursuit son réquisitoire contre le ministre des Finances qui, d’après elle, a menti en disant que l’Algérie consent 1800 milliards de dinars, le montant le plus élevé dans le monde, en matière de transferts sociaux destinés aux subventions. « Nous savons que ces montants concernent aussi les pensions des anciens moudjahidine et veuves de chouhada et la quote-part de l’Etat en matière de santé.

A moins qu’il nous dise que l’Etat se désengage de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle et de la santé. Il a encore menti en affirmant l’inexistence d’impôt nouveau pour les citoyens. Or, il y a bel et bien de nouvelles taxes qui détruisent leur pouvoir d’achat. Il faut savoir que le privé traditionnel national est menacé dans son existence.

Donc, il est demandé à la majorité du peuple de compenser les trous provoqués dans le Trésor public par les nouveaux cadeaux aux oligarques et aux étrangers. Dans la loi de finances 2015, il y a eu une amnistie fiscale de l’ordre de 800 milliards de dinars au moins, si ce n’est plus. Cette mesure a légalisé l’évasion fiscale. Par contre, la taxe d’habitation a été généralisée et celle de quatre wilayas — Alger, Annaba, Oran, Constantine — doublée. Ce qui est anticonstitutionnel, parce que les citoyens sont censés être égaux devant les droits et taxes.»

Des ministres au service de l’oligarchie

D’une voix coléreuse, Mme Hanoune accuse le ministre des Finances d’avoir réduit les impôts au profit des multimilliardaires, et au même moment d’avoir accablé la majorité des citoyens. Pour elle, « il y a une fusion entre l’Exécutif et une partie de l’Assemblée au profit d’une minorité d’hommes d’affaires. Je tiens à préciser que je ne vise pas le privé algérien, qui représente les vraies PME-PMI, menacées par la loi de finances. Le patron des oligarques a fait la tournée des ministres, du Parlement et du Sénat. Il s’immisce dans toutes les affaires institutionnelles. Il fait partie de ceux qui confisquent les prérogatives du Président. Il y a aussi des ministres qui font partie de cette oligarchie prédatrice ou sont à son service».

Mais est-il possible que le Président soit dans un isolement total ? La réponse de Mme Hanoune est cinglante : « Lorsqu’on est diminué par la maladie et qu’on ne peut pas se déplacer, on devient tributaire des autres. On peut lui présenter une revue de presse tronquée pour lui faire lire ce qu’on veut. Je suis convaincue que la loi de finances 2016 n’est pas son œuvre.

C’est l’oligarchie et ceux qui servent les intérêts étrangers, notamment français, qui l’ont rédigée. Lorsque j’ai vu le Président en 2014, j’ai remarqué qu’il n’était pas au courant de beaucoup de choses. Comment la situation a-t-elle évolué ? Je ne le sais pas. Le Président était totalement contre l’endettement extérieur et, aujourd’hui, la loi de finances le met en avant.

Des entreprises de droit algérien, Peugeot, Renault, Alstom, Lind, vont emprunter de l’argent chez les pays du Golfe, à la Société financière internationale (SFI) ou à la Banque mondiale et si elles ne remboursent pas, c’est le Trésor public qui le fera à leur place, car il sera le garant. Nous avons déjà payé un milliard de dollars pour rembourser un emprunt d’ArcelorMittal, alors que le pays était étranglé par la dette. Aujourd’hui, on nous pousse à une situation à la grecque.

Ils ont le droit de transférer leurs dividendes, puisque la loi de finances a levé les interdits et Lire la suite

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