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Les journées des arts populaires à Tamanrasset ont mis en exergue le riche patrimoine saharien

Publié le 21/01/2016, par dans Non classé.
Les journées des arts populaires à Tamanrasset ont mis en exergue le riche patrimoine saharien
TAMANRASSET – Les journées culturelles des arts populaires accueillies, une semaine durant, par la capitale de l’Ahaggar Tamanrasset ont permis de valoriser le riche patrimoine artistique et culturel saharien, a affirmé jeudi le président de l’association culturelle « Assarou n’Ahaggar » de Tamanrasset (partie organisatrice). Animées par plus d’une vingtaine de troupes…

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Constantine 2015: plus de 30 artistes au grand salon de la sculpture de l’est

Publié le 21/01/2016, par dans Non classé.
Constantine 2015: plus de 30 artistes au grand salon de la sculpture de l'est
CONSTANTINE- Le grand salon de la sculpture de l’est, organisé par le département Expositions de « Constantine, capitale de la culture arabe », réunit depuis mercredi soir au palais de la culture Mohamed-Laïd Al Khalifa 31 artistes venus de plusieurs wilayas de l’Est du pays. Quelque 200 oeuvres reflétant les différentes techniques…

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Nouvelle information judiciaire sur Tiguentourine en France

Publié le 21/01/2016, par dans Non classé.

Le parquet de Paris souhaite enquêter, cette fois-ci, sur les failles dans la sécurité du site gazier algérien.
La justice française veut ouvrir à nouveau le dossier de l’attaque terroriste contre le site gazier de Tiguentourine, à In Amenas, dans la wilaya d’Illizi. Ayant ouvert, en 2014, une première information judiciaire sur cette prise d’otages sanglante qui s’est soldée par 37 morts, le parquet de Paris souhaite enquêter, cette fois-ci, sur les failles dans la sécurité du site gazier algérien. Il vient d’ouvrir une deuxième information judiciaire « pour homicide involontaire».

C’est ce qui a annoncé, le 18 janvier dernier sur Europe 1, en précisant que le parquet avait accepté la demande de la famille de Yann Desjeux, seul Français tué lors de cette attaque qui a eu lieu en janvier 2013. Selon la même source, c’est la sœur de ce dernier, Marie-Claude Desjeux, qui a déposé plainte en novembre 2015, estimant qu’il y a « une négligence collégiale». Elle s’appuie, selon le média français, sur les investigations menées en Angleterre entre septembre 2014 et février 2015 au cours desquelles des dizaines de témoins ont été entendus.

Cette enquête avait conclu à l’existence de défaillances dans la sécurité du site et que les recommandations d’un audit de sécurité rédigé quelques mois auparavant n’auraient pas été suivies d’effet. « Tous les témoignages montrent qu’il n’y avait non seulement pas de sécurité, mais que ce manque de sécurité était signalé depuis 2012. Les barrières n’étaient pas fermées, les personnes n’étaient pas fouillées…

Quand les terroristes sont arrivés, les portes étaient ouvertes», soutient Marie-Claude Desjeux. Cette dernière impute ainsi la responsabilité de cette défaillance aux sociétés qui exploitaient ce site, à savoir British Petroleum (BP), Sonatrach et la norvégienne Statoil. « Il y a franchement une négligence collégiale de tous ceux qui exploitaient ce site. Je ne suis pas sûre que cette attaque aurait pu être évitée. Moyennant quoi, si le niveau de sécurité, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, avait été suffisant, cela aurait probablement retardé l’arrivée des terroristes pour faire le carnage que l’on connaît», déclare-t-elle.

Le parquet de Paris, rappelons-le, avait ouvert, en 2014, une première information judiciaire. L’instruction de l’affaire devait être confiée à trois magistrats du pôle antiterroriste. Mais depuis cette date, aucune information n’a été donnée concernant le déroulement de l’enquête. Outre la France, en Grande-Bretagne, des familles des victimes avaient aussi lancé une action en justice. Ces dernières reprochent à BP, cogestionnaire du complexe gazier avec le groupe norvégien Statoil et la compagnie publique Sonatrach, de n’avoir pas pris les mesures de sécurité nécessaires afin de protéger la vie de ses employés.

Elles contestent, dans ce sens, les conclusions de l’enquête judiciaire britannique, rendues publiques en février 2015 qui précisent que les sept victimes du Royaume-Uni « avait été tuées et que les terroristes étaient seuls responsables de leur mort». Y aura-t-il de nouveaux rebondissements dans cette affaire ?

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On vous le dit

Publié le 21/01/2016, par dans Non classé.

– Les ambitions démesurées de Saïd Barkat

« Il aurait au moins dû avoir la décence de se faire tout petit au lieu de manigancer», s’emporte un cadre du FLN en commentant les manœuvres en coulisses du sénateur et ex-ministre Saïd Barkat, qui ambitionne d’occuper le poste de vice-président du Sénat. « Avec tout ce qu’il traîne comme casseroles, on n’aurait même pas dû lui octroyer une place à la Chambre haute, et avec ça, il n’arrête pas de faire de la ‘’kawlassa » pour avoir encore plus», poursuit le même responsable.

– Hommage aux agents de nettoiement de Chlef

Profitant des journées portes ouvertes sur la commune, le wali de Chlef a rendu un hommage particulier aux agents de nettoiement de la commune, regroupés au sein de la nouvelle entreprise Tetach, spécialisée dans la collecte des ordures et l’embellissement de la ville. Il a souligné que ces travailleurs accomplissent une noble mission qui mérite tous les honneurs et pour laquelle l’administration locale a mobilisé tous les moyens nécessaires. Il a, dans ce sens, souhaité que les citoyens participent à cet effort collectif pour rendre leur cité plus belle. Au cours de la cérémonie, qui a regroupé les autorités locales, le chef de l’exécutif de la wilaya a également exprimé sa reconnaissance aux élus et personnels qui se sont succédé à la tête de la municipalité du chef-lieu de wilaya de 1967 à ce jour.

– Enquête sur les logements de fonction à Laghouat

Le directeur de l’éducation de la wilaya de Laghouat a affirmé à El Watan que la commission chargée du dossier des logements de fonction et d’astreinte, squattés par des indus occupants ou des retraités du secteur, a déjà commencé son travail au niveau de la wilaya. Selon ce responsable, l’installation de cette commission a été décidée par la ministre de l’Education nationale, sa mission essentielle est de recenser les logements squattés par des indus occupants, et ce, pour les récupérer et les affecter aux ayants droit. « Tout d’abord, il faut savoir qui occupe ces logements, connaître leur nombre réel, connaître les étrangers au secteur, et ce, avant de passer à l’expulsion ou au relogement», a expliqué Ali Merrah, le directeur de l’éducation de Laghouat.

– Saisie de près de 90 quintaux de kif traité en 2015 à El Oued

Une quantité de 89,47 quintaux de kif traité a été saisie durant l’année 2015 à travers la wilaya d’El Oued par les services de la Gendarmerie nationale, a-t-on indiqué hier au groupement de ce corps sécuritaire. Cette quantité de drogue a été saisie dans 49 affaires impliquant 106 mis en cause, dont 76 ont été placés en détention préventive et 30 autres sous contrôle judiciaire, a affirmé le commandant du groupement de wilaya de la Gendarmerie nationale, le colonel Mohamed Riki, dans un bilan d’activités annuel. Il est également signalé l’implication, pour la première fois dans cette wilaya, de l’élément féminin dans ces affaires de drogue, avec trois femmes placées en détention préventive pour transport et commercialisation de drogue.

– Amar Ghoul participe au Forum touristique de Madrid

L’Algérie prend part ,du 20 au 23 janvier, à Madrid (Espagne), au 7e Forum touristique sur l’investissement et les opportunités d’affaires en Afrique. Notre pays sera représenté à cette manifestation par une délégation conduite par Amar Ghoul, ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat.

Plusieurs investisseurs internationaux seront présents à ce forum, qui débattra des défis de l’investissement touristique en Afrique, des développements technologiques en matière d’accueil, de tourisme environnemental dans les parcs nationaux et les réserves naturelles et de la promotion des destinations touristiques et du tourisme culturel, étant établi que le tourisme est considéré comme un moteur du développement durable. Lire la suite

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Privatisations : Éviter le bradage

Publié le 21/01/2016, par dans Non classé.

La mesure a été adoptée par le Parlement et devrait être mise en application sous peu : l’article 62 de la loi de finances 2016 autorise désormais l’Exécutif à ouvrir le capital des entreprises publiques. Un parfum de déjà-vu se faisait sentir le jour du vote, rappelant les vieux démons d’antan, lorsque des bijoux de famille étaient cédés au dinar symbolique sans qu’aucun contrôle soit assuré en aval.
Plusieurs années après, le gouvernement, comme pour réparer un pas de danse raté, enclenche une opération d’évaluation qui concerne une cinquantaine d’entreprises privatisées par le passé. Le contrôle d’audit devrait conduire à la récupération, par l’Etat, de celles dont les repreneurs n’ont pas respecté leurs engagements. Simultanément, le gouvernement fait voter un nouveau dispositif non moins opaque, suggéré par la loi de finances 2016.

Hormis le fait qu’elle limite l’ouverture du capital des entreprises publiques au privé national résidant, du taux de participation de l’actionnaire privé à 66% des actions et le droit de rachat des participations de l’entreprise publique après un délai de cinq ans, la loi ne spécifie aucunement le statut et la nature des sociétés publiques dispensées de cette opération. D’où l’inquiétude des travailleurs, des syndicats et des partis de l’opposition de voir les principaux bijoux portés par des mains aventurières.

Flash-back

Bien que nombre d’économistes adhèrent à l’idée de se séparer de certains actifs publics non rentables et non stratégiques, l’article 62, tel qu’il est conçu, peu conduire à des dérives dangereuses sans pour autant apporter les avantages escomptés pour l’économie nationale. Les deux précédentes opérations de privatisation se sont soldées par un échec cuisant. Il y a eu surtout une épaisse opacité dans la conduite du processus de privatisation, une multiplication des intervenants, et une législation pour le moins ambiguë.

Et, au final, un bilan décevant. Contacté par El Watan, l’un des animateurs du premier processus de privatisation, Abderrahmane Mebtoul, ex-président du Conseil national des privatisations (1996-1999), tient à préciser, d’abord, que l’institution qu’il présidait a été un organe technique d’exécution n’ayant aucun pouvoir politique. Du coup, « toute décision était dépendante du Conseil national des participations de l’Etat présidé par le chef du gouvernement».

Ses éléments de langage prennent une autre tournure lorsqu’il est question de se remémorer les zones d’ombre entourant le premier processus de privatisation mené entre 1997 et 2003. « Le Conseil des privatisations n’est pas concerné par cette situation. Installé en 1996, il a été gelé toute l’année 1997. Début 1998, il a été chargé de l’évaluation de quelques unités sélectionnées par le Conseil des participations de l’Etat», souligne Abderrahmane Mebtoul.

Sur la suite, son témoignage fait apparaître des comportements pour le moins douteux : « Avec la démission du président Liamine Zeroual et au moment où les repreneurs avaient été sélectionnés sur la base d’une transparence totale, le Conseil des privatisations a été dissous fin 1999 et toutes les opérations annulées en 2000 sans qu’aucune ait été réalisée». Ce défaut de transparence qui a émaillé le processus a été maintes fois relevé par des analystes et des observateurs. A raison, car ce processus – qui devait relancer l’appareil de production pendant une période économique si rude – avait duré longtemps et a été mené dans l’opacité la plus totale.

Entre 2000 et 2013, au ministère des Participations, certaines privatisations ont été réalisées sous l’égide des Sociétés de participation de l’Etat (SGP) qui ont remplacé les holdings, « mais sans que l’on sache exactement quel en était l’impact, bien que des partenariats avec des groupes étrangers ont été conclus par les holdings entre 1996 et 2013». M. Mebtoul souligne avec une ferme conviction que la base de la réussite du processus de privatisation « doit reposer sur une transparence totale et une large adhésion sociale». Or, pour le cas des précédentes privatisations, il y a eu un défaut de transparence criant. Le bilan était bien mitigé, voire décevant.

Bilan décevant…

Selon un bilan effectué par le controversé ex-ministre de l’Industrie Abdelhamid Temmar, 191 opérations de privatisation totale ont été enregistrées depuis 2003 et 33 partielles, soit à hauteur de 50%. Il a été également enregistré 29 joint-ventures et 63 ventes d’actifs à des acheteurs privés, à en croire Abdelhamid Temmar, s’exprimant fin 2008 dans une interview accordé à Oxford Business Group (OBG).

Durant l’année 2007, son ministère a finalisé, d’après M. Temmar, « la privatisation de 69 entreprises publiques, 13 dossiers de privatisation partielle, neuf en joint-venture et 20 opérations de vente d’actifs au privé». Une trentaine d’autres opérations de privatisation ont été conclues en 2008, a-t-il confié à OBG, sans pour autant souffler mot sur les bénéficiaires. D’autres bilans plus fiables contrastent étrangement avec ce que Abdelhamid Temmar appelait « un processus bien organisé».

Des experts et consultants avertis, qui ont eu à travailler sur ce processus, confrontent les déclarations des responsables à des vérités plutôt vérifiables. D’après Abdeldjellil Bouzidi, économiste et consultant, qui a travaillé pendant plusieurs années sur la politique de privatisation, relève que jusqu’aux années 2000, le secteur des entreprises publiques n’a connu que quelques transferts de propriété insignifiants. En novembre 2004, la quasi-totalité des entreprises publiques était toujours propriété de l’Etat.

Un nouvel appel d’offres a été lancé par le gouvernement à l’adresse des investisseurs sous la formule de « gré à gré», mettant dans le même sac toutes les entreprises publiques, exception faite de Sonatrach, Sonelgaz et SNTF, jugées « stratégiques». De 2003 à 2006, 423 privatisations ont été réalisées, dont 134 « petites» (48 agences pharmaceutiques de l’entreprise Endimed et 86 opérations de cession d’actifs au profit d’institutions et établissements publics).

Vendre pour une poignée de dinars

Les privatisations réalisées entre 2003 et 2006 ont rapporté à l’Etat le faible pactole de 105,9 milliards de dinars, alors que le montant des investissements projetés par les repreneurs était légèrement supérieur à la cagnotte gagnée (145,2 milliards de dinars) selon des chiffres du ministère de l’Industrie.

En 2007, le gouvernement a lancé un nouvel appel d’offres pour la privatisation de 13 entreprises, dont l’ENIEM, Sonaric, ENPEC, ENAD, Sonatro, etc. La suite de ces opérations est peu ou prou connu, tant aucun travail d’audit n’a été effectué. Les privatisations se sont vite transformées Lire la suite

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Procès Sonatrach 1 : Quinze ans de prison requis contre Mohamed Meziane

Publié le 21/01/2016, par dans Non classé.

Le procès Sonatrach 1, qui se tient depuis le 27 décembre dernier au tribunal criminel d’Alger, tire à sa fin, avec le début des plaidoiries après le prononcé du réquisitoire.
Ainsi, le procureur général a requis 15 années de réclusion criminelle assortie d’une amende de 3 millions de dinars contre l’ancien PDG de Sonatrach, Mohamed Meziane, son fils Réda et Mohamed Réda Djaafer Al Smaïl, patron de la société Contel et du groupement Contel-Funkwerk. Une peine de 8 ans assortie d’une amende de 3 millions de dinars a également été requise contre l’ex-PDG du CPA, El Hachemi Meghaoui, et son fils Yazid, et une autre de 7 ans assortie d’une amende de 3 millions de dinars, contre Fawzi Meziane, le deuxième fils du PDG.

Le procureur général a requis des peines de 7 ans de prison contre le vice-président de l’activité Amont Belkacem Boumedienne, 2 ans contre le vice-président du transport par canalisation Benamar Zenasni, 2 ans contre le vice-président de l’activité commerciale Chawki Rahal, un an contre le vice-président des activités centrales, précisant que ces peines sont assorties d’une amende d’un million de dinars, à l’exception de Mohamed Senhadji, concerné par une amende de 200 000 DA, au même titre que les anciens cadres Mustapha Hassani et Mustapha Cheikh, contre lesquels une peine d’un an a été requise.

Le procureur général a demandé, par ailleurs, une peine de 3 ans de prison assortie d’une amende de 3 millions de dinars contre Nouria Meliani, gérante du bureau d’études CAD, et réclamé une amende de 5 millions de dinars contre les quatre sociétés poursuivies en tant que personnes morales : Saipem, Contel Algérie, Contel-Funkwerk et Funkwerk-Plettac.

Pour ce qui est de Mouloud Aït El Hocine et Abdelaziz Abdelouahab, le procureur général a demandé l’application de la loi. Dès l’ouverture de l’audience, Abdelaziz Boudraa (procureur du tribunal de Bir Mourad Raïs et représentant du ministère public) intervient ; durant près de trois heures, il tente de casser les arguments avancés durant le procès par les 18 accusés. Tantôt il s’appuie sur des documents, tantôt il rappelle les déclarations « contradictoires et non convaincantes» des uns et des autres.

Il rend hommage au tribunal, à la défense et à la presse avant d’aller à l’essentiel, « l’affaire Sonatrach et Dieu seul sait ce qu’est Sonatrach», dit-il. M. Boudraa se tourne vers le box des accusés et lance : « Je me sens très gêné, touché, lorsque je me retrouve dans une affaire où des cadres de haut niveau sont cités. Je les vois comme faisant partie de l’élite de notre pays. Ce qui rend ma mission très difficile.»

Il met l’accent sur l’importance de la compagnie : « Une entreprise citoyenne qui contribue grandement au développement du pays et nourrit 40 millions d’Algériens», puis il s’interroge : « Pourquoi compromettre le pain des Algériens ?» Il revient sur le statut de Sonatrach, « une entreprise publique économique, créée par des fonds publics et mise au service de la nation. En 1999, elle est devenue une société par actions, toutes appartenant à l’Etat», dit-il. Il répartit l’affaire en trois dossiers : la télésurveillance, le GK3 et la réfection du bâtiment Ghermoul.

« Sonatrach a signé avec une société morte administrativement»

M. Boudraa détaille d’abord le dossier de télésurveillance, qui a commencé avec « le personnage» Mohamed Réda Djaafer Al Smaïl, « un jeune d’une trentaine d’années à la tête d’une petite société, Contel. Dès que Mohamed Meziane est nommé PDG de Sonatrach, il se souvient d’un Réda Meziane qui a fait le lycée avec lui, en 1992. Il cherche ses coordonnées parce qu’il n’est pas resté en contact avec lui. Une fois le contact établi par Fawzi, le frère de Réda, ce dernier se charge de lui obtenir un rendez-vous avec son père fraîchement installé à la tête de Sonatrach.

Al Smaïl écrit un courrier à Mohamed Meziane et décide même de la date du rendez-vous. N’a-t-il pas préparé la route vers Sonatrach à l’avance ? Dans ce dossier, toutes les dates ont leur importance, elles nous permettent de faire les liens et de remonter aux uns et aux autres. Les rendez-vous et les réunions ont commencé en novembre 2004, alors que l’instruction du ministre sur la généralisation de la sécurisation des sites a été faite en janvier 2005».

Le procureur fait le lien entre le rendez-vous avec le PDG et la création, 40 jours plus tard, du groupement Contel, dans lequel Fawzi Meziane possède « le taux le plus élevé d’actions, alors qu’il n’a déposé aucun dinar. Après avoir présenté les équipements de TVI, avec laquelle il était associé, il revient pour une présentation, mais cette fois avec le matériel de Funkwerk. Il dit qu’il a changé de société parce que TVI voulait l’utiliser comme sous-traitant. Est-ce logique comme réponse ?» Le procureur général se demande « comment autant d’argent et de biens ont été acquis en trois ans seulement».

Le holding Contel-Funkwerk, rappelle-t-il, a été créé pour une période de deux ans seulement et Sonatrach a signé avec lui sans savoir que sa validité avait expiré. « Une telle erreur peut-elle échapper à une aussi grande entreprise que Sonatrach», s’interroge le représentant du ministère public. Il cite les cinq contrats signés entre 2006 et 2008 par Al Smaïl, dont quatre avec Mustapha Hassani et un avec Mustapha Cheikh, d’un montant global de 11 milliards de dinars. « Comment évoquer l’urgence alors que le dernier contrat a été signé en 2008 et que l’instruction du ministre date de janvier 2005 ?» s’interroge-t-il.

« C’est du blanchiment légalisé»

Le procureur général continue : « De 2006 à 2008, nous remarquons des achats de villas en Algérie et d’appartements en France, des transferts de fonds par millions en devises, etc. Est-ce des rémunérations ou des commissions ? Des contrats de consulting au profit de Meghaoui El Hachemi et son fils, de Al Smaïl Djaafer, de Réda Meziane et même de sa défunte mère qui n’avait, la pauvre, aucun lien avec cette affaire.

Comment peut-on croire qu’il s’agisse de brouillons de contrats alors que ces derniers comportent les numéros de compte des concernés et leur RIB ? Funkwerk refuse de signer avec Réda Lire la suite

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