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Avis d’appel d’offres pour un urbanisme moins laid

Publié le 25/01/2016, par dans Non classé.

Le syndicat a interpellé les pouvoirs publics en vue de la mise en œuvre d’une réelle politique architecturale pour en finir avec l’urbanisme chaotique qui gangrène nos villes.
Que vaut l’architecte dans notre société ? Comment rétablir l’acte architectural dans sa fonction culturelle et créatrice ? Comment redonner du sens à un métier aussi précieux quand tout concourt à le marginaliser ? Quel destin pour nos architectes, réduits à une forme de « chômage esthétique» ?

Comment concilier le fonctionnel et le beau, l’urgent et le pérenne, le socialement utile et l’humainement acceptable et digne ? Comment mettre plus d’architecture dans la commande publique ? Quid de la maîtrise d’ouvrage ? Comment la professionnaliser davantage ? En définitive : qui dessine la ville ? Qui décide dans la ville ? Et quel « dessein» pour nos villes — pour paraphraser un slogan cher au Syndicat national des architectes agréés algériens (Synaa).

Oui, quel « dessein» — avec un « e» — pour dire que ces questions vont bien au-delà des simples considérations de bâtiment et de maçonnerie, et touchent au sens et à l’essence mêmes de l’édifice national, du « projet national» et du « récit national». Traduits par la « sémantisation» de l’espace collectif, une occupation intelligente et sensible du territoire commun en lieu et place de ces foutoirs immobiliers hideux et culturellement désincarnés qui servent d’écrin à nos vies. Ce sont-là quelques-unes des interrogations/préoccupations qui ont été élégamment abordées à l’occasion de la tenue du premier congrès du Synaa qui, faut-il le signaler, a obtenu son agrément en 2012. C’était samedi, à Dar El Djazaïr (Safex).

Profitant du renouvellement de ses instances, le Synaa a eu la généreuse idée d’organiser un débat public pour faire partager ses questionnements et rappeler à qui de droit quelques-uns des fondamentaux de l’acte de bâtir (une nation). Et pour assurer une bonne circulation de la parole et veiller au respect du timing, notre collègue Ameziane Ferhani, rédacteur en chef du supplément Arts& Lettres d’El Watan, hérita du rôle de modérateur de ce forum.

Avec son humour subtil, M. Ferhani invita tout le monde à « essayer de faire semblant d’être Suisse» pour caser toutes les communications dans le temps imparti. « Si on prend toutes les classifications des disciplines artistiques majeures, l’architecture a toujours été le premier des arts et ça le reste aujourd’hui encore, sauf dans notre pays», lance Ameziane en guise d’intro. Faisant écho au slogan arboré par le Synaa pour ce premier congrès — « L’Architecture, une culture à construire» —, l’auteur de Traverses d’Alger (Chihab, 2015) de poursuivre : « Architecture, culture, construction représentent une sorte de pyramide dont tous les éléments sont indissociables.

Sans construction, l’architecture ne peut se voir, et sans culture, l’architecture ne peut se concevoir.» Dans la foulée, il cite Goethe et sa suave définition du premier art : « L’architecture, c’est de la musique figée», proclamait l’auteur des Affinités électives. Nous sommes tentés d’ajouter que sous nos cieux délabrés, ce sont malheureusement les manières de faire qui sont figées, tandis que notre environnement urbain se « chaotise» dans tous les sens.

« Il ne peut y avoir d’architecture sans volonté politique»

Hasna Hadjilah, secrétaire générale du Synaa, ouvre officiellement les travaux par une allocution liminaire en posant clairement les termes du débat. « La culture et ses modes d’expression se trouvent au centre même des représentations de la société dont l’architecture est la matérialisation majeure», dit-elle. « L’architecture, en tant que traduction d’un mode de vie et support d’une identité, se caractérise par une présence permanente dans le quotidien de chaque citoyen, inscrite dans le temps et constituant un héritage culturel commun à tous les membres de la société».

La porte-parole du Synaa souligne que cette dimension culturelle et sociétale de l’architecture doit avant tout s’exprimer à travers la commande publique. « Or, plus de vingt années de pratique depuis la promulgation de la loi sur la production architecturale et l’exercice de la profession d’architecte, qui reconnaît pourtant l’architecture en tant qu’émanation de la culture tout en la consacrant d’intérêt public, force est de constater que ce sens et ces valeurs sont ouvertement occultés en Algérie, où, à travers les mécanismes adoptés pour la production des projets, ceux-ci paraissent affranchis de toute visée culturelle et sociétale intrinsèques à l’architecture», regrette Hasna Hadjilah.

L’intervention de l’architecte s’en trouve ainsi « banalisée», réduite « à sa seule dimension technique, l’architecture ne préfigurant plus une volonté de création, un moment privilégié de célébration et d’accomplissement culturels et sociétaux». Et d’insister sur l’engagement du Synaa en vue de rétablir l’architecture dans sa vocation d’acte éminemment culturel.

A cet effet, le syndicat « œuvre résolument à sensibiliser tous les acteurs et les parties prenantes dans la promotion de l’architecture pour la replacer au centre des enjeux culturels du pays», affirme Mme Hadjilah. « Cela passe par un engagement plein de tous les acteurs de ‘‘l’acte de bâtir », des pouvoirs publics aux professionnels en passant par la formation et la société civile, pour revaloriser des pratiques qui malheureusement sont loin de répondre à cet absolu, car il ne peut y avoir d’architecture sans volonté politique, sans partenariats et sans exigences de qualité.»

La consultation architecturale est « banalisée»

Pour sa part, le président du Synaa, Achour Mihoubi, a passé en revue les revendications et recommandations phare du syndicat. Dans son exposé, M. Mihoubi a interpellé vivement les pouvoirs publics en les incitant à mettre en œuvre « une véritable politique pour l’architecture ; politique qui mettrait la pratique de l’architecture à l’abri du jeu biaisé d’agents qui l’impactent négativement».

« La mise en place d’une politique de rémunération à la hauteur des attentes a été notre première revendication», rappelle-t-il. « Il se trouve qu’actuellement, la rémunération des prestations architecturales est loin des minima requis pour une pratique architecturale répondant à un minimum de qualité.» M. Mihoubi pointe au passage la « politique univoque de l’habitat». « Nous sommes en face d’un Etat programmateur, bailleur, contracteur et vendeur.

Cela en fait un acteur économique, ce qui empiète sur sa qualité de garant des lois», déplore-t-il. Le président du Synaa a également plaidé pour une commande publique plus respectueuse de la consultation architecturale. « Malheureusement, il n’y pas plus Lire la suite

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Des réformes en trompe-l’œil, selon l’opposition

Publié le 25/01/2016, par dans Non classé.

La restructuration du DRS et la nomination de son chef comme coordinateur et ministre-conseiller à la Présidence sont diversement appréciées. Si des partis au pouvoir, à l’instar du FLN, estiment que ces changements relèvent des « missions normales» du président de la République, ceux de l’opposition parlent de réformes en trompe-l’œil.
Le député et porte-parole du FLN Hocine Khaldoun a estimé que la restructuration relève des « prérogatives» du président. « Cette décision est du ressort du président Abdelaziz Bouteflika. Il est le ministre de la Défense et le chef des forces armées. Nous n’avons pas de commentaire à faire sur des décisions que le Président juge nécessaires», s’est contenté d’affirmer le cadre d’un parti dont le secrétaire général, Amar Saadani, mène depuis plusieurs mois une fronde contre l’ancien chef du DRS, Toufik, dont il avait réclamé la démission.

Le RCD rappelle ses positions et estime que les changements ne devraient rien apporter au fonctionnement des Services. « La position du RCD est connue : les pratiques du DRS doivent disparaître, tout comme sa police politique. Ce qui est attendu, c’ est la fin des pratiques occultes, injustes et contraires à toute démocratie. Qu’il s’appelle DRS ou DAS, je doute fort qu’avec les mêmes hommes — qui ont assombri le destin de toute une nation et se sont arrogé autoritairement un pouvoir de police politique pendant des années pour noyauter et chercher à détruire tous les espaces d’expression et d’actions politique, syndicale et associative — il faudrait se contenter des annonces», indique Atmane Mazouz, chargé de la communication du RCD.

Le parti affirme attendre « des preuves par des actes qui mettront fin à la fraude, aux fausses représentations, aux Présidents désignés, à la prédation, la corruption et aux injustices dont la police politique est largement complice». « Remplacer une personne par une autre et reconduire les mêmes pratiques qui serviront aux règlements de comptes entre clans ne produira que le pire. Au RCD, nous considérons que seule la prééminence d’une justice indépendante peut combattre l’abus et l’injustice des forces occultes», signale Mazouz.

Bouabdellah Benadjaimia, chargé de l’information et de la communication du MSP, doute de la volonté des autorités d’aller vers un « Etat civil» où les Services s’occuperont uniquement des missions définies par la Constitution. « Nous sommes, par principe, contre toute atteinte aux institutions de l’Etat et de la République. Ce qui se trame à l’intérieur du DRS relève d’une lutte de clans. Les changements de dénomination, de personnes ou même des prérogatives ne nous intéresse pas», signale Benadjaimia.

Selon la formation de Makri, l' »Etat civil» qu’il appelle de ses vœux doit se concrétiser par « la mise en place de Services qui ne s’impliquent pas dans les affaires des partis, cessent les arrestations arbitraires». « Nous avons toujours exigé que les institutions sécuritaires s’en tiennent à leur rôle constitutionnel. Les Services doivent protéger le pays, lutter contre la corruption. Mais le pouvoir n’a pas la volonté d’aller vers cette situation. Preuve en est l’adoption de la loi de finances et de l’avant-projet de Constitution», poursuit-il. Le FFS, contacté, préfère « se prononcer après». Lire la suite

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D’anciens militaires en parlent

Publié le 25/01/2016, par dans Non classé.

La restructuration des Services de renseignement ne suscite pas les mêmes réactions des anciens militaires. Entre manque d’informations et réserves dues au passé, ceux qui ont accepté de livrer leur opinion ont préféré aller à l’essentiel : les changements opérés au sein du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) sont « naturels» et « ont suivi l’ordre normal» des choses.
Pour Mohamed Khelfaoui, ancien colonel du DRS, les changements en cours sont « normaux» et vont dans le sens de « démythifier» le DRS. « Sous Bouteflika ou tout autre président, il était temps que les Services secrets soient restructurés», indique l’ancien officier, qui considère que « confier les Services secrets à un seul service facilitera la préparation à la prise de décision politique».

Un avis que partage Benamar Bendjema, colonel à la retraite, qui a notamment servi, ces dernières années, comme expert au Centre de recherche et d’études sur la sécurité au Sahel. « A mon humble avis, c’est une bonne chose que les Services secrets soient entre les mains d’un civil», dit-il. « Il y a, je pense, une volonté d’aller vers un fonctionnement réellement civil de l’Etat.

L’armée est ainsi éoignée du terrain politique», ajoute M. Bendjema. Par contre, cette réorganisation ne garantit pas forcément la disparition de la police politique. « La police politique est avant tout une pratique et non une institution», admet Mohamed Khelfaoui. « Certains hommes politiques disent que le DRS est le premier parti politique du pays. J’ai dit que, normalement, ce sont tous les Algériens qui doivent se sentir concernés par la sécurité de leur pays», ajoute-t-il. D’autres anciens militaires, qui ont préféré parler sous le sceau de l’anonymat, sont plus réticents : « Seul un régime démocratique peut faire disparaître la police politique.»

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Est-ce la fin de la police politique ?

Publié le 25/01/2016, par dans Non classé.

Le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) s’en va et un superministère de la Sécurité et du Renseignement arrive. La nouvelle restructuration des Services secrets accouche ainsi d’une nouvelle dénomination du défunt DRS héritier de la défunte Sécurité militaire (SM).
Les pleins pouvoirs en matière de sécurité — le GIS, la Garde républicaine et la fonction de police judiciaire — reviennent désormais au ministre conseiller Athmane Tartag, remplaçant de Mohamed Mediène, et ce, après un court passage dans à l’état-major. Les manœuvres ayant conduit à dépouiller le DRS de certains de ses champs d’action durant l’été 2015 pour les attribuer à l’état-major de l’armée n’auront été que le premier acte de la restructuration de la maison du Renseignement.

Ce premier acte avait servi à dégager le général-major Mohamed Mediène dit Toufik en faisant pencher la balance du pouvoir du côté des Tagarins. Mais cette situation n’a pas duré longtemps. Le retour au schéma premier d’un DRS avec toutes ses « prérogatives» se précise, avec pour seule modification une nouvelle dénomination. Une séquence qui rappelle la restructuration opérée en 1990 dans les Services de renseignement et ayant donné naissance au DRS.

Cette restructuration n’avait d’ailleurs pas changé les pratiques des Services. Au sortir du parti unique, la Sécurité militaire n’avait pas disparu mais avait opéré une mue afin de s’adapter à un paysage politique devenu pluriel. Le changement de sigle n’avait pas abouti au changement de pratiques et n’avait pas mis fin au contrôle de la vie politique par une police faiseuse de roi. 25 années durant, la police politique a pesé de son poids sur la vie politique en Algérie, à tel point que son patron était affublé du surnom de « Rab D’zaïr»…

Qu’est-ce qui pourrait donc aujourd’hui garantir que cette nouvelle restructuration des Services de renseignement apportera la fin des pratiques de la police politique ? Les partis politiques, le mouvement associatif et les médias seront-ils épargnés par les infiltrations, les mouvements de redressement mécanisés et les fichages tous azimuts ? Les pratiques et actes extrajudiciaires cesseront-ils ? Y a-t-il réellement une volonté d’en finir avec la police politique ou s’agit-il de simples manœuvres de positionnement entrant dans le cadre de la lutte des clans ?

Le doute est légitime tant ces « changements» sont faits dans l’opacité et loin de tout débat ou implication de l’avis des citoyens. S’il y a une réelle volonté d’en finir avec les pratiques de police politique, il est impératif de mettre les bases d’une réelle démocratie, où le peuple aura seul le choix de ses représentants et élus et ses droits de justiciables seront garantis et jamais foulés au pied par les décideurs. Lire la suite

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Le commandant Si El Hafidh n’est plus

Publié le 25/01/2016, par dans Non classé.

Le baroudeur bien connu durant la guerre de Libération nationale, le commandant Yaha Si Abdelhafidh, s’est éteint, hier à Paris, à l’âge de 82 ans, des suites d’une longue maladie.
Celui qui était nommé par ses compagnons maquisards Si El Hafidh a pris deux fois le maquis, car il avait un attachement farouche pour son pays. Il a ainsi combattu le colonialisme, et ce, avant de mener un autre combat pour la liberté et la démocratie après l’indépendance de l’Algérie. Ce maquisard est né le 26 janvier 1933 à Ath Atsou, un petit village perché sur les majestueux monts du Djurdjura, dans la commune d’Iferhounen, à 60 km au sud-est de Tizi Ouzou. Il fait ses premiers pas dans le militantisme au PPA qui était, selon lui, le plus radical des partis nationalistes.

Durant la guerre de Libération nationale, il était aux côtés de Mohand Oulhadj. Il assurait le commandement de Tizi Ouzou qui abritait le PC de la wilaya. Si El Hafidh a été également cofondateur du FFS en 1963 avant de se s’exiler, au milieu des années 1960, en France. Après l’ouverture démocratique, en 1989, il y retourne en Algérie. Dans sont livre FFS contre dictature de la résistance armée à l’opposition politique sorti aux Editions Koukou, Si El Hafidh témoigne : « Le colonel Mohand Oulhadj est l’un des rares chefs de wilaya, avec le colonel Youcef Khatib de la Wilaya IV, à avoir gardé le commandement de leur Région historique.

Aux premières heures de la matinée de ce 29 septembre 1963, Smaïl Ouguemoun dépose au PC, à Tizi Ouzou, les déclarations du FFS. Quelques instants après, le commandant Mohamed Zerguini arrive d’Alger dans une voiture flambant neuf. Il est venu pour informer le pouvoir de ce qui allait se passer à Tizi Ouzou. A peine descendu de son véhicule, je lui tends quelques déclarations et lui lance en arabe : – Lis Ya Zerguini !!!

D’une voix chevrotante, il bredouille : – Que Dieu nous protège… Je lui réplique : – Arrête ta démagogie. Quand vous étiez rentrés au pays, vous nous répétiez que nous étions tous des frères, avant de nous bombarder au canon. Je te mets sur le champ aux arrêts. Jusqu’à l’arrivée de Si Mohand Oulhadj. Vers 10h, Me Mourad Oussedik monte sur l’estrade dressée devant la mairie. Face à une assistance nombreuse, il lit, d’un ton solennel, la déclaration de proclamation du FFS.

Mohand Oulhadj et Hocine Aït Ahmed lui succèdent pour dresser un implacable réquisitoire contre les usurpateurs.» Le regretté Si El Hafidh disait aussi que les anciens maquisards avaient plus à faire en 1962 que pendant les durs moments des maquis. Dans les colonnes d’El Watan du 21 octobre 2012, il nous a confié : « Moi, je suis opposant aujourd’hui, demain et je le demeure toujours contre la compromission avec le pouvoir.» Lire la suite

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Les versements ont chuté de plus de 80%

Publié le 25/01/2016, par dans Non classé.

Les versements au Fonds de régulation des recettes (FRR) ont chuté de plus de 80% durant les 10 premiers mois de l’année 2015 en s’établissant à 255,95 milliards de dinars contre 1307,36 durant la même période de 2014, a annoncé hier le ministère des Finances, cité par l’APS.
Quant aux prélèvements opérés à partir de ce Fonds, destinés à financer le déficit du Trésor public, ils ont atteint 1850 milliards entre janvier et octobre 2015 contre 2965,67 durant la même période de 2014. A rappeler que les avoirs du FRR — un fonds alimenté de l’écart entre la fiscalité pétrolière effectivement recouvrée et celle budgétisée sur la base de 37 dollars/baril — étaient de 4488,2 milliards à fin 2014.

Durant les années précédentes, lorsque le baril de brut valait 100 dollars et plus, le FRR était alimenté dès les mois d’avril-mai de chaque année, alors qu’en 2015, en raison de la chute drastique des cours pétroliers, le Fonds n’avait commencé à être alimenté qu’à partir de septembre dernier, a précisé la même source. Ce qui signifie que le FRR n’a enregistré aucune plus-value entre janvier et fin août 2015, alors que les prélèvements ont continué à être opérés.

La fiscalité pétrolière recouvrée durant les dix premiers mois de 2015 a totalisé 1978,9 milliards contre 2885 durant la même période de 2014, soit une baisse de 31,4% en un an. La fiscalité budgétisée dans la loi de finances complémentaire 2015 a été de 1722,94 milliards. Quant aux recouvrements de la fiscalité ordinaire, ils ont atteint 1897,65 milliards durant les dix premiers mois de 2015 contre 1720,63 sur la même période en 2014 (+10,3%).

Les recettes budgétaires effectives ont totalisé 4030,19 milliards de dinars durant la même période, contre des dépenses budgétaires de 6244, soit un déficit global du Trésor de 2338,83 milliards, financé essentiellement à partir du FRR (contre un déficit de 2264,55 milliards durant la même période en 2014). A noter que la moyenne annuelle des prix du brut algérien, Sahara blend, est passée à 52,79 dollars en 2015 contre 99,68 en 2014, en chute de 47% sur un an. Lire la suite

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