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Le pouvoir algérien qui privilégie les assassins doit se ressaisir

Publié le 26/02/2016, par dans Non classé.

Poursuivis en France pendant 16 ans pour « tortures» et « actes de barbarie» commis lors de la décennie noire en Algérie, les deux frères Abdelkader et Hocine Mohamed, anciens Patriotes de Relizane, ont finalement bénéficié d’un non-lieu en janvier dernier par la cour d’appel de Nîmes. A la faveur d’un court séjour en Algérie, El Watan Week-end a rencontré Abdelkader Mohamed.
– La justice française a prononcé, le 19 janvier dernier, un non-lieu en votre faveur, seize années après le déclenchement de votre affaire. Quels sont les éléments qui ont motivé la décision ?

C’est surtout le manque de preuves matérielles. Les plaignants n’ont présenté aucun certificat médical, ni plainte ni rapport de la police. Lors de l’examen des dossiers, le juge d’instruction a estimé que ces derniers étaient vides. Même le gendarme qui a été présenté comme témoin direct n’avait pas de preuve tangible. Comment se fait-il qu’une personne qui aurait été torturée, comme elle le présume, pendant 21 jours n’a pas de certificat médical ni même de séquelles ?

Cet individu ose accuser mon frère d’être présent ce jour-là avec les services secrets (DRS) alors qu’il n’avait pas le droit d’entrer dans leur institution. La décision de notre acquittement nous a redonné beaucoup d’espoir. Nous sommes passés par une épreuve très dure que je ne souhaite à personne. Le procureur lui-même avait dit à l’avocat des plaignants, Me Patrick Baudoin, président d’honneur de la FIDH et avocat, entre autres, des familles des moines de Tibhirine, qu’il allait droit dans le mur avec un tel dossier.

– Mais vous aviez été placés quand même sous contrôle judiciaire pendant dix ans…

La justice française ayant permis aux plaignants de regrouper les preuves suffisantes, procédure qui a pris malheureusement énormément de temps. Mais il n’y avait pas que ça. Nos premiers avocats n’ont pas fait correctement leur travail. Aucun d’eux n’a demandé par exemple à voir notre dossier judiciaire.

Ils n’étaient intéressés que par les médias, car notre affaire était surmédiatisée en France. La presse française nous a longtemps qualifiés de violeurs et d’assassins. Heureusement que maître Khadidja Aoudia est intervenue pour reprendre les choses en main en mai 2013. C’est elle qui a sorti notre dossier du tiroir. Elle a carrément changé de stratégie de défense, ce qui nous a permis d’obtenir la main levée du contrôle judiciaire qui a duré 10 ans.

– De quelle stratégie parlez-vous ?

La réponse est simple. Seule maître Aoudia a compris que notre affaire était d’ordre politique. Il a fallu donc la traiter ainsi et apporter les éléments qui expliqueraient à la justice française que nous avons été poursuivis par le père d’un ex-émir du GIA à Relizane, Mohamed Smaïn, qui prétendait être un défenseur des droits de l’homme, et les familles d’anciens terroristes. Le problème était, donc, idéologique, entre islamistes et ceux qui ont fait partie des corps militaire et paramilitaire, qui étaient au front contre l’islamisme et le terrorisme qui ont ravagé le pays.

– Comment passer du statut de « héros nationaux» en Algérie à celui de « criminels» en France ?

Une pure injustice, rien d’autre. Pour tout vous dire, nous ne nous sommes jamais proclamés en tant qu’héros, car nous n’avons accompli que notre devoir envers la patrie. Mais je ne vous cache pas que jamais nous n’avons pensé être poursuivis pour avoir lutter contre le terrorisme. Les islamistes ont tout fait pour régler leurs comptes avec l’Etat et les militaires en nous utilisant comme bouc émissaire. Il y a aussi le cas de Me Baudouin qui a assouvi son appétit, car il en veut aux militaires algériens qu’il accuse d’être derrière l’assassinat des moines. C’était donc une occasion en or pour lui pour rebondir.

D’ailleurs, il a passé durant la dernière audience, quand nous avons été acquittés, à ne parler que des militaires algériens et de l’affaire des moines. Il était complètement hors sujet. Il n’a prononcé nos noms que deux fois à la fin de sa plaidoirie. Quant au cas de Smaïn Mohamed, la cour d’appel a rejeté sa constitution en tant que partie civile car il n’a pas le statut de victime. C’est lui qui a monté ce dossier avec l’aide de la FIDH.

– Comment avez-vous passé ces dix années sous contrôle judiciaire ?

Nous avons été harcelés par la presse française et suivis partout où nous allions. Mais je vous avoue que ce n’était pas un problème pour nous, les adultes, mais ce sont nos enfants qui ont le plus encaissé. Ils étaient traités de tous les noms par leurs camarades à l’école. Fils d’assassins et de tortionnaires et j’en passe. Qu’ont-ils fait pour mériter un tel sort ? Nous avons été obligés de déménager à plusieurs reprises. Nous n’avions pas d’autre choix que de leur faire changer d’école.

Certains de nos enfants ont carrément quitté les classes. Heureusement que nous avions eu le soutien de nos voisins et de nos collègues de travail. Mais ce qui nous a fait le plus mal est que nous avons été empêchés de revoir notre père mourant. Il est mort sans que nous ayons pu lui parler une dernière fois. La justice avait peur qu’on se venge des plaignants une fois en Algérie, ce qui était absurde. Si j’avais voulu me venger, je l’aurai fait contre les deux terroristes qui ont assassiné mon frère, Mohamed, DEC à Sidi M’hamed Benaouda à l’époque. Ils sont aujourd’hui libres, riches et profitent bien de l’argent du peuple.

L’un d’eux est devenu directeur de l’agence foncière à Oued Rhiou et l’autre est commerçant fortuné profitant des avantages offerts par l’Etat. Mohamed n’est pas le seul. Mon cousin policier aussi, sans parler des menaces de mort que nous recevions quotidiennement. Mon père a échappé à des tentatives d’assassinat à plusieurs reprises. Nous avons tout fait pour venir et assister à son enterrement, en vain. La justice ne nous a accordé qu’une semaine mais c’était après les funérailles.

– Des membres de partis de gauche, des GLD, des gradés communaux, des Patriotes et des victimes de terrorisme vous ont soutenus dans cette épreuve. Qu’avez-vous à leur dire Lire la suite

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Le wali propose quatre mesures urgentes

Publié le 26/02/2016, par dans Non classé.

Le wali de Ouargla, Saad Agoudjil, estime que les chômeurs qui manifestent ont « définitivement adopté le statut de victimes alors qu’ils refusent systématiquement de travailler pour des entreprises autres que le quatuor d’or des filiales de Sonatrach, à savoir l’ENSP, Enafor, ENTP ou Sonatrach DP, sinon rien».
Lors de sa conférence de presse mensuelle, hier, il a reconnu que l’administration n’a pas assez communiqué sur les changements positifs et les améliorations effectuées dans l’offre de formations professionnelles et de l’enseignement supérieur. L’essentiel à retenir du wali de Ouargla lors de sa rencontre avec la presse, hier, est de « ne plus tolérer les rassemblements devant la wilaya et encore moins la séquestration de camions d’hydrocarbures».

Saad Agoudjil a décidé de recourir à la force publique et à la justice contre tout rassemblement « porteur de danger ou impliquant un trouble à l’ordre public». Mais il a annoncé quatre mesures pour en finir définitivement avec le malaise des chômeurs de Ouargla. Proposées à l’appréciation du ministre du Travail et celui de l’Energie, il s’agit, en premier lieu, de la gestion transparente des offres et des affectations des demandeurs d’emploi via le site web de l’Agence nationale de l’emploi.

Cette mesure dite du médiateur électronique signe la fin de l’affichage mural des offres d’emploi et des déplacements vers les guichets de l’AWEM et tout ce que cela entraîne comme attente, tension et violence. La seconde mesure concerne la suppression pure et simple des tests d’embauche. S’il répond au profil requis par l’entreprise, le demandeur d’emploi inscrit sur la base de données de l’ANEM est directement affecté par le logiciel informatique à l’offre qui lui correspond. Cette mesure instaurerera l’affectation du nombre exact de candidatures aux postes à pourvoir, de sorte à supprimer la tendance actuelle qui veut que l’Agence délivre des bulletins nominatifs à une dizaine de candidats, quand l’offre de postes n’est que de cinq par exemple.

C’est une cause directe des tensions et des protestations, puisque les demandeurs d’emploi étaient systématiquement refoulés par les entreprises ayant déjà reçu le nombre de candidats demandé. La troisième mesure concerne le comptage de l’ancienneté du diplôme et de l’inscription à l’agence de l’emploi dans l’affectation des postes. Quatrième et dernière mesure, tout demandeur d’emploi refusant le poste affecté par le logiciel informatique se verra blacklisté pour une durée d’une année et ne pourra pas se porter candidat durant cette période. Le wali a par ailleurs proposé, en complément de ces mesures d’urgence, une dérogation spéciale pour l’insertion dans le cadre du DAIP des jeunes filles titulaires de diplôme universitaire au sein de l’administration locale et l’élargissement de ce dispositif au secteur pétrolier afin d’assurer un maximum d’embauche.
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Maroc-UE : Rabat rompt les contacts avec Bruxelles

Publié le 26/02/2016, par dans Non classé.

Le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, a annoncé, en ouverture d’un conseil du gouvernement hier, la suspension officielle de ses contacts avec l’Union européenne.
Benkirane avait, plus tôt dans la matinée d’hier, reçu l’ambassadeur de l’UE et lui aurait transmis un message du roi Mohammed VI, dans lequel ce dernier rejetait catégoriquement la dernière décision de la Cour européenne de justice de ne pas inclure le Sahara occidental occupé dans l’accord agricole avec l’Union européenne. Rabat avait mis la pression sur ses homologues de l’UE afin de revenir sur la précédente décision de la cour d’exclure, à la demande du Polisario, le territoire sahraoui de l’accord agricole. Une demande de cassation avait d’ailleurs été introduite par les autorités marocaines la semaine dernière.

L’accord, qui date de 2012, avait été annulé par la justice européenne, car ne donnant aucune garantie sur les bénéfices tirés de l’exploitation des produits agricoles au profit des populations sahraouies. La décision d’aujourd’hui représente une victoire diplomatique du Polisario, à la veille de la visite du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans les camps sahraouis qui aura lieu début mars. Lire la suite

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Ouargla : Le dossier des chômeurs passe chez la police

Publié le 26/02/2016, par dans Non classé.

Mercredi matin, cinq jeunes hommes se sont réveillés avec la ferme résolution de pousser le wali de Ouargla à sortir de son bureau. Depuis trois jours, ils dormaient là, entamant même une grève de la faim la veille.
A 8h15, devant le regard incrédule des agents débutant leur journée de travail, ils se mutilent les bras au couteau avant de se passer des cordes à leur cou, suspendues au portail en fer. Salem, lui, n’a pas supporté la douleur. « Il s’est effondré en silence», témoigne son camarade Salah. Son sang coulait sur le trottoir où il est resté étendu plus d’une demi-heure jusqu’à l’arrivée de l’ambulance de la Protection civile pour l’évacuer vers l’hôpital Mohamed Boudiaf.

Ses jours ne seraient pas en danger. Aussitôt informées, les forces de l’ordre ont accouru pour placer un véhicule antiémeute. Des officiers ont essayé de raisonner les chômeurs : « Arrêtez de vous faire du mal, nous n’avons rien contre vous, mais pourquoi vous blesser jusqu’au sang ?» Aucune réponse en face. Des journalistes prenaient des photos en silence eux aussi.

Une gradée de la police à l’air affable s’est tournée vers eux : « Pourquoi prenez-vous des photos de ces personnes en détresse ? Pourquoi assombrir l’image de Ouargla ? Ce sont nos enfants et nous voulons les aider.» La réponse n’a pas tardé à fuser : « Pourquoi les laisser se suicider pour intervenir ? Est-ce à la police de le faire ?» Pas de réponse de la police, seule la voix d’un des chômeurs s’adresse à la presse : « Montrez nos photos au monde, ils sauront que Ouargla qui donne du travail à tous est le cimetière de ses propres enfants.»

Alors que quatre chômeurs de Touggourt encourent des peines d’emprisonnement suite à leur inculpation, mardi, pour « tentative de suicide», « menace d’un commis de l’Etat», « obstruction de la voie publique», « constitution d’un groupe de malfaiteurs» et « tentative d’incendie d’un camion d’hydrocarbures», les cinq chômeurs de Ouargla ont été auditionnés jusqu’en fin d’après-midi, mercredi, avant d’être relâchés. Tard dans la soirée, un camion antiémeute s’est posté bien en évidence en lieu et place de leur literie.

Faux chiffres, faux espoirs ?

Dans une intervention-bilan devant le ministre du Travail en visite à Ouargla en 2015, le directeur de l’emploi de cette wilaya pétrolière s’est félicité de « la hausse exponentielle du nombre de chômeurs locaux placés au niveau des entreprises nationales et étrangères exerçant à travers les cinq bassins pétroliers de la wilaya de Ouargla, à savoir Hassi Messaoud, Hassi Berkine, Haoudh Berkaoui, Haoudh El Hamra et Gassi Touil». Mohamed Guergueb atteste de l’existence de 14 914 demandes d’emploi enregistrées au 31décembre 2015 pour une offre globale de plus de 19 000 postes. Son bilan fait état de 10 054 candidats installés dans les sociétés pétrolières durant le même exercice. Il a soutenu en outre que « le bilan des nouveaux salariés inscrits à la CNAS est nettement supérieur à celui des travailleurs placés par l’ANEM durant les trois derniers exercices».

Diagnostiquant un « problème organisationnel» pour expliquer « le malaise récurrent des chômeurs, dont certains sont refoulés alors qu’il sont porteurs de bulletins dûment avalisés par l’administration», le directeur de l’emploi de Ouargla a officiellement demandé à sa tutelle d’appuyer une démarche proposée par la commission de l’emploi instaurée au lendemain de l’instruction du Premier ministre en mars 2013, « pour régler définitivement le problème de réception, de gestion et de prise en charge des chômeurs». La solution toute trouvée est « d’impliquer exclusivement, et à titre personnel, les directeurs des ressources humaines des entreprises pétrolières et le directeur de l’agence de wilaya de l’ANEM dans la réception et le traitement des offres et des candidatures».

Ce dernier est pointé du doigt, accusé de déserter son bureau, d’avoir proféré des menaces publiques à l’encontre des chômeurs à qui il aurait proposé de « ramener lui-même de l’essence pour s’immoler». Autre son de cloche à l’ANEM, où les agents barricadés derrière des guichets en fer appréhendent tout dérapage. « Nos efforts ? Ils sont complètement anéantis par ces scènes horribles de chômeurs qui s’infligent une auto-torture répréhensible», dit H.T., agent qui a requis l’anonymat. Bilan des courses : « Je songe sérieusement à quitter mon job, c’est devenu une tare que de travailler ici, j’y ai pourtant aidé des centaines de personnes.

Le malheur c’est qu’il y a de plus en plus de personnes sous-qualifiées qui s’inscrivent chez nous, il y en a beaucoup qui veulent tout le temps changer de boîte, ils réclament des salaires plus attractifs et un travail moins pénible.» Les anciens militants du Mouvement des chômeurs de Ouargla, de leur part, viennent de lancer un appel à une manifestation commémorative des émeutes de mars 2004, « une melyounia qui rendra hommage aux milliers de chômeurs dans la rue depuis douze ans», nous dit Lakhdar, un des leaders de la première manifestation de chômeurs qu’a connue Ouargla. Lire la suite

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Théâtre d’Oran: spectacle de solidarité avec le comédien malade Bilel Benzouika

Publié le 26/02/2016, par dans Non classé.
Théâtre d'Oran: spectacle de solidarité avec le comédien malade Bilel Benzouika
ORAN – Un spectacle en hommage au jeune comédien Bilel Benzouika, gravement malade, a été donné jeudi sur les planches du Théâtre régional d’Oran Abdelkader Alloua (TRO) dans le cadre d’une action de solidarité initiée en partenariat avec l’association culturelle locale « El-Amel ». De nombreux artistes et amoureux du théâtre ont…

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Commémoration du 38ème anniversaire de la mort du cheikh Abdelkrim Dali

Publié le 25/02/2016, par dans Non classé.
Commémoration du 38ème anniversaire de la mort du cheikh Abdelkrim Dali
TLEMCEN- Le 38ème anniversaire de la mort de cheikh Abdelkrim Dali, un des leaders de la chanson andalouse en Algérie, a été commémoré jeudi à Tlemcen. Cette manifestation commémorative, initiée par l’association des anciens élèves de la « Médersa » et de « l’Ecole musulmane française de Tlemcen », en collaboration avec la direction…

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