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Le FFS dénonce des condamnations en cascade de militants

Publié le 21/03/2016, par dans Non classé.

Le FFS a fait état, dans un communiqué rendu public hier, de son inquiétude devant la multiplication des condamnations des militants des droits de l’homme.
Le plus vieux parti de l’opposition parle d' »une recrudescence alarmante des condamnations et des pressions exercées contre les militants associatifs et des droits de l’homme». « La condamnation à des peines de prison ferme et les poursuites judiciaires engagées contre des membres du Comité national de défense des droits des chômeurs (CNDDC) dans plusieurs wilayas du pays (Tamanrasset, Batna, Oum El Bouagui, Tébessa, Ouargla, Laghouat…), pour avoir exercé leur droit constitutionnel de manifester pacifiquement, le verdict de la justice contre le secrétaire général de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) et la cabale judiciaire dont est victime maître Noureddine Ahmine démontrent que l’exercice effectif des libertés n’est toujours pas acquis», souligne Mohamed Nebbou, premier secrétaire, qui considère ainsi que « l’indépendance de la justice et l’Etat de droit ne sont toujours pas à l’ordre du jour».

Ce parti politique, qui œuvre pour un consensus national sur un plan de sortie de crise, estime que « cette attitude des pouvoirs publics confirme que la judiciarisation des problèmes politiques est devenue la règle dans la gestion des conflits sociaux». Autrement dit, le respect des droits de l’homme n’est toujours qu’un slogan. Le FFS a ainsi exprimé sa « solidarité entière envers ces militants associatifs et défenseurs des droits de l’homme». Le plus vieux parti de l’opposition exige « la libération inconditionnelle et immédiate des militants incarcérés et de cesser toute forme de pression envers celles et ceux qui luttent pacifiquement pour faire entendre leur voix et obtenir leurs droits». Pour lui, l’injustice et l’arbitraire, surtout dans le contexte actuel, « peuvent avoir des conséquences désastreuses sur la stabilité du pays et risquent de mener à l’irréparable».
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Le come-back de l’enfant de la Banque mondiale

Publié le 21/03/2016, par dans Non classé.

Alors que tout le monde s’attendait à une extradition de Chakib Khelil pour être présenté devant la justice algérienne, voilà que l’ancien ministre de l’Energie accède en toute liberté au salon d’honneur de l’aéroport d’Oran,
accueilli comme un dignitaire par le wali et représentant de l’Etat lui-même. L’Algérie est bien le pays des miracles ou plutôt des leurres : rien n’est vraiment ce qui paraît être ou ce qui est. Ce retour tonitruant et « blanchissant» de l’ancien ministre, dont le nom a été associé au scandale Sonatrach, confirme une fois de plus la dépendance de la justice en Algérie qui ne cherche plus à établir la vérité et garantir la force du droit. On ne se soucie plus des formes, on sacrifie le droit sur l’autel des intérêts de clans. L’absolution est même offerte en permis d’enfreindre la loi.

Les affaires dites Sonatrach 1 et 2 — en sus de la gravité des faits criminels cités — portent pourtant le sceau de l’atteinte à la souveraineté nationale. La principale compagnie nationale et source de revenus du pays n’a pas échappé à la corruption et à la dilapidation. L’opinion publique a vu défiler le feuilleton Sonatrach qui a fini par déboucher sur un simulacre de procès et un retour triomphaliste de Khelil au pays.

On ne peut s’empêcher de se demander comment une telle chose est possible. Les liens de l’ancien ministre avec le président de la République suffisent-ils à lui épargner d’être ne serait-ce qu’entendu par les juges ? Ce retour au pays signe-t-il un retour aux affaires, comme le suggère le patron du FLN, Amar Saadani ? On ne peut oublier que ce dernier, qui jurait d’avoir la tête de Toufik, jure aujourd’hui que Khelil sera appelé à occuper des postes de responsabilité. Osera-t-on l’inconcevable ?

Il y a dans cette affaire de retour comme une odeur de forcing qui semble conjuguer bien des poids en interne mais aussi en externe. Si Khelil est proche du clan présidentiel, il l’est aussi des intérêts des compagnies américaines. Il y a donc lieu de s’interroger sur de probables pressions américaines pour imposer une réhabilitation de celui qui a toujours servi les intérêts des compagnies US en Algérie et même ailleurs. Quand Sellal évoquait le recours à un nouveau modèle économique, visait-il une orientation ultralibérale qu’un Chakib Khelil est capable de mener et même de la manière la plus sauvage, comme ce fut le cas en Argentine ?

Au-delà du procès Sonatrach, il est intéressant de se pencher sur le bilan de la gestion Khelil du secteur de l’énergie. Tout le monde se rappelle de la fameuse loi sur les hydrocarbures qui avait failli offrir aux compagnies étrangères, sur un plateau d’argent, toute la richesse énergétique du pays. Nous y avons échappé grâce à l’intervention salutaire de l’ancien président vénézuelien Hugo Chavez. Khelil mena par ailleurs une politique de surexploitation des gisements au profit, encore une fois, des compagnies étrangères et surtout américaines. Il permit à Haliburton d’engranger des milliards de dollars au détriment de Sonatrach.

Hocine Malti, ancien patron de Sonatrach, dans une contribution qui alertait sur les dérives Khelil, soulignait qu’à son arrivée au ministère de l’Energie en 2000, les importations américaines de brut algérien étaient insignifiantes, avec 50 000 tonnes sur toute l’année. Elles sont passées à 500 000 tonnes l’année suivante pour culminer à 22 millions de tonnes en 2007 et se stabiliser à 16-17 millions de tonnes en 2010. La surexploitation des gisements, notamment celui de Hassi Messaoud, a mené à une baisse du niveau de production, compromettant ainsi le potentiel énergétique du pays. Ayant fait ses classes dans les universités américaines, Khelil ne connaît son pays d’origine l’Algérie qu’en 1973, quand il est appelé à rejoindre Sonatrach.

Il occupe un poste de conseiller à la présidence de la République en 1976, puis quitte l’Algérie en 1980 pour devenir employé de la Banque mondiale. Hocine Malti, dans son livre Histoire secrète du pétrole algérien, évoque le parcours de Chakib Khelil et rappelle son passage en Argentine au nom de la Banque mondiale où il est arrivé à convaincre le gouvernement de vendre la principale compagnie nationale de pétrole Yacimientos Petroliferos Fiscales. Une décision qui plonge l’Etat argentin dans une grave crise d’endettement.

Khelil avait même été pressenti, par ses amis proches de l’Administration Bush, « comme candidat potentiel au poste de directeur général de la compagnie nationale irakienne des pétroles, au lendemain de l’invasion de l’Irak par les Américains en 2003», note Malti dans son ouvrage. Le proche avenir nous dira dans quel projet ou registre inscrire ce come-back de Chakib Khelil qui fleure la mission pour l’enfant de la Banque mondiale. Lire la suite

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Lorsque la justice protège les intérêts du clan présidentiel

Publié le 21/03/2016, par dans Non classé.

Après avoir quitté le pays dans la précipitation, refusé de répondre aux convocations de la justice, en tant que témoin, Chakib Khelil, ancien ministre de l’Energie, revient en Algérie par la grande porte, suscitant interrogations et stupéfaction chez les Algériens.
Interrogations sur la suite à donner au scandale Sonatrach 2, en instruction au pôle judiciaire spécialisé d’Alger et pour lequel il a fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, et stupéfaction en raison du tapis rouge qui lui a été déroulé à l’aéroport d’Oran alors que, jusqu’à preuve du contraire, son dossier est toujours pendant au niveau du pôle judiciaire spécialisé d’Alger.

En effet, il est important de rappeler que l’annulation de la procédure du mandat de dépôt par la chambre d’accusation en décembre 2013, dans la discrétion la plus totale, a été justifiée par « un vice de procédure lié au principe de privilège de juridiction. Etant donné son statut de ministre, Chakib Khelil ne pouvait être poursuivi ou entendu que par un juge de la Cour suprême».

Cette annulation ne peut pas effacer d’un trait le dossier instruit par le pôle judiciaire d’Alger, et pour lequel de nombreuses personnalités du domaine de l’énergie avaient été inculpées et placées sous contrôle judiciaire.

Les faits n’ont pas été « fabriqués», comme l’affirme Amar Saadani, par des agents du DRS. Il s’agit de révélations contenues dans des commissions rogatoires émises par plusieurs pays, notamment l’Italie, faisant état « de graves faits liés à la corruption et au blanchiment de fonds à travers des transactions douteuses», avait expliqué dans sa conférence de presse du 12 août 2013 l’ex-procureur général près la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati, débarqué de son poste en septembre 2015.

Commis entre 2013 et 2011, ces faits, avait précisé le procureur général, ont valu des mandats d’arrêt à Chakib Khelil, son épouse, ses deux enfants, Farid Bedjaoui et à quatre autres personnes. Mieux, Zeghmati va même jusqu’à affirmer que Chakib Khelil « a refusé de répondre aux convocations du juge et aux accusations de corruption, en prétextant son incapacité de voyager pour des raisons de santé. Raison pour laquelle un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui».

Lors de cette conférence de presse, le magistrat avait même déclaré : « Les juges algériens n’ont pas attendu les Italiens pour mener à bien leur enquête.» En fait, Zeghmati n’avait pas tort.

La première enquête sur Sonatrach a été ouverte dès 2007, une fois que le décret présidentiel de la création du service de police judiciaire, au sein du DRS, a été promulgué et sa mise en service opérée. Les premiers éléments d’information auxquels sont arrivés les enquêteurs se limitaient au dossier Sonatrach 1 relatif aux contrats de télésurveillance, de la réalisation du gazoduc GK3 et de l’étude de réfection du siège de Ghermoul.

Toute la direction de la compagnie a été déférée devant le parquet d’Alger en janvier 2010, après plus de six mois d’enquête préliminaire. Jusque-là, Chakib Khelil n’a à aucun moment été inquiété.

Même lorsque Belkacem Boumediene, vice-président de l’activité Amont, avait évoqué avec lui les informations auxquelles étaient parvenus les officiers du DRS durant l’été 2009. Khelil va jusqu’à rassurer les cadres dirigeants de Sonatrach mis en cause, en affirmant publiquement qu’il n’y a pas d’affaire Sonatrach et en constituant un groupe d’avocats pour les défendre, avant d’être dissuadé, vu la gravité des faits. Quelques mois plus tard, Chakib Khelil est démis de son poste, alors que l’instruction se poursuivait.

Lorsque le juge chargé de l’affaire délivre des commissions rogatoires à plusieurs pays, il ne s’attendait certainement pas à recevoir des réponses surprenantes vers la fin de l’année 2012. Du côté du DRS, les officiers de la police judiciaire ne se sont pas arrêtés au premier dossier. Leur enquête s’est poursuivie jusqu’à fin 2012. Leurs informations vont être confortées par celles contenues dans les commissions rogatoires.

Sonatrach 1 s’avère être du « pipi de chat» devant Sonatrach 2, où les noms de Chakib Khelil, de son épouse, de ses deux enfants et celui de Farid Bedjaoui sont cités.

Février 2013, la colère du Président…

Un rapport détaillé est remis au président de la République, qui profite de la célébration de l’anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures pour se démarquer de son « homme de confiance». Dans un communiqué lu en son nom, le président de la République refuse de « passer sous silence» les scandales liés à la gestion de Sonatrach en disant : « Ces informations soulèvent notre révolte et réprobation, mais je fais confiance à la justice de notre pays pour tirer au clair l’écheveau de ces informations, pour situer les responsabilités et appliquer avec rigueur et fermeté les sanctions prévues par notre législation.» Chakib Khelil est de plus en plus discret, lui qui avait déclaré, lors de sa dernière apparition à l’APN, au début de l’année 2010, que l’affaire Sonatrach visait « le clan du Président».
En Italie, l’affaire Saipem-Sonatrach fait la une de tous les médias.

Des pots-de-vin d’un montant de 197 millions d’euros ont été versés par Saipem pour obtenir, entre 2007 et 2009, sept contrats totalisant 8 milliards d’euros grâce à l’entremise de Farid Bedjaoui, homme de confiance de Chakib Khelil. Présenté par la presse italienne comme une pièce maîtresse du système de corruption, Pietro Varone avait jeté un pavé dans la mare en citant les noms de l’ancien ministre et de son homme de confiance, Farid Bedjaoui, affirmant que les commissions étaient versées à la Pearl Partners Limited basée à Hong Kong.
Les révélations du tribunal de Milan (Italie) accélèrent l’affaire en Algérie et suscitent la réaction du procureur général, Belkacem Zeghmati.

Dans un communiqué, ce dernier affirme que « l’implication de personnalités algériennes dans des faits à caractère pénal et plus précisément de corruption dans l’exercice de leurs fonctions au sein d’institutions de l’Etat sont en relation avec l’information judiciaire déjà ouverte auprès du pôle pénal spécialisé de Sidi M’hamed dans le cadre de l’affaire dite Sonatrach 2».

Le 28 avril 2013, le président Bouteflika est évacué vers l’hôpital militaire Val-de-Grâce, en France, à la suite d’un grave malaise cardiaque.

Alger et Milan, mêmes objectifs

La convalescence du Président dure jusqu’au mois de juillet. Très Lire la suite

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« J’ai 50 ans » de Djamel Azizi projeté à Alger

Publié le 21/03/2016, par dans Non classé.
ALGER – Le long métrage de fiction « J’ai 50 ans » du réalisateur Djamel Azizi, un téléfilm axé sur le conflit des générations de l’Algérie indépendante à travers le quotidien d’une famille des Aurès, a été présenté pour la première fois au public algérois. Projeté à la salle de la cinémathèque…

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4e Art : Kateb Yacine s’est inspiré de l’ancienne forme théâtrale grecque

Publié le 21/03/2016, par dans Non classé.
4e Art : Kateb Yacine s'est inspiré de l'ancienne forme théâtrale grecque
GUELMA – Les participants au forum international sur la vie et l’œuvre de Kateb Yacine ont affirmé dimanche que cet auteur s’est inspiré de l’ancienne forme théâtrale grecque pour sortir le 4ème art des salles fermées et le porter aux plus larges classes populaires. Patrick Strasser, de l’université de Vienne…

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« Maintenant, ils peuvent venir » de Salem Brahimi distingué au Festival de Kosmorama (Norvège)

Publié le 20/03/2016, par dans Non classé.
TRONDHEIM (Norvège)- Le long métrage de fiction « Maintenant, ils peuvent venir » du réalisateur algérien Salem Brahimi a obtenu le prix « Nouveau réalisateur », la plus haute distinction du Festival international du film « Kosmorama » organisé du 8 au 13 mars à Trondheim en Norvège, rapporte la presse locale. En compétition dans la…

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