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Affaire El Khabar : RSF dénonce l’instrumentalisation de la justice

Publié le 07/05/2016, par dans Non classé.

L’ONG internationale Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé l’instrumentalisation de la justice pour faire avorter la cession des actifs du quotidien El Khabar au profit d’un groupe industriel.
Dans un communiqué rendu public aujourd’hui, le RSF « exhorte les autorités algériennes à respecter les choix des journalistes et propriétaires du quotidien arabophone indépendant El Khabar, visant à assurer la pérennité du journal». « Cette tentative d’instrumentalisation de la justice, visant à invalider la décision légitime d’El Khabar, est honteuse», a déclaré Yasmine Kacha, responsable du bureau Afrique du Nord de Reporters sans frontières. « Nous exhortons l’Etat algérien à abandonner ce référé, qui a pour objet de s’opposer à la revente des parts du journal. Si les autorités s’obstinent dans leur volonté de bloquer cette transaction, c’est un quotidien indépendant de référence qui risque de disparaître, ce qui serait gravissime pour le droit des citoyens à une information libre», a prévenu RFS qui souligne que « ce nouvel épisode vient s’ajouter à la série d’obstacles auxquels doivent faire face les médias non alignés, notamment depuis la réélection du président Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat, en 2014».

« Plusieurs groupes de presse, dont El Watan et El Khabar, ont fait écho à ce sentiment d’acharnement du gouvernement contre la liberté de la presse», a encore relevé cette ONG qui a rappelé la sortie médiatique du ministre de la Communication, Hamid Grine, le 3 mai 2016, sur les ondes de la Chaîne 3. Pour RSF, le ministre de la Communication avait tenu « des propos extrêmement inquiétants contre certains médias qualifiés d’arrogants, de dominateurs et de porteurs d’un discours défaitiste semant la discorde, justifiant ainsi les pressions de plus en plus fortes contre la liberté d’informer». Il est à rappeler que l’Algérie figure à la 129e position sur 180 au classement mondial 2016 de la liberté de la presse
de RSF. Lire la suite

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Ahmed Ouyahia se replace

Publié le 07/05/2016, par dans Non classé.

Le congrès extraordinaire du RND se déroule comme le voulait et le souhaitait Ahmed Ouyahia, nouveau secrétaire général du parti après son plébiscite,
jeudi dans la soirée, par l’écrasante majorité des congressistes. 1513 voix l’ont porté à ce poste, contre 21 pour son concurrent Belkacem Mellah, alors que 61 voix ont été annulées.

Les travaux des assises du RND se sont poursuivis hier, comme au premier jour, sans aucun incident ni perturbation. Les frondeurs, déboutés la veille par le Conseil de l’Etat et auparavant par le ministère de l’Intérieur, à la suite des requêtes déposées pour l’annulation de ce congrès, ne se sont même pas manifestés à l’hôtel El Aurassi, où se déroule cet événement purement organique. Pourtant, Ouyahia leur avait lancé une invitation pour une confrontation en présence de la majorité.

Niet. Les redresseurs ont opté pour l’éclipse. Néanmoins, avec ce plébiscite, Ouyahia sort victorieux de ce rendez-vous. Il a réussi son pari et a été doublement conforté dans sa démarche par l’appui du président Bouteflika qui lui a adressé un message de félicitations quelques heures après sa réélection à la tête du RND.

« Ma conviction était grande que les militantes et militants du RND, connus pour leur expérience sur la scène politique et leur haut sens de la responsabilité, allaient vous élire à la tête de leur parti, confiants en cela que votre éclatante victoire pourrait contribuer à relever les grands défis qui se posent à notre pays», a écrit Bouteflika dans son message.

Ouyahia a également été conforté par la présence à ces assises du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, des présidents des deux Chambres du Parlement, du président du Forum des chefs d’entreprise et du secrétaire général de l’UGTA. De la maison RND, les anciens et les actuels ministres étaient tous aux côtés d’Ouyahia. A commencer par Abdessalem Bouchouareb, Cherif Rahmani, Youcef Yousfi, Saïd Abadou et Cherif Abbès.

Dans son discours « mesuré», prononcé jeudi à l’ouverture du congrès, dont les travaux se sont déroulés à huis clos, Ouyahia a reconnu la difficile situation que traverse le pays dans différents domaines. Il a mis en garde contre les politiques populistes et a appelé à s’éloigner du populisme et du dogmatisme paralysant et à regarder la réalité en face pour éviter au pays de sombrer dans le chaos. Le nouveau patron du RND a joué la carte de l’apaisement. Il a ainsi tendu la main à l’opposition et a invité les autres partis de la majorité présidentielle à développer un effort commun. Tout en réitérant son soutien indéfectible au président Bouteflika, Ahmed Ouyahia a appelé à un débat politique fait d’une confrontation de projets et de propositions.

Assurant que le RND reste sur la ligne politique « novembriste».
Le leader du RND a rappelé que depuis 1999, sa formation politique « sert la patrie à travers ses choix politiques et le pays à travers sa participation aux institutions nationales». Ouyahia a affiché son soutien « loyal» au gouvernement, à l’UGTA, mais aussi au FCE. « Nous serons toujours aux côtés des chefs d’entreprise pour la construction d’une économie compétitive, créatrice de richesses». Pour lui, la conjoncture économique marquée par la chute de 70% des recettes en devises du pays exige l’union sacrée.

Ce fut aussi l’occasion pour Ouyahia de critiquer le MAK. « Des tentatives de porter atteinte à l’unité nationale se manifestent de plus en plus, à travers un groupuscule local dont les connexions extérieures viennent d’être confirmées par le sinistre Bernard-Henri Lévy qui a été à l’origine de la destruction d’un pays frère voisin», tranche-t-il.

Les congressistes ont procédé jeudi à l’approbation du rapport de la commission de révision du statut du parti, dans lequel, il a été décidé de ne pas considérer le présent congrès comme étant extraordinaire. « Ces assises éliront à bulletins secrets le secrétaire général du parti, mais les travaux de cette instance suprême ne sauraient se limiter à cela. Nous ne pouvons nous contenter d’une opération organique et faire l’impasse sur la crise du marché du pétrole, sur la situation à nos frontières et sur la révision de la Constitution», a déclaré Ouyahia à l’entame des travaux du congrès. Le nouveau patron du RND a reconnu que le congrès a suscité beaucoup de commentaires.

« Cet événement est le fruit d’une préparation ayant associé à chaque palier le plus grand nombre possible de cadres et de militants», s’est-il défendu. Lire la suite

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Cri des hommes libres pour défendre l’Algérie des Libertés

Publié le 07/05/2016, par dans Non classé.

Le gouvernement a déclaré, par le biais de son ministre de la Communication, une sale guerre contre le journal El Khabar.
A travers El Khabar, c’est une guerre qui est déclarée contre les titres de la presse indépendante, la liberté de la presse et les droits de l’homme en Algérie.

Les événements se sont accélérés en moins d’une semaine et le journal El Khabar s’est retrouvé dans une bataille politique sous couvert juridique. Le hasard a fait que cela coïncide avec le 3 mai, Journée internationale de la liberté d’expression, un des principes fondamentaux des droits de l’homme. Un principe qu’El Khabar considère comme référence principale de sa ligne éditoriale de laquelle il n’a pas dévié, quels que soient les circonstances et les chantages.

El Khabar, qui est né dans un climat politique particulier, est l’un des acquis des événements d’Octobre 1988. Il a fait ses premiers pas dans une conjoncture difficile durant laquelle des journalistes ont sacrifié leur vie pour la consécration de la démocratie, de la liberté d’opinion, de pensée et d’expression.

El Khabar a mené, durant cette période, des batailles contre des groupes sanguinaires et obscurantistes et à plusieurs occasions contre les autorités publiques (publicité, contrôle et poursuites judiciaires, fermeture de sources d’information et redressements fiscaux). Grâce à son ancrage dans les milieux sociaux, El Khabar a réussi à gagner ces batailles, car son unique appui est le citoyen de l’Algérie profonde. Et personne d’autre.

En réponse à cette campagne féroce que mène le ministre de la Communication contre le journal El Khabar, et à travers lui tout journal libre et noble et tout journaliste libre, nous, signataires de cette pétition, exprimons notre refus absolu de la position du ministre de la Communication ou de toute autre partie visant à étrangler ou à tuer toute presse libre. Nous dénonçons avec force ces pratiques staliniennes et nous exprimons notre refus de toutes les pressions que subit El Khabar. Nous exigeons, également, que cessent tous les harcèlements qui visent la presse et les journalistes. Nous œuvrons à améliorer les acquis de la liberté d’expression et de la presse en Algérie.

Tél : 021 48 47 67- Fax : 021 48 44 26 –
elkhabarpetition@gmail.com

Les signataires :

Mohamed Baghali (journaliste), Nourredine Makhloufi (technicien), Saïd Zougari (administrateur), Messaoud Dekkar (journaliste), Cherif Rezki (journaliste), Razika Aderghal (journaliste), Soria Bourouila (journaliste), Nesrine Brahim Ben (journaliste), Imen Feraoussi (journaliste), Nouar Soukou (journaliste), Ahmed hamdani (journaliste), Aziz Mellouk (journaliste), Amer Zghbach (journaliste), Hamza Kali (photographe), Hakim Meghzouchane (publicitaire), Saïd Faïd (financier), Slimane Mellal (journaliste), Mustapha Bestami (journaliste), Hossam Harichene (journaliste), Farouk Ghedir (journaliste), Fella Meslem (traductrice), Fatah Nourine (technicien), Bachir Rahmani Bouziane (conseiller), Hakim Guemaz (journaliste), Fatah Mohamed Othmani (journaliste), Salima Nemla Ben (journaliste), Nadhira Mekhaldi (correctrice), Lotfi Hasni (correcteur), Karima Mohand Aït (correctrice), Rachid Aguemoum Ben (journaliste), Chaïb Kahoul (journaliste), Malika Chibani (documentariste), Amel Moussaoui (documentariste), Youcef Lahouaoui (documentariste), Kheira Laroussi (journaliste), Rafik Ouahid (journaliste), Saïd Bechar (journaliste), Djamel Fninech (journaliste), Mohamed Cherak (journaliste), Farid Metaoui (journaliste), Messaouda Boutalaa (journaliste), Slimane Soualili (journaliste), Malika Lamia Jouaber (agent admistrartif ), Mostefa Naji (journaliste), Slimane Hemiche (journaliste), Réda Belabes (jounaliste), Haroun Cherbal (journaliste), Hocine Djaffar (journaliste), Mourad Bennour (correcteur), Rezzak Dhifi (journaliste), Azzedine Rebbika (journaliste), Zohir Charef (journaliste), Hassan Radjem, Rachid Baouz, Djalal Bouati, Meslem Mekhaldi, Sofiane Benhamou, Mouloud Lounissi, Mohamed Belaoua, Nabil Belanter, Radouane Zameche, Hafid Ahedad, Toufik Malki, Zahir Brahimi, Yakoub Amer, Mimouna Ferchi, Omar Kendjour, Ouahiba Bouzenad, Rabah Mazaache, Farouk Mechdal, Mohamed Amarouche, Sofiane Djeknoun, Lounis Mahiou, Ali Selman, Samir Mekideche, Abdelhak Zefzef, Abdelhamid Lalaoui, Foudil Brahimi, Faïza Boulassel, Mina Ladjal, Radia Soltani, Nabila Ladaouri, Sid Ali Brahimi, Nabila Bournane, Nadjia Bouzidi, Samia Guir, Zineb Belah, Nacima Sidhoum, Belkacem Abbas, Radia Harouche, Hacen Chachou, Belmahdi Ben Youcef, Lahcen Bourebi, Abdelkader Benzergua, Hadjira Rebazi, Halima Ben Yamina, Amel Benamar, Mounira Kedouk, Aziza Hafsa (journaliste-Batna), Slimane Mahira (journaliste-Batna), Soufiane Djilali (président de Jil Jadid), Drif Rachid (Sétif), Mohcine Belabbas (Président du RCD), Ziad Saleh (journaliste-Oran), Toufik Djaghoula (Sétif), Zoheir Boumoula (Alger), Djilal Lerari (Oran), Lakhder Boukhers (comédien), Boujemâa Miloud (France), Saïd Bouhenna (Ziama Mansouria), Mokhtar Miloud (Sidi Bel Abbès), Abess Flouri (El Khabar Skikda), Adlen Hamidechi (Directeur El Khabar Erriadhi Constantine), Samir Ould Ali (journaliste), Farid Si Amara (France), Hamouda El Kouri (Tindouf), Kamani Mohamed (Oran), Abdelaziz Nacer (Jijel), Moulay Mehdi (El Bayedh), Tahaa Abdeljalil (Biskra), Jamel Ynek (France), Bouta Abdelaziz (Alger-Centre), Linda Djarahimi (Alger-Centre), Madjid Khater (USA), Lekhder Moustefaoui, Boualem Sekaï, Aziouz Daker, Dalila Fekir, Youcef Bekhtaoui, Ouahiba Zaïd, Assia Siahi, Mohamed Touil, Ali Bouzouada, Radia Amrouche, Nadia Messaï, Samia Bouhrati, Réda Mameri, Djamila Bouchendouka, M’hamed Mdelel, Nawel Hamalet, Abd Ellah Nouasra (journaliste à El Khabar, Jijel), Rofia Ghouati (pub Constantine), Fayçal Cheyata (journaliste), Ouarda Nouri (journaliste), Nacera Khiati (service technique), Salah Lanani (service technique), Sofia Menghour (journaliste), Lokmane Bahanes (photographe), Amel Atia (service technique), Chawki Boularas (chauffeur), Hichem Diami (agent de sécurité), Zakaria Fetnassi (coordinateur régional), Hafid Djaballah (administration), Sofiane Cherif Yahia (producteur KBC), Hocine Mchighal (chef de parc), Mohamed Adel, Rahmani Saïd Mohamed, Sofiane Derbouz, Kamel Boutrane, Karima Amiti, Amel Bessiriani, Abdelaziz Bouda, Abdelaziz Ben Amer (journaliste), Haroun Khamissi (journaliste), Linda Brahimi (journaliste), Hiba Sentouh (journaliste), Sarah Souadki (jouraliste), Chaher Abidi, Hichem Kadi, Ben Ali Amar Tissa (journaliste), Mohamed Selami (El Khabar, Alger), Hamza Talaïlef (El Khabar), Hichem Betahar, Yacine Ouahmed (El Watan), Nawel Meslati, Fateh Djerah, Hakim Ben Hamama, Saïd Mabrouki, Khalil Merabtine, Mahrez Abbas, Rabeh Yachir, Rafik Beldjilali, Samir Amri, Nacereddine Aoudania, Abdelkader Zenati, Adel Bela, Messaoud Bouraoui, Abdellah Ben Hemama, Nadir Ben Hemama, Fayçal Ouahed Kouider, Nabil Rahmouni, Naïma Ouassaïd, Anis Hicher, Soufiane Mehenni, Soureya Hemraoui, Rédha Derradj, Farouk Kechad, Dalila Boumezrak, Hemza Aït Aftis, Nesserine Taguine, Khadidja Boulassel, Mohamed Hamdani, Sid Ali Moussaoui, Yahi Alouane, Zakaria Rabi, Walid Khaled Belarmoul, Malika Belhadj, Amine Toumi, Boubekeur Seddik, Djamel Bar, Saleh Khan, Amine Mohamed Betnache, Rafik Rezaki, Zohir Chekred, Abdelhamid Dehane, Ouahab Abdelmohamed Dahou, Arbi Rabii, Wahiba Mechdal, Hassiba El Hadj, Nadjia Fertas, Abderrahmane Zemour, El Hadi Idouik, Zohir Allem, Mourad Khan, Lakhdar Kedadsa, Mohamed Ben Djabellah, Ramzi Chih (El Khabar), Hanafi Oudek (El Khabar), Mohamed Diadji (El Khabar), Omar Azradj (écrivain), Lire la suite

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Le critique féroce de la société

Publié le 07/05/2016, par dans Non classé.

Il est parti dans la discrétion. Rares sont ceux qui se sont rendu compte de sa disparition tant l’ambiance nationale est couverte par un vacarme ahurissant ;
par une violence multiforme qu’il a analysée, décortiquée et dont il a décelé les ressorts notamment dans son ouvrage de référence La Violence sociale en Algérie. Figure universitaire, Slimane Medhar, un des rares spécialistes de la psychosociologie, est décédé mercredi après un long parcours universitaire bien rempli, passé à examiner avec une rigueur scientifique implacable la société algérienne.

Le monde universitaire a perdu ainsi un chercheur critique dont les travaux ont souvent porté sur une société fortement marquée par la violence. A contre-courant des mœurs et comportements sociaux dominants et vigoureusement critique à l’égard de la société, individu comme collectif. Son collègue, le sociologue Nacer Djabi, évoque « un universitaire abouti et complet. Il a abordé des questions sensibles. Les mœurs sociales, la famille, les rapports hommes-femmes, la tradition et la modernité, le civisme et la violence sociale en les soumettant à une analyse critique rigoureuse».

Le chercheur n’hésitait pas à poser un regard sévère sur la société et ses comportements surannés. Dans La Violence sociale en Algérie, il a soutenu, entre autres, la thèse selon laquelle « les familles et les écoles n’assurent plus une claire transmission des normes et des valeurs. Ces grands appareils socialisateurs sont en panne, en crise. Ils errent à la recherche d’une identité et deviennent ainsi déstabilisateurs». Dans son autre livre Tradition contre développement, il analyse comment le poids de la culture traditionnelle bloque la société dans sa marche vers la modernité.

Une dialectique qu’il a abordée de front pour mieux en saisir les interactions. « La dépendance concerne l’ensemble des acteurs sociaux. Le recouvrement de la dépendance économique par la dépendance socioculturelle qui se transforme en une substitution de la seconde à la première au niveau des représentations sociales permet de saisir ce qui est demeuré paradoxal sinon inexpliqué : ceux qui ne produisent plus dominent ceux qui produisent au sens matériel du terme, alors que la subsistance des premiers dépend des activités des seconds», analyse-t-il dans son livre que l’on ne trouve plus en librairie.

Celui que le sociologue décrit comme « un vrai universitaire, le plus digne chercheur», l’auteur de L’Echec des systèmes politiques en Algérie s’est employé à déconstruire sans complaisance, tout au long de son parcours de chercheur, la société algérienne dans sa globalité en décortiquant ses aspects les plus éculés.

« C’est un universitaire connu pour sa rigueur scientifique, un révolté permanent contre les traditions sociales, ce qui l’a conduit à une confrontation avec sa société. Un défenseur du civisme social et de la modernité», témoigne l’autre sociologue de l’université d’Alger, Zoubir Arrous. Auteur de plusieurs livres et travaux de recherche, Slimane Medhar, dont les écrits ont bousculé et secoué la société algérienne, incarne une figure universitaire atypique. Le pourfendeur d’une société écrasée par le poids de la tradition. Lire la suite

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Louisa Hanoune à Tébessa : «Nous sommes tous El Khabar !»

Publié le 07/05/2016, par dans Non classé.

Louisa Hanoune, présidente du Parti des travailleurs (PT), a repris son bâton de pèlerin pour aller à la rencontre des Algériens à travers le pays et expliquer ses positions par rapport aux développements sur la scène politique nationale.
Hier, elle était à Tébessa où elle a saisi l’occasion pour commémorer la Fête des travailleurs et celle de la liberté de la presse, à sa façon. « Cette année, la Journée mondiale des travailleurs et celle de la liberté d’expression ont été célébrées en Algérie dans l’amertume et la frustration», a-t-elle déclaré, dénonçant à l’occasion la politique des deux poids deux mesures, dans ce qui est qualifié désormais affaire El Khabar. « Le Parti des travailleurs est opposé à la politique des deux poids deux mesures exercée par le régime en place qui ne cesse de resserrer l’étau autour de certains titres pour les faire disparaître, entre autres, El Khabar qui représente une icône dans le domaine de l’information en Algérie», s’est indignée celle qu’on surnomme la « dame de fer».

Le groupe El Khabar, qui vient d’être cédé par les actionnaires à l’homme d’affaires Issad Rebrab, est en effet entré en conflit avec le pouvoir, depuis que le ministre de la Communication, Hamid Grine, a introduit une action en justice pour annuler la vente. La crise née de ce bras de fer risque, selon des responsables du groupe, de coûter la fermeture du journal et de la chaîne KBC. « Faire disparaître El Khabar est un deuxième assassinat de Omar Ouartilane. Oui, je le dis, je suis El Khabar, vous êtes El khabar, nous sommes tous El Khabar», a ajouté Mme Hanoune, sous les applaudissements nourris et les youyous, expression de solidarité à l’égard du média.

La trahison de Khelil

Dans un autre registre, et devant les partisans et sympathisants du PT réunis hier à la salle Maghreb, au centre-ville de Tébessa, Louisa Hanoune a fait savoir que le choix du 6 mai pour visiter cette région minière n’était pas fortuit car, a-t-elle rappelé, c’est à cette même date en 1966 que l’Algérie avait nationalisé le secteur des mines. A l’occasion, elle a aussi fustigé, dans son intervention, la mauvaise gestion des ressources minières et énergétiques par Chakib Khelil, confirmant ses positions critiques adoptées depuis des mois à l’égard des hommes du Président.

« Chakib Khelil a trahi la Révolution en dénationalisant le secteur minier en 2002. Aujourd’hui et bien qu’il soit poursuivi en justice, et avec la complicité du régime en place, il fait sa tournée en toute impunité des zaouïas et des lieux de culte ; c’est de la provocation !» a-t-elle affirmé. Elle a assuré, en outre, que la loi sur les mines, adoptée en 2012, représente une renationalisation du secteur, une autre bataille gagnée, selon l’hôte de Tébessa, grâce aux efforts consentis par les syndicats et le Parti des travailleurs. Avant de clore son intervention, la présidente du PT a appelé l’assistance à résister à toute tentative de partition du pays.

Sans doute voit-elle pointer, comme beaucoup d’autres, les signes de jours sombres pour le pays. Mme Hanoune sera aujourd’hui à Sétif, où elle animera un meeting populaire. Lire la suite

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L’économie algérienne, aujourd’hui et demain

Publié le 07/05/2016, par dans Non classé.

Nous vivons un moment extrêmement délicat dans l’histoire récente de la nation algérienne. L’avenir de la nation est très sérieusement menacé.
A côté des dangers émanant de la mauvaise gouvernance, des restrictions des libertés individuelles et collectives, de la fermeture du champ politique et l’exercice démocratique et bien d’autres apparaît aujourd’hui l’élément déclencheur de la catastrophe, à savoir la pénurie des moyens de financement des activités de l’Etat et de l’économie.

Pour présenter l’économie d’aujourd’hui et de demain, nous traiterons les quatre points suivants : la projection de l’environnement international, la nature du pouvoir en place et les conséquences de sa gouvernance sur l’Etat, la situation des populations, la projection de l’économie nationale.

Alors, nous arriverons à la nécessité impérative de changer tout le système de gouvernance et non se limiter au changement des personnes. Il y va de la sauvegarde de la nation algérienne.

1. L’environnement international

Celui-ci offre des opportunités et présente des menaces. Les opportunités se caractérisent par la démocratisation de l’accès au savoir et l’accélération du progrès scientifique et technologique. Le capital scientifique mondial double en moins de sept ans. Cela signifie que tout ce que l’humanité a accumulé comme capital scientifique depuis l’arrivée de l’être humain sur Terre jusqu’à 2010, elle accumulera son équivalent entre 2010 et 2016.

Des projections signalent un doublement tous les 70 jours en 2035 !

C’est aussi le Big Data, une capacité importante d’emmagasinement de très grandes quantités d’informations dans des volumes de plus en plus petits. Egalement la convergence des nanotechnologie, biotechnologie, informatique et sciences cognitives (NBIC) pour arriver à l’horizon 2050 à la création de cellules intelligentes artificielles en accompagnement des cellules naturelles ; alors l’espérance de vie se situerait à deux siècles.

De même, les Massive open en ligne courses (MOOC’s), à savoir les cours des meilleures universités présentés par les meilleurs professeurs gratuitement sur la Toile. C’est enfin l’université de l’abondance avec la convergence entre le savoir, le laboratoire et le capital. Nous allons assister à un changement radical dans la répartition à travers les pays en ce qui concerne les diplômés universitaires de la post-graduation.

La Chine se donne l’objectif d’atteindre 20% des citoyens diplômés en post-graduation d’ici 2020. L’Inde projette un taux d’accès à l’enseignement supérieur de 50% en 2030.

Le pourcentage des diplômés de post-graduation âgés de 25-34 ans passera de 17% en 2013 à 27% en 2030 en Chine, de 14% à 23% en Inde, et de 14% à 8% aux Etats Unis d’Amérique. D’ici 2030, la Chine et l’Inde devraient fournir plus de 60% de la main-d’œuvre des pays du G20, diplômés en Sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM).
Le monde est entré de plain-pied dans l’économie du savoir, une économie qui assure une utilisation effective du savoir pour la réalisation du développement économique et social.

Les menaces se situent au niveau de la globalisation, la glocalisation et le village global.

La globalisation, c’est un programme publicitaire mondial pour unifier le mode de consommation et de loisir de tous les habitants de la planète sur le modèle occidental. En fait, cela prendra du temps, alors patientez et on vous aidera à y arriver ! C’est aussi une compétition féroce entre les trois grandes économies mondiales que sont la Chine, l’Inde et les Etats-Unis d’ Amérique. La Chine s’est déjà classée première économie mondiale en dollar du pouvoir d’achat en 2014.

La compétitivité américaine se basera sur la réponse à une demande mondiale dans le cadre de l’unification du mode de consommation et de loisir. Celle de l’Inde se construira sur la formation des meilleurs ingénieurs au monde dans les domaines des TIC et des services. Celle de la Chine se construira sur des prix bas très compétitifs, ainsi qu’une demande interne immense. Le revenu par habitant en Chine est passé de 941 USD en 2000 à 7589 USD en 2014. Il s’est multiplié par huit. S’il se multiplie par quatre dans les dix prochaines années, ce sera un revenu de 30 000 USD sur une population de 1,2 milliard d’habitants !

La glocalisation, c’est l’action à la disparition de l’Etat national actuel et son remplacement par de petits Etats dans le cadre de réseaux plus larges. Pour notre région, c’est le Grand Moyen-Orient qui est proposé.
Le village global, c’est ce qui est qualifié de « la dictature scientifique», à savoir la capacité d’influence sur les populations par les réseaux sociaux.

Comme il est aisé de le constater, pour se protéger contre les menaces et profiter des opportunités du développement scientifique et technologique le pays a besoin d’un autre profil de dirigeants et d’un autre mode de gouvernance.

2. La nature du pouvoir en place et les conséquences de sa gouvernance sur l’état

La nature du pouvoir algérien se caractérise par l’autoritarisme, le patrimonialisme et le paternalisme. L’autoritarisme, c’est le refus de tout contre-pouvoir. Il consiste à vous dire : vous êtes avec moi en applaudissant, sinon vous êtes contre moi et je fais tout pour vous faire taire. Alors, et inévitablement, le pouvoir est très peu informé sur la situation du pays, il s’en détache progressivement au point de ne plus en contrôler les ressorts essentiels.

Le paternalisme, c’est l’omniprésence d’un chef qui se comporte comme le père du peuple, avec qui il doit rester en contact direct sans interface aucune. Il considère que les institutions de gouvernance de l’Etat sont des intermédiaires qui gênent sa relation avec son peuple. Alors, il fait tout pour les affaiblir et les cantonner dans un simple rôle de figuration et de trompe-l’œil. Un régime patrimonialiste est un régime qui bénéficie d’une rente confortable qui rassemble autour du « Chef» une faune de courtisans prêts à se distinguer par leur zèle dans l’allégeance et à s’assurer ainsi toutes sortes de gratifications.

Pour sa part, la société dans son ensemble demeure écartée des préoccupations du sommet, ses problèmes n’étant guère pris en considération. D’où l’important gap entre gouvernants et gouvernés.
Dans la situation de l’autoritarisme, du patrimonialisme et du paternalisme qui ont été érigés en système de gouvernance dans notre pays, le pouvoir devient défaillant et sa gestion chaotique et ruineuse pour la société.

La Lire la suite

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