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Veut-on rééditer le scénario de Chlef à Boumerdès ?

Publié le 21/05/2016, par dans Non classé.

Les pouvoirs publics semblent n’avoir retenu aucune leçon des erreurs commises dans la gestion des conséquences du séisme d’El Asnam en 1980.
Bien au contraire, l’Etat aurait bel et bien décidé de reproduire l’échec et de rééditer le scénario de Chlef à Boumerdès. Sinon comment peut-on expliquer que 13 ans après le séisme de 2003, 12 413 familles — des cas sociaux, pas des sinistrés — vivotent encore dans des chalets dépourvus des moindres commodités. Annoncée depuis plusieurs années par le Premier ministre, l’éradication définitive de ces habitations provisoires n’est pas pour demain.

Le directeur de l’Opgi, Omar Moualhi, fait état de 2504 chalets seulement qui ont été éradiqués depuis l’entame de l’opération de démantèlement en 2013. « Cette opération se poursuivra au fur et à mesure de la réalisation des programmes de logements inscrits. Nous avons entamé depuis quelques jours une opération de relogement de 2315 familles. Elle touche 12 communes et s’achèvera avant le Ramadhan», a-t-il indiqué. Selon lui, hormis les 60 résidants de la cité Oasis de Bordj Menaïel et ceux (24) des coopératives du 11 décembre à Boumerdès, lesquels ont opté pour l’aide à la reconstruction, tous les sinistrés du séisme ont été relogés dans des appartements en dur.

Mais le pari est loin d’être gagné. Il y a deux ans, l’ex-wali, Kamel Abbas, promettait que pas un seul chalet ne subsistera à travers la wilaya à la fin 2016.

Néanmoins, la chute des prix du pétrole a tout chamboulé. L’amenuisement des recettes en devises a vite incité le gouvernement à geler le programme des 8000 logements destiné au recasement des occupants des sites de chalets, devenus de véritables lieux cache-misère. Ainsi, sur les 12 000 logements prévus à cet effet, seuls 4000 sont en cours de réalisation dont 1500 à Bordj Menaïel, 1000 à Boudouaou, 1000 à Boumerdès et 500 à Dellys.

Quand l’état se trompe de priorité

Au lieu de « mettre la main à la caisse» pour effacer les stigmates du séisme, le gouvernement aurait préféré laisser les familles en question évoluer éternellement dans des bâtisses en bois dont la durée de vie est dépassée depuis six ans. « Pourquoi n’a-t-on pas gelé le projet de la grande mosquée ? Celui-ci est-il une priorité par rapport à notre problème ?» se demande Saïd Ghomrassi, un père de famille habitant un site de chalets à la sortie sud de la ville de Bordj Menaïel, qui se bidonvillise de jour en jour à cause de la prolifération des bâtisses illicites.

Outre la dégradation de son chalet, Saïd se plaint de la propagation des fléaux sociaux, la détérioration du cadre de vie et l’absence d’infrastructures de base. Des problèmes accentués, selon lui, par la saleté, le mauvais état des routes, la pénurie d’eau et les fuites sur le réseau d’assainissement. « Cela fait plus de 8 ans qu’on nous a promis de nous reloger dans le cadre du programme de la résorption de l’habitat précaire, en vain», tempête-t-il.

Son voisin, lui, dit avoir été mordu par un rat en précisant que les rongeurs et les sangliers font partie de leur quotidien. « Il n’y a personne qui mène une vie normale ici. Les gens ont perdu espoir et sont tous malades à cause du stress et la misère des chalets», confie-t-il. Les maux et les carences précités prévalent au niveau de tous (93) les sites de chalets éparpillés à travers 28 communes de la wilaya.

En plus de leur dégradation, la plupart de ces habitations qui ternissement l’image de la région sont implantés sur des terrains à vocation agricole et des zones côtières qui devaient abriter des hôtels et des complexes touristiques, comme c’est le cas à Sahel, Figuier, Corso, Zemmouri et Dellys. C’est ainsi qu’on a compromis le développement économique de cette wilaya aux grandes potentialités agricoles et touristiques.
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«80% des constructions érigées après 2003 sont implantées sur des terrains non constructibles»

Publié le 21/05/2016, par dans Non classé.

Nous avions demandé au gouvernement de nommer un ‘‘Monsieur risques majeurs » au niveau de toutes les wilayas du pays. C’est une urgence.
Nous avions réitéré la requête à maintes reprises, mais rien n’a encore été fait dans ce sens», a déclaré, avant-hier à Boumerdès, le Pr Abdelkrim Chelghoum, directeur de recherche, expert en numérique et génie parasismique, président du Club des risques majeurs.

Invité par les journalistes de la wilaya, M. Chelghoum a dressé un constat alarmant sur l’anarchie constatée en matière d’urbanisme et les incohérences de la stratégie de prévention des risques de catastrophes naturelles.

Selon lui, « 80% des constructions érigées après le séisme de 2003 l’ont été sur des terrains non constructibles, souvent sur les lits et les abords des oueds, ou encore sur des failles sismiques et des terrains liquéfiables», a-t-il relevé. Pour étayer ses propos, il a cité le cas des promotions immobilières construites avec l’aval des services d’urbanisme au bord des oueds à Chéraga, Sidi Abdellah, Bouira, Boumerdès, etc.

« A Bouhinan, on a construit sur une faille sismique», s’étonne-t-il. Même les grands projets structurants ne sont, selon lui, pas épargnés par ce problème. « Sur l’autoroute Est-Ouest, il n’y a pas une étude correcte des sols, ce qui explique les anomalies constatées sur la chaussée. Tous les 20 km il y a des points noirs, des nids-de-poule ou des effondrements, comme c’est le cas au niveau du tunnel de Djebel El Ouahch.

Ce tunnel s’est effondré sans séisme, ceci est inacceptable et choquant. Même chose pour le projet de la grande mosquée d’Alger où c’est l’entreprise chinoise qui construit et qui est chargée des études et du suivi. Ce qui est contraire au code des marchés et à toutes les lois», a-t-il dénoncé. Pour lui, « quand le sol est mauvais, on n’a aucune chance de survivre à un tremblement de terre de forte intensité. Mais quand le sol est bon, on a 70% de chances d’y échapper à 70%». Le conférencier souligne qu' »on ne peut pas faire de la politique avec les seismes».

« Le séisme est un phénomène récurrent, non prévisible et non négociable», a-t-il rappelé avant de critiquer vertement le ministère de l’Habitat. « Il y a un problème au niveau de ce département. Le ministre ne doit pas s’occuper seulement des statistiques de l’AADL, mais il doit se soucier aussi de la gestion des villes et de l’urbanisme», a-t-il plaidé.

M. Chelgoum trouve anormal que « la conformité des constructions soit réduite à un papier administratif». « Pour le gouvernement, la conformité c’est un dessin d’esquisse. Or, il faut d’abord prouver la conformité de la structure et du sol», a-t-il suggéré en demandant d’impliquer les experts et des bureaux d’études dans ce travail. Lire la suite

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Abdelmalek Bouchafa nouveau premier secrétaire

Publié le 21/05/2016, par dans Non classé.

Le Front des forces socialistes (FFS) a désigné un nouveau premier secrétaire national qui succède à Mohamed Nebbou, dont le mandat est arrivé à son terme.
Le conseil national du parti, réuni hier en session ordinaire, a plébiscité le candidat désigné par le présidium (instance présidentielle), Abdelmalek Bouchafa, premier secrétaire fédéral de Constantine. Sa désignation a été une surprise pour nombre de membres du conseil national du FFS. « C’est une décision prise dans l’esprit d’alternance, de collégialité et de rotation des cadres dirigeants du parti» a expliqué le parti dans un communiqué laconique.

Peu connu sur la scène politique nationale, le tout nouveau premier secrétaire national du FFS est un élu de l’Assemblée populaire de la wilaya de Constantine (APW), où il préside la commission de la jeunesse et des sports. Il a rejoint les rangs du parti en 2011. Agé de cinquante ans, le désormais premier secrétaire national du FFS est issu du secteur de l’éducation nationale, où il a été pendant de longues années enseignant de collège. Dans deux semaines, le conseil national du parti se réunira pour adopter la nouvelle composante du nouveau secrétariat national. Ce dernier aura pour mission entre autres de préparer les prochaines élections locales et législatives qui auront lieu en 2017.

Pour rappel, l’ex-premier secrétaire national du parti, Mohamed Nebbou, a eu à assumer ses responsabilités dans des conditions particulières, marquées essentiellement par la disparition du chef historique du FFS, Hocine Aït Ahmed, en décembre 2015. Le conseil national du parti à exprimé sa « haute appréciation et sa reconnaissance à Nebbou Mohamed pour les efforts et le travail accomplis pendant son mandat de premier secrétaire du parti». Lire la suite

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«La justice doit s’autosaisir !»

Publié le 21/05/2016, par dans Non classé.

Je soutiens le quotidien El Khabar parce que je défends la liberté de la presse.
Mais je suis aussi pour l’installation en urgence de l’autorité de régulation de l’audiovisuel pour mettre fin à ceux qui érigent l’invective, la diffamation et les atteintes à l’intégrité morale des personnes en règles du journalisme.» C’est là le souhait de Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs.

Elle s’est exprimée, hier, à l’ouverture des travaux de la réunion du comité régional de centralisation des wilayas du Centre du PT. Outrée par la méthode « obscène» et les informations « mensongères» que véhicule le directeur général du groupe Ennahar sur son compte, sur d’autres leaders politiques, sur l’opposition, sur certains journaux ainsi que sur des hommes d’affaires, Mme Hanoune estime que la justice devrait jouer son rôle et s’autosaisir pour tirer au clair les accusations formulées par le responsable de ce groupe de presse à l’égard de certaines personnes.

« Ce directeur accuse l’homme d’affaires Issad Rebrab d’avoir financé le terrorisme et le GIA. Ces accusations sont d’une extrême gravité et la justice doit s’autosaisir pour demander à ce journaliste d’apporter la preuve de ce qu’il avance dès lors que la loi interdit le financement du terrorisme», s’insurge Louisa Hanoune.

Le premier responsable d’Ennahar, Anis Rahmani, s’en est pris violemment, lors d’une émission diffusée sur Ennahar TV, à Louisa Hanoune et à l’ancien patron du DRS, le général Toufik.

Au sujet de Louisa Hanoune, il affirme qu’elle a toujours été portée à bout de bras par le général Toufik. Même sa participation à la réunion de Sant Egidio avec Ben Bella, Aït Ahmed et le FIS a été décidée par le général Toufik. Mieux, ce patron de presse accuse le général Toufik et ses anciens officiers du DRS d’avoir été à l’origine d’une tentative de putsch contre le président Bouteflika. Une très grave accusation qui porte un préjudice à l’intégrité morale des institutions sécuritaires algériennes. La secrétaire générale du PT qualifie de « scandaleux» et « honteux» les propos du patron d’Ennahar ; elle apporte un démenti catégorique et invite la justice à sortir de son silence. « Je suis une militante et une femme de conviction.

Un journaliste est censé informer le citoyen, faire des enquêtes avec des documents et des preuves à l’appui, ce n’est pas le cas de ce journaliste qui pratique la diffamation avec la bénédiction du ministre de la Communication», lance Mme Hanoune, qui est revenue sur l’épisode de Sant Egidio et les raisons de sa participation.

Obligataire et obligatoire

« Au PT, nous avons des principes et des positions. Nous n’agissons sous les ordres de personne et encore moins d’un général», affirme-t-elle, précisant qu’elle voue un grand respect au DRS et à l’institution militaire qui ont été à l’avant-garde durant la décennie noire. « Le directeur d’Ennahar passe son temps à parler du Groupe des 19, du DRS. Son discours est dépassé.

C’est un disque rayé. Avant les élections, ce journaliste nous avait demandé de l’aide pour que les autorités ne ferment pas Ennahar TV et aujourd’hui nous sommes devenus dangereux !» s’est exclamée la leader du PT. Et de s’interroger sur l’empire financier de ce journaliste : « Comment un journaliste, qui a quitté El Khabar avec un salaire de 23 000 DA (de son propre aveu) a pu construire un empire financier en dix ans ? Par quel miracle ?»

Sur un autre chapitre, Mme Hanoune s’est attardée sur la crise financière et sur son opposition à l’alternative du gouvernement consistant en le recours à l’emprunt obligataire et éventuellement l’endettement extérieur ; elle n’a pas ménagé le ministre des Finances : « Nous sommes pour la préservation de l’indépendance du pays qui passe par l’autonomie financière. Il est inadmissible de toucher à l’argent des travailleurs à travers les caisses sociales ou de faire des ponctions sur salaires pour alimenter les banques.» Mme Hanoune met en garde contre la reproduction du scénario Khalifa et sur la distinction entre emprunt « obligataire» et « obligatoire». Lire la suite

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Au cœur de l’offensive de l’armée

Publié le 21/05/2016, par dans Non classé.

Traumatisés, des villageois de la localité Imouhsidhen, à 3 km au nord-ouest du chef-lieu communal de Aïn Turk, craignent le pire.
Les accrochages entre les militaires ayant installé leur campement au village et les terroristes se poursuivent. Hier, lors d’une virée sur les lieux, nous avons assisté, en compagnie des habitants de la localité, aux tirs et aux bombardements des militaires visant un groupe terroriste retranché dans le vaste massif forestier Errich, au nord du chef-lieu de wilaya de Bouira.

Le groupe terroriste est cerné par des unités de l’armée. Le nombre de militaires mobilisés est important, notamment à Agouni Asma, à quelque 700 mètres du village. Les tirs et les détonations n’ont pas cessé depuis quelques jours, ont témoigné des villageois. L’ANP a installé des équipements d’artillerie lourde. « Nos enfants et nos femmes sont traumatisés par les tirs et les bombardements de l’armée qui n’ont guère cessé depuis vendredi dernier, où les militaires ont installé leur campement», avoue Slimane, en montrant l’endroit où se serait retranché le groupe terroriste qui, selon nos informations, serait composé d’une dizaine d’éléments.

Groupe armé encerclé

Un terroriste a été mis hors d’état de nuire en début de soirée de jeudi dernier par les militaires. Le sanguinaire, déjà amputé d’une jambe, qui tentait de s’enfuir, a été neutralisé au lieudit Ighzer Mensi, non loin du village Imouhsidhen. Le reste du groupe armé est toujours encerclé par les soldats. Plusieurs chemins d’accès ont été ouverts par des bulldozers pour atteindre le lieu où les terroristes, dont des vétérans des maquis, se sont retranchés, a-t-on constaté. Leurs jours sont désormais comptés. « Il vaut mieux quitter le village maintenant, sinon vous risquez de passer la nuit avec nous, car les tirs s’intensifient à ce moment-là. Circuler sur cette route est aventureux», nous ont informés des villageois, qui ont affirmé qu’un violent accrochage, dans la nuit de jeudi à vendredi, a duré plusieurs heures.

Une source sécuritaire indique que trois militaires auraient trouvé la mort lors de ces accrochages. D’autres sources ont indiqué que le bilan de cette opération est de deux terroristes abattus et un autre capturé.

L’opération de l’ANP est supervisée par le chef d’état-major de la 1re Région militaire de Blida. L’offensive est toujours en cours. C’est la plus vaste opération militaire dans la région de Bouira depuis des années, vu le nombre important de militaires et les moyens logistiques mobilisés par l’armée. La forêt Errich, dans sa partie nord, est quadrillée par les troupes de l’armée, a-t-on constaté hier. Le déploiement en force des unités de l’ANP, depuis déjà une semaine, s’explique également par l’importance du groupe, où seraient présents des chefs terroristes.

Nos sources affirment que ce sont les éléments des deux katibats El Farouk et El Ghoraba affiliées à AQMI et qui s’apprêtaient à rallier l’organisation terroriste Jund El Khilafah, qui avait revendiqué, en septembre 2014, l’assassinat du guide de haute montagne français Hervé Gourdel. Le groupe terroriste en question aurait réussi à échapper, il y a une vingtaine de jours, à la vigilance des militaires, alors qu’ils tentaient de tenir une rencontre dans les maquis de Guerrouma à la limite avec la wilaya de Médéa.

La semaine écoulée, six terroristes avaient été neutralisés et un capturé vivant par un détachement d’élite de l’ANP dans les maquis de Laâmarchia, sur les hauteurs de la commune de Malla, au nord de Lakhdaria. A l’heure où nous mettons sous presse, aucun bilan de cette opération n’a été rendu public par le MDN. Près du village Imouhsidhen, les engins mobilisés par l’armée continuent d’ouvrir des accès pour faciliter l’avancée des soldats.

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«Les responsables concernés par les Panama Papers doivent démissionner»

Publié le 21/05/2016, par dans Non classé.

Ceux dont les noms sont cités dans le scandale Panama Papers doivent déposer leurs démissions», a déclaré, jeudi dernier, Belaïd Abdelaziz, président du parti Front El Moustakbal,
lors d’un meeting populaire organisé à Boumerdès à l’occasion de la Journée nationale de l’étudiant. « Dans les pays qui se respectent, la justice s’autosaisit et ouvre des enquêtes lorsqu’il s’agit de scandales de cette ampleur. Malheureusement en Algérie, ça tourne à l’envers. Les mis en cause dans ces scandales ne se font aucun souci. Ils sont même fiers !» déplore M. Belaïd. L’orateur a qualifié de « pourrie et dangereuse», la situation que traverse l’Algérie actuellement. « L’Algérie patauge dans une crise de politique, une crise d’hommes, une crise de pouvoir. Il n’a jamais été question d’une crise économique.» Pour lui, seule l’ouverture d’un débat national pourrait épargner au pays l’enlisement dans une situation inextricable, vers la dérive.

« L’Algérie, qui était la Mecque des révolutionnaires, est devenue un pays de corrompus. Les richesses de l’Algérie sont dilapidées par des responsables qui, le moins que l’on puisse dire, sont comme des suceurs de sang. Le pouvoir doit revenir à la légitimité populaire», a-t-il ajouté. Belaïd Abdelaziz a réitéré la position de son parti vis-à-vis de l’affaire El Khabar : « C’est une affaire purement commerciale. Le ministre de la Communication n’aurait pas dû s’en mêler.»

Revenant à la Journée nationale de l’étudiant, l’orateur a vivement critiqué la politique en vigueur dans le secteur de l’enseignement supérieur. « L’université algérienne a fait de mauvais choix. Les responsables du secteur ont privilégié la quantité sur la qualité. Les répercussions de ces choix sur la société sont désastreuses. L’université algérienne n’est pas en mesure de mener un quelconque changement», regrette le président du Front El Moustakbal. Lire la suite

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