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La production nationale à l’honneur

Publié le 20/02/2016, par dans Non classé.

La dixième édition du Salon international de la pharmacie et de la parapharmacie, parrainée par le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, s’est distinguée cette année par sa thématique liée à l’environnement et par le nombre important d’exposants, dont 90% sont des producteurs nationaux.
Ouvert jeudi à la Safex, ce Salon est désormais une tradition, selon les organisateurs, pour la promotion du produit pharmaceutique local, pour des échanges entre professionnels de la santé et pour faire connaître les dernières innovations de l’industrie pharmaceutique. Laquelle connaît un essor en Algérie malgré toutes les entraves bureaucratiques que les opérateurs ne cessent de dénoncer.

Ce Salon est une opportunité pour les producteurs « de montrer ce que nous faisons», a tenu à souligner Boukhari Nourredine, directeur général du Laboratoire du groupement pharmaceutique algérien (LGPA). Une unité de production qui s’inscrit depuis 2003 dans la politique initiée par le gouvernement, selon notre interlocuteur. Malgré l’environnement hostile au développement de cette industrie, à savoir les problèmes de foncier, les contraintes bancaires et autres difficultés, le LGPA s’est fait une place sur le marché algérien avec une gamme d’une vingtaine de médicaments divers, notamment pour la psychiatrie, la gastroentérologie, le traitement contre la douleur, etc. avec 5 millions d’unités par an. Un challenge lancé dans le cadre de partenariats avec des laboratoires étrangers. M. Boukhari ambitionne également d’élargir sa gamme avec l’extension de son usine à Réghaïa pour atteindre les 18 millions d’unités d’ici 2018 et couvrir le marché à près de 80% pour certains produits. L’exportation est aussi l’un des défis que le LGPA se lance d’ici 2017.

« Des négociations sont en cours avec des partenaires maghrébins pour placer nos produits en Côte d’Ivoire et au Sénégal», nous a confié M. Boukhari. Un fabriquant de Constantine, à l’est du pays, HUPP Pharmaceutical, qui s’est déjà familiarisé avec l’exportation de produits vétérinaires, compte développer ses investissements afin de couvrir les besoins du marché algérien avec une large gamme de médicaments pour traiter les maladies infectieuses, la cardiologie, l’ophtalmologie, les maladies métaboliques et ORL.

Son directeur général, Belhadj Mostefa Taoufik, se dit confiant et se félicite des encouragements des pouvoirs publics à la production nationale. « Notre entreprise fonctionne avec 1200 collaborateurs dont 80% sont des universitaires. Nous développons toutes les formes pharmaceutiques, dont des produits assez délicats, pour une capacité de production de 15 millions d’unités par an, qui sera doublée avec la réalisation d’un nouvel investissement à partir du mois de mai prochain», a-t-il indiqué. Et de préciser que son groupement de laboratoires s’est déjà engagé pour l’exportation vers l’Arabie Saoudite, la Libye et des pays d’Afrique. « Nos produits existent aussi au Vietnam», a-t-il ajouté.

A noter par ailleurs que des conférences thématiques, des tables rondes portant sur l’industrie pharmaceutique et son impact sur l’environnement (thèmes sur lesquels nous reviendrons dans nos prochaines éditions) et des symposiums sont programmés durant les trois jours du Salon. Lire la suite

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«Il risque de mourir pour avoir exprimé une opinion»

Publié le 20/02/2016, par dans Non classé.

Pourquoi le général à la retraite Hocine Benhadid n’a pas été, après cinq mois de détention provisoire, entendu sur le fond par le juge d’instruction ? Pourquoi lui refuse-t-on de s’exprimer sur son incrimination ?
De quoi a-t-on peur ? Benhadid est-il puni parce qu’il a cité, dans un entretien accordé à une radio, des noms de proches du cercle du pourvoir ? Autant de questions que se pose la défense de Benhadid, un collectif composé des maîtres Khaled Bourayou et Bachir Mechri, renforcé par l’adhésion de maître Mustapha Bouchachi.

Catégoriques, ces avocats, qui ont animé hier une conférence de presse à Alger, confirment que l’affaire Hocine Benhadid est « hautement et éminemment politique». Sinon comment expliquer qu’après son arrestation dans des conditions « floues» et sa mise en détention provisoire, en octobre 2015, le général à la retraite n’a toujours pas eu droit à une information judiciaire objective ? De plus, on a rejeté sa demande de transfert dans une structure hospitalière pour des soins. Ayant donc épuisé toutes les voies de recours, le général Benhadid a décidé d’agir ; il a entamé, mardi dernier, une grève illimitée de la faim et des soins. Le but est d’alerter et aussi d’interpeller l’opinion publique sur son cas et sur sa situation qui est intenable.

Selon Me Bourayou, le général Benhadid se sent humilié, méprisé et agressé ; il est persuadé que la prise en charge de son dossier n’obéit nullement à des procédures régulières. « Depuis le 1er octobre 2015, rien n’a été fait pour une affaire que l’on considère comme importante. Nous avons l’impression qu’elle a été banalisée. Pourtant, Benhadid est poursuivi pour ‘participation à une entreprise de démoralisation de l’armée’. Le général, qui est également moudjahid et a donné 40 années de sa vie pour que l’Algérie reste debout, a malheureusement droit à un traitement des plus humiliants», dénonce Me Bourayou.

Les avocats espéraient qu’après l’adoption par le Parlement de la nouvelle Constitution qui limite dans le temps la détention provisoire, elle sera traduite sur le terrain, mais ce ne fut pas le cas. Le contenu de la nouvelle Constitution est une grande tromperie ; preuve en est que le général Benhadid n’a bénéficié ni d’un procès équitable ni d’un procès objectif. Me Bouchachi s’est dit « attristé et déçu» par la tournure qu’ont pris cette affaire et tant d’autres similaires.

Saisine des instances internationales

Me Bouchachi n’a aucun doute : il s’agit d’un procès politique. « Quel crime a commis le géréral», s’est interrogé Me Bouchachi, avant de répondre : « Benhadid a donné un entretien à une radio dans lequel il cite des noms. Il s’agit pour nous d’un délit d’opinion. Et cela entre dans le cadre de la liberté d’opinion et d’expression qui est consacrée dans la Constitution. Le général a donné un avis sur des individus et ce sont ces personnes qui sont derrière son incarcération.»

Les avocats, qui ont rendu visite à leur client, sont inquiets pour son état de santé. « Le général Benhadid a plusieurs maladies. Sa santé est très fragile. Il risque de mourir parce qu’il a osé citer quelques noms. Dans cette situation, la responsabilité du ministre de la Justice est pleinement engagée», relève Me Mechri. Et Me Bourayou de menacer : « Si tous les moyens sont épuisés au niveau national, on s’adressera à l’opinion internationale.

Aujourd’hui, nous interpellons l’opinion publique et les institutions concernées ; si nos appels ne trouvent aucun écho, nous allons saisir les instances internationales.» Me Bouchachi a expliqué que la grève de la faim est un acte pacifique et que leur client a eu recours à cette ultime action pour deux raisons. « Toutes les personnes réprimées de par le monde recourent à la grève de la faim pour dénoncer la répression.

Le général Benhadid considère qu’il n’a pas commis de crime qui nécessite un tel châtiment», note l’avocat qui cite la deuxième raison liée au « refus de l’administration pénitentiaire de répondre à sa demande de transfert vers une structure hospitalière, alors que le général Benhadid a besoin de contrôles périodiques». L’avocat qui estime qu’il s’agit là d’une injustice pas seulement à l’égard de Benhadid, mais de toute l’Algérie : « C’est triste et désolant pour l’Algérie. Triste de voir que l’acte de procédure est devenu un privilège et non un droit pour le général.» Lire la suite

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La promotion du dépistage du VIH au centre des débats

Publié le 20/02/2016, par dans Non classé.

L’hôtel Bournane de la ville de Tamanrasset abrite, aujourd’hui, le premier atelier national associatif d’échange sur la promotion du dépistage ciblé du VIH.
La rencontre, organisée par l’association Green Tea, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le sida qui devrait reposer sur l’extension de l’accès au traitement et à la prévention, d’autant qu’elle préconise qu’une proportion élevée de la population connaisse son statut en matière de VIH. Pour cela, il est plus qu’impératif de « développer des stratégies communautaires délivrant le dépistage et le conseil au-delà des services de soins, comme le test à domicile ou les campagnes de sensibilisation et de dépistage de grande envergure», recommande le président de l’association, Guemmama Mohamed.

Sauf que les expériences communautaires de promotion du dépistage ciblé du VIH exigent l’implication des autorités publiques et doivent être intensifiées par des spécialistes appelés à présenter cette démarche comme une opportunité pour accéder facilement au test et communiquer à ce sujet dans divers espaces sociaux, insiste notre interlocuteur.

Au menu de cette journée d’étude, plusieurs conférences animées par des chercheurs, spécialistes, membres d’associations et d’organisations ont été retenues. La manifestation débutera par l’allocution de Amel Zertal, responsable du programme VIH/sida au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, qui portera sur « La stratégie nationale portant élimination de la transmission du virus de la mère à l’enfant».

Pour sa part, le Dr Boudiaf Zahira, maître assistante en maladies infectieuses au centre de dépistage de Annaba, expliquera « L’épidémiologie de l’infection à VIH en Algérie» avant de céder la tribune au directeur de l’Onusida en Algérie, Adel Zeddam, qui interviendra sur « Les généralités relatives au dépistage du VIH et les objectifs assignés à l’organisation». L’expérience du centre de dépistage volontaire de Tamanrasset sera également mise en exergue. Le chef de ce centre, Ammouri Saïd, aura ainsi à présenter un exposé de l’ensemble des actions menées en coordination avec les leaders communautaires dans cette wilaya aux 50 nationalités.

Le programme de prévention de proximité auprès des populations exposées au risque de cette pandémie sera présenté à l’occasion de cet atelier qui se veut une tribune d’expression pour toutes les associations participantes afin de relayer leurs expériences et plans d’action. Les médias locaux sont conviés à cette rencontre à l’effet de parler de leur rôle prépondérant dans la promotion du dépistage communautaire. Lire la suite

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Les voies impénétrables du seigneur et l’inexplicable opacité d’El Mouradia

Publié le 20/02/2016, par dans Non classé.

Autre manifestation de la léthargie et du blocage dangereux qui frappent les institutions algériennes, notamment la présidence de la République.
Ce n’est pas une fiction mais une réalité : le palais d’El Mouradia n’a pas de porte-parole officiel pour accomplir la plus basique des fonctions : informer les Algériens sur la gestion de leur quotidien, sur les décisions politiques que le pouvoir a déjà prises ou celles qu’il est appelé à prendre. C’est encore une source anonyme mais autorisée qui, jeudi dernier, nous a éclairés sur les intentions du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, à propos du maintien ou pas du Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

La source anonyme et autorisée passe par l’agence officielle (APS) pour donner du poids à son annonce et explique en effet que « la démission du gouvernement n’est pas à l’ordre du jour et rien dans la Constitution révisée» n’oblige à changer le staff gouvernemental.

Si la sortie médiatique de la Présidence a mis fin aux spéculations sur un éventuel départ de Abdelmalek Sellal suite à la dernière révision constitutionnelle, l’anonymat qu’elle observe renvoie à la déliquescence qui pourrit le fonctionnement des institutions de l’Etat depuis bien longtemps, mais particulièrement depuis l’entame du quatrième mandat de Abdelaziz Bouteflika. Il y a pourtant un chef de cabinet de la Présidence qui n’est autre qu’Ahmed Ouyahia, qui aurait pu donner un visage plus officiel et solennel à la source qui s’est exprimée par la voie de l’APS. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ?

Est-ce parce que la rumeur le donnait comme successeur de l’actuel Premier ministre que les services de la Présidence — où officie le frère du président, Saïd Bouteflika, comme conseiller — ont cru bon de passer outre pour confirmer la volonté du chef de l’Etat de garder Abdelmalek Sellal aux commandes du staff gouvernemental ? Nul ne le sait et les voix du seigneur semblent impénétrables.

Celles qui fusent de la Présidence pour réparer des erreurs, rattraper des bourdes politiques — comme cela a été le cas pour la source anonyme qui a communiqué à minuit la révision de l’article 51 de l’avant-projet de révision constitutionnelle adopté pourtant par le Conseil des ministres dans la journée — n’ont pas de nom. Plus qu’un dysfonctionnement, la communication de la Présidence exprime et renvoie l’inquiétude de la majorité des Algériens et même des plus fervents anciens soutiens et amis proches du président Bouteflika sur l’identité des détenteurs de la réalité du pouvoir.

Au stade où en sont les choses, ce n’est pas la succession au poste du Premier ministre qui importe, mais l’opacité qui entoure la décision politique et les perspectives complètement bouchées pour un pays plongé dans une grave crise économique qu’il aurait facilement pu éviter. Alors, garder Abdelmalek Sellal ou le remplacer par un autre pour exécuter les mêmes orientations ne changera rien à l’histoire. Même ceux qui sont tapis dans l’ombre le savent, mieux que le petit peuple certainement.

Ils savent que l’enjeu de tout ce qui se passe dans le pays est celui du pouvoir. Comment s’y maintenir ? Quelle alternative cherche le régime en place ? A-t-il trouvé une solution à la succession qui s’annonce pénible ? Ce sont toutes ces questions, tous ces enjeux qui ont installé l’Algérie dans une espèce de non-gouvernance, de blocage, d’angoisse et d’inquiétude qui inhibe le dynamisme qui devrait être celui d’un pays jeune. Lire la suite

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Louisa Hanoune : «Le statu quo est toujours étouffant»

Publié le 20/02/2016, par dans Non classé.

La nouvelle Constitution adoptée au début du mois de février en cours « n’a rien changé».
C’est ce que pense la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune. S’exprimant, hier à Alger, à l’ouverture des travaux du bureau politique du parti, elle affirme que la nouvelle Loi fondamentale « n’a absolument rien changé. Le statu quo est toujours étouffant. Elle n’a suscité aucune dynamique au sein de la société». Evoquant longuement cette Constitution, l’oratrice pose un chapelet de questions sur l’avenir de ce texte et ses conséquences sur la vie publique et politique.

Elle demande d’emblée comment se fera la mise en conformité des institutions avec les dispositions de cette nouvelle Loi. « En 2012, on avait mis la charrue avant les bœufs. Au lieu de réviser la Constitution, on avait choisi de réviser des lois organiques avant la Constitution et nous avons eu des réformes politiques vidées de leur sens. Aujourd’hui, on risque de revivre la même situation, d’autant plus que la pollution politique est à son paroxysme. La situation est plus dangereuse», déclare-t-elle. Et de préciser : « Il y a eu un hold-up en 2012. La Constitution actuelle manque aussi de légitimité populaire, dans la mesure où elle a été adoptée par un Parlement issu de fraude.» Dans ce sens, la patronne du PT revient sur les dispositions contenues dans les articles 51 et 73 de cette nouvelle Constitution.

Elle jette un véritable pavé dans la mare. « Il est clair que l’article 51 ne vise pas la communauté algérienne à l’étranger, mais des individus qui vivent peut-être en Algérie. Les dispositions contenues dans ces deux articles ne figuraient pas dans la mouture initiale qui a servi de base aux consultations avec le directeur de cabinet de la présidence de la République», précise-t-elle. Sans donner plus de détails, elle affirme que le processus d’adoption de ce texte a été activé pour faire passer ces deux articles qui sont, selon elle, une réponse à « un plan en préparation» et une opération « qui viendrait de l’extérieur, notamment de l’ex-puissance coloniale». « Il y avait un danger. L’introduction de ces dispositions est une réponse à quelque chose. Nous sommes en droit de le savoir», enchaîne-t-elle.

« La démocratie : seule vraie immunité»

Mais, dit-elle, la meilleure immunité pour l’Algérie est la mise en place d' »une vraie démocratie». « Les autorités doivent faire confiance au peuple», insiste-t-elle. Evoquant le volet économique, la première dame du PT s’attaque au ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, qui, selon elle, vit dans une autre planète. « Il affirme que l’Algérie sera, dans dix ans, la destination des délocalisations des investissements. Il oublie que depuis la crise de 2008, c’est le contraire qui est en train de se passer dans le monde.

De plus, il veut imposer de nouvelles taxes aux citoyens au lieu de traquer les fraudeurs qui fuient le fisc et d’imposer un impôt sur la fortune», dénonce-t-elle. Considérant que le dossier des dissidents du parti est « clos», Louisa Hanoune regarde déjà vers l’avenir ; selon elle, « le cap est mis sur la conférence nationale». « Des assemblées générales seront organisées pour élire les délégués qui prendront part à cette conférence qui aura lieu en mars prochain. Nous avons perdu du temps, il faut désormais ressouder les rangs du parti en cette période cruciale et dresser des remparts pour faire face à tous les dangers qui guettent le pays», insiste-t-elle. Lire la suite

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Décès de la romancière américaine Harper Lee

Publié le 20/02/2016, par dans Non classé.
Décès de la romancière américaine Harper Lee
MIAMI – La romancière américaine Harper Lee est décédée à 89 ans, a annoncé vendredi la mairie de sa ville natale de l’Alabama (sud). « Effectivement, elle est morte », a affirmé une porte-parole de la mairie de Monroeville, où celle qui a reçu le prix Pulitzer en 1961 pour le roman…

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