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Sensibilisation dans les écoles primaires au Sud

Publié le 19/10/2017, par dans Non classé.

Au moment où le PDG de Sonatrach annonçait à partir de Londres son intention de développer les vastes ressources en gaz de schiste du pays, la thématique de la préservation des nappes aquifères du Sahara refait surface à travers les établissements scolaires de 17 wilayas sahariennes et présahariennes couvertes par l’agence du bassin hydrographique du Sahara, sise à Ouargla.
Jeudi, au Technicum Mouloud Kacem Naït Belkacem de Ouargla, des élèves des branches techniques du secondaire découvraient pour la première fois qu’ils vivaient sur une mer souterraine que l’Algérie partage avec ses voisins : 700 000 km2 d’eaux souterraines pour notre pays, alors que la Tunisie compte 250 000 km² et la Libye 80 000 km².

Les élèves buvaient les paroles de Seif Assal, chargé de communication de l’Agence du bassin hydrographique du sahara (ABHS) qui venait leur raconter l’histoire d’une eau venue des fins fonds du désert et dont les réserves nécessitaient des siècles pour se reconstituer sous les dunes.

Un réservoir qui risque de disparaître si chacun ne mettait pas un peu du sien pour le préserver et qui fournit entre 70 et 90% de la demande dans les régions sahariennes et semi-arides en Afrique du Nord avec une prépondérance accrue pour les besoins de l’irrigation agricole.

Depuis une vingtaine d’années, les constatations du plan directeur général des régions sahariennes ont en effet démontré que les prélèvements actuels dans ces nappes induisent un déstockage énorme qui a dramatiquement réduit le niveau de ces réservoirs et le débit des foggaras. Les potentialités en eau de ces aquifères sont de l’ordre de 156 m3/s, soit environ 5 milliards de m3 par an jusqu’à l’horizon 2040, selon le modèle ERESS 1985.

Précieuse goutte

Après la pause estivale, c’est donc la rentrée des classes du désert et une relance en force du programme des journées d’information sur la préservation de l’eau à travers les établissements scolaires des wilayas du sud à partir de Ouargla. Un juste retour au rôle sociétal et civique franchement exprimé sur les ondes de la radio locale par Farès Charafeddine, chef du département communication de l’ABHS qui souligne que son agence est au cœur de la politique de rationalisation des ressources naturelles et d’éducation civique des jeunes générations.

« Notre message est porteur d’une vision de fierté territoriale et d’écocitoyenneté active sur notre région pour expliquer aux enfants que la vie moderne et le boom technologique actuel n’a en rien changé à la fragilité de l’environnement saharien et à la culture ancestrale d’économie de l’énergie et de l’eau fondatrice de la vie dans cet écosystème», ajoute Charafeddine à la tête d’une équipe rodée de communicants qui sillonnent les écoles selon un calendrier annuel aligné sur la saison scolaire. « En tant qu’habitants du Sahara où les précipitations sont minimes et le climat sec et chaud, nous sommes plus que jamais tributaires d’une bonne gestion des eaux souterraines», explique Seif Assal aux élèves.

Menacées de disparition et de pollution à cause du gaspillage qui les soumet à de nombreuses variables tout à fait alarmantes, les eaux souterraines du Sahara septentrional accusent une chute drastique des niveaux qui menacent la vie dans ces régions et peuvent conduire à une catastrophe écologique certaine si une politique d’utilisation rationnelle et réfléchie n’est pas mise en œuvre dans l’immédiat, une réalité que les enfants en tant que futurs adultes et acteurs sociaux ont très bien saisi.

Lamine (16 ans) et ses camarades n’étaient pas très motivés par ce cours supplémentaire s’ajoutant à une journée d’étude chargée, mais ils ne regrettent pas d’y avoir assisté. « J’ai écouté avec intérêt et je suis content de lire ce livret qui conte une histoire et interpelle mon imaginaire», nous dira Lamine. A la récréation, les élèves ont en effet pu acquérir des prospectus et des opuscules parlant d’une thématique qui les accompagnera tout au long de leur vie désormais.

Les yeux rivés sur les images de dunes ocres où des puisatiers et des caravaniers recherchent désespérément une goutte d’eau, ces élèves ont pu découvrir les principaux aquifères du Sahara algérien. « Il s’agit d’une agréable surprise que de parler d’un sujet aussi sensible que la préservation de l’eau avec des spécialistes en la matière qui ne sont pas venus nous abreuver en leçons de morale, mais nous parler d’une ressource précieuse et rare dans le désert», nous explique Nadia.

Pour rappel, l’ABHS a mis en place un programme de sensibilisation visant le grand public via les radios locales, mais aussi des journées d’information dédiées aux usagers de l’eau notamment les agriculteurs et les industriels des wilayas sahariennes. Un effort particulier est orienté vers les enfants scolarisés considérés comme étant les meilleurs récepteurs du message d’économie d’eau dans le bassin du Sahara.

Une action étalée sur plusieurs années scolaires et qui a permis de prodiguer plus des centaines d’heures de cours et leçons pédagogiques sur la préservation de l’eau et la distribution de milliers d’opuscules et brochures de sensibilisation. La rationalisation de l’usage de l’eau, un enjeu majeur pour l’Algérie au même titre que ses voisins. En 2012, un rapport de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) tirait la sonnette d’alarme signalant que les aquifères devront pourvoir aux besoins croissants d’une population qui devrait atteindre 8 millions d’habitants d’ici à 2030.

L’OSS constate que les pays de l’Afrique du Nord sont plus confrontés à la gestion de l’eau par l’économie de cette ressource vitale. Ils tendent vers une croissance zéro de l’utilisation des ressources naturelles et des programmes d’utilisation des ressources non conventionnelles (réutilisation des eaux usées épurées et dessalement de l’eau de mer et des eaux saumâtres)
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Aliment de bétail : L’ONAB revoit ses prix à la baisse

Publié le 19/10/2017, par dans Non classé.

Après un été difficile, marqué, faut-il le rappeler, par la tension alimentée par non seulement la sécheresse ayant frappé de plein fouet la récolte céréalière, mais aussi et surtout les perturbations relatives à la disponibilité de l’aliment de bétail, l’Office national de l’aliment de bétail (ONAB), opérateur n°1 dans les vecteurs aliments, aviculture et viandes blanches, tient bon.
Il a même pu stabiliser le marché de l’aliment de bétail, avec en sus un bon rapport qualité-prix. Dévaluation ou pas du dinar, l’aliment est désormais à la portée des opérateurs du secteur. « Les gens, qui parlaient de rupture dans l’aliment de bétail et d’une grande crise à venir, sont passés à côté.

Certains intervenants ont même dit que le poulet allait atteindre 1000 DA le kg et que l’œuf de consommation serait vendu à 50 DA l’unité. C’est l’effet inverse qui s’est produit. Puisque les prix des matières premières essentielles à la fabrication de l’aliment de bétail, qu’on prédisait à la hausse exponentielle, ont connu une baisse drastique. Le maïs est passé de 35 000 DA/tonne en juillet 2017, à 26 500 DA/T en septembre 2017.

Pour la même période, le tourteau de soja de 65 000 DA/T à 55 000 DA/T. Le prix du poulet est aussi en baisse constante. Il est actuellement vendu sur le marché à 240 DA le kg, au lieu des 1000 DA qu’on lui prophétisait, et l’œuf de consommation à 12 DA l’unité au lieu de 50 DA», a déclaré, à El Watan, le PDG de l’ONAB, Salah Meddour. L’introduction des licences d’importation initiée par les pouvoirs publics et la mise à niveau de ses équipements pour un montant de 12 milliards de dinars injecté depuis 2012 sont pour quelque chose dans le rebondissement du leader historique de l’aliment de bétail.

« Capitalisant un savoir-faire de près de 50 ans, le groupe ONAB a pu bénéficier de 25% du besoin national en intrants avicoles (maïs et tourteau de soja notamment). Par l’octroi de ces licences, c’est une grande partie du secteur avicole qui s’est écartée de l’informel et s’inscrit désormais dans la légalité des déclarations fiscales, dans la transparence et dans la traçabilité. Une chose est sûre, toute quantité vendue par l’ONAB échappe au marché de la spéculation et de l’informel.

Ce sont ces 25% du besoin national en aliment de bétail qui ont permis à l’ONAB de récupérer ses parts de marché perdues. Celles-ci ne dépassaient pas les 4% en 2016.

Ce quota a donc stimulé l’ONAB à réduire les prix de vente, et proposer par la même un produit obéissant aux normes et standards internationaux», enchaîne Salah Meddour ayant tenu à préciser que les services techniques et de laboratoire de l’Office sont en train de réfléchir à de nouvelles formulations qui permettraient au secteur avicole de sortir graduellement du monopole du binôme « maïs/tourteau de soja» et de s’ouvrir sur d’autres matières premières qui devront préserver toutes les qualités nutritives exigibles, et qui se révéleront à forte valeur ajoutée.

« La nouvelle formule va sans doute se répercuter positivement sur aussi bien le prix des produits que sur l’enveloppe devises, un paramètre des plus importants dans l’équation», précise notre interlocuteur
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Silence décevant de Macron sur le 17 Octobre 1961 !

Publié le 19/10/2017, par dans Non classé.

Le Collectif du 17 Octobre 1961 a exprimé sa déception par rapport au « silence persistant» du président français, Emmanuel Macron, lors de la célébration du 56e anniversaire de ce massacre en France.
Le locataire de l’Elysée n’a pas daigné répondre à la lettre du collectif et à l’appel d’une quarantaine d’organisations (associations françaises et franco-algériennes, syndicats et partis politiques) qui lui réclamaient de « confirmer, au nom de la France, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d’Etat».

Contacté par El Watan, Olivier Le Cour Grandmaison, historien et l’un des porte-parole du collectif, dénonce « la pusillanimité» de M. Macron, qui aurait succédé à son « courage un moment affiché à Alger». En effet, le 15 février 2017, il affirma à nos confrères d’Echorouk News que « la colonisation est un crime contre l’humanité», ce qui a suscité un tollé dans les milieux de la droite et de l’extrême droite françaises.

Cette position « courageuse» lui permettra de gagner la sympathie des autorités algériennes et surtout celle d’une bonne partie de l’électorat franco-algérien. Le 5 mai, face à la rédaction de Mediapart, il avait même promis de faire « des actes forts sur cette période de notre histoire».

Or, selon Le Cour Grandmaison, il s’agit là d’une « très classique involution qu’Emmanuel Macron partage avec beaucoup de ses prédécesseurs à l’Elysée, à commencer par François Hollande qui avait lui aussi promis de faire des “gestes forts” en faveur de la reconnaissance des massacres du 17 Octobre et qui s’est contenté d’un communiqué laconique et sibyllin».

Effectivement, le prédécesseur de Macron a déclaré, le 17 octobre 2012, que « la République reconnaît avec lucidité ces faits». Le choix des mots était ainsi très vigilant, remplaçant le terme « crime» par « faits» et ne reconnaissant pas clairement la responsabilité de l’Etat français.

Apparemment, le tout nouveau et jeune président français n’est pas encore prêt à assumer une telle responsabilité historique ! « Nul doute que dans le contexte actuel, marqué par de nombreuses réformes impopulaires, M. Macron est soucieux de ménager une partie de son électorat, nombre de ses ministres venus des Républicains et très certainement hostiles à une telle reconnaissance, de même pour la majorité parlementaire qui le soutient», explique Le Cour Grandmaison.

« Nous n’avons eu ni réponse ni même un accusé de réception de notre courrier (lettre du 3 octobre 2017, ndlr), ce qui témoigne d’un mépris certain, alors que nul ne pouvait ignorer que de nombreuses initiatives allaient avoir lieu à Paris, dans la région parisienne et en région», regrette-t-il. Il est vrai que la journée de mardi, 17 octobre, a été marquée par de nombreux rassemblements de commémoration : Paris, La Courneuve, Bobigny, Rennes, Grenoble, Strasbourg, Besançon, Givors, etc. Le sentiment de déception est constatable également chez Henri Pouillot, un autre membre influent du collectif.

Ce militant anticolonialiste, grand ami de l’Algérie, estime néanmoins que le silence de Macron n’est pas vraiment surprenant vu son « rapprochement de plus en plus visible de la droite française, particulièrement depuis son élection». M. Pouillot espère que cette désillusion ne découragera pas les militants de « la justice et la vérité» à aller de l’avant.

« Nous n’allons pas baisser les bras et nous continuerons à soutenir toutes les actions qui revendiquent la reconnaissance de ce crime d’Etat», a-t-il réaffirmé, soulignant qu’il n’y a eu aucun représentant officiel du gouvernement français qui a réagi à leurs sollicitations ou participé aux célébrations.

Cependant, Anne Hidalgo, maire de Paris, et de nombreux parlementaires et élus locaux de gauche étaient présents aux festivités qui ont eu lieu durant toute la journée de mardi sur le pont Saint-Michel, particulièrement à la cérémonie d’hommage à laquelle a participé Abdelkader Mesdoua, nouvel ambassadeur d’Algérie en France. Lire la suite

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Eau : La crise

Publié le 19/10/2017, par dans Non classé.

Le retard des précipitations d’automne relance l’inquiétude sur la disponibilité de la ressource hydrique. Les experts recommandent des investissements stratégiques pour se prémunir contre les aléas climatiques.
La situation de sécheresse qui pèse sur l’ensemble du territoire national depuis plusieurs mois inquiète. La rareté de la pluviométrie que connaît le pays ces dernières années fait penser à des scénarios catastrophes, similaires à ceux décrits dans les documentaires sur le réchauffement climatique et ses conséquences sur la vie sur Terre.

Mais sommes-nous réellement en danger ? L’alimentation des Algériens en eau potable peut-elle être assurée à long terme ? Faut-il aller vers plus de rationalisation de cette ressource indispensable ? Les manifestations des populations, enregistrées durant l’été dernier dans plusieurs wilayas du pays, notamment à Annaba, constituent une sérieuse alerte.

Elles rappellent à tout le monde, autorités et population, que l’Algérie dispose d’un climat semi-aride et que l’or bleu risque de manquer à l’avenir. « La tension sur l’eau sera toujours présente, car l’Algérie se trouve au cœur de la région MENA qui est la plus sèche au monde», affirme Brahim Mouhouche, enseignant à l’Ecole supérieure d’agronomie, lors de son passage hier sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale.

Selon lui, « la part en eau potable de l’Algérien n’est que de 3,5% de la moyenne mondiale, soit l’équivalent de 292 m3». Brahim Mouhouche appelle, dans ce sens, à « réfléchir à des solutions à moyen et long termes». « Mais pour le moment, il faut absolument éviter le gaspillage», lance-t-il. Cet avis est partagé par le ministère des Ressources en eau et de l’Environnement.

« Il faut aller à la gestion par la demande»

« Pour l’avenir, nous devons aller vers la gestion par la demande. Il faut éviter le gaspillage et réparer les fuites. L’agriculture, qui consomme environ 6,7 milliards de mètres cubes/an, doit utiliser d’autres techniques d’irrigation», souligne Abdelwahab Smati, directeur de la mobilisation des ressources en eau au ministère des Ressources en eau, appelant aussi les industriels à recycler leurs eaux et éviter le gaspillage. « Dans notre politique, nous avons aussi prévu des stations d’épuration des eaux usées (192 stations sont déjà opérationnelles à travers le pays) pour servir dans l’agriculture», ajoute-t-il.

Cependant, M. Smati se montre moins alarmiste quant aux capacités à « assurer une alimentation équitable d’eau potable à toute la population». En dépit de la rareté des pluies, dit-il, « la situation générale du pays n’est pas alarmante». « Nous disposons actuellement de 3,6 milliards de mètres cubes d’eau, dont 35% proviennent des barrages, 50% des eaux souterraines et 15% des stations de dessalement.

Certes la situation des barrages est affectée par l’évaporation et l’effet de sécheresse, mais nous avons diversifié nos ressources», explique-t-il. Selon lui, l’option de rationnement de l’eau n’est pas à l’ordre du jour, d’autant plus que les quantités d’eau disponibles dans les 75 barrages du pays est au même niveau que celles enregistrées durant l’année 2016.

« Généralement, les grands apports pour nos barrages sont enregistrés durant l’hiver (décembre) et au début du printemps (mars et avril). Pour les zones qui connaissent des déficits en eau, nous avons prévu des solutions de substitution, dont les forages et les stations de dessalement», explique notre interlocuteur. Rappelant les dispositions de la loi sur l’eau de 2005 qui accorde la priorité à l’alimentation de la population en eau potable, Abdelwahab Smati affirme que le plan de l’eau 2030 vise à sécuriser durablement l’alimentation en eau potable. « Nous avons opté d’abord pour la réalisation de l’infrastructure de base.

Nous aurons d’ici à 2019, 84 barrages. Ensuite nous avons réalisé un maillage basé sur l’interconnexion des barrages, la valorisation des eaux souterraines et la réalisation des stations de dessalement dans les régions côtières», indique-t-il, précisant que le pays dispose d’environ 18 milliards mètres cubes d’eau renouvelables/an. Lire la suite

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Un vecteur redoutable sous la loupe des spécialistes

Publié le 19/10/2017, par dans Non classé.

Le moustique tigre ou Aedes alopictus a bel et bien élu domicile en Algérie depuis 2010, où le premier spécimen a été observé de manière fortuite à Larbaâ Nath Irathen, dans la wilaya de Tizi Ouzou.
Depuis, et entre 2015-2017, pas moins de neuf communes des différentes villes du pays entre Alger (Kouba, Aïn Naâdja, Khraïcia, Birkhadem, Hussein Dey), Oran ( Aïn Turk), et Jijel ville ont été infestées jusqu’à cet été où de nombreux gîtes ont été détruits dans ces communes.

Ce moustique tigre, qui est le vecteur des virus de la Dengue, du Zika et du Chikungunya, est un moustique redouté car « il s’agit d’un agent important de nuisance», a noté le Pr Zoubir Harat, directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), spécialiste des maladies tropicales et expert des maladies tropicales négligées auprès de l’OMS, lors d’une journée d’information, de sensibilisation et de prévention contre le moustique tigre, organisée hier à l’Institut national de santé publique (INSP).

Cette journée s’inscrit, a souligné le Pr Harrat, justement dans la poursuite des actions initiées par le Comité national de surveillance d’experts et de surveillance des maladies liées aux moustiques. Le Pr Harat est revenu d’abord sur la capacité de nuisance de ce moustique, qui aime s’installer dans des zones humides, eaux stagnantes et lieux à forte végétation, sur la santé des personnes.

Des réactions allergiques importantes suite aux piqûres, qui interviennent généralement au lever du jour, aux pieds, notamment les chevilles qui sont leurs cibles privilégiées, avec apparition d’œdèmes sont observées jusqu’à l’apparition de fièvre et un syndrome grippal. Il a également précisé que le moustique tigre est un vecteur des virus des trois maladies Zika, Dengue et Chikungunya.

Suite à l’identification de ce moustique, la réponse a été très rapide sur les zones de forte densité. « Des campagnes de démoustication ont été menées dans les différentes communes, là où il y a une présence avérée de ce moustique, en collaboration avec la société Herbal et les bureaux communaux de l’hygiène», a indiqué le Pr Harat et de préciser que des mesures ont été également mises en place avec des méthodes de surveillance adéquates pour limiter la propagation aux wilayas limitrophes.

« Des pièges à moustiques ont été placés dans les endroits touchés. Il y a eu destruction des œufs et des traitements à l’aide de produits adaptés ont été effectués dans les zones infectées et à l’intérieur des maisons. Il s’agit d’une menace réelle, et c’est pourquoi nous demandons la collaboration étroite des citoyens afin de limiter la propagation et de prévenir le risque d’introduction des virus des maladies citées plus haut», a-t-il ajouté et de rappeler que les endroits de prolifération, ainsi que les zones portuaires feront l’objet de surveillance au courant de cette année.

« Ce moustique est aussi transporté dans des conteneurs avec présence de résidus d’œufs», a-t-il indiqué. Le Pr Harat n’écarte pas le risque d’apparition de virus, vu les variations climatiques et la dispersion de ce vecteur qui peut s’adapter à des climats tempérés : « D’où l’intérêt de la surveillance et la réduction de la densité et arriver à la baisse de l’activité.»

Le Dr Djamal Fourar, directeur de la prévention au ministère de la Santé, a, quant à lui, insisté sur la collaboration des citoyens dans l’action de prévention et annoncé qu’une campagne de sensibilisation à travers les médias sera prochainement lancée et de rassurer qu' »en Algérie il n’y a pas de foyer de ces maladies, mais le vecteur est là»,. Ce qui explique que la menace pèse toujours et que le risque d’apparition des virus liés au moustique tigre existe.
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Entre déperdition et gaspillage

Publié le 19/10/2017, par dans Non classé.

Près de 50% de l’eau potable distribuée au quotidien n’arrivent pas dans les robinets. La raison, ou plutôt les raisons de cette déperdition de la ressource sont nombreuses.
Les plus importantes sont les fuites et les piquages illicites. Les 50% restant qui arrivent à bon port sont gaspillés. En effet, la moitié de l’eau produite part dans la nature à cause des fuites. D’après Smaïl Amirouche, directeur chargé de l’alimentation en eau potable auprès du ministère des Ressources en eau, les fuites représentent globalement et sur l’échelle nationale un taux de 30% de cette eau perdue. « Les fuites sont dues essentiellement à la vétusté des canalisations et à l’hétérogénéité des matériaux de ces réseaux, à savoir l’acier, le PVC, le PUHD et autres.

Face à cette multitude de matériaux, nous allons vers la généralisation du PUHD, qui est une matière fabriquée localement et qui a démontré ses capacités dans nos réseaux. Une autre contrainte et de facto cause de fuite, les formes topographiques de certaines régions comme c’est le cas à Tizi Ouzou, Béjaïa ou encore Médéa où les terrains sont très accidentés, ce qui influe directement sur la durabilité des canalisations. Un programme de réhabilitation et de rénovation du réseau d’AEP, qui touche actuellement 11 grandes villes, a été lancé.

Une deuxième phase, qui comprend 7 autres villes, est également prévue. Toutefois, le travail de réhabilitation est continuel afin de veiller sur ces conduites et sur le bon acheminement de l’eau vers le citoyen», explique notre interlocuteur qui insiste sur le fait que « le zéro déperdition» n’existe dans aucun pays. Le taux admissible, et auquel aspire arriver le ministère, ne dépasse pas les 18%.

Pour les piquages illicites, M. Amirouche cite en plus de certains ménages, les industriels et les agriculteurs. Le vol d’eau, selon ce responsable, n’influe pas seulement sur la conduite elle-même mais aussi pénalise l’abonné qui est privé de la pression attendue et parfois même de la ressource. Pour y remédier, le ministère en compagnie des collectivités locales ont lancé tout un programme de proximité de sensibilisation et de recensement de ces piquages.

En plus de cette importante déperdition, les 50% d’eau qui arrivent dans les robinets sont gaspillés. Selon M. Amirouche, on ne donne pas à l’eau sa juste valeur dans notre pays, au moment où cette importante ressource est rare. Une rareté expliquée par la situation géographique de l’Algérie, située dans une zone semi-aride à aride et ciblée par les changements climatiques dont le premier effet est l’absence de pluies. Selon M. Amirouche, la quote-part de l’Algérien à l’eau ne dépasse pas les 400 m3 par an, alors que la norme mondiale prévoit 1000 m3.

« C’est pourquoi, il faut impérativement changer notre comportement envers cette ressource. La consommation estimée correcte et suffisante par jour et par habitant est de 150 litres. Toutefois, dans certaines zones à Alger, à titre d’exemple, on dépasse les 300 litres/jour/habitant. Dans les régions du Sud, la consommation est plus importante et cette dotation quotidienne peut dépasser les 400 litres/habitant», ajoute notre interlocuteur avant de signaler qu’une pareille surconsommation implique une surexploitation du réseau et des différents types de ressource, dont la nappe phréatique.

Si l’été dernier était difficile pour pas mal de régions dans le pays, avec une pareille consommation et une pérennité de déperdition de l’eau, la sécheresse, avec tout ce qu’elle implique comme impact négatif, notamment sur l’agriculture, ne tardera pas à être un fait quotidien omniprésent. Lire la suite

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