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Pénurie de l’aliment de bétail et de volaille à Bouira

Publié le 23/06/2017, par dans Non classé.

La pénurie de l’aliment de bétail et de volaille s’accentue dans la wilaya de Bouira.
Les filières avicole, ovine, bovine et autres sont sérieusement menacées. « Mes réserves d’aliments pour nourrir mes volailles commencent à s’épuiser. Les fabricants d’aliments nous disent qu’ils ne peuvent plus satisfaire la demande des éleveurs plus d’une journée de consommation. D’ici le début de la semaine, il n’y aura plus d’aliments», déplore un aviculteur de la région de M’chedallah, dans l’est de Bouira. La seule solution, qui reste aux éleveurs pour sauver leurs cheptels, est de se tourner vers le marché parallèle. « Si cette crise perdure, nous seront tous obligés d’acheter l’aliment aux vendeurs du marché noir, lesquels pratiquent des prix exorbitants. Le quintal d’aliment, qui coûte 4000 DA, est vendu à 6000 DA au marché noir.

Avec la pénurie, il sera encore plus cher», explique notre interlocuteur. Les conséquences commencent à se faire sentir. Le prix de gros d’un plateau d’œuf a augmenté de 20 DA. Il est passé de180 à 200 DA. La flambée des prix a touché aussi la viande blanche qui a augmenté aussi de 20 DA le kilogramme. Lundi dernier, une vingtaine d’éleveurs ont protesté devant le siège de la Direction des services agricoles de Bouira. Les contestataires ont exigé des explications sur la pénurie de l’aliment de bétail et de volaille et ont réclamé le déblocage de la situation. « Les responsables de la DSA de Bouira nous ont expliqué que la pénurie de l’aliment est temporaire. D’ici la fin de la semaine, le problème sera réglé. Nous patienterons le temps qu’il faudra, mais s’il s’avère que c’est une juste une diversion pour gagner du temps, nous allons passer à des actions radicales», dira un délégué des éleveurs. Lire la suite

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Carnet politique 4

Publié le 23/06/2017, par dans Non classé.

Samedi

Ça démarre par un hashtag haineux sur twitter qui se propage via les supporters et les opposants, nourrissant la viralité de cet appel pour « chasser les Africains d’Algérie».

Un hebdomadaire explique en une que « l’invasion des réfugiés subsahariens» est un « plan franco-sioniste» pour déstabiliser l’Algérie, mais grâce à la « puissance» des services de sécurité, nous avons évité ce plan machiavélique. C’est comme ça qu’ils veulent obtenir de la pub ANEP ? Passons. Les réactions sur les réseaux sociaux sont intéressantes dans le sens où nous nous auto-essentialisons, au-delà des bonnes volontés (majoritaires) contre les dérives racistes et débiles de certains.

Auto-essentialiser dans le sens où on crée des postures sur-interprétées pour parler du racisme (un phénomène complexe, à étudier) pour régler d’autres comptes. Car, en y pensant calmement, est-ce que cela reflète une tendance lourde dans notre société ? Dans les années 1970, rappelle un ami, les Israéliens avaient beaucoup travaillé sur la propagande de l’Arabe raciste contre les Noirs, « c’est normal, les Arabes étaient les premiers esclavagistes», disaient leurs messages, manière de se dédouaner du caractère raciste de l’Etat hébreu.

En fait, chaque époque emploie ce crime, le racisme, à son escient : nous devons faire attention à expliquer et traiter le phénomène au-delà des surenchères des médias haineux et des réseaux sociaux qui amplifient la donne et grossissent les traits. La vraie question est comment notre environnement actuel (médiatique, culturel, social, politique, etc.) permet la viralité de tels propos haineux. Où se situe la brèche par laquelle la bête immonde s’infiltre ?.

Dimanche

Terrible est l’aveu de Zouaoui Benhamadi, président de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel, qui explique qu’il ne peut rien réguler et que toutes les chaînes privées sont « illégales». Illégales, vous avez bien lu, comme une entité clandestine ! Ah bon ? Certaines de ces télés sont devenues le porte-parole du régime, diffusant les infos officielles avant même l’APS, défendant les barons officiels mieux que leurs propres enfants, tuant père et mère pour servir les maîtres du moment.

Ces télés-là sont « illégales» ? Donc, déduction : les « institutions» qui utilisent ces canaux sont dans l’illégalité ? On ne va pas s’émouvoir dans un pays où les repères sont aussi malmenés qu’un non-jeûneur par nos braves forces de sécurité. Que nous dit cette distorsion incroyable des règles de gestion d’un Etat ? Que la gouvernance chez nous est une improvisation qui porte en elle les germes de la catastrophe. Les autorités refusent la création de médias indépendants, les combattent quand ils existent, mais se trouvent obligées de cohabiter, puis à chouchouter des médias hybrides budgétivores, parce que ses barons en ont besoin, pour un terme.

Le reste ? C’est de la pub et des générations de magnifiques « journalistes» ! L’informel est le véritable pouvoir en Algérie. Qu’on se le dise une fois pour toutes.

Lundi

Choc et consternation. Karoui Serhane, enseignant à l’université Djilali Bounaama de Khemis Miliana (Aïn Defla), est retrouvé assassiné à coups de marteau près de Tipasa. Explosion de colère sur les réseaux sociaux, où universitaires et activistes accusent la violence banalisée dans les facs, la déperdition des valeurs, le catastrophique collapse des domaines du savoir en Algérie. Tous ont raison, mais là aussi, on réagit avec cette violence (légitime) à cause de l’absence d’un Etat de droit, d’une gouvernance juste et efficace, alors que les facs, les lycées, les collèges, les écoles sont de simples garderies pour nos éclairés responsables (si conscients de cela qu’ils envoient leurs enfants s’instruire ailleurs). Dans cette situation de déliquescence généralisée, on ne peut ne pas réagir (certains diront sur-réagir) aussi promptement : le moindre signal devrait se transformer en sonnette d’alarme, alors quand on parle d’un meurtre, même si l’enquête n’a pas encore donné ses résultats, car l’opinion accuse des « étudiants», c’est encore pire et plus urgent.

Il est temps de lire et relire la déclaration de Nacer Djabi expliquant pourquoi il quitte l’université. Il est temps de s’arrêter sur le constat du CNES, ce syndicat si farouchement combattu par le régime comme s’il s’agissait d’un GIA-USTHB, une bêtise grandiose de la part des « cerveaux» qui nous gouvernent : « Compte tenu de la décomposition, la violence et la corruption qui sévissent au sein de l’université, jamais connues dans son histoire ; devant la fuite du ministre du secteur de ses responsabilités et face à la gravité de la situation, nous appelons le Premier ministre à intervenir rapidement pour sauver l’université de l’effondrement, en prenant des décisions radicales de nature à contribuer au rétablissement de la stabilité à l’université et d’éviter les dangereuses dérives.» Mais c’est impossible : réhabiliter le savoir c’est détruire ce régime informel. Faut s’y résoudre les amis !

Mardi

Entre un gars qui prend une photo de son neveu suspendu dans le vide d’un appartement AADL à l’est d’Alger et les suites de l’affaires du prof assassiné, on a oublié que, hier, les amis, c’était le ? Le ? Allez un effort ! Le 19 juin. Coup d’Etat qui ne serait pas un putsch, mais un « redressement révolutionnaire» mené par le colonel Mohamed Boukherouba contre Ahmed Ben Bella, qui lui-même a fait un coup d’Etat contre le GPRA en prenant Alger sur un char de l’armée des frontières de Boukherouba alias Boumediène.

Passons sur le fait qu’un des présidents algériens de la RAPD avait un pseudo (c’est borgésien et littéraire comme le pays dirait un katébien, mais c’est glauque quand-même, dirait un « soutien critique). Bon, est-ce qu’on célèbre le 19 juin ? Mohamed Boudiaf a été contre. Oui, mais il a été assassiné le 29 juin. 1992. On s’en rappelle ? Il faudrait. On comprendrait mieux l’informel : souvenez-vous, Hadj Bettou qui a été innocenté alors que Boudiaf avait lancé des limiers (dont certains ont été assassinés) contre ce baron des trafics à Tam. Peser le poids de l’informel dans ce pays : il a son pesant en sang des plus braves, des grands.

Mercredi

Fait divers : le chef d’Etat, Abdelaziz Bouteflika, retire sa plainte contre le journal français Le Monde. Rappel : la Présidence dépose plainte pour diffamation contre la une du Monde (qu’on Lire la suite

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Sit-in pour dénoncer la violence

Publié le 23/06/2017, par dans Non classé.

Une vingtaine d’enseignants ont observé, hier devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur à Alger, un sit-in pour protester contre la violence dans les universités et l’assassinat de l’enseignant Karoui Sarhane, de l’université de Khemis Meliana. Les protestataires ont revendiqué le renforcement de la sécurité au niveau des enceintes universitaires pour mettre un terme au phénomène de la violence et ont appelé le ministre de l’Enseignement supérieur à prendre des mesures « dissuasives et urgentes» pour lutter contre la violence qui, selon eux, a pris « des proportions inquiétantes» au niveau des universités. « Nous sommes surtout là pour dénoncer le phénomène de la violence qui a pris des proportions alarmantes au sein des enceintes universitaires et il faut réunir les conditions de sécurité pour que l’enseignant puisse assurer sa mission convenablement», a indiqué à une enseignante de la faculté de droit.
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Cinq personnes tuées sur la RN60 à M’sila

Publié le 23/06/2017, par dans Non classé.

Le 21 juin 2017 à 2 heures du matin, un tragique accident s’est produit au lieudit El Baât, suite à une collision frontale entre une voiture de tourisme de type 307 de marque Peugeot et un tracteur remorquant une citerne de gasoil. Cet accident a entraîné la mort de 5 occupants de la voiture. Selon un communiqué de la Gendarmerie nationale, cette collision a eu raison d’une famille entière : un homme (le chauffeur), 3 femmes et une fillette. Cette tragédie qui a enflammé aussitôt après les réseaux sociaux, à travers lesquels, les citoyens accusent les autorités locales d’être à l’origine des décès enregistrés sur ce tronçon « meurtrier» de la RN60, dont le trafic est devenu infernal. Face à cela, c’est l’indifférence totale des autorités. « Combien ces autorités veulent-elles de victimes ?», lit-on sur ces réseaux sociaux. Le même jour à midi trente, une famille de 5 personnes a été décimée sur ce même tronçon. A travers ces réseaux, les citoyens interpellent le chef de l’exécutif de la wilaya pour le lancement en urgence du doublement de la voie M’sila-Hammam Dalaâ.
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Hadjar : «L’université doit se réapproprier son rôle véritable, former l’élite du pays»

Publié le 23/06/2017, par dans Non classé.

Très prochainement, le centre universitaire de Tipasa se transformera en une université, car les conditions existent pour son nouveau statut.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS), M. Hadjar, s’est rendu à la wilaya de Tipasa, hier, pour inaugurer quelques infrastructures qui augmenteront la capacité d’accueil du centre universitaire jusqu’à 11 000 étudiants. « L’université algérienne ne devra plus produire des chômeurs à l’issue de l’achèvement du cursus universitaire, a déclaré le ministre, la réforme entamée depuis deux années permettra aux universités algériennes de s’adapter au développement social et économique local, nous avons les ressources humaines et les équipements nécessaires, ajoute-t-il, maintenant il faut s’atteler à améliorer le niveau et la qualité du programme pédagogique, en mettant en application les cycles de formation pour l’encadrement pédagogique, administratif et technique», dit-il. Les universités vont se doter de filières afin de répondre aux besoins en ressources humaines et des activités économiques de leurs régions respectives. Les wilayas d’Oran et de Bordj Bou Arréridj avaient été citées en exemple, compte tenu des spécificités des industries qui activent dans ces régions. « Le programme de la médecine des années 1970 est devenu obsolète après les avancées de la médecine», a indiqué le ministre. Il s’agit de la mise à niveau des programmes pédagogiques. Le MESRS affirme que l’utilisation de l’outil informatique au niveau des structures, qui relèvent de son département ministériel, assure une gestion efficace et transparente des dossiers des étudiants, à tous les niveaux dans leur prise en charge. Lire la suite

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Le nouveau directeur général d’Algérie Poste installé dans ses fonctions

Publié le 23/06/2017, par dans Non classé.

La ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du numérique, Mme Houda-Imane Faraoun, a procédé, hier à Alger, à l’installation de Abdelkarim Dahmani en qualité de directeur général de l’établissement public Algérie-Poste, en remplacement de Abdennacer Sayeh, qui a fait valoir son droit de départ à la retraite pour des « raisons personnelles», a indiqué un communiqué de ce ministère. « Le nouveau directeur général est un jeune cadre, doctorant en droit public économique, diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Il a été jusqu’à aujourd’hui inspecteur général au niveau du département ministériel en charge de la poste et des télécommunications et a présidé le conseil d’administration d’Algérie Poste», note la même source. Lire la suite

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