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19 000 enseignants afffiliés au Cnapeste destinataires de la dernière mise en demeure

Publié le 20/02/2018, par dans Non classé.

19 000 enseignants risquent la radiation définitive de la Fonction publique s’ils ne rejoignent pas leurs postes avant jeudi prochain, menace Mohammed Chaïb Draa Ethani, qui était hier l’invité de la rédaction de la Chaîne 3.
« On ne peut plus parler de grève du moment que la justice l’a déclarée illégale, mais plutôt d’abandon de poste pour les enseignants», dira-t-il, confirmant à cet effet le licenciement de 581 enseignants grévistes dans la wilaya de Blida. Le ministère a ouvert les portes du dialogue au Cnapeste, « mais ce dernier n’a pas donné suite à la main tendue» et a déclenché une grève illimitée, jugée d’ailleurs illégale par la justice.

Le ministère de l’Education nationale se veut rassurant quant au maintien du calendrier scolaire annoncé au début de l’année : « Il sera respecté.» Des mesures de rattrapage des cours pour l’exécution du programme dans les deux wilayas touchées par le retard sont lancées. « Toutes les dispositions pédagogiques et organisationnelles ont été prises pour garantir la scolarité des élèves et rattraper le retard causé par le débrayage», rassure, M. Chaïb Draa Ethani.

Des enseignants vacataires, des inspecteurs et des enseignants retraités sont mobilisés pour assurer les cours. « Tous les enseignants grévistes ont été remplacés», assure le conseiller du ministère, écartant d’ailleurs tout risque d’année blanche. « Il n’y aura pas d’année blanche pour la simple raison que le taux de suivi de la grève n’a pas dépassé les 4,60% au niveau national et que les wilayas de Blida et de Béjaïa ont connu respectivement 54 et 34 jours de grève», précise-t-il.

Concernant les rencontres bilatérales tenues avant-hier entre le ministère et les représentants des cinq syndicats du secteur qui entrent aujourd’hui en grève, le même responsable estime que le ministère a répondu « favorablement à tous les points relevant de ses prérogatives».
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19 000 enseignants risquent la radiation

Publié le 20/02/2018, par dans Non classé.

Les représentants syndicaux, reçus par Nouria Benghabrit, ont exigé la révision des critères de promotion et de classification.
L’Intersyndicale de l’éducation maintient son mot d’ordre pour une grève de deux jours à partir d’aujourd’hui, après l' »échec» des négociations avec le ministère autour des revendications socioprofessionnelles. Les réunions de conciliation tenues avant-hier n’ont abouti à aucun résultat probant, selon les représentants des syndicats signataires du préavis de grève.

« Notre plateforme de revendications portant notamment sur l’amélioration du pouvoir d’achat peut être satisfaite avec la révision de certains points du statut spécifique des travailleurs de l’éducation dont nous exigeons la finalisation», souligne Meziane Meriane, coordonnateur national du Snapest, déçu par l’issue de la rencontre.

L’échec était prévisible, selon le syndicaliste du Snapest, qui estime que le Premier ministère, qui détient la prérogative de la concrétisation de la majorité des points évoqués dans la plateforme de revendications, est interpellé pour « trouver la solution pour gérer la crise de telle sorte que le pouvoir d’achat du travailleur de l’éducation s’améliore».

Le Satef considère, pour sa part, que l’engagement du ministère à trouver un terrain d’entente sur la plupart des questions soulevées concernant la révision du statut particulier, relevant des prérogatives du ministère de l’Education nationale, n’a pas été accompagné par des promesses de décision. « Notre combat est pour la révisions des articles définissant les modalités de classification des fonctionnaires.

Nous avons proposé à ce que les fonctionnaires détenteurs de diplômes, de licences et de DEUA soient classés respectivement dans la 12 et la 11 au lieu de la 11 et la 10, comme c’est le cas actuellement», explique Boualem Amoura, président du Satef. Les syndicats ont également exigé la suppression de la note éliminatoire pour les matières secondaires dans les examens professionnels. « A cause de cette note éliminatoire, des milliers d’établissements se trouvent aujourd’hui sans directeurs.

Même si les enseignants ayant postulé au poste de directeur ont réussi le concours, la note éliminatoire obtenue dans des matières secondaire a empêché leur accès à ce poste. Le ministère a fait une promesse, mais en l’absence d’un texte officiel, nous ne pouvons pas considérer que c’est acquis», souligne le même représentant syndical.

Les représentants syndicaux qui ont été reçus par Nouria Benghabrit ont par ailleurs exigé la révision des critères de promotion et de classification. Ainsi, les syndicats proposent à ce que le département de l’Education adopte les normes internationales, en prenant le diplôme comme critère principal de classification et non le poste occupé, comme c’est le cas actuellement. Un enseignant du primaire titulaire d’un diplôme de bac+5 se classerait ainsi dans la même catégorie qu’un enseignant du secondaire titulaire du même diplôme.

Cette proposition formulée dans le cadre de la commission mixte installée pour travailler sur la révision du statut est rejetée par le Cnapeste. L’Intersyndicale revendique donc la mise à niveau de ces points du statut. Les autres revendications sont liées à l’abrogation de la loi sur la retraite qui a consacré la suppression de la retraite anticipée ainsi que la participation dans l’élaboration du nouveau code du travail. Lire la suite

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Ali Benflis et la situation politique : «Le pouvoir doit ouvrir le dialogue»

Publié le 20/02/2018, par dans Non classé.

Le président de Talaie El Hourriyet, qui considère que ce n’est pas le moment de parler de la prochaine présidentielle, n’a pas manqué d’aborder la situation du front social en ébullition depuis la rentrée. Il a fustigé la manière dont ont été traités les médecins résidents et les enseignants.
Le président du parti de Talaie El Hourryet, Ali Benflis, appelle une nouvelle fois à un « dialogue global pour sortir le pays de la crise». « Nous devons laisser de côté nos divergences pour trouver une issue à nos problèmes», a-t-il réitéré hier lors d’une conférence qu’il animée au siège de son parti à Aïn Allah.

L’ancien chef de gouvernement, qui dit respecter toutes les initiatives et les propositions émanant des partis politiques, défend aussi la sienne qu’il ne cesse de formuler depuis plusieurs années déjà. Pour lui, le salut pour le pays passera par l’organisation d’élections libres et ne souffrant d’aucune irrégularité par une commission indépendante.

Les partis qui en sortiront, explique Ali Benflis, avec la force de la légitimité constitueront un gouvernement d’union nationale qui rédigera une Constitution qui sera l’émanation de la volonté du peuple. Une période de transition sera organisée selon les termes d’une charte dont l’Armée nationale populaire (ANP) sera garante, a affirmé le président de Talaie El Hourriyet, qui appelle le pouvoir au dialogue.

Ali Benflis ne fait, en effet, aucun commentaire sur la proposition portant la mise en place d’une Assemblée constituante de la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, et celle concernant un seul candidat de l’opposition en 2019, considérant que c’est d’un dialogue national que jaillira la solution à la crise et à l’impasse politique que vit le pays. « L’opposition ne doit pas baisser les bras.

Elle doit demeurer une force de proposition pour amener le pouvoir en place à ouvrir un dialogue inclusif pour une sortie de crise», souligne l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2014 dans sa déclaration liminaire.

« Mais pour peser de tout son poids, l’opposition doit laisser de côté ses différences secondaires et se regrouper autour d’une démarche collective, dont la finalité première est de sortir notre pays de la crise dans laquelle il s’enfonce chaque jour davantage», affirme Ali Benflis qui estime que « l’Algérie a encore assez de ressources et de ressorts pour rebondir, pour peu que le pouvoir abandonne ses prétentions illégitimes à la pérennité et engage le dialogue pour remettre notre pays sur les rails».

« Un dialogue rassembleur susceptible, en même temps, de renforcer, selon lui, le front intérieur pour soutenir les efforts louables de l’ANP dans sa mission permanente de sauvegarde de l’indépendance nationale et la défense de la souveraineté nationale, de la défense de l’unité et de l’intégrité territoriale de notre pays.» Au sujet de la prochaine élection présidentielle, le président de Talaie El Hourriyet répond que la priorité de l’heure n’est pas tant cette échéance que la situation du pays et les mécanismes qu’il faut mettre en place pour l’en sortir, comme la mise en place d’un processus électoral propre.

Ali Benflis, qui considère en tout cas que ce n’est pas le moment de parler de ce sujet, n’a pas manqué d’aborder la situation du front social en ébullition depuis la rentrée. Il a fustigé la manière dont ont été traités les médecins résidents et les enseignants. « C’est honteux, dit-il, de voir les médecins et les enseignants violentés de la sorte».

Critiquant le gouvernement d’Ahmed Ouyahia, le choix de la répression au lieu du dialogue avec les syndicats, l’ancien chef de gouvernement affirme que ce n’est pas sa méthode : « Mon éducation a été fondée sur le respect des autres, des enseignants et des médecins.» Ali Benflis a refusé aussi de répondre à Naïma Salhi qui l’a accusé de « trahison». Il a refusé même de citer son nom « par respect à la famille».

L’ancien chef de gouvernement a eu aussi l’occasion de s’expliquer sur la loi interdisant les manifestations publiques à Alger, décidée lorsqu’il était aux commandes en 2001. Ali Benflis revient sur cette date en soutenant que c’est lui qui avait autorisé la marche des Archs, « malgré l’état d’urgence qui était toujours en vigueur».

Assumant aussi l’interdiction des manifestations publiques à Alger à cause de ce qui s’est passé le 14 juin 2001, avec les infiltrations que l’on sait, l’ancien candidat à la présidentielle de 2014 dénonce le fait que certains entretiennent le doute sur sa responsabilité de l’interdiction des marches dans la capitale. Le président de Talaie El Hourriyet, qui rappelle que cela fait 15 ans qu’il n’est plus aux commandes, affirme avec dérision qu’il n’est quand même pas responsable du maintien d’une mesure provisoire alors qu’il n’est plus au pouvoir. Lire la suite

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Le réseau Awal des Aurès plaide pour le caractère latin

Publié le 20/02/2018, par dans Non classé.

Le réseau « Awal (la parole)» des écrivains et chercheurs en Tamazight dans les Aurès plaide pour l’adoption du caractère universel, le latin, pour la transcription de la langue amazighe.
Dans une déclaration rendue publique, dimanche dernier, ils affirment que « la prétendue préférence du caractère arabe dans la région chaouie n’est qu’une diversion visant à isoler les Aurès des autres régions berbérophones du pays». « En réalité ce choix n’a jamais été évoqué. Au contraire, l’ensemble de la production intellectuelle et littéraire dans les Aurès s’est fait en latin.

L’enseignement de la langue aussi se fait en latin», lit-on dans cette déclaration, mettant en garde contre une « tentative d’écarter la région des Aurès de l’effort du développement et de la promotion de la langue amazighe». Les auteurs de cette déclaration précisent aussi que le caractère tifinagh  » est le symbole de notre identité et la fierté de notre langue amazighe». « Mais l’absence d’une base unifiée pour son utilisation officielle risque de geler tout travail innovant jusqu’à nouvel ordre.

Cela nous coûtera beaucoup de temps et d’efforts, au moment où nous avons besoin d’aller plus vite pour rattraper le retard», rappellent-ils. Afin d’éviter la confrontation qui influera négativement sur la promotion de Tamazight, le réseau Awal estime que « l’unification du caractère est plus qu’une nécessité». « Le caractère universel unifié (le latin) est considéré comme une solution pour préserver toutes les variantes de la langue. Il faut une décision courageuse et rationnelle, pour fermer définitivement le dossier du caractère suscité par les opposants éternels de la langue amazighe», précisent-ils, appelant, au passage, à un travail scientifique sérieux pour la promotion et l’unification du tifinagh.

Abordant la question de la généralisation de l’enseignement de Tamazight, le réseau dénonce les contraintes administratives qui entravent cette opération dans les Aurès, notamment « l’exigence d’une demande sociale» pour l’ouverture des postes budgétaires. « Le réseau Awal exige l’accélération des procédures concernant l’obligation de l’enseignement de cette langue au niveau de tous les établissements scolaires, notamment la promulgation d’une loi d’orientation de l’éducation nationale conforme à la Constitution», ajoutent les auteurs de la déclaration.

S’agissant de la création de l’académie de la langue amazighe, le réseau Awal relève l’existence de craintes de remake des échecs des expériences du passé, notamment celle du Haut Commissariat à l’amazighité (HCA). « Le débat et les polémiques autour de l’académie de la langue amazighe sont une conséquence du flou entretenu sur les missions de cette instance». Dans ce sens, le réseau Awal appelle à « la création d’annexes de l’académie au niveau des universités pour étudier toutes les variantes en se rapprochant de leurs sources».
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Les Algériens de plus en plus connectés

Publié le 20/02/2018, par dans Non classé.

Le Salon est organisé dans un contexte d’appropriation rapide des technologies par les Algériens qui sont de plus en plus nombreux à être sur les réseaux sociaux. A fin 2017, il existe 21 millions de comptes Facebook en Algérie.
La première édition du Salon Maghreb Mobile Expo, dédié aux technologies mobiles, se tiendra du 21 au 23 février au palais de la culture Moufdi Zakaria, à Alger, avec la participation d’une dizaine de pays et une cinquantaine d’exposants.

Placé sous le slogan « Tous connectés pour innover», le Salon a pour ambition d’être « le carrefour incontournable pour créer une dynamique entre les différents acteurs du secteur et rapprocher tous les intervenants autour d’un espace B to B pour développer des partenariats», selon les déclarations de Saïd Benmesbah, directeur du Salon auprès de Be Smart Services, organisateur de l’événement.

Il va mettre en exergue toutes les mutations de ce secteur en Algérie qui est en pleine transformation. Les représentants des marques étrangères de téléphonie mobile se sont adaptés au nouveau contexte du marché en optant pour l’assemblage. Les constructeurs ont décidé de commencer avec le milieu de gamme et monter graduellement en puissance.

LG a été la première multinationale à fabriquer des smartphones en Algérie en collaboration avec Bomare Company. « On espère avoir 4 à 5 modèles et accroître le nombre pour atteindre une gamme plus riche, sachant que pour chaque téléphone, on aura différentes couleurs à offrir», a déclaré à ce sujet Yacine Khellaf, directeur de la division mobile de la filiale algérienne de LG Electronics.

Le constructeur sud-coréen Samsung a lancé, lui aussi, son usine d’assemblage de smartphones en Algérie, en partenariat avec son distributeur Timecom. La capacité de production prévue est de l’ordre de 1,5 million de téléphones la première année. Cette production évoluera progressivement pour atteindre les 2,5 millions à partir de la deuxième année.

Présent dans le pays depuis 2013, Wikoa lancé récemment sa première usine d’assemblage de smartphones en Algérie en partenariat avec Sacomi. La marque occupe les anciens locaux dans lesquels étaient fabriqués les téléviseurs Thomson dans la zone industrielle d’El Achour (Alger). Ce Salon est organisé aussi dans un contexte d’appropriation rapide des technologies par les Algériens qui sont de plus en plus nombreux à être présent sur les réseaux sociaux. A fin 2017, il existe 21 millions de comptes Facebook en Algérie.

Selon l’observatoire Consumer Lab d’Ericsson, les résultats d’une étude démontrent qu’en l’espace de deux ans, le nombre de détenteurs de smartphones a bondi pour être désormais un indice déterminant dans l’utilisation de l’internet mobile en Algérie. La pénétration des smartphones a grimpé de 150% au cours des 2 dernières années, pour s’établir à 68% en 2016 contre 27% en 2014.

« Les données recueillies lors de cette étude sont un puissant indicateur de l’avancée de la digitalisation en Algérie», estime Yacine Zerrouki, directeur général d’Ericsson Algérie. « La tendance de la consommation appelle au développement de nouvelles opportunités qui ne se limiteront pas au seul secteur des télécommunications, mais aussi aux secteurs adjacents, comme l’énergie, les services publics ou encore les transports.»

Cette progression est due essentiellement au lancement des services de l’internet mobile 3G et 4G. Il y a aussi la modernisation de l’administration publique. Le 12 S est délivré en 2 minutes. Le passeport biométrique est aussi délivré en moyenne en 7 jours. Grâce à l’outil informatique, le citoyen commande de la maison sa carte nationale d’identité numérique. La carte grise est délivrée en une journée, alors qu’auparavant il fallait attendre 6 ou 8 mois.

A travers les services en ligne, le citoyen peut consulter plusieurs sites à travers son smartphone sans se déplacer physiquement. Ce qui contribue à diminuer les contraintes imposées jusque-là aux usagers des services publics : heures d’ouverture non décalées par rapport aux horaires de travail, déplacement nécessaire au guichet et files d’attente souvent longues pour obtenir parfois de simples informations ou traiter des dossiers très simples. Lire la suite

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Les inquiétudes des ONG

Publié le 20/02/2018, par dans Non classé.

L’Etat algérien n’a pas caché, à travers plusieurs déclarations et en diverses occasions, qu’il ne voulait pas de migrants clandestins sur son sol.
Une nouvelle vague de rapatriements des migrants subsahariens semble entamée. La preuve : les endroits de regroupement de ces derniers près des chantiers, notamment des ouvriers, ne sont plus aussi peuplés que les dernières semaines. En confirmation à ce petit constat, la Plateforme migration Algérie (PMA), constituée de 21 associations internationales et algériennes, n’a pas caché son inquiétude quant cette nouvelle vague d’expulsions.

Dans un communiqué, rapporté par l’AFP, cette plateforme a dénoncé la nouvelle vague d’interpellations, qui a débuté le 10 du mois en cours, obligeant ces migrants à se cacher, nuisant ainsi à leur santé et à leurs conditions de vie de manière générale, vu qu’ils ne peuvent pas sortir dans la rue sans crainte. L’autre point de contestation est, selon ces associations, l’absence de distinction des nationalités, ce qui risque de causer des déchirures dans des familles de Subsahariens.

Selon le même communiqué, une centaine de migrants, essentiellement des enfants et des femmes, dont certaines sont enceintes, ont fait l’objet d’arrestation le 10 février dernier. Ils ont été maintenus dans un camp pour réfugiés avant leur transfert à Tamanrasset, lieu de leur départ vers leur pays d’origine. Ils auraient quitté le sol algérien mercredi dernier.

Ces ONG ont estimé le nombre de migrants subsahariens résidant en Algérie de manière illégale à près de 100 000 personnes. Selon un rapport d’Amnesty International, ils ont été près de 2000 migrants à être expulsés durant les mois de septembre et octobre de l’année dernière. Cette organisation aurait même dénoncé une discrimination ethnique et des expulsions illégales.

Mais qu’en est-il vraiment ? Impossible de confirmer quoi que ce soit, étant donné que l’Etat préfère opérer ce type d’opération dans le silence. Il en est de même pour le Croissant- Rouge qui a adopté dernièrement une politique de mutisme. D’ailleurs, nos tentatives de joindre la présidente du Croissant-Rouge algérien ont été vaines.

La toute dernière déclaration officielle date du mois de décembre dernier, quand le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, avait annoncé le chiffre de 10 000 migrants subsahariens expulsés du territoire algérien. Un chiffre global donné sans aucune précision de date ou de périodes pour ces expulsions.

D’ailleurs, un terme que le ministre n’a pas voulu utiliser mais plutôt l’expression de « reconduction aux frontières». Il avait expliqué à l’époque que cette opération s’est faite dans le cadre d’une série de mesures lancées en coordination avec les pays d’origine de ces migrants, notamment le Mali et le Niger, afin de juguler les flux de migration vers le sol algérien et lutter contre l’immigration irrégulière et les réseaux de la traite des personnes. Pareilles opérations ne sont plus une surprise.

L’Etat algérien n’a pas caché, à travers plusieurs déclarations, parfois choquantes, et en diverses occasions, qu’il ne voulait pas de migrants clandestins sur son sol. Ces dispositions vont-elles freiner le flux de migrants ? La situation sécuritaire dans les pays du Sahel et ses impacts sur les conditions de vie ne favorisent pas une réponse positive à cette question. Lire la suite

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