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Algérie Poste et Tassili Airlines veulent surprendre leurs clients

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

Un paiement électronique, le transport aérien du personnel d’Algérie Poste, l’échange en matière de marketing, la publicité, la communication, l’utilisation du réseau d’AP au profit de Tassili Airlines… sont désormais les conditions générales du partenariat signé hier entre AP et TAL.
Le protocole d’accord a été paraphé par directeur général d’AP, Sayah Abdenacer, et le PDG de TAL, Harchaoui Belkacem, en présence de la ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Houda-Imane Faraoun, du ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, du ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjema Talaï. Lire la suite

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UGTA VS syndicats autonomes

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

Célébration aujourd’hui du double anniversaire de la création de l’UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures. Etat des lieux.
Aujourd’hui, à partir de la wilaya de Djelfa, les festivités officielles pour la célébration du double anniversaire du 24 Février, marquant la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) en 1956 et la nationalisation des hydrocarbures en 1971, seront lancées. On parle déjà d’un terrain que l’UGTA, en sa qualité d’instance représentant les travailleurs, peine à garder devant la pléthore de syndicats autonomes. L’occasion pour la centrale syndicale de tenter de « consolider des acquis socioéconomiques».

L’UGTA tient à rappeler « les acquis obtenus à la faveur de la nouvelle Constitution» et on n’évoque même pas cette situation de perte de terrain. Un schéma : la Fonction publique est partagée entre l’UGTA et les syndicats autonomes, la centrale syndicale est majoritaire dans le secteur économique public et les syndicats autonomes sont pratiquement inexistants avec peu de représentation de l’UGTA dans les entreprises privées économiques. Invisible ? Non, se défendent les membres de l’UGTA. C’est juste la méthode qui n’est pas la même lorsque nous intervenons sur le terrain. Amar Takjount, de l’UGTA, explique que la différence est dans la méthode d’agir.

Autrement dit, l’UGTA encourage et emprunte la voie de la « sensibilisation et de la négociation». Les grèves ne mènent forcément pas à nulle part. Au contraire, il y a des sommes que l’Algérie perd à cause des divers débrayages, explique-t-il encore. Une explication pas trop acceptée par les syndicats autonomes qui affirment que les droits « s’arrachent». Le vice-président du syndicat de l’Entreprise du transport maritime des voyageurs (ENTMV), Karim Rili, affirme : « Nous sommes dans les secteurs les plus stratégiques : Sonatrach, Air Algérie, le transport maritime… Nous sommes très représentatifs dans le secteur économique public.

Donc, nous sommes ‘‘très visibles » là où il faut.» L’UGTA ne ratera évidemment pas l’occasion puisque les festivités commémorant le 61e anniversaire de la création de l’UGTA et le 46e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures seront également « une occasion» pour mobiliser les citoyens « afin de faire des législatives du 4 mai un succès».
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Carnet de bord des législatives 3

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

Samedi : Amara Benyounès, ancien ministre et président du Mouvement populaire algérien (MPA) en est certain : « Plusieurs partis disparaîtront. Ils n’arriveront pas à décrocher des sièges dans le futur Parlement, parce qu’ils n’ont pas d’enracinement populaire et n’apparaissent que lors des rendez-vous électoraux.» A partir de Mascara, Benyounès n’a pas raté aussi l’occasion de s’attaquer à une partie de l’opposition : « Les partis et les personnes qui appellent les citoyens à boycotter les prochaines élections législatives cherchent à créer un vide politique dans le pays pour revendiquer une période transitoire.

Quant à ceux qui ‘‘crient déjà ​à ​la fraude », ils n’ont pas une base populaire et n’ont aucune capacité à contrôler les urnes.» De son côté, le président Bouteflika envoie une lettre aux Algériens pour les « exhorter à exercer leur droit pour choisir leurs représentant en se rendant massivement aux urnes dans le cadre des garanties prévues par la Constitution et la loi consacrant le respect de leur choix libre et souverain». Massivement, hein !

Dimanche : Finalement, et sans surprise, Abdelmalek Sellal ne se présentera pas sur une liste électorale FLN à Alger. Seuls quelques ministres seront dans la course. Le Premier ministre ou le gouvernement en général n’ont pas réagi aux informations ayant circulé ces dernières semaines.

Le RCD expose ses propositions sur les médias : soustraire les demandes d’agrément de la bureaucratie par la concrétisation du régime déclaratif, suppression du ministère de la Communication, instauration d’une autorité autonome de régulation de la presse écrite, lancement d’un programme transparent d’aides directes et indirectes à la presse écrite, publication sans délai de l’appel à soumission pour délivrer les agréments aux chaînes de télévision privées…

Lundi : « Le parachèvement de l’opération d’installation de ses permanences à l’intérieur et à l’extérieur du pays dans les délais fixés et dans le respect de la loi», a annoncé la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), instance dirigée par un ancien dissident islamiste reconverti en ministre et en ambassadeur il y a quelques années.

On lit aussi dans ce communiqué que la HIISE rappelle « sa détermination à accomplir ses missions constitutionnelles et à déployer davantage d’efforts pour garantir des élections intègres susceptibles d’apporter plus de sérénité et de stabilité». Quand on ne peut même pas consulter le fichier électoral, on devrait faire preuve de moins de lyrisme, n’est-ce pas ?!

Mardi : Ahmed Ouyahia n’y vas pas par quatre chemins. « L’opposition met tout en doute, y compris les élections auxquelles la loi y afférente a donné de nombreuses garanties», a déclaré le patron du RND et directeur de cabinet de la présidence de la République sur les colonnes d’El Khabar. Ahmed Ouyahia a commenté la participation de businessmen aux élections sous les couleurs du RND : « Des hommes d’affaires qui ont fait des investissements grâce à leurs efforts.

La chkara signifie l’argent sale qu’on doit dénoncer. Cela concerne le blanchiment de l’argent de la drogue et de la contrebande. On nous accuse de chkara parce que nous sommes un parti dans le convoi du pouvoir. L’opposition nous tire dessus. C’est la quatrième élection que je gère. Nous n’avons jamais refusé les hommes d’affaires.» Ouyahia revient sur la stratégie du RND face aux alliés « naturels», comme le FLN, en des termes qu’il affectionne : ça sera « tag âla men tag». A la guerre comme à la guerre.

Mercredi : C’est le dernier jour pour s’inscrire sur les listes électorales. La campagne des autorités pour convaincre les Algériens d’aller s’inscrire dans leurs mairies a- t-elle porté ses fruits ? Selon l’APS, qui ne risque pas de dire le contraire, « les mairies ne désemplissent pas». On saura ainsi, par exemple dans la commune d’Alger-Centre, 88 nouveaux inscrits et 3020 radiés ont été recensés à la veille de la clôture de cette opération, selon Taouche Merzak, chef de service élection de la commune.

On apprend que le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, cadre RND, ne participera pas aux élections. Quelle perte pour la démocratie, quel terrible recul pour l’histoire politique du pays. On en a les larmes aux yeux ! Dans la suite des propositions du RCD : la suppression des daïras « inutilement budgétivores en transférant leur personnel et les budgets correspondants au profit des communes qui sont dépourvues d’employés qualifiés».

Le RCD souhaite « restituer aux communes le contrôle de la conception et de la réalisation de tous les projets à caractère local, quel que soit leur montant» et « redonner un pouvoir fiscal réel aux entités régionales et mettre en place un mécanisme transparent de redistribution des rentrées fiscales entre les divers échelons des collectivités». Pas faux. Mais ambitieux.

Jeudi : On ne le dit pas souvent, mais l’important n’est pas la vérité en soi, mais la perception qu’on en fait. C’est ainsi qu’il faut lire les propos du ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui à Tizi Ouzou : « Ma réponse aux détracteurs qui attaquent notre pays est que l’Algérie est au-dessus de leurs commentaires (…)

La leçon qui sera donnée par les citoyens aux détracteurs de l’Algérie s’exprimera à travers sa participation en force au prochain rendez-vous électoral, pour rappeler à cette minorité que l’Algérie est forte, unie et déterminée à aller de l’avant.» Limpide. Un autre est aussi catégorique, Ali Benflis chez TSA : « La prochaine Assemblée sera façonnée dans le moule de la fraude et nous ne pouvons pas cautionner la fraude qui ne se cache même plus et qui se pratique à ciel ouvert.» Ambiance.

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Violences contre les étudiants et les enseignants : Les ligues des droits de l’homme dénoncent

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

Désormais, c’est le bâton qui attend les étudiants en pharmacie, à chaque fois qu’ils tentent de protester dans la capitale. Comme à son accoutumée, la police a réprimé l’action et interpellé des dizaines d’étudiants en grève depuis plus de trois mois.
La vidéo montrant un policer en train de gifler un étudiant, mercredi à Alger, a suscité l’indignation des internautes. Sur les réseaux sociaux, un hashtag a même été créé pour exiger le jugement du policer derrière l’atteinte à la dignité de l’étudiant. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) -aile Me Benissad- a condamné avec fermeté « la violence de la police à l’égard des étudiants» et qualifié l’acte de répression d' »atteintes répétées par le pouvoir aux libertés publiques en Algérie».

« L’objectif étant d’étouffer le droit fondamental de s’exprimer et de revendiquer ses droits», lit-on dans le même communiqué. Réaction similaire chez la LADDH -aile Me Dabouz- qui rappelle, dans son communiqué rendu public mercredi, que les revendications des étudiants sont « légitimes et légales». « Les services de sécurité se sont opposés aux étudiants protestataires par la répression et la violence. Ce qui est grave, car violant les principes des droits humains et les dispositions de la Constitution qui garantissent la liberté de réunion et la liberté d’expression», lit-on dans le même communiqué.

Joint par téléphone, un membre de la coordination nous a informés hier qu’une délégation d’étudiants a été reçue par le ministère de la Santé. Au moment nous mettons sous presse, aucun écho ne nous est parvenu sur l’issue des discussions. Les étudiants n’étaient pas les seuls à subir la répression mercredi. Les enseignants de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef), qui ont tenté de tenir un rassemblement devant la wilaya de M’sila, ont subi le même sort.

La LADDH, aile Benissad, qui a relaté les faits dans son communiqué, assure que « plusieurs enseignants ont été blessés ce jour-là après l’intervention brutale des forces de sécurité». Hier encore, le rassemblement que devaient tenir des enseignants de la faculté des sciences politiques, de l’université Alger 3, pour élire le bureau du Syndicat national de l’enseignement supérieur (CNES), a fait l’objet d' »une attaque violente menée par de présumés étudiants».

« Deux syndicalistes ont été blessés», indique l’aile Benissad. Et d’ajouter : « La LADDH constate qu’une fois de plus, les autorités optent pour la répression et la violence comme réponse aux revendications professionnelles et sociales qui s’expriment quotidiennement dans notre pays. La LADDH appelle l’opinion publique et les forces sociales à rejeter la politique du bâton qui semble être l’option forte du régime dans ce contexte de crise. Le droit de s’exprimer, de manifester et de revendiquer fait partie des mécanismes civilisés de règlements des conflits. Il faut le défendre et l’élargir contre la volonté du pouvoir à le restreindre encore davantage.» Lire la suite

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C’est une violence planifiée

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

– L’agression dont ont été victimes des enseignants à l’université d’Alger 3 fait encore jaser ! Que se passe-t-il à l’université ?

L’agression condamnable des enseignants de l’université Alger 3 est la conséquence de l’impunité et de la politique de gestion de l’université publique par la nomination de recteurs, dont plusieurs sont incompétents, et par le mode de choix des responsables de l’université en dehors de tout cadre démocratique, l’agression d’Alger 3 a atteint un degré d’absurdité qui a fait réagir toute la communauté universitaire et même toute la société qui ne comprend pas ce qui arrive à l’université et se pose un certain nombre de questions : pourquoi sont-ils rentrés dans la salle des professeurs ? Pourquoi ont-ils voulu empêcher les enseignants d’élire leur section syndicale ?

Pourquoi des agents de sécurité les ont aidés ou laissés faire ? Sachant que la vie des enseignants était en danger, pourquoi le recteur de l’université n’a pas sollicité l’intervention des forces de l’ordre qui, pourtant, étaient juste à l’entrée du campus ? Pourquoi le recteur ne met pas à la disposition des enseignants un amphithéâtre pour se réunir ?

– Votre syndicat appelle à la protection des enseignants universitaires exposés à tous les dangers au moment d’accomplir leur mission. Concrètement, comment ?

Le CNES demande la protection de toute la communauté universitaire. Normalement, les étudiants, enseignants et travailleurs vivent dans un environnement pacifique, où il peut arriver des violences provoquées par des situations d’énervement et d’incompréhension, l’éradication d’une telle violence est de la responsabilité de tout le monde.

Dans le cas de l’université d’Alger 3, il s’agit d’un autre type de violence, une violence planifiée, les agresseurs n’auraient pas pu commettre leur acte sans complicité à l’intérieur de l’université. Lorsque des incidents aussi graves arrivent, le premier responsable de l’université doit rendre des comptes.

– Les étudiants en pharmacie, chirurgie dentaire et architecture sont en grève depuis des mois. Pourquoi ce malaise ?

Les revendications des étudiants sont légitimes. Les étudiants sont victimes de la mauvaise gestion et de la politique de gestion des flux, qui ne se préoccupe pas beaucoup de la qualité de la formation, et encore moins de l’avenir professionnel des étudiants.

– Pourquoi a-t-on tant de mal à trouver des solutions pour ces étudiants ?

On a tant de mal à trouver des solutions à cause de l’incompétence de certains responsables, qui ne gèrent pas dans l’esprit de la concertation et les solutions ne sont qu’une suite de replâtrages, sans vision de développement durable d’une vraie université pour développer le pays.

– Dans le cas d’une année blanche, que fera-t-on des nouveaux bacheliers ?

Il serait très regrettable pour tout le monde d’en arriver là, nous souhaitons qu’un vrai dialogue soit ouvert, avec des propositions concrètes, qui pourraient régler un minimum des revendications des étudiants, et surtout les rassurer pour une prise en charge de leurs doléances dans le futur, avec des engagements

– Le système LMD essuie énormément de critiques. On dit que les étudiants formés n’ont pas le niveau. Ne doit-on pas revenir dessus ou du moins le réviser ? N’est-ce pas le moment d’en évaluer sérieusement l’impact ?

L’université qui a pour vocation de former l’élite du pays est l’otage de l’incompétence de ses gestionnaires et des prises de décisions hâtives et irréfléchies, le CNES a dès l’annonce de ce système mis en garde la tutelle sur les risques d’un tel changement et demandé au moins une évaluation rapide pour faire, à temps, les ajustements nécessaires, aujourd’hui le ministre lui-même reconnaît l’échec de ce système, malheureusement rien n’est fait pour le corriger, bien au contraire, des décisions importantes sont en préparation par la tutelle, sans la concertation avec les enseignants, la récente décision insensé et illégale de gel du CNES en est la preuve !

– Pourquoi l’université forme-t-elle des diplômés qui ne trouvent pas d’emploi sur le marché ? N’y a t-il pas nécessité de revoir la nomenclature des formations dispensées de sorte à ce qu’elles répondent mieux aux besoins du marché et de l’évolution 2.0 ?

Le problème de l’emploi n’est pas lié qu’à la nature et le niveau des formations, il est surtout lié à l’état de l’économie du pays. Les véritables raisons sont les différents fléaux, tels que la corruption qui gangrène notre pays, qui l’empêche de se développer, et de créer des centaines de milliers d’emplois.

– Le ministère de l’Enseignement supérieur a gelé vos activités par rapport au différend entre les deux ailes du syndicat, n’empêche, vous continuez à faire des déclarations publiques et des démarches sur le terrain. A votre avis, à quand ce système de « clan» au sein du syndicat ?

Nous avons été surpris par l’écrit du chef de cabinet du ministre du MESRS, qui est une entrave au libre exercice du droit syndical, selon l’article 15 de la loi 90-14, relatif à l’exercice du droit syndical, l’ingérence dans le fonctionnement syndical est passible de poursuites pénales.

Evidemment, nous contestons cet écrit et poursuivons nos activités syndicales dans le respect des lois de la République algérienne. Il n’existe pas de clans au sein du CNES, un imposteur avec le soutien de quelques individus ont offert leurs services pour ceux qui ont toujours souhaité la fin du CNES, et ont organisé un pseudo congrès avec cinq sections, mais eux prétendent qu’ils l’ont fait avec 22 sections, je les défie de nous donner la liste des sections qui ont participé à leurs pseudo congrès ! Lire la suite

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Hassi Messaoud : La zone interdite

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

Hassi Messaoud, nom lié au pétrole, première richesse nationale, fait du surplace. Classée « zone à hauts risques» depuis déjà douze ans, la ville est devenue un périmètre où il est interdit de construire même des écoles !
A Hassi Messaoud, la capitale pétrolière du Sud algérien, rien ne peut être construit. La ville, qui s’est développée dans l’anarchie et qui est située à 630 km d’Alger, est figée dans l’espace et dans le temps. « Hassi Messaoud devrait ressembler aujourd’hui à une mégapole comme Dubaï. Ce n’est malheureusement pas le cas.

On ne peut pas dire à un visiteur étranger que Hassi Messaoud est la capitale du pétrole en Algérie. Une capitale qui assure presque 40% du budget de l’Etat algérien !», a regretté le cinéaste Ahmed Rachedi, lors des Premières Rencontres cinématographiques de Hassi Messaoud, organisées à la mi- décembre 2016. Il n’y a ni gratte-ciel, ni Mall, ni palaces, ni grands espaces aquatiques, ni multiplex, ni grandes rues. Qu’a-t-on donc fait pendant cinquante ans ?

L’aéroport ressemble à un hangar et la ville à un gros village moche. Les torches sont toujours là pour rappeler que Hassi Messaoud est la ville la plus riche et la plus chère d’Algérie. « Notre budget annuel est de 500 milliards de centimes annuellement. Nous ne sommes pas concernés par l’austérité. Nous ne dépendons pas des dotations de l’Etat», a confié Mohamed Yacine Bensaci, président de l’APC de Hassi Messaoud.

Depuis avril 2005, le périmètre d’exploitation du gisement de Hassi Messaoud est classé « Zone à risques majeurs». Le périmètre est en fait la ville elle-même ! A l’époque, Ahmed Ouyahia, alors chef de gouvernement, a signé le décret exécutif 05/127 en application de la loi 04/20 du 25 décembre 2004 relative à « la prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes dans le cadre du développement durable».

L’article 4 du décret Ouyahia a interdit à l’intérieur du périmètre de Hassi-Messaoud « toute construction, réalisation ou investissement à caractère industriel, commercial, touristique ou agricole et, de façon générale, toute autre opération qui n’est pas directement liée à l’industrie des hydrocarbures». Est interdit également tout octroi de permis de construire et/ou de concession « qui n’est pas lié directement à l’industrie des hydrocarbures». Autrement dit, la construction d’une école, d’un hôpital ou d’un hôtel est interdite n’ayant pas de lien avec les activités pétrolières ou gazières.

Seuls les titulaires de titres miniers ont le droit de réaliser des ouvrages à l’intérieur du périmètre mais sous plusieurs conditions techniques et sécuritaires. Résultat : la population de la ville, estimée à 120 000 habitants actuellement, a doublé depuis 2004, sans qu’aucune école ou un lycée ne soient construits. En 2011, une instruction présidentielle a été promulguée pour « débloquer» la situation d’une manière temporaire. « Mais ce texte n’a jamais été appliqué par les walis qui se sont succédé à Ouargla.

Abdelkader Djellaoui, l’actuel wali, a décidé d’appliquer pour la première fois cette instruction qui autorise le lancement de projet en passant outre le gel, à condition que l’opération soit nécessaire, justifiée. Le pouvoir de décision revient au wali, lequel wali a décidé de construire une école primaire à Hassi Messaoud, la première depuis 2004. Cela peut libérer l’initiative. Enfin, on l’espère», soutient Maher Tliba, patron de ETTB (Tliba travaux publics), entreprise bien installée à Hassi Messaoud.

Au rythme de la tortue !

« Il est question de construire une nouvelle ville avec toutes les infrastructures nécessaires. Les jeunes, par exemple, veulent avoir des espaces pour des activités culturelles ou sportives. Mais là, on ne peut rien faire. Le projet de la nouvelle ville est en cours de réalisation mais pas au rythme que nous voulons. Les habitants de Hassi Messaoud ne vont pas occuper les nouveaux logements de sitôt. Les constructions des habitations ont commencé mais pas les infrastructures vitales qui vont avec, comme les bureaux de poste, les écoles, les commissariats de police, les cliniques, etc.», a regretté le président de l’APC.

Le siège du chef-lieu de la commune de Hassi Messaoud a été déplacé à Oued El Merâa, sur le territoire de la commune de Hassi Ben Abdellah dans la daïra de Sidi Khouiled. Depuis, c’est le provisoire qui dure. Le projet de la nouvelle ville avance au rythme d’une tortue malade depuis 2012 pour être achevé en 2020 ! Autrement dit, il existe un passage à vide entre 2005 et 2012 qui n’a pas d’explication. Pourquoi avoir gelé une ville et n’avoir pas pris toutes les dispositions nécessaires pour lancer les travaux de la cité du futur rapidement ?

Quel est le manque à gagner ? Et où étaient donc les autorités lorsque Hassi Messaoud avait été construite sur un réseau de pipelines et de conduites, une véritable bombe à retardement ? Etaient-elles aveuglées par l’épaisseur de l’or noir et des billets verts ? Un établissement public à caractère industriel et commercial, EVNH, s’occupe de la nouvelle ville depuis 2008. Sur le papier, l’EVNH, qui dépend du ministère de l’Energie et des Mines, veut construire une nouvelle ville sur le modèle d’une oasis urbaine qui fonctionne à l’énergie solaire et éolienne.

Un schéma établi par un bureau d’études sud-coréen. Depuis l’été 2015, des travaux d’aménagement ont été lancés avec un programme de 2000 logements confié à une entreprise chinoise. Le décret de 2005 prévoit des expropriations « pour cause d’utilité publique». Le même texte a autorisé à titre transitoire l’achèvement de la construction de 100 logements AADL à l’intérieur du périmètre. Des logements qui seront détruits après puisque la zone est reconnue « à haut risque» ! A-t-on fait une estimation de la perte là aussi ?

Selon l’EVNH, la nouvelle ville, dont le coût global demeure toujours inconnu, sera située dans la région de Oued El Marâa, à 80 km de l’actuelle Hassi Messaoud, de Ouargla et de Touggourt, à équidistance avec un double périmètre d’urbanisation et d’extension de plus de 3000 hectares. Plus de 20% de la superficie de la future ville seront réservés aux espaces verts avec une bande fraîche de 6 km destinée notamment à protéger la nouvelle cité de l’ensablement. Ce qui est déjà une belle Lire la suite

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